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00:00Bonjour Eléane, on va parler des rencontres chorégraphiques de Casablanca et vous recevrez pour ça une invitée.
00:06Bien évidemment, c'est l'organisatrice Ahlam Morsli et c'est la 12e édition.
00:11Du 7 au 11 octobre à Casablanca, puis du 12 au 14 octobre à Rabat avec l'Escal Arbatia.
00:17Les rencontres chorégraphiques de Casablanca réunissent une vingtaine de spectacles.
00:22Des artistes venus notamment du Maroc, du Burkina, du Mali, de Côte d'Ivoire, de Tunisie,
00:27mais aussi du Liban, de Syrie et de plusieurs pays européens.
00:30Au programme également résidence, atelier, masterclass, formation et rencontres professionnelles,
00:36sans oublier un bal chorégraphique inclusif ouvert à tous.
00:39Porté par la compagnie Colgem, les rencontres chorégraphiques de Casablanca défendent ainsi une idée forte de faire de la danse
00:46contemporaine,
00:47un art accessible à tous, mais aussi un espace de dialogue, de transmission et de rencontres entre les cultures.
00:53Et pour nous en parler, nous joignons donc à Casablanca, Ahla Morsley, qui est chorégraphe de la compagnie Colgem et
01:00organisatrice du festival.
01:02Ahla Morsley, bonjour et merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
01:08Comme je le disais en introduction, c'est une vingtaine de spectacles qui sont programmés cette année.
01:15Comment vous avez construit la programmation de cette deuxième édition ?
01:21Alors, merci pour l'invitation tout d'abord.
01:25La programmation des rencontres chorégraphiques de Casablanca s'est construite autour de différentes collaborations,
01:33de voyages, de repérages dans des marchés d'art, dans des festivals, dans des projets de formation.
01:39Ça fait douze ans qu'on existe à travers le festival et autour du festival,
01:45on a créé un réseau d'échanges et de découvertes de spectacles, de projets et aussi de rencontres avec des
01:55chorégraphes de renommée internationale.
01:57Donc, on a choisi une palette de 23 spectacles cette année qui varie entre des artistes de l'Afrique,
02:08des artistes du monde arabe et des artistes européens, sans oublier la création marocaine.
02:15Alors, vous insistez sur les échanges sud-sud pour voir ce qu'on voit, l'Afrique est bien présente.
02:28Est-ce aussi une manière de revoir un peu les circuits traditionnels de la diffusion de la danse ?
02:34Exactement. On passe habituellement, plutôt par des réseaux du Nord, avec des partenariats, on va dire un peu plus solides,
02:45parce qu'il y a plus de subventions, il y a plus de soutien à la création contemporaine en Europe.
02:54Et puis, ils sont toujours en recherche de partenaires dans les pays du Sud.
02:58Mais les collaborations entre pays du Sud, elles se font très rares, faute de moyens, faute de structuration de domaines.
03:09Et donc, le festival est là à ce pas, un peu, on va dire, d'une manière solidaire et réciproque,
03:17aller chercher des partenaires qui conviennent à sa démarche, qui ont le même langage.
03:23C'est de promouvoir la danse et donner l'opportunité à un réseau solidaire d'exister en Afrique et avoir
03:33un pas au Maroc.
03:35Alors, Ahlène Moussli, avant de poursuivre, j'aimerais qu'on regarde cet extrait de chorégraphe.
03:40On regarde.
04:09Sous-titrage Moussli, avant de poursuivre, j'aimerais qu'on regarde cet extrait de chorégraphe.
04:13Ahlène Moussli, vous le disiez vous-même, vous travaillez, il y a un grand partenariat avec le Sud.
04:17Vous-même, vous êtes chorégraphe et vous êtes membre de la compagnie Coljam.
04:21Vous avez un projet avec le Mali qui va être présenté.
04:25Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur ce projet qui est présenté lors de cette douzième édition ?
04:30Alors, c'est un projet de collaboration que ma compagnie Coljam avait proposé au festival Farifo Niwati au Mali.
04:40C'était au tour d'une transmission d'une pièce marocaine avec six danseurs de différents pays,
04:46dont le Mali, le Burkina, le Togo, le Bénin et d'autres.
04:50L'objectif était aussi de faire découvrir cette danse marocaine qui est très forte, qui est sensible
04:58et qui a aussi besoin de corps différents pour parler la même touche artistique.
05:06Cette collaboration a mené l'équipe à venir au Maroc.
05:11Donc, on a accueilli hier même l'équipe malienne et on va retransmettre cette pièce à une nouvelle équipe marocaine.
05:22Donc, la question de la transmission est très, très présente entre nos échanges maroc-maliens,
05:29entre deux festivals, entre les générations.
05:33Ainsi qu'on invite également un chorégraphe malien pour présenter son solo,
05:37d'ailleurs celui qu'on vient de voir sur les images.
05:40Alors, Ahlam Moshli, vous parliez d'Afrique, mais il y a aussi des troupes qui nous viennent d'Arabes,
05:46de pays arabes, notamment du Liban et de Syrie.
05:49Mais lors de cette deuxième édition, il y a des rencontres, et notamment avec l'Arab Dance Platform.
05:55De quoi s'agit-il exactement ?
05:58Alors, l'Arab Dance Platform, c'est un projet également solidaire
06:02qui s'est construit l'année dernière et qui a posé sa première brique à Casablanca.
06:07C'est un projet entre les rencontres chorégraphiques de Casablanca,
06:12Beyrouth Physical Lab au Liban et El Badil à Tunis.
06:16On est trois festivals.
06:18On s'est posé la question de comment aussi créer une passerelle entre ces trois festivals,
06:24avec ces danseurs et ces chorégraphes confirmés également.
06:29C'est une manière de tisser des liens dans le monde arabe.
06:34Que le Maroc soit ouvert vers l'Afrique et qu'il soit ouvert vers le monde arabe,
06:40c'est une richesse pour nous.
06:41Et aussi, ça permet à la création marocaine de circuler dans d'autres réseaux que les réseaux de Nord.
06:48Voilà.
06:49Effectivement, il va y avoir une rencontre professionnelle le vendredi 9
06:54pour parler de cette arabe dance platform.
06:57Avant de poursuivre et de vous poser une toute dernière question,
06:59j'aimerais qu'on regarde ce dernier extrait.
07:02?
07:05?
07:05?
07:06?
07:36Ahla Mourseli, une toute dernière question, 23 spectacles, quel est votre coup de cœur ?
07:43Alors, comme on parle Afrique, mon coup de cœur, c'est le bal chorégraphique participatif
07:49qui va être animé pour le grand chorégraphe Salia Sanou du Burkina Faso
07:55et qui co-dirige le Centre Chorégraphique National de Nantes.
08:00On va inviter le public, pas que les professionnels, pas que les danseurs,
08:04mais aussi le public passant du jardin du parc de la Ligue arabe
08:11à venir découvrir, à participer.
08:14Et ce bal, il va être précédé par un temps de workshop avec le chorégraphe
08:19afin de donner au public les outils pour danser avec nous tous.
08:24Ahla Mourseli, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
08:27Je rappelle que vous êtes chorégraphe et organisatrice des Rencontres chorégraphiques de Casablanca
08:33qui se tiennent du 7 au 11 et puis du 12 au 14 dans la capitale Rabat.
08:38Merci beaucoup encore d'avoir accepté notre invitation.
08:41Merci pour l'invitation.
08:44On quitte Casablanca à présent pour prendre la direction du Kyrgyzstan
08:47où des archéologues sont sur les traces d'une mystérieuse ville engloutie.
08:51Et oui, ils sont déjà sortis, ils ont déjà plongé et trouvé bien évidemment des vestiges.
08:56Donc au cœur du Kyrgyzstan, dans les eaux froides du lac,
08:59ici que coule, une vingtaine de chercheurs russes et kyrgyzent
09:03tentent de percer le mystère d'une cité médiévale engloutie
09:07située sur l'une des anciennes routes de la soie.
09:09À seulement 3 ou 4 mètres de profondeur,
09:11les plongeurs découvrent des fragments de céramique,
09:14des ossements et des vestiges architecturaux.
09:16Le site pourrait s'étendre sur plusieurs kilomètres
09:19et abrité autrefois une mosquée, des bains publics
09:22ou encore une madrasa de nécropole.
09:24Témoigne également de l'islamisation progressive de cette région d'Asie centrale.
09:35En ce moment, nous sommes sur l'eau au-dessus d'une localité noyée.
09:403 à 4 mètres sous nous se trouvent des bâtiments, des ruines.
09:43Non loin d'ici, il y a une nécropole.
09:45Tout cela a été englouti.
09:47Très probablement, à un moment donné, au XIIIe siècle,
09:50une catastrophe sismique s'est produite
09:52au cours de laquelle une très grande partie de cette ancienne localité
09:55a sombré sous les eaux.
09:57Même si elle se trouve en plein cœur de l'Asie centrale,
10:00cette période constitue un chapitre très important
10:03de l'histoire de l'humanité,
10:05car elle a été le moment où l'Orient et l'Occident
10:07ont été reliés au Moyen-Âge.
10:09C'est donc le fil qui unit les deux plus grandes civilisations
10:13de l'histoire médiévale.
10:14Et en réalité, personne ne le sait encore.
10:16On en sait très peu.
10:22Alors, pourquoi cette cité a-t-elle disparu sous les eaux ?
10:25Les chercheurs privilégient pour l'instant
10:27l'hypothèse d'une catastrophe naturelle,
10:30peut-être un séisme dans une région particulièrement active
10:33sur le plan tectonique.
10:34Une autre théorie évoque une montée progressive
10:37du niveau du lac,
10:38provoquée par la formation d'un barrage tectonique.
10:40Les fouilles comparées par les scientifiques
10:42à celles de Pompéi pourraient ainsi révéler
10:45non seulement le quotidien des habitants d'une cité oubliée,
10:48mais aussi apporter de précieuses informations
10:50sur l'histoire des routes de la soie
10:52et les risques sismiques de la région.
10:58Les ossements qui ont été découverts
11:00permettront aux archéologues de déterminer
11:03le régime alimentaire et l'âge des restes,
11:05ainsi que le régime des populations
11:06qui vivaient dans cette région.
11:08Les céramiques permettront de dater
11:10plus précisément l'époque supposée,
11:12et de comprendre de manière générale
11:14où elles ont été produites,
11:17c'est-à-dire comment et selon quelles méthodes.
11:25J'espère que nous pourrons retrouver
11:27la limite de l'habitat,
11:28découvrir de la céramique,
11:30peut-être quelques eaux,
11:31en général des traces d'activités humaines.
11:33C'est notre tâche principale.
11:35Et ensuite, errer le long du fond,
11:37chercher des objets intéressants,
11:38peut-être une couche culturelle.
11:45Comme quoi le passé n'a pas fini
11:46de livrer tous ses secrets,
11:48en terminant musique.
11:49De la musique,
11:50et 15 ans après sa disparition,
11:52Césaria Evora revient avec
11:53Reina de Mona,
11:55un album inédit,
11:56composé de 10 chansons
11:57enregistrées au fil de sa carrière.
11:59Ces titres conservés
12:01dans les archives de son producteur
12:03et manager historique,
12:04José da Silva,
12:05avaient été volontairement mis de côté
12:07au fil des albums
12:08pour équilibrer les répertoires.
12:38César Céntico de Jumbo,