00:00C'est une maman qui est évidemment sous le choc encore et ça se comprend après ce drame, après le
00:05drame qu'a vécu son fils dont la main a été amputée.
00:08Elle nous explique qu'il est toujours hospitalisé et qu'il a encore du mal à réaliser ce qui lui
00:12est arrivé.
00:12On a pu longuement échanger avec elle à plusieurs reprises par téléphone.
00:16Alors effectivement pour l'instant, elle ne souhaite pas s'exprimer face caméra, mais elle nous a fait part malgré
00:20tout par téléphone de sa colère, de son immense douleur.
00:23On lui a volé sa vie, c'est terminé, il n'a plus de main.
00:26Elle dénonce aussi l'utilisation de cette grenade, c'est horrible ce qui est arrivé à mon fils, beaucoup de
00:30mensonges circulent.
00:31Il a été touché avec une arme de guerre, ce n'est pas normal qu'on utilise ça face à
00:36des jeunes.
00:36Et puis je lui explique et je lui annonce justement la déclaration ce matin du ministre de l'Intérieur Laurent
00:43Nunez qui a annoncé l'interdiction de l'usage de ces grenades assourdissantes.
00:48Une décision qui arrive trop tard pour elle, enfin il a fallu que mon fils perde sa main pour qu
00:53'on agisse, ce n'est pas normal.
00:54Elle nous décrit longuement aussi son fils comme quelqu'un de plutôt calme, sans histoire, scolarisé ici dans ce lycée
01:00Auguste Béal en bac professionnel,
01:02qui était là uniquement ce jour-là pour manifester avec ses camarades et pour mettre en avant ses différentes revendications.
01:10La famille, et c'est ce que m'a annoncé la mère, qui va porter plainte dans les prochaines heures.
01:14En attendant, c'est une psychologie qui est toujours présente ici dans ce lycée pour notamment les camarades de cet
01:20adolescent, le lycée qui a pu rouvrir ce matin.
01:23En ce moment même, ils sont en train d'échanger, les lycéens, avec la rectrice qui est présente à l
01:28'intérieur à la suite de ce drame.
01:30Est-ce qu'elle vous en a dit plus sur les circonstances du drame, le fait de savoir notamment s
01:35'il a ramassé la grenade ou pas ?
01:40Alors pour elle, elle est claire, elle me l'a dit à plusieurs reprises, son fils n'a pas ramassé
01:45cette grenade assourdissante.
01:48Pour elle, on lui a lancé, alors elle n'a pas encore le contexte plus précis parce que son fils
01:53a subi de lourdes opérations.
01:55Il est encore sous le choc, il a encore du mal à réaliser ce qui s'était passé, mais pour
01:59elle, c'est clair, il ne l'a pas ramassé.
02:02Elle nous explique à plusieurs reprises que ce n'est pas normal qu'on utilise ce genre d'armes face
02:07à des jeunes.
02:08Ce sont des adolescents, des lycéens qui ont entre 14 et 16 ans et ce n'est pas normal qu
02:14'on agisse de la sorte.
02:15Il faut se rendre compte qu'il y avait une colonne de CRS face à eux lors de cette mobilisation
02:20ici au lycée.
02:22Et pour elle, cette politique de maintien de l'ordre était disproportionnée.
02:25C'est la raison pour laquelle elle nous a expliqué qu'il a fallu attendre malheureusement le drame de son
02:31fils,
02:31parce que son fils perd de la main avant que le ministre de l'Intérieur prenne cette décision en interdisant
02:35ces grenades assourdissantes.
02:36Merci.
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