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Karima Brikh revient sur la présence de certains élus dans les manifestations des lycéens et estime qu'«Ils ne se comportent pas comme des adultes, ni comme des élus».
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00:00Qu'il y ait des revendications étudiantes, très bien, c'est-à-dire on peut en discuter, c'est très
00:05bien que des jeunes puissent manifester, mais il y a toujours l'angle mort.
00:08On ne veut pas parler de cette violence, on ne veut pas en parler, où on dit, on essaie de
00:13mettre de côté, et c'est quand même au centre aujourd'hui.
00:16Je veux dire, on a vu que le mouvement a été détourné. Et je veux juste revenir aussi, on parle
00:20de l'idéologie qui fait en sorte qu'on se retrouve dans cet état.
00:23On pourrait se dire aussi, où sont les adultes dans la pièce? Quand je regarde M. Porte, quand je regarde
00:28certains élus, ils ne se comportent pas comme des adultes, en fait, ni comme des élus.
00:33Ils veulent se comporter comme des potes, vous savez, comme les potes, et on va être amis, et ils ne
00:39jouent pas finalement leur rôle, vous voyez.
00:41Et c'est toujours, il y a une espèce de chorégraphie, malheureusement, aujourd'hui, c'est la chorégraphie.
00:45Il y a une cause juste, il y a des revendications, comme je dis, dont on peut discuter, c'est
00:50une vraie chose, mais c'est complètement détourné.
00:52Mais elles sont devenues inaudibles, ces revendications.