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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, Pascal Praud reçoit Alexandre Arcady à l'occasion de la sortie de son film "Fausse note".

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Transcription
00:00Arcadi est avec nous. C'est votre quantième film ?
00:03Le 19ème.
00:04Le premier, c'était Le coup de Sirocco, avec Roger Hanin et Patrick Bruel,
00:10et Marthe Villalonga, et Marthe Villalonga est toujours de ce monde.
00:13Il y avait Michel Auclair, aussi, qui était un comédien tellement formidable.
00:17C'est un premier film qui répondait à une promesse faite à ma mère.
00:22Quand nous avons quitté l'Algérie, elle avait oublié les photos dans le buffet de la cuisine.
00:26Ça avait été un gros succès ?
00:28Très gros. Très gros succès.
00:30Et puis, évidemment, La Famille Béthoune.
00:32Et après, Le Grand Pardon.
00:34On vous parle tous les jours du Grand Pardon.
00:36Parce qu'il ne faut pas pardonner.
00:38Non, mais tous les jours, on vous en parle, j'imagine.
00:41Oui, on vous parle.
00:41Et revoir le film, c'est un cimetière, aujourd'hui.
00:43Jean-Pierre Macri est mort.
00:45Bernard Giraudot est mort.
00:46Son premier film, Jean-Pierre.
00:47Roger Hanin est mort.
00:49Richard Berry est toujours de ce monde.
00:51Heureusement, il est toujours là.
00:53Mais c'est vrai qu'Annie Dupéret est toujours de ce monde, aussi.
00:57C'est une vraie gourmette qui avait été lancée sur le...
01:00Pas une gourmette, un vrai bijou.
01:02C'était un vrai bracelet.
01:04Oui, monsieur.
01:04C'était un vrai de vrai ?
01:05Oui.
01:07Bon, fausse note.
01:08Lors de son ultime concert à Paris, un chef d'orchestre de renom est confronté à un admirateur insistant.
01:12Et sous ses apparences de M. Tout-le-Monde, le fan s'infiltre dans l'opéra,
01:15perturbe la soirée, force un face-à-face inattendu.
01:18Alors, je ne vais pas, évidemment, spoiler le film.
01:20Non, non.
01:21Ah non, ne faites pas ça.
01:22Mais il y a quelque chose de...
01:24D'abord, il y a...
01:25C'est une histoire originale ?
01:27C'est une histoire qui est basée sur un texte de Didier Caron.
01:30Et j'ai trouvé qu'il y avait la matière à faire un film parce qu'au fond,
01:35en choisissant d'abord ces deux acteurs, j'ai brouillé un peu les pistes
01:39parce que ce sont des acteurs de comédie.
01:41Bon, même si Calmerade a montré son intelligence de jeu dans d'autres choses
01:46et Benoît Poulverde aussi.
01:47Et j'ai voulu brouiller les pistes en ouvrant grand les portes du cinéma,
01:51en disant, voilà, vous entrez un petit peu au début comme dans l'emmerdeur,
01:55vous êtes dans la valse des Pantins au milieu et c'est garde à vue après.
02:00Alors, à partir de là, c'est une invitation à un voyage cinématographique,
02:04mais qui repose sur quelque chose d'assez fort.
02:07C'est cette recherche de la vérité.
02:10Et aujourd'hui, nous sommes dans un monde du mensonge,
02:13mais du mensonge camouflé, quel bonheur serait de faire redire la vérité
02:18à des Mélenchons et compagnie ?
02:20Parce qu'on les mettrait dans une situation où ils seraient à même de dire
02:25ce qu'ils ont pensé il y a quelques années,
02:28contrairement à ce qu'ils affirment aujourd'hui.
02:31Et qu'ils... Pardon ?
02:32Alexandre, vous oubliez une référence, c'est de Limi et de Mankiewicz
02:34parce que les rapports de force changent entre les personnes.
02:36Évidemment. Et là, on a un film qui parle de ça,
02:42de cette vérité. La vérité d'un homme, c'est ce qu'il cache.
02:45Et cette vérité-là, elle est recherchée dans le film.
02:48Et puis, il y a une révélation qui est terrifiante,
02:51qui est inouïe. Et quand on m'a proposé de sortir le film
02:55le 7 octobre, j'ai marqué un temps d'arrêt.
02:57Je me suis dit, non, je ne peux pas.
02:59Et puis, à la réflexion, j'ai trouvé que c'était...
03:01C'était un signe du destin
03:04de faire en sorte que ce film sorte ce jour-là
03:06parce qu'il y a une révélation.
03:08Exactement.
03:09Pour vous qui avez vu le film,
03:11je pense que vous voyez bien à quoi je fais référence.
03:13Alexandre Arcadier est avec nous.
03:14Vous avez parlé en plus d'un film qui est formidable,
03:16qui est peut-être le meilleur, je trouve, de Scorsese
03:18ou l'un des meilleurs, qui est La Valse des Pantins,
03:20qui est très peu connue, qui avait été à 4 en 82,
03:23avec Robert De Niro et Jerry Lewis,
03:26qui est un film génial.
03:26Jerry Lewis à contre-courant.
03:27Où il joue un personnage qui s'appelle Rupert Popkin
03:31et il y en a plein de Rupert Popkin.
03:33C'est quelqu'un qui veut devenir célèbre.
03:35Mais surtout, ce film annonce la société d'aujourd'hui.
03:39C'est ça qui est incroyable.
03:40Il est visionnaire, ce film.
03:41La société de communication.
03:42Exactement, parce qu'à la fin,
03:44effectivement, il enlève Jerry Lewis
03:47et c'est parce qu'il l'enlève qu'il devient une star de télé
03:49et il devient un personnage célèbre.
03:52Et Jerry Lewis est prodigieux.
03:54C'est un film extraordinaire, La Valse des Pantins.
03:56Bon, attention, Fosnotes n'a rien à voir
03:57avec ça, puisqu'on parle de bien d'autres choses.
03:59Alors, voyons un extrait.
04:00On voit un petit extrait.
04:01Alors, il y a un plaisir d'acteur.
04:02Moi, j'ai vu le film
04:03et c'est vrai que c'est deux grands comédiens
04:05et on aime les comédiens.
04:14Est-ce que vous jouez aussi du piano ?
04:16Mal.
04:18Sauf ce morceau.
04:21Là, c'est le plus beau moment.
04:24C'est tellement plein d'émotions.
04:29Mon père aimait beaucoup ce passage.
04:30C'est avec lui que je l'ai appris.
04:32Au violon, bien sûr.
04:36Qu'est-ce que vous voulez ?
04:38Je vais vous retrouver à votre mémoire.
04:40La mémoire va très bien.
04:44Travaillez dans quel orchestre ?
04:47Cherchez.
04:47Ça va vous revenir.
04:50Revenons à nos souvenirs inoubliables qui nous lient.
05:07Excusez-moi,
05:08mais je n'ai pas souvenir
05:09d'avoir jamais travaillé avec vous.
05:13C'était pourtant un moment inoubliable.
05:15C'est pas inoubliable que je ne m'en souviens pas.
05:18Vous avez la mémoire courte.
05:20Vous divaguez, mon vieux.
05:22Olivier, il faut arrêter ce petit jeu
05:24parce que ça n'a pas de sang.
05:26Alors, je ne vais pas spoiler le film,
05:28mais je vais donner quand même un indice.
05:29Il est très important,
05:30un indice que je vais donner.
05:31On n'est pas en 2027.
05:33Non, on est en 90.
05:34En 1990.
05:35Oui, c'est la chute du mur de Berlin
05:38et le chef d'orchestre,
05:39pour faire rapidement un pitch,
05:41qui est joué par Benoît Poulvord
05:43à l'Opéra Comique
05:44et nommé au Philharmonique de Berlin.
05:47Il donne son dernier concert
05:48avec la septième de Beethoven
05:50et ce fan réussit à se faire enfermer
05:54dans cet opéra comique
05:55durant une nuit
05:56où l'affrontement va être absolument incroyable,
05:59alors que la neige tombe sur Paris
06:02et donne le silence absolu
06:04pour laisser ce volcan
06:06agir au cœur de ce théâtre
06:09jusqu'à exploser sur une scène
06:11et sur une révélation absolument terrifiante.
06:13avec rester jusqu'au bout
06:16et regarder le générique.
06:18Le générique est absolument extraordinaire.
06:20Là, je ne donne aucune idée.
06:23On est d'accord.
06:24Mais le générique est vraiment...
06:26fait sens.
06:28Et c'est là où c'est un moment
06:31extrêmement émouvant que ce générique.
06:35Donc, Alexandre Arcadier est avec nous ce matin.
06:39On va recevoir, bien sûr,
06:40notre ami aussi Gauthier Lebrecht.
06:43Notre ami Gauthier Lebrecht.
06:45Et que me disait Lucas Busutil à l'instant ?
06:47Ah oui, nous allons écouter...
06:49La première était, je crois,
06:51la semaine dernière
06:52et nous sommes allés promener notre caméra
06:54et nous allons pouvoir écouter
06:55les réactions des uns et des autres
06:57qui ont parlé de votre film.
06:58Ah oui, formidable.
06:59Vous allez passer par toutes les typologies d'émotions,
07:03rester jusqu'au bout,
07:05on n'est pas fini d'être surpris,
07:06on n'est pas fini d'être émus.
07:07C'est rare de voir un générique
07:08qui clôt à ce point le film.
07:12Donc, c'est une œuvre maîtrisée
07:13du début à la fin.
07:14Cette intrigue, moi,
07:15m'a portée pendant tout le film.
07:16Et ça a été...
07:18beaucoup d'émotions à la fin
07:20et il faut surtout que tout le monde
07:21reste jusqu'à la fin du générique.
07:23À première vue,
07:24c'est un film d'histoire.
07:26Encore, on va dire,
07:26on rabâche l'histoire.
07:27Alors, non, c'est la réalité.
07:30Ce que ce film raconte,
07:31c'est encore actuel.
07:33Bon, vous avez évidemment reconnu
07:35Boilem Sansal
07:36qui a donné son avis.
07:37Alors, vous avez,
07:38dans l'actualité d'Alexandre Arcadie,
07:40le 7 novembre,
07:42il y a une soirée
07:42où le cinéma, la musique symphonique
07:43et le récit vivant
07:44se mêlent pour ne faire qu'un.
07:46Alors ça, c'est des soirées formidables.
07:47Je l'ai vu avec Alain Delon.
07:48Je l'ai vu avec Brigitte Bardot.
07:51On l'a vu également.
07:52C'est notre ami
07:55Norbert Saada
07:56qui organise ces soirées-là.
07:57Je ne sais pas si c'est lui
07:58qui l'organise, celle-ci.
07:59Non, c'est Thierry Chabrault.
08:01Et c'est vrai,
08:02quand il est venu me proposer
08:04cette soirée,
08:05je m'y suis pris au jeu
08:06et j'ai écrit mon dixième film.
08:08Alors donc, il y a évidemment
08:10une alternance de scènes jouées
08:12qui vont nous rappeler
08:13plein de choses.
08:13Parce qu'au fond,
08:14le cinéma,
08:15c'est comme la chanson.
08:16Ça nous ramène
08:17à des moments de notre vie.
08:18En fin de compte,
08:19je raconte un peu notre vie
08:20du départ, du coup de Sirocco,
08:22jusqu'à aujourd'hui,
08:22fausse note,
08:23en alternant des scènes de jeu
08:25et des grandes images
08:29accompagnées
08:29du grand orchestre philharmonique
08:31qui sera sur scène.
08:32Il y a évidemment
08:33une filmographie
08:34tout à fait remarquable.
08:36Le coup de Sirocco,
08:37le grand pardon,
08:37le grand carnaval.
08:38Dernier été à Tangier,
08:40j'en parlais tout à l'heure,
08:41il y a Philippe Noir,
08:41il y a Thierry Lhermitte,
08:42je crois,
08:43dedans.
08:43Il y a Valéria Golino.
08:45Dernier été à Tangier,
08:46il y a Guillaumard.
08:47L'Union sacrée.
08:48Moi, j'aime beaucoup K.
08:49Je trouvais que c'était
08:49un film très réussi.
08:51Ah oui, formidable.
08:51Que j'avais vu à La Baule
08:52la première fois au festival.
08:54Je crois qu'il avait eu
08:55un prix au festival
08:55du cinéma à La Baule.
08:58Évidemment, 24 jours,
08:59bien sûr,
09:00ce que le jour doit à la nuit
09:01pour Sacha.
09:02Le Petit Blond de la Casbah
09:03qui était votre dernier film
09:05et qui était également réussi.
09:07Donc, vous pourrez aller
09:08ce soir-là
09:10au Palais des Congrès
09:11de Paris
09:11et...
09:12Oui, c'est deux dates
09:13à retenir.
09:13D'ailleurs, c'est 7 octobre
09:15donc aujourd'hui
09:16pour voir le film.
09:17Je conseille aux spectateurs
09:18d'y aller rapidement
09:19parce que nous n'avons pas
09:20beaucoup de salles,
09:21malheureusement.
09:22Donc, si vous le voulez voir
09:24en salle,
09:24il faut y aller maintenant
09:25et vous ne serez pas déçus.
09:27Franchement, vous ne serez pas déçus.
09:28Et puis, à l'année prochaine.
09:28Et puis, le 7 novembre
09:29au Palais des Congrès.
09:33Ce ciné symphonique.
09:35Il est 10h51.
09:37Je salue Christine Kelly
09:39qui va prendre la relais
09:40sur Europe 1.
09:41Bonjour, Christine.
09:42L'heure des pros.
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