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00:00Bonjour Hélène. Bonjour Achille.
00:01On va prendre la direction d'Assida avec vous.
00:03C'est au cœur d'un atelier de gravure qui a réuni des artistes venus de différents horizons.
00:09Et oui, ils étaient du Maroc, de France et d'Espagne.
00:12A Assida donc, la gravure devient un espace de rencontre entre des artistes venus de plusieurs horizons,
00:17réunis à la maison d'art contemporaine de Briiche autour d'un même savoir-faire.
00:22Ces artistes confrontaient donc leur regard, leurs univers et leurs sensibilités
00:26dans un atelier pensé comme un véritable laboratoire de création.
00:30Ici, la pratique de la gravure ne se limite pas à la maîtrise d'une technique.
00:34Elle devient un langage commun où chacun peut expérimenter, échanger et nourrir
00:38son travail au contact des autres à travers les plaques, les encres, les presses et les empreintes.
00:44Les artistes explorent ainsi les possibilités d'un art à la fois ancien dans ses gestes
00:48et résolument contemporain dans ses expressions.
00:56Ce n'est pas la première fois que j'anime cet atelier, que ce soit avec des étudiants
01:03des Beaux-Arts ou avec un groupe d'artistes.
01:06Lorsqu'on travaille avec un groupe d'artistes, chacun a un style différent,
01:09sa propre technique de travail et son propre parcours.
01:12Durant l'atelier, tous les artistes ne maîtrisent pas forcément la gravure.
01:15J'essaie toujours de trouver une technique simple que n'importe qui peut comprendre.
01:26La gravure comprend plusieurs techniques, un ensemble d'étapes et différents procédés.
01:31Ici, dans cet atelier à la Maison d'art contemporain à Brière,
01:34nous avons essayé de proposer un atelier où l'on peut préparer des plaques,
01:39graver, imprimer et réaliser une production même restreinte
01:42pour que chaque artiste ou participant reparte avec sa création.
01:53Et plus qu'un lieu de production, cet atelier se veut donc un espace de transmission et de dialogue.
01:59La diversité des parcours et des pratiques créent une émulation
02:03qui permet aux artistes de partager leur expérience,
02:06de découvrir d'autres approches et parfois de réinventer les techniques de l'estampe.
02:10Cette dynamique collective est écho à la vocation des grands ateliers de gravure,
02:15préserver des savoir-faire qui se transmettent souvent par la pratique
02:19tout en leur offrant un terrain d'expérimentation et de renouvellement.
02:23Ainsi, la gravure devient ainsi un trait d'union entre les générations,
02:27les cultures et les disciplines, faisant de l'atelier un véritable lieu de création et de rencontre.
02:34La gravure est un exercice différent de la peinture.
02:38La peinture, c'est de l'instantané.
02:40Tu vois ce que tu produis et tu peux agir, ajuster, reprendre.
02:45Alors que la gravure, on ne peut pas reprendre.
02:48Et c'est un travail qui se fait aussi à l'envers.
02:50Donc, le résultat est parfois surprenant.
02:56Des fois, on oublie qu'on travaille à l'envers.
02:58Donc, il y a beaucoup de paramètres qui ne sont pas vraiment facilement maîtrisables.
03:07Et pour vraiment maîtriser cette technique, il faut de l'exercice en continu.
03:15Bon, c'est...
03:16Et quand on a fait la première séance, je crois que ça fait...
03:20On est mordus, on veut continuer, on veut aller plus loin.
03:24Parce qu'il y a cet effet de surprise et de hasard qui nous tiennent.
03:29Et c'est ça qui donne cette envie de reprendre et reprendre.
03:36De toute façon, le hasard est tout le temps là dans l'art.
03:42Et c'est ce qui est important aussi.
03:46Et il y a toujours cette surprise.
03:48Et puis, c'est toujours bien de se surprendre, d'être surpris par un geste qu'on n'a pas
03:53médité, qu'on n'a pas calculé.
03:56Et ça, dans la gravure, ça arrive assez souvent.
04:00La gravure, c'est un travail qui est très lent et qui est très complexe.
04:05Et c'est un travail de précision.
04:08Et il y a plusieurs étapes dans la gravure qu'on ne peut pas dépasser.
04:14Donc, il faut suivre.
04:15Donc, c'est très intense.
04:17C'est très intense comme technique.
04:21Voilà, il faut noter que vous avez participé, vous, à l'atelier de gravure qu'on a vu tous au
04:25début.
04:26Oui.
04:26Vous avez fait quoi ?
04:27Sauf si c'est personnel, ne me le dites pas.
04:28Ah non, non, mais j'ai pris une feuille de sauge que j'ai, voilà, avec la pointe sèche, j
04:33'ai essayé de reconstruire la feuille de sauge sur la plaque.
04:37Ce n'était pas facile.
04:38Je n'ai pas choisi la facilité non plus.
04:41Mais bravo, en tout cas, d'avoir participé, d'avoir mis la main à la pâte.
04:44Oui, c'est ça.
04:45C'est moins qu'on puisse dire.
04:46Dans le cambouis, je ne sais pas, ça dépend des points de vue.
04:49Alors, après la création, place maintenant à la mémoire à Marrakech.
04:52On rend hommage à une exploratrice dont l'histoire est intimement liée au Maroc.
04:56Odette du Pi Godot qui a vécu ses 30 dernières années au Maroc et notamment à Rabat.
05:01Le musée Yves Saint-Laurent de Marrakech accueille donc depuis le 3 octobre l'exposition sur les traces d'Odette
05:08du Pi Godot,
05:10une première au Maroc consacrée à cette ethnologue et exploratrice française passionnée par les cultures nomades née en 1894 en
05:18France.
05:18Elle a d'abord été dessinatrice, naturaliste, styliste et journaliste avant de se consacrer à l'exploration.
05:24Elle a parcouru pendant des décennies les déserts avant de s'installer définitivement à Rabat.
05:31Cette éruption a l'occasion de mettre en dialogue les collections, une partie des collections du musée Pierre Berzé des
05:36Arts Berbères
05:36avec d'autres collections, des collections privées qui nous sont prêtées pour l'occasion,
05:41mais aussi par exemple des documents qui sont disponibles à la bibliothèque de l'allégation américaine à Tangier,
05:48que ce soit des livres ou des extraits de correspondances entretenues du Pi Godot et en l'occurrence un ambassadeur
05:54américain en 1985.
05:56Ce sont des exemples de mélanges de documents et d'œuvres présentés dans cette exposition jusqu'au 7 mars, à
06:03peu près 150 œuvres,
06:04divisées en trois parties chronologiques et géographiques, la Bretagne et Paris, c'est-à-dire la France,
06:10puis la Mauritanie au sens large qui a beaucoup occupé sa vie et enfin les 32 années à Rabat.
06:17Odette du Pi Godot consacrera donc les trois dernières décennies de sa vie au Maroc.
06:22Ses nombreux voyages au Sahara marocain, mais aussi au Mali, au Sénégal et au Niger,
06:27nourrissent une œuvre scientifique et documentaire consacrée notamment aux populations nomades.
06:32À Marrakech, photographies, dessins, manuscrits, objets, archives, sonores et extraits de films documentaires
06:37permettent aujourd'hui de redécouvrir ce parcours.
06:40L'exposition, ouverte jusqu'au 7 mars 2027, fait dialoguer ses documents avec ses différentes pièces.
06:47J'allais la voir à peu près trois fois dans l'année, parce que moi je travaillais,
06:52j'allais la voir trois fois dans l'année à Rabat.
06:56Elle me logeait et elle a laissé toute sa documentation, toutes ses archives à ma disposition,
07:05qui est le plus beau des cadeaux qu'on puisse faire quand on est la biographe de quelqu'un,
07:09sans censure, sans tout ça.
07:12Et voilà comment ça a commencé, mon histoire avec Odette du Pi Godot,
07:18qui s'est terminé, elle avait donc 90 ans, jusqu'à 95 ans, elle avait toute sa tête.
07:25Entre 95 et 97 ans, ça n'allait plus très bien.
07:30Et la dernière fois que je l'ai vue, je lui ai dit,
07:32Odette, votre biographie est terminée et deux mois après, elle est morte.
07:38Encore certain, la défilée de haute couture sur les podiums, c'est presque ringard.
07:43En tout cas, c'est une rencontre avec l'art contemporain,
07:46qui apparemment fait beaucoup parler à Lisbonne.
07:48En tout cas, les images sont magnifiques.
07:50Au musée d'art, d'architecture et de technologie de Lisbonne,
07:55l'artiste portugaise Johanna Vassant-Selos
07:58confronte son univers monumental à celui de Valentino,
08:02Venus Valentino Garavani,
08:04Through the Eyes of Johanna Vassant-Selos,
08:07réunit 13 sculptures de l'artiste et 39 créations
08:10du célèbre couturier italien au centre de l'exposition.
08:14Une sculpture de 13 mètres de long créée spécialement pour l'exposition
08:18et qui fait dialoguer les valkyries de la mythologie nordique
08:22avec Vénus, déesse romaine de la beauté et de l'amour.
08:27On regarde.
08:35Donc, les principales connexions entre mon travail et celui de Valentino,
08:38c'est la magie.
08:39C'est la manière dont vous pouvez transformer la vie des gens
08:42et créer une autre dimension où la beauté intervient,
08:44où il y a de l'harmonie et où l'on crée.
08:46Vous savez, un paradis sur terre.
08:49Et donc, Valentino le fait à travers ses robes,
08:51les matières, la créativité de l'artisanat.
08:53Et quand vous portez une robe Valentino, vous êtes transformé.
08:57Vous devenez une déesse.
08:58Vous devenez belle.
08:59Vous devenez magique.
09:00C'est donc ce qui m'a inspirée.
09:02Il y a donc beaucoup de broderies,
09:04beaucoup de tricots, de crochets, de plissés.
09:06Il y a beaucoup de détails, des détails raffinés
09:09qui sont utilisés dans la haute couture
09:11et que normalement, je n'utilise pas dans la sculpture.
09:13Mais ici, j'ai dû les apprendre, m'adapter
09:15et les utiliser également dans la valkyrie.
09:18C'est donc la valkyrie la plus exquise,
09:20la plus raffinée et la plus haute couture
09:22que j'ai jamais réalisée.
09:28Je suis fascinée par son collier qui était énorme
09:36et qui doit peser quand même son poids.
09:38Mais en tout cas, c'était très intéressant
09:39ce qu'elle nous disait.
09:40En terminant musique, il aime.
09:41Eh oui, Brel, il séduit tout le monde.
09:44Il séduit encore des générations.
09:45Et le chanteur franco-libanais Icar
09:48vient de publier un nouvel album
09:50sobrement intitulé Brel
09:52consacré à dix chansons du répertoire du Grand Jacques.
09:55Sorti le 2 octobre,
09:57le disque revisite notamment la chanson
09:59des vieux amants Vézoul,
10:01La quête ne me quitte pas,
10:02Mathilde Amsterdam ou encore.
10:04Ces gens-là, je vous propose donc
10:07d'écouter Icar
10:08et bien évidemment d'écouter un extrait.
10:10C'est bien d'aimer quelqu'un,
10:12c'est bien d'être fan de quelqu'un,
10:14c'est bien de vouloir le chanter
10:18et lui rendre hommage.
10:19Après, ce qui est difficile,
10:20c'est de s'approprier les choses,
10:22de trouver son existence dedans,
10:24sans le singer
10:27et sans faire l'offense
10:28de complètement détourner le projet.
10:30Il y a quelque chose à juguler
10:33de très ténu,
10:34de la frontière est très très fine
10:37entre manquer de respect
10:39et s'approprier.
10:42Ne me quitte pas,
10:45je ne vais plus pleurer,
10:48je ne vais plus parler,
10:51je me cacherai là
10:53à te regarder,
10:57danser et sourire
10:59et à t'écouter.
11:04T'as voulu voir Vierzon
11:05et on a vu Vierzon
11:07T'as voulu voir Vezoul
11:09et on a vu Vezoul
11:10T'as voulu voir Enfleur
11:13et on a vu Enfleur
11:14T'as voulu voir Embour
11:15et on a vu Embour
11:16J'ai voulu voir Envers
11:17on a revu Embour
11:18J'ai voulu voir ta sœur
11:19et on a vu ta mère
11:20comme toujours
11:23T'as plus aimé Vierzon
11:24on a quitté Vierzon
11:27T'as plus aimé Vezoul
11:28on a quitté Vezoul
11:29T'as plus aimé Enfleur
11:32on a quitté Enfleur
11:33T'as plus aimé Embour
11:34on a quitté Embour
11:34T'as voulu voir Envers
11:35on a vu que c'est Faubour
11:36T'as plus aimé ta mère
11:37on a quitté ta sœur
11:39comme toujours
11:42Mais je te le dis
11:46Je n'irai pas plus loin
11:49Mais je te préviens
11:53J'irai pas à Paris
11:55Magnifique
11:56Moi j'ai beaucoup aimé
11:57c'est une autre lecture
11:58de poète
11:59Et c'est pas singé
12:00il a raison
12:00il ne faut pas singé
12:02un monument comme Braille
12:04Merci beaucoup
12:04William Barrada
12:05C'était le coin de culture

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