Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 minutes
Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN à l’Assemblée, était l’invité du Face-à-Face sur BFMTV et RMC ce mercredi 07 octobre 2026. 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Bonjour Jean-Philippe Tanguy, merci de répondre à mes questions ce matin.
00:03Vous êtes le président délégué du groupe ERN à l'Assemblée Nationale, vous êtes député de la Somme,
00:06tout le monde vous appelle le monsieur économie du Rassemblement National,
00:09et vous étiez d'ailleurs hier aux côtés de Marine Le Pen pour la présentation de son contre-budget.
00:15140 milliards d'euros d'économie que vous promettez d'ici 2032, une règle d'or,
00:19un déficit qui passerait sous la barre des 3% avant 2030, et même 2,5% en 2032.
00:26Je vous interroge là-dessus dans un instant, mais on a reçu, nous tous journalistes,
00:31il y a quelques minutes à peine, un message de la communication du gouvernement,
00:35qui nous dit, je le cite, le Premier ministre s'exprimera ce soir dans une allocution depuis Matignon
00:40sur les sujets suivants, deux points, situation dans les lycées, prix des carburants, crise agricole,
00:45ainsi que sur la situation financière du pays. Est-ce que vous en attendez quelque chose Jean-Philippe Tanguy ?
00:51Écoutez, j'espère en attendre quelque chose, c'est le Premier ministre de la France,
00:54il y a encore plusieurs mois avant les élections, il y a des décisions très importantes à prendre,
00:58vous en avez parlé, notamment l'agriculture, nos agriculteurs, nos éleveurs vivent une crise particulièrement douloureuse,
01:04Marine Le Pen est en déplacement à Cournon aujourd'hui au salon de l'élevage en novembre,
01:09pour porter nos propositions de redressement de l'agriculture française,
01:12de soutien, d'accompagnement, de protection contre la concurrence déloyale,
01:16et le prix des carburants évidemment, qui est d'ailleurs lié aussi à la crise agricole,
01:20qui est extrêmement douloureuse pour les Françaises et les Français,
01:22qui gâtent leur pouvoir d'achat et qui devient très préoccupant pour les entreprises.
01:26Situation financière de la France, c'est également ce qui est mentionné parmi les sujets
01:30que le Premier ministre abordera ce soir, vraisemblablement depuis le perron de Matignon.
01:36Situation financière du pays que vous prenez, donc visiblement très au sérieux ?
01:41Oui, la situation est très sérieuse, et je pense que les Françaises et les Français,
01:46c'est le sens de la campagne à venir que nous allons faire avec Marine Le Pen et Jordan Bardella,
01:50doit démontrer aux Françaises et aux Français qu'il faut se ressaisir,
01:53qu'il faut reprendre le contrôle de nos finances publiques,
01:56parce que nous sommes en train de perdre notre souveraineté financière,
01:58et donc la liberté de la France.
01:59Pourquoi ? Il y a plus de la moitié de la dette qui est possédée par des intérêts étrangers.
02:04Ce n'est pas le cas de tous nos partenaires.
02:06Par exemple l'Italie, qui a une dette très importante également,
02:08c'est 70% de la dette qui est possédée par les Italiens eux-mêmes.
02:12Pour la France, c'est l'inverse, parce que si on enlève la fameuse part de la dette
02:16qui est détenue par la BCE, la Banque de France, ça a été un des sujets de la rentrée,
02:21en fait c'est 70% de la dette sur le marché qui est possédée par les intérêts étrangers.
02:26Mais est-ce que ça veut dire, Jean-Philippe Tanguy, on va rentrer dans le détail de ce que vous
02:28proposez
02:28pour mettre fin à ce mur de la dette, ou en tout cas pour le réduire,
02:32mais Jean-Philippe Tanguy, est-ce que ça veut dire que quand on voit la situation du pays,
02:35je ne fais que citer également les problèmes auxquels Matignon dit que le Premier ministre va s'attaquer ce soir.
02:45Mais ne prenons que les lycéens, par exemple, qui demandent plus de moyens,
02:49qui pour nombre d'entre eux constatent que leurs locaux sont vétustes,
02:52qu'ils manquent des professeurs, qu'ils n'ont pas les moyens d'étudier normalement.
02:56En fait, vous-même, vous reconnaissez qu'on ne pourra pas faire grand-chose pour eux,
03:00on n'a plus de sous ?
03:01Si, c'est très intéressant le fait que vous fassiez le lien entre les deux,
03:05parce qu'en fait, les lycées, c'est vraiment la démonstration de la désorganisation de l'État.
03:08Le fait que l'argent, les moyens, se perdent en route.
03:10Est-ce que la France met des moyens sur l'éducation nationale ?
03:13Oui, en moyenne, plus que l'Union européenne.
03:17Est-ce que les gens, les enseignants, le personnel éducatif, les élèves voient sur le terrain cet argent ?
03:22Non, il y a une désorganisation.
03:23Mais comment vous allez faire pour boucher tous les trous du tuyau ?
03:25Parce que si je comprends bien, c'est qu'il y a un tuyau,
03:26et en fait, tout se perce et tout s'écoule avant d'arriver à l'objectif.
03:31Vous, vous allez faire comment pour mettre des rustines partout ?
03:33Je ne vois pas.
03:33C'est au contraire, il faut simplifier.
03:35Il faut faire en sorte qu'il y ait, par exemple, ce millefeuille territorial.
03:38Vous avez d'un côté l'éducation nationale qui gère les professeurs
03:41et vous avez les régions qui gèrent les lycées.
03:44Il n'y a pas de coordination entre eux,
03:45il n'y a pas de symbiose entre eux,
03:48il n'y a pas de volonté d'aller dans le même sens.
03:52Prenons ce budget-là, dites-nous comment vous, vous feriez le budget de l'éducation nationale.
03:57D'abord, est-ce que vous le maintenez à ce niveau-là ?
03:58Bien sûr, il faut le maintenir.
03:59Qu'est-ce que vous changez dans l'organisation pour que l'argent arrive au bon endroit ?
04:02Il faut le maintenir.
04:03Et d'ailleurs, nous sommes opposés ces quatre dernières années
04:05aux suppressions de postes dans l'éducation nationale,
04:09notamment l'année dernière,
04:10puisque nous avons de très mauvaises performances bizarres
04:13de classement de nos résultats éducatifs.
04:16Et il faut améliorer l'encadrement,
04:17il faut améliorer l'encadrement des élèves,
04:19et justement qu'il y ait des professeurs partout
04:22lutter contre l'absentéisme.
04:23Mais ce n'est pas un problème de moyens en l'occurrence,
04:25c'est vraiment un problème d'organisation.
04:27Comme dans l'hôpital, la bureaucratie,
04:29la suradministration gêne l'effort du service public,
04:32gêne l'effort des enseignants,
04:34plutôt que l'aider.
04:35Mais tout le monde connaît ça dans son quotidien.
04:37Parfois, le fait d'avoir trop d'encadrement,
04:39d'avoir trop de normes, trop de règles,
04:41gêne votre effort, gêne votre travail.
04:43Est-ce que ça veut dire que vous allez supprimer des postes intermédiaires,
04:45des postes administratifs dans l'éducation nationale ?
04:47Il faut supprimer des postes administratifs,
04:49il faut se débarrasser d'un certain nombre d'échelons.
04:52Par exemple, il y a deux rectorats aujourd'hui.
04:53Vous avez le rectorat d'académie,
04:54et vous avez une coordination régionale.
04:56Tout ça n'est pas efficace.
04:57Vous supprimez quel des deux ?
04:58Le rectorat régional.
05:01On l'a vu au moment du pas de vague, par exemple,
05:03de professeurs qui ont des difficultés.
05:05Le rectorat, paralysé par la bureaucratie et la bien-pensance,
05:09n'est pas capable d'être efficace.
05:10Ça veut dire moins de monde, mais plus responsable ?
05:13Oui, exactement.
05:13Moins de monde, plus responsable,
05:15faire plus confiance aux enseignants,
05:17aux personnels éducatifs qui sont dans les établissements eux-mêmes.
05:20Et cessez aussi, si vous voulez, cette manie,
05:22parce que c'est ça aussi la bureaucratie.
05:23La bureaucratie, c'est non seulement vous gêner les enseignants
05:26et le personnel, les fonctionnaires au quotidien,
05:28mais c'est aussi que personne n'est jamais responsable de rien.
05:30Tout le monde se renvoie toujours la balle,
05:32les dossiers traînent.
05:33Et pour aussi la question des lycées,
05:35on a un énorme problème de marché public.
05:37C'est aussi une des pistes de réflexion de Marine Le Pen,
05:39Jordan Bardel, sur les économies.
05:41Les marchés publics sont surestimés,
05:43coûtent trop cher, il y a des cartels.
05:45Et à la fin, l'argent, au lieu d'être bien investi dans les travaux,
05:48bien investi au service des élèves et des enseignants...
05:51Vous parlez de ce cartel en disant d'ailleurs
05:52que vous pourriez faire économiser là-dessus
05:55presque une dizaine de milliards d'euros.
05:58Bien sûr, et juste pour finir sur cette histoire
05:59des cartels qui est lié au fait, aux moyens qui finissent vraiment...
06:01C'est quoi ce cartel ? Ça marche comment ?
06:03Vous en parlez souvent sur RMC, Madame de Malherbe.
06:06C'est les fameux, vous savez, catalogues des marchés publics qui sont...
06:08Oui, on a eu un certain nombre de maires locaux qui disent
06:11ne serait-ce que pour acheter une machine à café.
06:13Moi, je suis obligée de l'acheter sur les catalogues des produits
06:17auxquels j'ai droit, moi, en tant qu'institution publique, dit-elle.
06:21Sauf que la machine à café, elle vaut, je ne sais pas, 250 euros dans le catalogue,
06:25alors qu'elle voit la même machine chez Lidl à 80 euros.
06:28Et elle dit, c'est quoi ?
06:29Ça veut dire quoi ? C'est une forme de mafia ?
06:31Oui, c'est une forme de mafia, de détournement des marchés publics,
06:33de règles qui sont trop lourdes, qui font que ça coûte trop cher.
06:35Mais vous pensez franchement que là-dessus, vous allez trouver des dizaines de milliards ?
06:38Bien sûr, mais vous vous rendez compte, c'est chaque achat public, Madame de Malherbe.
06:40Vous parlez des maires, mais c'est valable pour les échelons supérieurs,
06:42c'est valable pour l'éducation nationale,
06:44c'est valable pour tous les échelons de l'État.
06:46La commande publique, c'est plus de 200 milliards au moins.
06:49Donc si on fait ne serait-ce que 5% d'économie, c'est 10 milliards.
06:53Le problème, c'est que nos adversaires politiques ne vont jamais au bout des phénomènes.
06:57Excusez-moi, je vous écoute attentivement.
06:59Tous les jours, quand il y a des crises sur ces catalogues-là,
07:02tous les hommes politiques viennent vous voir en disant
07:04« C'est inadmissible, il faut le réformer ».
07:07Ça fait 30 ans que c'est le cas.
07:09Le Code des marchés publics français, il est pourri depuis 30 ans.
07:11Et ils ne font rien.
07:12En fait, ils sont dans la dénonciation permanente,
07:14ils ne vont pas au bout des phénomènes.
07:16C'est comme un sujet qui empoisonne le débat public depuis 5 ans.
07:20Le prix de l'électricité européen, la formation du prix.
07:22Et tous les hommes politiques qui viennent ici vous disent que cette formation du prix
07:25n'est pas opérationnelle, n'est pas optimale.
07:27Et dès qu'il faut le réformer pour rendre l'argent aux Français...
07:29Alors, on va être très précis là-dessus.
07:30Et ensuite, je vais revenir sur la colère des lycéens.
07:32Ça rapportera 3 milliards.
07:33Jean-Philippe Tanguy, sur ce point-là, j'ai constaté en tout cas qu'il y avait une évolution.
07:38Oui, au moment du début de la guerre en Ukraine
07:40et des tensions non seulement sur les prix d'énergie,
07:43mais aussi sur l'approvisionnement et la peur d'un blackout d'électricité.
07:48Le ministre de l'économie de l'époque, qui était Bruno Le Maire,
07:51disait qu'il faut qu'on revoie la façon dont on décide des prix de l'énergie
07:55parce qu'on payait cette énergie plus chère qu'on aurait pu l'acheter sur la fabrique.
08:00Sauf qu'aujourd'hui, comme on est exportateur, à nouveau,
08:03parce que nos centrales fonctionnent à nouveau,
08:06qu'elles ne sont pas en réparation comme elles étaient à l'époque,
08:08mais aujourd'hui, ça nous arrange parce qu'on vend notre électricité
08:11beaucoup plus chère à l'étranger.
08:12Donc, en fait, ce serait quand même dommage.
08:14Vous êtes complètement à contre-temps.
08:15Si vous voulez revoir ces formations du prix maintenant,
08:17alors que ça gagne de l'argent...
08:18Vous verrez à la campagne présidentielle que nous avons raison de le dire.
08:21Nous ne vendons pas l'électricité au bon prix.
08:23On vend l'électricité à un prix trop bas
08:25et on pourrait gagner 3 milliards d'euros
08:26si on faisait un prix français avec nos partenaires européens.
08:30Mais tout est là.
08:30Ils ne vont jamais au bout des sujets.
08:32Donc, tous les sujets, comment dire, s'accumulent, pourrissent.
08:36Et donc, des années après, ça coûte très cher aux gens
08:38et il n'y a plus de moyens sur le terrain.
08:39D'ailleurs, les gens posent la question, où va le pognon ?
08:42Vous savez très bien que les gens se posent cette question.
08:44On n'a jamais payé autant d'impôts en France.
08:45Où va le pognon ?
08:46Et vous dites qu'en fait, c'est pourri et c'est des paniers percés.
08:49C'est ce qu'on a appelé le tonneau des danaïdes.
08:50Ce n'est pas géré.
08:51Il n'y a pas d'autorité.
08:52Il n'y a pas d'autorité pour l'ordre public.
08:54Il n'y a pas d'autorité sur les comptes.
08:55C'est ça qui va changer avec Marine Le Pen.
08:57Concrètement, sur où est-ce que vous les feriez, ces économies,
08:59qui pour l'instant ne convainquent pas la plupart des économistes,
09:02mais sur la question de la colère des lycéens.
09:04Il y a une colère sur, en effet, les revendications
09:06et les difficultés auxquelles ils font face.
09:08Il y a aussi une colère plus politique,
09:10avec un certain nombre de groupes qui ont participé au saccage.
09:15Bruno Retailleau, qui était ici même, estimait,
09:17et il a eu cette phrase, il a dit que c'est une répétition générale
09:20pour des mouvements d'ultra-gauche,
09:22qui sont cités également par des notes des renseignements généraux.
09:25pour ce qu'il se passera si Marine Le Pen est élue.
09:29Il disait au fond, si Marine Le Pen est élue,
09:31le lendemain, on verra dans les rues de France
09:34ce que l'on voit depuis plusieurs jours au niveau des lycées,
09:37c'est-à-dire une colère, un chaos.
09:40Est-ce que vous l'anticipez ?
09:41Est-ce que vous imaginez effectivement que ça puisse être le cas ?
09:44Il n'y a pas à l'anticiper.
09:45Le chaos, il a lieu tous les jours dans la rue,
09:47toutes les manifestations, tous les mouvements sociaux
09:50sont pourris par les black blocs, des mouvements violents,
09:52un certain nombre de festivals,
09:54de lieux de moments culturels et nos lycées.
09:56Donc, M. Rotaillot, ce cauchemar, on le vit en direct,
09:58y compris quand elle était ministre de l'Intérieur.
10:00Donc, c'est quand même fascinant, Mme de Malherbe,
10:01d'avoir des responsables politiques qui ont été aux manettes
10:04et qui nous expliquent que si Marine Le Pen,
10:06qui n'a jamais été au pouvoir, serait au pouvoir,
10:07ce serait pire qu'aujourd'hui.
10:08Alors qu'aujourd'hui, ils ne sont pas capables, comment dire,
10:11si nous on arrive, on va mettre en place une discipline budgétaire,
10:15tout sera en ordre dans les rues ?
10:17Pensez-vous que ça le sera ?
10:19Est-ce que les forces de l'ordre réussiront à calmer le jeu ?
10:22Mais bien sûr, mais excusez-moi, en l'occurrence, au contraire.
10:26Les forces de l'ordre, toutes les enquêtes le montrent,
10:28ont confiance dans Marine Le Pen et Jordan Bardella
10:30pour assurer cette autorité.
10:33Je ne comprends même pas ce fantasme de M. Rotaillot
10:37qui dit que si les Françaises et les Français font un choix libre
10:40avec Marine Le Pen, ce sera le chaos.
10:42Mais qu'est-ce que c'est que cet argument ?
10:43En plus, ça veut dire quoi ?
10:44Ça veut dire qu'il faudrait se plier dans l'imaginaire de M. Rotaillot
10:47à la volonté des voyous, à la menace des voyous,
10:50au chantage de la racaille.
10:51Je veux dire, ça n'a ni queue ni tête.
10:52Je pense que M. Rotaillot panique
10:54parce que malheureusement pour lui, sa campagne ne prend pas,
10:57qu'en fait, il ne se remet pas de sa compromission avec la Macronie
11:00et qu'il passe toute sa campagne à nous insulter.
11:02C'est dommage.
11:03Jean-Philippe Tanguy, un mot quand même sur le maintien de l'ordre
11:05avec des dérapages, au point d'ailleurs que Laurent Nunez
11:09annonce ce matin, le ministre de l'Intérieur,
11:10que les grenades assourdissantes ou de désencerclements
11:14qui ont été utilisées et qui ont causé hier
11:18l'arrachage de la main d'un jeune à Lens
11:21seront désormais interdites d'usage dans ce genre de rassemblement.
11:25Ça veut donc dire qu'il y avait un problème ?
11:27Déjà, moi, je déplore toutes les victimes,
11:29toutes les violences, qu'on soit un enfant,
11:32qu'on soit un jeune, même si on est dans une manif qui peut être violente,
11:36on n'a pas à perdre sa main ou être blessé, évidemment.
11:38Et c'est encore le cas, évidemment, plus le cas pour les forces de l'ordre
11:41qui nous défendent.
11:42Moi, je ne suis pas spécialiste du maintien de l'ordre,
11:45donc je ne vais pas prétendre savoir ce qu'il faut utiliser ou pas.
11:47Je fais confiance aux spécialistes sur ce domaine-là.
11:49S'il faut retirer ses équipements, il le faut,
11:51mais il ne faut pas non plus exposer nos forces de l'ordre à la violence
11:54parce qu'il y a plusieurs centaines de baissés quand même chez nos policiers
11:57et on pense à eux.
11:58Je rappelle qu'il y a 18 enquêtes de l'IGPN qui sont ouvertes.
12:01C'est très intéressant ça parce que la police française est très disciplinée,
12:07elle a des règles et il y a toujours des enquêtes sur les violences
12:09et il y a un certain nombre de forces politiques que vous connaissez bien
12:11qui insultent la police.
12:13M. Mélenchon, candidat à la présidentielle, a eu un discours irresponsable
12:16en disant que la police était raciste, pouvait être raciste.
12:19C'est une insulte faite à la police qui est un creuset d'assimilation
12:22de tous les Français, tous les Français et c'est très grave ce qui a été dit.
12:25Est-ce que vous avez vu ce qu'a dit Donald Trump hier soir ?
12:27Il a dit que ce qu'il se passe en France n'est rien de moins
12:30qu'une migration de masse hors de contrôle.
12:32Il ne s'agit pas ici d'école, il s'agit de l'islam
12:35qui tente de prendre le contrôle d'un pays autrefois grand.
12:37Je ne sais pas de quoi parle M. Trump.
12:39Écoutez, qui s'occupe des problèmes de sécurité aux Etats-Unis.
12:42Il parlait des mouvements lycéens, semble-t-il.
12:43Oui, mais nous ne s'occupons pas des problèmes intérieurs des Etats-Unis
12:46et les Etats-Unis n'ont pas à s'occuper des problèmes intérieurs de la France.
12:49Jean-Philippe Tanguy, parmi ceux qui...
12:51Il y a effectivement ce que vous voulez tenter de faire comme économie
12:54et puis il y a un certain nombre de cadeaux
12:56et notamment le permis de conduire gratuit
12:58pour tous les jeunes qui auraient un casier judiciaire vierge.
13:01Ça, ça peut faire plaisir aux lycéens qui nous écoutent.
13:03Oui, je pense que c'est une annonce importante qu'a fait Marine Le Pen.
13:06Vous savez à quel point le permis de conduire
13:07est un outil d'intégration économique.
13:10S'il n'y a pas votre permis,
13:11vous pouvez parfois ne pas trouver de travail.
13:13Vous ne pouvez pas aller suivre vos études,
13:15prendre un travail étudiant également.
13:17C'est vraiment un moment qui peut causer des discriminations importantes.
13:21Donc effectivement, on considère que de la même façon que l'école,
13:25qu'un diplôme ou une formation,
13:27le permis de conduire, c'est très important.
13:28Et souvent, vous savez,
13:29ceux qui n'ont pas eu leur permis de conduire à ce moment-là,
13:32ils galèrent toute leur vie après.
13:34Quand vous avez 30 ans, 40 ans,
13:35si vous vous trouvez au chômage,
13:36imaginez, ça arrive souvent,
13:37vous avez eu un travail à côté de chez vous,
13:39une usine à côté de chez vous,
13:40et puis cette usine ferme,
13:41moi c'est arrivé par exemple à Bernaville,
13:42dans ma circonscription,
13:43du jour au lendemain,
13:44des ouvriers doivent aller trouver un travail beaucoup plus loin.
13:46Si vous n'avez pas votre permis à ce moment-là,
13:48c'est un risque d'exclusion.
13:50Donc je pense que vous présentez ça comme un cadeau,
13:51parce que bon, effectivement,
13:53c'est une mesure généreuse,
13:54mais c'est quand même important pour l'économie,
13:56pour l'intégration.
13:57J'espère qu'on débattra de cette mesure dans la campagne.
14:00Comment allez-vous faire,
14:01Jean-Philippe Tanguy ?
14:02Vous promettez donc,
14:03je le disais,
14:04140 milliards d'euros d'économie sur 5 ans,
14:0730 milliards de baisse d'impôt,
14:0918 mois pour arriver à l'équilibre,
14:11en tout cas hors dette.
14:13Roland Lescure dit,
14:14on rêvait en couleur,
14:16avec vous,
14:16on rêverait en couleur
14:17et on raserait gratis.
14:19Il parle d'un contre-budget,
14:21avec des mesures incantatoires,
14:23inapplicables.
14:24Édouard Philippe parle d'une escroquerie intellectuelle.
14:27Paul Midi,
14:27qui est en charge de l'économie pour Gabriel Attal,
14:29parle d'économie fantaisiste.
14:31Non, mais moi,
14:31vous savez,
14:31je n'aurais aucune difficulté
14:32à débattre avec M. Lescure,
14:34à M. Philippe,
14:35pour qu'il nous explique
14:35pourquoi il nous insulte
14:37et pourquoi il nous critique,
14:37sans avoir donné un seul exemple.
14:39Moi,
14:39j'ai débattu hier avec M. Lescure,
14:40j'ai interrogé sur son propre budget,
14:42parce que c'est quand même eux
14:42qui sont manettes.
14:44Je n'ai eu aucune réponse
14:45sur le budget qu'il présente aux Français
14:47et qu'un tombeau d'injure,
14:49tout ça,
14:49n'est pas très intéressant.
14:50La réalité,
14:51c'est que Marine Le Pen
14:52et Jordan Bardella
14:53vont s'attaquer au grand tabou.
14:55Ce que la lâcheté n'a pas permis
14:57à ceux qui gouvernent
14:58de lutter contre...
14:59Mais qu'allez-vous dire,
15:00par exemple,
15:01sur les 20 milliards de baisse
15:03de contributions à l'Union Européenne ?
15:04Vous dites,
15:04on va négocier avec l'Union Européenne,
15:06on va réussir à faire baisser
15:08notre contribution.
15:09C'est une sortie déguisée
15:10de l'Union Européenne ?
15:11Parce que si vous enlevez 20 milliards
15:13de ce que vous donnez normalement
15:14à l'Union Européenne,
15:15ça veut dire que,
15:16d'une certaine manière,
15:16vous ne jouez plus le jeu du collectif ?
15:18Pas du tout.
15:195 milliards de contributions nettes,
15:20c'était le montant
15:21que Jacques Chirac
15:22acceptait de verser
15:23après l'élargissement
15:24à 27 pays.
15:26Parce que certains ont dit,
15:27oui, c'est facile,
15:27il y avait moitié moins de pays.
15:28Non, non.
15:28Après l'élargissement,
15:30il y avait 5 milliards
15:30de contributions nettes.
15:31Et ça fonctionnait très bien.
15:32C'est juste qu'on n'accepte plus
15:33de financer un certain nombre
15:34de programmes européens
15:35qui sont stupides,
15:37qui sont toxiques.
15:38Un exemple,
15:38les Français sont contre
15:39l'élargissement de l'Union Européenne
15:41aux pays de l'ISU-Goslavie
15:42ou à l'Est.
15:43Pourquoi est-ce qu'on paye
15:44des crédits d'élargissement,
15:45de préélargissement ?
15:46Il n'y a pas à payer.
15:46Je ne veux plus payer.
15:48Madame Vaudelayen
15:49s'est constituée une diplomatie.
15:50Madame Vaudelayen
15:51n'a pas la compétence
15:52de la diplomatie.
15:53On arrête de payer.
15:54Ça et ça
15:54et des lignes et des lignes
15:55de dépenses.
15:56Les dépenses de l'administration
15:57européenne sont complètement
15:58hors contrôle.
15:59C'est plus de 5%
16:00de hausse de dépenses par an
16:01et notamment des hausses
16:02de salaires.
16:02Parce qu'il faut savoir
16:03que les fonctionnaires européens,
16:04les grands fonctionnaires
16:05européens et les commissaires,
16:06leur salaire est indexé
16:07sur l'inflation.
16:07Ce qui est interdit en France
16:08pour les travailleurs français
16:09et les fonctionnaires français.
16:11Oui, exactement.
16:11Donc, ça suffit
16:12les dépenses de l'Union européenne
16:14et c'est exactement le problème.
16:15On en revient à l'autorité
16:16sur les comptes.
16:17C'est-à-dire qu'on présente
16:18la contribution à l'Union européenne
16:19aux adversaires
16:20comme quelque chose
16:21de toute éternité.
16:22Il faudrait toujours accepter
16:23des hausses.
16:23C'est 3 milliards de hausses
16:24quand même cette année,
16:25Madame de Malherbe,
16:26qu'on fait dans le dos des gens.
16:27Donc, il n'y aurait pas
16:28un euro pour les retraites.
16:28Il y aurait toujours de l'argent
16:29pour la contribution européenne.
16:31Sur les retraites,
16:32je n'ai pas tout compris.
16:33On va y revenir,
16:33il n'y a pas de problème.
16:34Et ne parlons pas
16:35du fameux prêt européen
16:36qui a été pris pendant le Covid
16:37qui devait rien nous coûter.
16:39Ah ben ça y est,
16:39on commence à le rembourser.
16:41Donc, si vous voulez,
16:42toutes ces dépenses
16:44sont inacceptables.
16:45Donc oui,
16:45on fait un rapport de force.
16:46Et comme l'a dit Marine Le Pen,
16:48la main qui donne
16:50est au-dessus de la main
16:51qui reçoit.
16:51Et donc, c'est la France
16:52qui donne à l'Union européenne.
16:53C'est nous qui décidons.
16:54Jean-Philippe Sanguil,
16:55sur l'âge de la retraite,
16:56je n'ai pas bien compris,
16:57c'était 60 ou 62 ans.
16:59Et surtout,
17:01comment ça marche
17:01dans votre histoire
17:02de réduction des dépenses ?
17:04Parce qu'avec cette fameuse
17:06réforme de la retraite,
17:07ce serait 35 milliards d'euros par an.
17:09Oui, alors on n'est pas du tout
17:10d'accord avec le chiffrage
17:11de nos adversaires
17:12qui a été fait il y a 5 ans.
17:13Donc la réforme de Marine Le Pen,
17:14c'est que vous partirez
17:15entre 60 et 62 ans
17:17selon votre date d'entrée
17:18dans le monde du travail.
17:19Vous avez commencé
17:20à travailler à 18 ans.
17:21Ça veut dire qu'à 62 ans,
17:22on pourra partir à taux plein ?
17:23Non, à taux plein
17:24si vous avez fait votre trimestre.
17:25C'est le deuxième aspect
17:26de la réforme.
17:26Dans le système français
17:27qui est très compliqué,
17:28c'est vrai que moi,
17:29j'ai beaucoup de gens
17:29qui viennent à la permanence
17:30qui ne savent jamais
17:30où ils en sont dans leur vie
17:32et dans leur fin de carrière
17:33pour savoir quand est-ce
17:34qu'ils vont partir.
17:34C'est un système très compliqué
17:35qui n'aide pas les travailleurs
17:37à préparer leur retraite,
17:38ça c'est sûr.
17:39Donc si vous avez commencé
17:40à travailler tout avec Marine Le Pen,
17:41vous partirez plus tôt.
17:42Si vous avez commencé
17:43à travailler à 24 ans,
17:44vous partirez plus tard
17:46et il faut faire
17:46entre 40 et 42 ans
17:48de cotisation.
17:48Quel sera l'âge maximum ?
17:4967 ans,
17:50ça, ça ne bouge pas.
17:51Mais c'est sûr que
17:52si vous avez commencé
17:52à travailler à 24 ans,
17:54pour avoir votre taux plein,
17:55il faudra travailler 42 ans,
17:57comme dans le système actuel d'ailleurs.
17:58Donc jusqu'à 66.
17:5966 ans, voilà.
18:00Et donc nous,
18:00on est très clair,
18:01justement,
18:01on ne rase pas gratis.
18:02C'est juste qu'on veut
18:03la justice sociale.
18:03Donc en fait,
18:04quand vous dites
18:04que vous êtes la retraite
18:05à 60-62 ans,
18:06c'est faux.
18:07Parce que la plupart des gens
18:08désormais,
18:09ils passent beaucoup plus tard.
18:10C'est surtout nos adversaires,
18:11Madame de Malab,
18:12qui disent toujours...
18:12Non mais vous aussi,
18:12c'est pas clair.
18:13Vous dites que c'est pas clair.
18:14Les gens qui nous écoutent,
18:15ils ont l'impression
18:15qu'ils vont pouvoir partir
18:16à 60-62 ans,
18:17et en réalité non.
18:18Ils pourront partir plus tôt
18:19s'ils le souhaitent,
18:19mais il y aura une décote.
18:21Mais on n'a jamais menti aux gens,
18:22on n'a jamais dit
18:22que c'était la retraite
18:23à taux plein pour tout le monde
18:24à 62 ans.
18:25C'est pour ça que nos adversaires
18:26caricaturent tout le temps.
18:27Mais vous voyez,
18:28ça fait 5 ans
18:28qu'on propose cette réforme
18:29et nos adversaires
18:30n'ont jamais voulu en débattre.
18:32Moi, Madame de Malherbe,
18:32je suis disponible pour débattre
18:33avec les candidats,
18:35avec les équipes des candidats
18:43Vous avez eu un petit moment
18:45de caricature,
18:45vous avez regardé votre téléphone
18:46et les courbes du prix
18:48auquel on emprunte la France
18:50et vous avez laissé entendre
18:51que, en gros,
18:52tous ceux qui nous prêtent
18:54seraient en train de regarder
18:54votre conférence de presse
18:55et seraient en train, du coup,
18:57de faire descendre
18:57le prix auquel la France emprunte.
19:00Je voudrais qu'on soit précis là-dessus.
19:02Vous-même, quand même,
19:03je ne sais pas si c'était une blague
19:04ou si c'était vrai.
19:05C'était sérieux ?
19:06Évidemment qu'il y avait
19:06un côté humoristique
19:08puisque j'ai fait référence
19:09au gouvernement qui, lui,
19:10quand il parle,
19:11nous accusait lui-même
19:12de ses propres responsabilités.
19:13en disant que Marine Le Pen
19:14a fait, comment dire...
19:15Parce que j'ai regardé
19:15minute par minute
19:17effectivement la courbe.
19:17J'imagine que vous l'avez regardée aussi.
19:19La courbe de ce qu'on appelle
19:20l'OAT, c'est-à-dire
19:21les titres de dette
19:21émis par l'État français
19:22à 10 ans.
19:23Au réveil,
19:24elle était à 4,89
19:26et à 11h15,
19:27elle était à 4,75.
19:28C'est effectivement une baisse
19:29et une baisse réelle
19:31et sérieuse.
19:31Sauf que quand vous regardez
19:32les autres pays,
19:33ils ont baissé aussi.
19:35Donc c'est un moment de baisse
19:36quand même généralisée.
19:37Et il y a eu plein de facteurs.
19:39Il y a eu une intervention
19:41du ministre de l'économie
19:42un peu plus tôt
19:43qui disait qu'on n'aurait pas besoin
19:44d'une intervention de la BCE.
19:45Il y a eu vous.
19:46On ne peut pas dire
19:46que ça n'est pas joué.
19:48Mais on ne peut pas dire
19:48que c'est vous
19:49qui avez fait baisser les taux.
19:49Madame, déjà sur les écarts
19:51ce qu'on appelle l'espresse...
19:52Parce que sinon c'est magique.
19:53Mais ce n'est pas magique.
19:53C'est que Marine Le Pen
19:55aujourd'hui est favorite.
19:56Il faut rester prudent évidemment.
19:57Il n'y a aucune arrogance là-dedans.
19:58Elle est la favorite
19:59pour cette élection présidentielle.
20:01Donc oui,
20:01les marchés sont attentifs
20:03à ce qu'on dit.
20:04Et oui,
20:04le fait que Marine Le Pen
20:05ait annoncé notamment
20:05le retour de l'équilibre primaire
20:07dès le début de sa conférence de presse.
20:08Oui,
20:09a été vu par les marchés.
20:10Moi j'ai été appelé
20:11par des investisseurs.
20:12Ça a été vu.
20:12Donc évidemment dans mon propos
20:14il y avait un côté humoristique
20:15parce que vous savez
20:15que c'est un peu mon genre
20:16et que j'essaie parfois
20:17de dédramatiser des sujets graves
20:18avec un peu d'humour.
20:19Mais oui,
20:20la parole de Marine Le Pen
20:21elle était attendue.
20:22Elle a été entendue.
20:23Et vous reconnaîtrez
20:24parce que vous connaissez bien
20:25le monde politique
20:25que si ça avait été l'inverse
20:26c'est-à-dire que si pendant
20:27le discours de Marine Le Pen
20:28l'étau avait monté
20:29on s'en serait pris
20:30plein d'attronches.
20:31J'ajoute quand même
20:32que ce qui s'est calmé
20:32c'est surtout les écarts
20:34avec nos voisins.
20:35L'écart avec l'Allemagne,
20:36l'Espagne, l'Italie,
20:37le spread.
20:38Là, l'effet de Marine Le Pen
20:39est vraiment non critiquable.
20:42Est-ce que vous vous dites
20:43que Jordan Bardella peut tenir ?
20:45Bien sûr.
20:46Et puis plus fort que jamais
20:48puisque plus les jours passent
20:49plus on voit que Mediapart
20:51s'est livré à des manipulations
20:53assez sordides
20:54il faut bien le dire
20:55et qu'il n'y a aucune preuve
20:56que Jordan Bardella
20:57il n'y a aucune preuve
20:59notamment quand même ce mail.
21:00C'est quand même très grave
21:01parce qu'il a été révélé
21:02qu'une des preuves
21:03entre guillemets de Mediapart
21:04le mail
21:05c'est exactement ce que j'avais dit
21:06d'ailleurs quand le mail est sorti
21:07je disais mais on ne voit pas
21:07la réponse
21:08et on ne voit pas
21:08à qui il est adressé
21:09et la personne à qui il a été adressé
21:11entre temps a été révélée
21:12c'était pas Jordan Bardella
21:13et Jordan Bardella
21:14n'y était pour rien dans ce mail.
21:15Mediapart devrait présenter
21:16ses excuses.
21:17Pour vous Mediapart
21:18devrait présenter ses excuses ?
21:18Maintenant il est temps de le faire
21:19plutôt que d'aller faire
21:20des recherches sordides.
21:22J'ai regardé les échanges
21:23que vous avez avec Alain Soral
21:25qui depuis plusieurs jours
21:26est à nouveau très présent
21:27sur les réseaux sociaux
21:28qui dans un sens d'ailleurs
21:29donne tout à fait raison
21:31à Mediapart
21:31en disant que Jordan Bardella
21:33était effectivement antisémite
21:35mais il dit aussi de vous
21:36il faut te calmer
21:37la petite tapette zozotante
21:39tout le monde a compris
21:40que Mediapart dit vrai
21:41mais que l'extrême droite juive
21:42va quand même le sauver
21:44car elle en a besoin
21:45face à Mélenchon.
21:47Quant à toi
21:48tapette zozotante
21:49tuer ce qu'on appelle
21:50un retourné de naissance ?
21:53Oui j'en veux beaucoup
21:53à Mediapart
21:54d'avoir redonné
21:55de la lumière
21:56à M. Soral
21:56qui était dans les poubelles
21:57d'internet
21:58là où d'ailleurs
21:59il devrait rester
22:00et donner
22:00vous voyez
22:01Mediapart
22:01les sources de Mediapart
22:02viennent de ce milieu
22:03de ce milieu
22:04de gens haineux
22:06homophobes
22:07antisémites
22:07et donner de la
22:08voilà
22:09considérer que ces gens
22:10sont sociables
22:10Mais est-ce que le fait
22:10qu'il soit haineux
22:11veut forcément dire
22:12qu'il mente ?
22:12Mais oui
22:12tout le business
22:13de M. Soral
22:14depuis 15 ans
22:14c'est de raconter n'importe quoi
22:16je n'invite personne
22:16à regarder ces vidéos
22:17mais les journalistes
22:18qui l'ont fait
22:18le savent très bien
22:19M. Soral raconte n'importe quoi
22:21insulte tout le monde
22:22comment dire
22:23pourrit le débat politique
22:24et le fait que Mediapart
22:25soit allé chercher
22:26dans les poubelles
22:26de M. Soral
22:27des fausses révélations
22:28pour diffamer M. Bardella
22:29ça en dit beaucoup
22:30malheureusement
22:31de Mediapart
22:32et de la haine en fait
22:33qu'il y a contre
22:33le Rassemblement National
22:34Merci Jean-Philippe Tanguy
22:35Tout semble permis
22:35Madame de Malherbe
22:36pour certains
22:37pour salir le Rassemblement National
22:39c'est dommage
22:39plutôt que débattre du fond
22:40Merci Jean-Philippe Tanguy
22:41Merci d'avoir répondu
22:42à mes questions
22:42Aujourd'hui du 7 octobre
Commentaires

Recommandations