00:00Garder ses distances, c'est l'un des principes du maintien de l'ordre.
00:04Éviter autant que possible le corps à corps entre manifestants et policiers
00:07qui disposent de plusieurs moyens intermédiaires,
00:10parmi eux les grenades assourdissantes,
00:13mais face aux lycéens, leur utilisation vient d'être suspendue.
00:17Je peux comprendre la volonté d'apaisement,
00:21mais que l'on comprenne aussi la situation,
00:24le contexte dans lequel agissent, interviennent les gendarmes et les policiers.
00:27Alors, sans ces grenades, comment disperser un groupe ?
00:31Dans certaines situations, les policiers peuvent être amenés à s'en approcher
00:35et donc à multiplier les interactions directes.
00:39Il y a des situations où on va être obligé d'aller au contact.
00:41Quand vous avez des jeunes qui sont en train de brûler,
00:45d'essayer d'incendier à l'établissement,
00:47il faut tout faire pour stopper ces agissements.
00:51Pour maintenir cette distance, une autre solution existe, les canons à eau.
00:55Alors pourquoi ne pas les avoir utilisés face aux lycéens ?
00:58On est dans des cas de figure totalement différents.
01:00On ne parle pas de la gestion de manifestation, de cortège.
01:04Là, aujourd'hui, gendarmes et policiers sont confrontés
01:08à de nouveaux modes d'action, une nouvelle problématique sécuritaire.
01:11Et il faut intervenir souvent d'ailleurs avec des effectifs qui sont limités.
01:15La grenade assourdissante, désormais suspendue,
01:18pouvait être projetée jusqu'à 80 mètres.
01:21Une distance loin d'être anodine,
01:23puisque dans la doctrine française du maintien de l'ordre,
01:26éviter le contact entre policiers et manifestants
01:29reste justement l'un des principes essentiels.