00:00Il n'y a pas de sentiment d'appartenance, et le sentiment d'appartenance c'est ce qui fait qu
00:03'on ne détruit pas.
00:03Quand on sait pourquoi le bien commun est là, quand on sait ce que sont les établissements,
00:07quand on sait ce que veulent dire les monuments, on ne les détruit pas.
00:10Et pourquoi il n'y a pas de sentiment d'appartenance ?
00:12Parce que dans l'éducation, la notion de bien commun, l'histoire du pays,
00:15tout ça n'est transmis ni dans la famille ni à l'école.
00:17En 68, il y a eu des destructions, il y avait un bien commun qui était pourtant,
00:21ce n'était pas la même sociologie, et on détruisait quand même.
00:24Et puis il y a eu des révolutions en 1848, et puis en 1789.
00:29La différence, Pascal, c'est que ceux qui détruisaient en 1968 avaient bénéficié de l'instruction.
00:34Ils savaient lire, ils connaissaient les interdits, ils transgressaient.
00:37Ce sont des enfants dont les parents eux-mêmes, là, ne sont pas inscrits et ne transmettent pas le sentiment
00:44d'appartenance.
00:44Dans l'histoire des révolutions, on attaque parfois des monuments.
00:48C'est l'histoire des révolutions.
00:50On n'attaque pas que des monuments, on casse tout le temps en France.
00:52Un match de foot, c'est une défaite, c'est des tirs de mortier.
00:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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