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Commission des finances : Communication de M. Éric Coquerel, rapporteur de la mission flash sur le coût de la canicule, en conclusion des travaux de cette mission

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11:02sur une mission d'information flash que la Commission des finances de l'économie générale et du contrôle budgétaire a
11:10accepté de me confier
11:12et qui était chargée d'analyser le coût de la canicule survenue au cours de l'été 2026.
11:19Initialement, le thème de travail de cette mission d'information flash a été décidé à la suite de deux épisodes.
11:23D'abord, la canicule du 17 au 30 juin 2026, particulièrement éprouvante, et celle moins intense mais plus précoce qui
11:30a lieu du 25 au 30 mai.
11:32Mais au mois de juin, comme vous le savez, quand je propose de mener ces travaux sur le coût de
11:36la canicule, on ne sait pas que les vagues de chaleur vont se succéder jusqu'en septembre,
11:41que la sécheresse va durer jusqu'en octobre. On ne sait pas qu'il va y avoir le méga-feu
11:45du Porges, jamais vu depuis 1949.
11:48On ne le savait pas, mais ce qu'on savait, c'est qu'ils sont probables, que le GIEC et
11:52les scientifiques alertent depuis des décennies,
11:54et qu'il est inacceptable de s'étonner en disant qu'il aurait pu prédire.
11:58Comme je le disais, les dégâts climatiques ont évolué au cours de l'été, donc le périmètre de travail de
12:02la mission flash a évolué les mesures au fur et à mesure que s'aggravaient ces dégâts.
12:08C'est pourquoi, finalement, elle porte sur les coûts des fortes températures de la sécheresse et des incendies de l
12:13'été 2026.
12:15La première chose que je voulais dire, c'est qu'il y a une difficulté de certains acteurs, et notamment
12:19en réalité les acteurs ministériels ou publics, à présenter des chiffres et des estimations.
12:25Parmi l'ensemble des auditionnés, je note que certains ont trouvé difficile, voire impossible, de produire certaines données et de
12:31chiffrer l'impact des chaleurs, sécheresses ou incendies.
12:33C'est notamment le cas des services de l'État. Je distingue ici deux difficultés.
12:37D'abord, les services statistiques ou les administrations travaillant des données macroéconomiques ou de santé.
12:42Je pense notamment à l'INSEE, l'ADRESS, la DG TESOR, l'Assurance maladie ou encore la Santé publique France.
12:47Il s'agit ici de difficultés qui s'expliquent assez bien. En effet, il est nécessaire d'agréger un grand
12:52nombre de données qu'il faut ensuite analyser.
12:54Toutes n'étaient pas disponibles à la date des travaux de la mission, c'est-à-dire pendant le mois
12:58de septembre.
12:59Toutefois, d'autres difficultés ont été rencontrées. Ainsi, plusieurs administrations ont eu du mal à présenter certains chiffres,
13:04alors qu'on aurait pu s'attendre à ce qu'elles aient en leur possession.
13:08Je pense notamment à la Direction générale de l'enseignement scolaire, qui n'a malheureusement pas été en mesure de
13:12présenter des chiffres sur les besoins d'équipement.
13:14Le ministère n'avait aucune donnée et a renvoyé vers les collectivités territoriales, arguant même que certains travaux n'avaient
13:21pas lieu d'être engagés,
13:22puisque des classes sont censées être fermées dans les années à venir.
13:24Sur le nombre d'heures de cours perdues, le ministère de l'Éducation nationale n'avait pas non plus de
13:28chiffres.
13:29Par ailleurs, certains opérateurs se sont montrés très prudents à l'oral, quitte à affronter une contradiction,
13:34en affirmant ne pas avoir besoin de moyens supplémentaires, tout en reconnaissant des heures supplémentaires ou certains moyens consommés,
13:40au deux tiers, dès le mois d'août. Ces propos ont généralement été nuancés à l'écrit, avec des demandes
13:45plus claires,
13:46puisque j'avais envoyé des questionnaires qui revenaient à l'écrit ensuite.
13:49Je tiens au demeurant à saluer notamment Météo France et la Direction générale de la Sécurité civile,
13:54qui ont formulé au cours de leur édition des demandes très claires de moyens supplémentaires chiffrés avec précision.
14:00Enfin, je note sur le volet État que le ministère de la Transition écologique nous a annoncé en audition
14:04que des travaux d'éluation du coût de la canicule seraient également publiés par la ministre Monique Barbu,
14:09au tout début du mois d'octobre, et pour l'instant, rien n'est sorti.
14:12Au regard de tout ce qui précède, je formule des recommandations en faveur des moyens supplémentaires humains et financiers
14:18qui doivent permettre de limiter ce type de lacunes à l'avenir, en plus de nous donner des moyens pour
14:23mieux anticiper et mieux réparer,
14:25c'est-à-dire mieux s'adapter. Donc c'est un certain nombre des préconisations que je fais.
14:29Ensuite, la mission Flash a fourni un travail important en cinq semaines, puisque l'idée était quand même d'avoir
14:34un chiffrage crédible.
14:35On a mené 34 auditions sur la base d'une liste d'acteurs majeurs élaborés au cours de l'été.
14:41En complément, j'ai sollicité 22 contributions écrites auprès d'acteurs pour lesquelles il n'était plus possible de trouver
14:46un créneau d'audition,
14:47mais dont la contribution semblait pertinente pour les travaux de la mission.
14:51On a notamment été auditionnés au niveau national l'éducation nationale des GESCO, le ministère de la Transition écologique,
14:57la Direction générale du Trésor, ainsi que plusieurs opérateurs majeurs au FB, ONF, Météo France, Agence nationale de l'habitat,
15:04ANA, l'INSEE, l'ADRESS, la Banque de France.
15:07Je remercie par ailleurs les syndicats de plusieurs administrations de la qualité de leurs contributions écrites.
15:12Le Haut commissariat au climat, l'Institut iForci ont également été auditionnés.
15:15Et côté collectivité territoriale, l'Association des maires de France, l'Association des départements de France.
15:21Ensuite, sur certains axes thématiques importantes, sur la lutte contre les incendies, des entreprises comme Airbus, Inaero, l'ESDIS et
15:29leur syndicat,
15:30la Direction générale de la sécurité civile, ainsi que, et je tiens à le souligner, l'ensemble des personnes auditionnées
15:35lors de mon déplacement de terrain au Porsche,
15:37qui m'a beaucoup marqué et qui m'a permis à la fois de constater la dévastation causée par le
15:42méga-feu, mais aussi de documenter des carences et des manquements qui devaient améliorer à l'avenir.
15:48Sur l'agriculture, trois syndicats agricoles, Confédération paysanne, Coordination rurale, Jeunes agriculteurs et la FNSEA.
15:56Je remercie la Fédération nationale de l'agriculture biologique, ainsi que la Maison de la bio, qui ont contribué par
16:01écrit.
16:01Sur la santé, la dépendance, l'adresse, l'assurance maladie, la CNSA, Santé publique France, Fédération hospitalière de France, l
16:08'AFNA d'EPA pour les EHPAD, les agences régionales de santé.
16:12Je dois dire aussi les syndicats de pompiers que j'ai rencontrés lors de leur mobilisation la semaine dernière.
16:20Alors les chiffres. La mission a obtenu une définition large de la notion de coût afin de présenter une analyse
16:25la plus complète sur la situation.
16:27Donc je ne tarderai pas à vous donner l'approche globale de ce qu'on peut estimer que nous a
16:34coûté l'été 2026.
16:36J'arrive pour ma part à un chiffre minimum de 16 milliards d'euros qui se décompose en trois parties.
16:43Un, le coût macroéconomique et le coût pour les conditions de vie, de travail et d'éducation.
16:47Le premier se décompose en un minimum de 3 milliards d'euros de perte de croissance qui provoque également un
16:52creusement d'environ 1,5 milliard du déficit public.
16:55Ça, c'est les chiffres de l'INSEE.
16:56Le second, le coût sur les conditions de vie, d'études et de travail est plus difficile à quantifier, mais
17:02a des effets certains, documentés et de long terme.
17:04Le coût de ce qu'ont pu dépenser les acteurs publics en urgence au cours de l'été, c'est
17:09plus de 2,5 milliards d'euros, estimation minimale à la date du rapport.
17:14Le coût pour les ménages et les entreprises, au moins 500 millions d'euros au grand minimum de perte de
17:19patrimoine des ménages, au moins 800 millions d'euros d'effets sur le budget des ménages.
17:23Du côté des entreprises, seules les pertes estimées par les syndicats agricoles ont pu être recensées.
17:28Elles s'élèvent pour ce seul secteur à un minimum de 10 milliards d'euros.
17:32Ensuite, ce que vont nous coûter dès 2027 et dans les années suivantes, les investissements nécessaires afin de s'adapter.
17:40Donc c'est le deuxième volet de cette étude.
17:42Dès l'été, la mission Flash conclut qu'il est nécessaire d'engager entre 8,75 et 12,3 milliards
17:49d'euros de dépenses publiques supplémentaires.
17:51Au sein de ce total, entre 8,4 et 11,9 milliards seraient issus du budget de l'État pour
17:59l'année 2027.
18:00C'est évidemment quelque chose d'intéressant à noter en lien avec nos discussions budgétaires.
18:05Permettez-moi de présenter quelques détails au sujet de ces recommandations budgétaires pour les années 2027 et suivantes.
18:11Les commissaires noteront que j'ai pris soin de proposer une fourchette afin de ne pas me montrer prescriptif vis
18:17-à-vis d'un seul chiffre symbolique.
18:19Toutefois, les montants restent importants.
18:20Ces montants importants, on aurait dû en retrouver une trace, au moins en ordre de grandeur, dans le projet de
18:26loi de finances qui vient de nous être proposé.
18:28Chacun ici constatera que ce n'est pas le cas.
18:30Je proposerai donc des amendements pour la discussion budgétaire afin d'y remédier.
18:35Quelques détails donc.
18:361. Le coût des vagues de chaleur doit être mieux mesuré pour éclairer l'action publique.
18:41Une enveloppe de 3,9 millions d'euros sur 2027-2030 permettrait de confier à l'INSEE un suivi annuel
18:47du coût des vagues de chaleur avec 6 ETP et des outils, des moyens de fonctionnement pour 1,2 million
18:53d'euros au lancement, puis 900 000 euros par an.
18:55Un programme de recherche de 2 millions d'euros permettrait de financer 10 projets de 200 000 euros sur 3
19:01ans consacrés aux effets encore mal mesurés des vagues de chaleur.
19:042. La réponse aux incendies doit être renforcée sur l'ensemble de la chaîne qui va de la prévention jusqu
19:10'au rétablissement des territoires.
19:11Sur la prévention et la prévision, le renforcement des effectifs de Météo France représenterait 2,9 millions d'euros par
19:19an à terme, dont 1,4 pour 14 prévisionnistes supplémentaires liés à la question des incendies.
19:25Et 1,5 million pour 15 ETP consacrés à l'intelligence artificielle.
19:32407 millions d'euros pour le calcul intensif et 714 millions d'euros pour les programmes de METSAT qui doivent
19:40être sécurisés dans la durée.
19:41Entre 2,2 et 2,6 millions d'euros dès 2027 permettraient de financer 40 ETP supplémentaires à l'ONF
19:49pour la prévention forestière.
19:51Enfin, 13 à 18 millions d'euros par an sur 2027-2030 permettraient d'aider 10 000 ménages modestes par
19:57an à réaliser leurs obligations légales de débroussaillement.
20:01Sur la lutte contre les incendies, une loi de programmation de la sécurité civile est indispensable.
20:06500 à 6 millions d'euros de crédits de l'Etat sur 2027-2030 pourraient être consacrées au pacte capacitaire
20:12pour renforcer les moyens terrestres des SDIS.
20:15Deux hausses de recettes possibles.
20:18Une, entre 900 millions et 1 milliard d'euros de recettes supplémentaires par an pourraient conforter les ressources des SDIS
20:23grâce au relèvement de 6,45 à 10,45 points de la fraction de la TSCA.
20:29On est loin des 200 millions annoncés par le gouvernant dans le PLF 2027 et qui risquent d'être abotés
20:34ailleurs.
20:35Deux, la création d'une taxe additionnelle de 1 euro par nuitée dans les hôtels, 4 et 5 étoiles et
20:41les palaces.
20:41Il faudrait également atteindre à terme une flotte d'une vingtaine d'avions amphibies avec une commande de 4 appareils
20:47des 2027 et soutenir de 60 à 80 millions d'euros une filière française souveraine
20:54et qui aurait le mérite à partir de 2030 de ne pas nous laisser, j'allais dire, sous le risque
21:02d'une filière canadienne qui pourrait s'arrêter d'un jour au lendemain.
21:06La disponibilité des hélicoptères lourds bombardiers d'eau doit être sécurisée.
21:09Entre 8 et 12 millions d'euros permettraient de préparer une capacité complémentaire reposant sur 4 kits de largage destinés
21:16aux A400M qui, eux, existent évidemment en lien avec leur mission militaire.
21:21Par ailleurs, près de 9 millions d'euros doivent être pérennisés afin d'assurer la disponibilité du produit retardant et
21:27soutenir la production d'un retardant français
21:29et dont la toxicité pour l'environnement serait réduite. Je me suis laissé dire que la commande des kits de
21:35largage, suite à une évocation de ce sujet au Premier ministre
21:39dont je me suis permis, serait en cours, ce qui serait évidemment une satisfaction.
21:44Il faut renforcer les capacités des sapeurs-pompiers tout en tenant compte de leur activité déjà très soutenue le reste
21:49de l'année,
21:49car ils pallient le recul d'autres services publics et certaines insuffisances de l'offre des soins.
21:54Comme l'a résumé un représentant syndical, ils vont là où plus personne ne va, ou en tout cas plus
21:59aucun service public ne va.
22:02Les besoins identifiés sont 20 000 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires, 50 000 engagements nets supplémentaires de sapeurs-pompiers volontaires d
22:10'ici 2030.
22:11Les sapeurs-pompiers se sont d'ailleurs dits favorables en audition, je parle de leur fédération, à une forme de
22:16conscription écologique.
22:17Je propose par ailleurs de réfléchir à une modalité de réquisition écologique, il pourrait y avoir une réserve qui pourrait
22:23être liée avec cette conscription.
22:25Former 40 000 sapeurs-pompiers supplémentaires à la lutte contre les feux de forêt d'ici 2030,
22:30parce qu'en réalité, il y a un nombre minoritaire de sapeurs-pompiers volontaires qui sont formés à la lutte
22:36contre les feux de forêt.
22:37Des recherches sur les conséquences sanitaires de l'exposition des sapeurs-pompiers aux fortes chaleurs et aux fumées d'incendie,
22:43en prenant en compte les techniques et le matériel français utilisé par les pompiers, pour l'instant, ces recherches n
22:47'existent qu'au niveau américain et canadien.
22:50La préparation et la coordination des évacuations doivent être renforcées au-delà du cadre communal.
22:54Les auditions conduites au Porges ont fait apparaître un décalage entre l'organisation décrite par les services de l'État
23:00et l'expérience de certains habitants et élus,
23:03qui indiquent avoir dû assurer eux-mêmes une partie de la coordination.
23:07La préfète de la Gironde, également auditionnée, a également fait état de difficultés en la matière.
23:11Sur l'accompagnement des sinistrés, toujours en lien avec l'audition publique que j'ai effectuée au Porges,
23:16Un guichet unique départemental après chaque incendie majeur, sous la coordination du préfet, serait utile.
23:23Faciliter les contre-expertises avec un examen contradictoire simplifié sur pièce,
23:27préservant le droit du sinistré à une contre-expertise, permettrait d'accélérer les indemnisations.
23:32Le régime catenat d'indemnisation des catastrophes naturelles mérite d'être étendu aux incendies de forêt et de végétation d
23:39'intensité exceptionnelle.
23:40Améliorer le suivi sanitaire des populations, notamment exposées aux fumées.
23:45Programmer une première tranche de restauration des forêts publiques incendiées,
23:49pour un montant estimé entre 85 et 171 millions d'euros sur 2027-2030,
23:55dont 26 à 51 millions d'euros dès 2027.
23:58Par-delà la lutte contre les incendies, qui est la phase visible des aléas climatiques estivaux,
24:03il faut une montée en puissance de l'adaptation de la population et de son environnement
24:07aux fortes températures et aux sécheresses, à hauteur de plus de 70 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2050,
24:13dont 45 seraient issus du budget de l'État.
24:16L'adaptation des lieux de vie, des écoles et des établissements de santé aux fortes chaleurs
24:21nécessiterait environ 68,5 milliards d'euros d'investissement d'ici 2050,
24:26dont 43 qui seraient financés par budget de l'État,
24:29dont, c'est un chiffre à retenir, 6 à 9 dès le PLF 2027, si on voulait être prêt à
24:35temps.
24:35L'adaptation du réseau de production et de transport de l'énergie aux fortes chaleurs
24:39nécessiterait 40 milliards d'euros, qui semblent déjà programmés, selon le ministère.
24:44L'adaptation du secteur agricole et des acteurs de la préservation de l'environnement
24:47aux fortes chaleurs et à la sécheresse nécessiterait entre 15 et 20 milliards d'euros supplémentaires.
24:54En conclusion, plus on attend, plus ça coûte cher.
24:57Dans un rapport de 2025, la Cour des comptes citait les chiffres du NGFS,
25:02le réseau des banques centrales pour le verdissement de la finance.
25:04Je cite « En France, un scénario de statu quo des politiques menées face au dérèglement climatique
25:09entraînerait une perte de 11,4 points de PIB à l'horizon 2050. »
25:15Ce rapport date de 2025 et l'année 2026 nous a montré que le dérèglement climatique
25:20va beaucoup plus vite que ce qu'on avait estimé.
25:23Donc ce coût est probablement sous-estimé.
25:26Au moment où je présente les travaux de cette mission flash sur les canicules,
25:29les sécheresses, les incendies, l'été arriverait enfin à son terme à l'approche de la mi-octobre.
25:34C'est déjà une anomalie en soi.
25:36Mais je rappelle qu'une fois cette saison passée, nous risquons de faire face dans les mois à venir
25:39à des inondations et des tempêtes exceptionnelles.
25:43Ça a déjà été le cas cet été et ça risque d'empirer au cours de l'hiver.
25:46Et là aussi, il y aura des coûts.
25:48Là aussi, il faudra que l'État intervienne.
25:49Je crains malheureusement que, vu l'état du budget en 2026
25:53et ce que le gouvernement prévoit pour le 1er semestre 2027,
25:56il y a aussi aussi les pouvoirs publics apparaissent désarmés
25:59et réagissant en retard et de manière insuffisante.
26:01Les travaux de cette mission traitaient des mesures d'adaptation au dérèglement climatique.
26:07Les politiques d'atténuation, c'est-à-dire la décarbonation et de sobriété,
26:12n'étaient pas couvertes par mes travaux.
26:14Et je rappelle que les chiffres avancés par I4C, par Pisani-Ferry, Mafouz, etc.,
26:19sont des chiffres autrement plus élevés encore que ces travaux d'adaptation.
26:24Elles sont pourtant l'autre moitié des politiques climatiques
26:28et seront absolument essentielles.
26:31Voilà ce que je voulais dire.
26:32Je vous remercie les deux administrateurs qui m'ont accompagné,
26:35Sarah Rouillon et Nathan Juralien.
26:40Juralia, pardon.
26:42Voilà.
26:42Merci, Adrien Gaffier, qui a également mis la main à ce rapport.
26:48Et je remercie plusieurs des collègues qui ont accompagné cette commission d'information
26:54et dont les questions ont été précieuses pour le contenu.
26:57Je pense à Sophie Laurence Roy, Christine Arrighi, Sophie Mette
27:01et quelques autres qui sont intervenus au cours de ces auditions.
27:06Voilà.
27:06Je peux maintenant répondre à vos questions.
27:16Monsieur le Président ?
27:17Oui, bien sûr, Madame Roy.
27:20Merci, Monsieur le Président.
27:21Merci pour ces conclusions.
27:26En fait, j'ai deux questions à poser, mais je n'ai évidemment pas lu votre rapport.
27:32Et les conclusions que vous venez de nous lire me paraissent avoir oublié deux éléments,
27:38mais peut-être sont-ils dans votre rapport.
27:40Dans vos conclusions, vous n'indiquez pas qu'il y a une température maximale
27:46pour que l'homme et la femme, ou la femme et l'homme,
27:50puissent vivre correctement, y compris en temps de canicule.
27:54Ça, c'est une première remarque.
27:56Deuxième remarque, vous envisagez des dépenses.
27:59Vous avez chiffré des dépenses pour que les forêts nationales puissent être remises en état.
28:05Or, 85 % de nos forêts sont des forêts privées.
28:10J'ai entendu que vous aviez aussi prévu une aide pour les propriétaires
28:15et leurs opérations de débroussaillement.
28:19Mais est-ce que le chiffre que vous visez, que vous avez cité,
28:24concerne également les propriétaires de forêts privées ?
28:27Merci, M. le Président.
28:29Merci. Je propose de prendre toutes les questions dans l'ordre.
28:36Et puis je vous répondrai globalement.
28:39Christine Arrigui.
28:40Oui, merci, M. le Président.
28:42Donc merci, M. le Président rapporteur,
28:45puisqu'en l'occurrence, c'est en tant que rapporteur
28:47que ce rapport, cette communication nous a été faite.
28:52Donc moi, je me félicite d'abord qu'il y ait eu cette mission flash organisée
28:58et que vous ayez pris l'initiative,
29:00parce que cela permet en effet de documenter
29:02sur l'ensemble des sujets pour lesquels nous sommes évidemment
29:06soumis à ces fortes températures, sécheresses, incendies,
29:10même si cette mission flash n'a pas embrassé, évidemment,
29:14puisqu'elle était flash, n'a pas embrassé la totalité des sujets,
29:18elle n'a pas embrassé la question, évidemment, des transports,
29:22puisque en la matière, avec les températures,
29:26il y a eu de fortes incidences au niveau transport
29:29et donc de fortes incidences également au niveau de notre PIB
29:32sur la question des mobilités
29:34et sur, évidemment, le coût et le surcoût liés aux transports.
29:38Il n'y a pas de l'information de la sécheresse,
29:41notamment sur les centrales nucléaires.
29:44Cet été, six centrales nucléaires ont été fermées à tour de rôle,
29:49certaines parce qu'il n'y avait plus assez d'eau
29:50pour refroidir les réacteurs,
29:52d'autres parce qu'il y avait des méduses à gravelines dans les eaux
29:56et donc elles n'étaient pas possibles de refroidir les centrales.
29:59Et donc, là, encore des impacts en termes, évidemment,
30:03de PIB au niveau national.
30:05Et puis, enfin, sur la question,
30:08puisque j'étais sur cette zone au moment où des incendies,
30:12vers le Porges et un peu plus bas, vers Biscarros,
30:15même si ce n'est pas arrivé complètement jusqu'à Biscarros,
30:19les impacts qu'il va y avoir prochainement,
30:22parce qu'il va falloir abattre tous ces arbres
30:24et que, naturellement, au-delà du choc émotionnel véritable
30:28que vont vivre les personnes qui habitent là-bas
30:31quand, après être nées dans une forêt,
30:34on se retrouve face à des hectares,
30:3648 000 hectares de terre sans rien,
30:40sans arbres, sans végétation,
30:42c'est toute une économie,
30:43tout un écosystème qui s'effondre,
30:46une biodiversité, évidemment,
30:48dont on ne parle pas suffisamment,
30:49qui va s'effondrer.
30:50Donc, ma question relative, évidemment,
30:54en lien avec la loi de finances,
30:57est-ce que vous avez eu le temps d'expertiser
30:59au regard des recommandations
31:01que vous venez de faire dans votre rapport,
31:04si ces recommandations,
31:06et à quel niveau,
31:07elles ont été retenues dans le projet de loi de finances,
31:11pour tout dire,
31:12je sais qu'elles ne l'ont pas été,
31:15et donc, je voudrais avoir un peu la mesure
31:17de ce qui est prévu dans la loi de finances
31:19par rapport aux recommandations
31:21que vous avez pu faire dans votre excellent rapport.
31:23Je vous remercie.
31:27Est-ce que M. le Mandon...
31:28Oui, pardon.
31:29Je ne sais pas si M. le Mandon...
31:31Emmanuel Mandon, qui a été aussi présent
31:33lors des auditions,
31:33je m'excuse de ne pas l'avoir signalé tout à l'heure,
31:35par certaines auditions.
31:36Il n'y a pas de souci.
31:38Merci, M. le Président.
31:40Juste quelques mots pour vous dire
31:42qu'effectivement,
31:44j'ai beaucoup apprécié, personnellement,
31:48le fait qu'on puisse lancer une mission
31:50sur ce thème,
31:52sachant qu'on fasse
31:54à une situation absolument exceptionnelle
31:56et qui, malheureusement,
31:59peut se répéter.
32:01Et c'est des prévisions
32:03qui nous sont adressées, données.
32:06Je dois dire d'abord
32:07que c'est important
32:08que la puissance publique
32:10puisse mettre les moyens...
32:13On entend très mal, Emmanuel.
32:15C'est possible de parler plus fort.
32:18J'essaye de parler un peu plus fort.
32:20Voilà, c'est mieux, là.
32:21C'est mieux.
32:22Oui, excusez-moi.
32:23Donc, je disais simplement,
32:24oui, que la puissance publique,
32:25il fallait qu'on, sans doute,
32:27soit beaucoup plus attentif
32:30à l'action de Météo France
32:34et au maillage,
32:35parce que, souvent,
32:37ce qui fait défaut,
32:37c'est aussi un maillage
32:42insuffisamment strict
32:43des territoires.
32:45Or, les territoires ont une grande diversité.
32:47Il y a également,
32:48on peut dire que,
32:50dans le passé,
32:51on avait eu des vagues de choix
32:52et on n'avait pas toujours fait
32:53les travaux nécessaires
32:55pour mesurer l'impact de ces aléas.
32:58Et c'est sûr que notre économie,
33:01notre fonctionnement global
33:03a besoin de cela.
33:04Et donc, je voulais vraiment vous remercier.
33:06Alors, évidemment,
33:07tout ça,
33:08c'est une première approche.
33:10Est-ce que je voudrais
33:11vous poser comme question,
33:13M. le Président ?
33:14Vous posez la question suivante.
33:16Est-ce que vous pensez...
33:19Est-ce que cela nous donne
33:21un premier éclairage
33:22qui permet, ensuite,
33:24d'adapter une méthode
33:26plus, sans doute,
33:28qui conforte,
33:29qui muscle davantage
33:31l'action publique
33:32vis-à-vis des variations météorologiques ?
33:36Les climatiques.
33:38Merci.
33:40Collègue Djibahou,
33:41vous voulez dire quelque chose ?
33:44Non ?
33:44Merci.
33:46Alors, il a d'abord fait une remarque
33:50sur le maillage de notre réponse
33:52qui était insuffisant.
33:53Et la deuxième, c'était
33:55est-ce que votre rapport
33:57préconise finalement
33:58un schéma ou une chronologie
34:00dans les actions très grandes ?
34:02OK. Merci.
34:05Donc, plusieurs réponses aux questions.
34:07Merci d'abord, chers collègues,
34:08de vos interventions.
34:10Alors, j'ai résumé à le rapport,
34:12parce que normalement,
34:13on doit le calibrer en 15 minutes.
34:14Donc, il y a des choses
34:14dans mon intervention
34:15que je n'ai pas mis.
34:18Mais je vais, si ce n'est vous rassurer,
34:21en tout cas,
34:22vous dire que j'en ai pris compte.
34:24Alors, il y a effectivement eu
34:27une audition sur, on va dire,
34:29la température maximum
34:30en deçà desquelles
34:33il est compliqué d'estimer
34:35qu'on peut être
34:36dans un confort d'été,
34:39voire une habitabilité.
34:41pour tout vous avouer,
34:43Sophie Laurence Roy,
34:44je croyais l'avoir mis
34:44dans le rapport,
34:45je cherche,
34:46mais il me semble
34:47que j'en ai parlé.
34:50Voilà, on parle dans un encadré
34:52de ce qui ne serait pas acceptable
34:55en termes,
34:56notamment au-dessus
34:57de 30 degrés Celsius,
34:59puisque ça serait deux fois,
35:00deux à trois fois plus mortels
35:02dans une commune dense.
35:03Il y a quelques données,
35:04mais il y avait des chiffres
35:05qui avaient été donnés
35:05pendant l'audition
35:07qu'on a fait jeudi,
35:08et là, par contre,
35:09je ne crois pas
35:09l'avoir répercuté.
35:10Donc je prends note
35:11de ce que vous avez dit.
35:15Sur les forêts,
35:16et plus largement...
35:19Alors, vous l'avez dit,
35:21il y a des recommandations
35:23sur les forêts publiques,
35:24il y a aussi des recommandations
35:25sur les forêts privées,
35:27qui est un investissement
35:28de 13 millions à 18 millions d'euros
35:35pour 2027.
35:36Donc c'est dans le rapport,
35:38je voulais vous le dire.
35:40Par contre,
35:40de manière plus globale,
35:42le coût,
35:42en termes de biodiversité,
35:45lui, est indiqué,
35:47mais n'est pas chiffré,
35:48tout simplement parce qu'il n'y a aucune...
35:50Tout ce que je vous ai dit là
35:52est en lien avec les auditions,
35:53avec ce qui m'a été dit,
35:54c'est-à-dire qu'il n'y a rien
35:55ou des documents qu'on a reçus,
35:56que les collègues qui ont suivi
35:58ont pu en témoin.
36:00Par contre,
36:00je n'ai évidemment pas pu inventer des coûts.
36:02Mais c'est évident
36:03qu'il y a un coût pour la biodiversité
36:04qui est très important,
36:06que ce soit au niveau végétal,
36:08animal,
36:10enfin,
36:10tout ce qu'on pourrait se faire.
36:11Et là,
36:12c'est un des trous noirs,
36:13c'est-à-dire qu'il n'y a aucune étude sérieuse
36:15sur le coût de la biodiversité
36:17qui est donc sous-estimée.
36:18De la même manière,
36:19je l'ai indiqué dans le rapport,
36:21mais dans les un peu plus de 16 milliards
36:22que j'indique,
36:24il n'y a pas le coût de la mortalité.
36:25Pourquoi ?
36:26Parce que j'ai choisi de ne pas le mettre
36:28parce que là,
36:28pour le coup,
36:29il y a un peu des avis un peu différents.
36:31Certains donnent des chiffrages
36:32assez précis
36:33du coût de la mortalité
36:35qui aurait fait monter notre coût
36:37à 33 milliards en tout global.
36:39Mais d'autres trouvent
36:40que c'est un peu compliqué
36:42de donner,
36:43j'allais dire,
36:44entre guillemets,
36:46une valeur à une vie humaine.
36:48Donc je l'ai mis quelque part,
36:50mais je ne l'ai pas mis dans le total
36:51pour les raisons
36:52que je viens d'expliquer.
36:57Sur le transport,
36:59il y a des chiffres.
37:01Alors sur le transport,
37:02il y a un chiffre
37:03qui est de 80 millions d'euros
37:04estimé par la SNCF,
37:05qui est dans le rapport.
37:06Je ne l'ai pas cité,
37:07mais je vous le dis.
37:08Et sur l'énergie,
37:10il y a aussi un chiffre
37:11que j'ai donné tout à l'heure.
37:12mais là, pour le coup,
37:14le ministère estime que...
37:16Enfin, EDF,
37:17c'est EDF, je crois,
37:18qui estime que...
37:21Il est pris en compte
37:22dans les années à venir,
37:23qui est, je crois,
37:24je l'ai donné le chiffre tout à l'heure,
37:26c'est 40 milliards,
37:26non, c'est ça ?
37:32RTE, EDF,
37:33c'est 40 milliards
37:34pour l'adaptation
37:35au cours des prochaines années.
37:37Et eux disent
37:37qu'il est pris en compte.
37:39Voilà.
37:39Donc c'est pour ça
37:40que je ne l'ai pas mis
37:41dans les chiffrages à faire,
37:42parce qu'eux expliquent,
37:44quand je les ai auditionnés,
37:45que quelque part,
37:45ils sont déjà programmés,
37:47chiffrés, budgétés.
37:48Donc je les ai cru,
37:50j'allais dire, sur parole,
37:51mais c'est indiqué dans le rapport.
37:54Sur transport, j'ai répondu.
37:55Sur énergie, j'ai répondu.
37:57Biodiversité, j'ai répondu.
37:59Sur les forêts privées, j'ai répondu.
38:02Sur la question de Emmanuel Mandon,
38:04oui, alors, pour Météo France,
38:05c'est ce que j'ai dit.
38:07Il y a eu une demande très précise
38:09de Météo France,
38:10j'ai dit tout à l'heure,
38:10je les ai salués,
38:12d'avoir un maillage plus fin,
38:13notamment sur la question des incendies,
38:16qui viseraient
38:17à recruter 14 équivalents de temps plein,
38:21plus une quinzaine liée
38:23à l'intelligence artificielle,
38:26plus plusieurs centaines de millions
38:28qui verraient augmenter
38:30le supercalculateur en potentiel
38:33qui a déjà été budgété.
38:35Mais sur les incendies,
38:36qui correspondent un peu au maillage
38:38dont vous parlez,
38:39puis au suivi aussi,
38:40puisqu'on sait maintenant
38:41qu'on a des nuages,
38:44je ne sais plus quel terme
38:45qui est utilisé,
38:45mais enfin bon,
38:46de cumulaux,
38:52enfin bon,
38:52je n'ai pas le terme exact,
38:53mais chacun comprendra,
38:54on l'a entendu cet été,
38:56ils ont besoin
38:57d'un certain nombre de TP.
38:58Et oui,
38:58pour répondre aussi
38:59à Emmanuel Mandon,
39:02dans mes recommandations,
39:03vous allez le voir
39:04quand vous découvrez
39:05le rapport
39:05qui a dû vous être envoyé
39:06normalement,
39:07ce matin,
39:08vous verrez
39:09qu'il y a une chronologie,
39:10c'est-à-dire qu'on part,
39:11par exemple,
39:12des chiffrages
39:13pour être capable
39:14de mieux estimer.
39:15Et puis après,
39:16on parle des chiffrages
39:17qui sont liés
39:19aux différents épisodes
39:21en essayant aussi
39:22de dissocier
39:23ce qui pourrait être
39:24de l'État
39:25et ce qui pourrait être,
39:26entre guillemets,
39:26d'autres puissances publiques,
39:28voire des instruments,
39:30comme par exemple
39:30augmenter le plafond
39:31du Livret A
39:32pour la question
39:33d'intervention
39:34sur l'isolation
39:36et la rénovation thermique
39:37des logements sociaux.
39:40Donc il y a tout
39:41un panel de choses
39:42qui répondent
39:43de manière séquentielle
39:44qui décrivent bien
39:46ce qu'il faudrait faire
39:47en 2027
39:48pour être à l'heure,
39:50j'allais dire,
39:50et pour faire face
39:51de manière plus efficace
39:52à tout ce qui s'est passé
39:53en 2026
39:54et qui, évidemment,
39:55continuerait notamment
39:56à être budgété
39:57dans les années à venir.
39:59Et puis,
40:00je l'ai dit,
40:01par contre,
40:01mon rapport s'arrête
40:02à ce niveau-là
40:03et d'abord,
40:05parce que c'était
40:05une émission flash,
40:06alors même s'il y a
40:07certains moments
40:07j'ai quand même eu l'impression
40:09au niveau de l'ampleur
40:09du travail,
40:10et je remercie encore
40:10mes deux administrateurs
40:11là-dessus,
40:12ce qui a eu un gros travail
40:13jusqu'à hier soir très tard,
40:15je n'aurai pas le dire
40:15pour un dimanche,
40:17mais à un certain moment,
40:19il a quasiment pris
40:20l'ampleur
40:21d'une mission d'information.
40:22Bon, il est évident
40:23que le travail à faire
40:24sur ce qui serait
40:25l'anticipation
40:26est un travail
40:27encore beaucoup plus important
40:28et qui, d'ailleurs,
40:29a en partie été documenté
40:31par plusieurs institutions.
40:34Voilà ce que je pouvais dire.
40:36Vous voulez me noter quelque chose ?
40:41Dans l'article 14 du PLF,
40:42la question a été posée
40:43s'il y avait déjà des choses.
40:45Bon, il y a effectivement
40:46un soutien aux entreprises
40:48touchées par les incendies
40:49cet été en termes fiscales
40:51et dans le PLFSS,
40:54pardon,
40:54à l'article 4,
40:56de soutien aux cotisants.
40:59Voilà, qui est impliqué.
41:00Enfin, pour globalement,
41:01entre ça et ce que je mets
41:04sur la table,
41:05on peut dire
41:05qu'il n'y a pas grand-chose
41:06en réalité.
41:08Par exemple,
41:08si on prend les mesures
41:09qui ont été décidées,
41:10il y a deux mesures
41:11qui ont été décidées
41:12pour la question des pompiers.
41:15Il y en a une
41:15qui est d'augmenter le budget
41:17de la sécurité civile
41:19de 200 millions d'euros.
41:20Or, il faut savoir
41:21que l'an dernier,
41:22de manière forcée,
41:24j'allais dire,
41:25la sécurité civile,
41:26pour faire face
41:27à ce qui s'est passé,
41:27a dû, en réalité,
41:29dépenser 260 millions d'euros
41:31de plus
41:31que les 874
41:33qui étaient budgétés.
41:34Donc, vous voyez
41:35qu'en mettant 205
41:36dans le budget 2027,
41:38en réalité,
41:38on est en dessous
41:39de ce qu'ils ont dépensé,
41:41j'allais dire,
41:41de manière naturelle
41:42en 2026.
41:44Et là-dedans,
41:44on ne tient pas compte du tout
41:46de ce qu'il faudrait
41:46en termes d'équipement,
41:47d'aéronefs, etc.
41:49Quant aux 200,
41:49je crois que c'est le même chiffre,
41:50d'ailleurs,
41:50205 millions
41:53qui est mis,
41:54cette fois-ci,
41:55sur la question des SDIS,
41:56tout ça est bien,
41:57mais d'un autre côté,
41:58comment prendre l'argent
41:59à un département de France
42:00de manière importante,
42:02et je crois à hauteur
42:02de 2 milliards
42:03si je ne me trompe pas,
42:04vous voyez bien
42:04qu'en réalité,
42:05on va peut-être donner
42:06quelque chose
42:08via une augmentation légère
42:09de la TSCA
42:11au département de France,
42:12mais si, par ailleurs,
42:13on leur enlève des budgets,
42:14je crains qu'à l'arrivée,
42:17les services des SDIS
42:18n'en voient pas beaucoup la couleur.
42:19Donc, voilà un peu mon inquiétude.
42:20On voit que ce n'est pas
42:20à la hauteur
42:21de ce qu'il faudrait faire
42:22pour mieux faire face
42:24dès 2027
42:25et dans les années à venir
42:26à ce qu'on a vu cette année
42:27et qui, ça c'est aussi
42:28le résultat des auditions,
42:30va se répéter inévitablement
42:32parce que ce qu'ont montré
42:33les auditions,
42:34c'est que ça n'avait rien
42:34d'exceptionnel
42:35pour les années à venir.
42:37Voilà ce que je voulais dire.
42:38Oui, allez-y.
42:40Merci, M. le Président.
42:41Je me permets
42:42une petite question.
42:44Déjà, merci pour le rapport
42:46qui est déjà
42:48un très bon rapport,
42:49une belle présentation.
42:52Concernant la partie des OLD,
42:53je ne sais pas
42:53si vous mentionnez
42:57le PPRIF,
42:58le plan de prévention
42:59des risques incendies
43:00de forêt.
43:01Je ne pense pas
43:02l'avoir vu,
43:03j'ai survolé.
43:04Voilà, parce que
43:05je pense qu'il faudrait
43:06le prendre en compte,
43:08ce plan,
43:08parce que,
43:09bon, dans les bouches d'oron,
43:10on est bien touchés
43:11par les incendies.
43:12Et donc,
43:13si je prends l'exemple
43:14de Martigues,
43:15ce plan,
43:17très contraignant,
43:19empêche
43:20à peu près
43:20sur 60% du territoire
43:23la construction,
43:24même sur des zones
43:25constructives du PLU,
43:26puisque ça oblige
43:28à des installations
43:30comme les points
43:32aux incendies,
43:34la voirie
43:35pour que les camions,
43:36les pompiers
43:37puissent aller
43:38faire demi-tour.
43:39Donc, ça,
43:39c'est du côté collectivité.
43:41Il va y avoir un coût
43:42pour pouvoir être,
43:43justement,
43:44équipé.
43:45Et aussi,
43:45au niveau des particuliers,
43:47vous avez donc les OLD,
43:48ça a toujours été existant,
43:50mais c'est intégré
43:50dans le plan,
43:51mais il y a aussi
43:52des obligations
43:53par rapport
43:53à la construction,
43:54le type de matériel
43:56utilisé,
43:56les ouvertures,
43:58voilà.
43:58Donc,
43:59c'est un petit point
44:00que j'attire votre attention
44:02sur ce point-là.
44:02Vous avez raison
44:03de me le dire,
44:04je n'ai pas parlé
44:05de ces dispositifs
44:06particulièrement.
44:07Par contre,
44:07j'évoque,
44:08suite à ma visite au Porsche,
44:09deux problématiques.
44:11Un,
44:11la question du débroussaillage,
44:13avec un budget
44:14qui serait mis
44:16sur la question
44:17que j'ai citée
44:17tout à l'heure.
44:18Et deux,
44:19l'inquiétude
44:20des populations
44:21sur place,
44:22parce que,
44:22en gros,
44:23pour aller vite,
44:23les sinistrés,
44:24aujourd'hui,
44:25attendent la possibilité
44:27de permis de construire
44:28et attendent aussi
44:30une indemnisation.
44:31Or,
44:32par exemple,
44:33se posent des questions
44:33précises pour eux.
44:34Est-ce qu'ils sont obligés
44:36de reconstruire
44:36à l'identique,
44:38ce qui,
44:38éventuellement,
44:39poserait problème
44:40pour la suite,
44:40par rapport
44:41à des inondations
44:42ou autres,
44:43ou est-ce qu'ils peuvent
44:44construire
44:45à l'équivalence
44:48qui pourraient appliquer,
44:49y compris un changement
44:49de terrain,
44:50par exemple.
44:51Ça,
44:51ces réponses-là,
44:52elles tardent à venir.
44:53Et elles tardent aussi
44:54à venir du côté
44:54de l'État,
44:55par exemple,
44:55en termes de permis
44:57de construire.
44:58Alors,
44:58moi,
44:59quand j'ai...
44:59Ça,
44:59c'était vraiment
45:00une très grande inquiétude
45:00des habitants
45:01au Porges,
45:02quand j'ai auditionné
45:03les services de l'État
45:04le soir,
45:05ils m'ont expliqué
45:06qu'ils avaient promis
45:07de faire la réponse
45:08dans les trois mois.
45:10Mais sauf que
45:11cette réponse-là,
45:12manifestement,
45:13les sinistrés
45:14ne l'avaient pas eue.
45:15Ça,
45:16ça illustre
45:16la déconnexion.
45:17C'est pour ça
45:18que je parle
45:18d'un guichet unique
45:19qui devrait être mis en place,
45:20c'est-à-dire,
45:21en gros,
45:21pour aller vite.
45:22Quand vous avez quelque chose,
45:23un événement
45:24comme au Porges,
45:25il faudrait qu'il y ait
45:26un représentant de l'État
45:27qui soit dans ce périmètre,
45:28il y ait plusieurs communes,
45:29et qu'il soit là
45:31tous les jours
45:31pendant plusieurs mois.
45:32Il faudra même
45:33de répondre
45:33à toutes les questions
45:34qui se posent
45:35parce qu'il y a
45:36un décalage très important
45:37entre ce qu'ont vécu
45:38les sinistrés.
45:40Il y a quelqu'un
45:40qui m'a dit
45:41que c'est dans le rapport
45:42qu'il y a le temps
45:43des assurances,
45:44le temps,
45:44en gros,
45:45de l'administration,
45:47puis il y a le temps
45:47des sinistrés.
45:48Et ce n'est pas le même.
45:49Et donc, là-dessus,
45:50il y a vraiment
45:51une très grande inquiétude.
45:52Et là,
45:52ça peut faire partie
45:53de ce que vous dites,
45:54je ne l'ai pas mis,
45:59que les actions,
46:00les décisions,
46:01y compris des assurances,
46:03soient plus adaptées
46:05aux besoins
46:05des gens
46:06qui se retrouvent
46:07dans cette situation.
46:08Je ne sais pas
46:08si je réponds,
46:09mais c'est un peu le problème.
46:10Et pendant que vous m'interrogez,
46:12j'en profite pour dire une chose,
46:13un petit détail.
46:14Donc, vous avez remarqué,
46:15j'ai mis un...
46:16Il y a deux financements
46:17pour les aéronefs.
46:18Il y a un financement,
46:19en gros,
46:19pour passer de 16 à 20
46:21assez rapidement.
46:21Et il y en a un autre
46:22qui fait partie
46:23du financement
46:24que j'ai appelé
46:25pour créer
46:26une filière souveraine.
46:27Donc, ça,
46:28c'est en lien
46:28vous y avez assisté
46:29à l'audition
46:31du PDG d'Inero
46:32qui a un plan
46:35très bien prévu,
46:36qui travaille avec Airbus,
46:37qui a un plan
46:38qui, à partir de 2030,
46:39permettrait d'avoir
46:40une filière française.
46:41Et je ne l'ai pas mis
46:41dans mon rapport,
46:42mais je dois dire
46:43que j'étais étonné
46:45d'apprendre
46:45que cette entreprise
46:47avait eu besoin
46:49de 100 millions d'euros
46:50d'apport
46:52sur un plan financement
46:53qui paraît assez costaud
46:54en 10 ans
46:55et qu'ils avaient
46:56une réponse négative
46:57de la BPI
46:58et qu'ils avaient
46:59dû chercher
46:59en désespoir
47:00de cause
47:01des fonds luxembourgeois
47:02dont on peut
47:02s'interroger
47:03de la qualité.
47:04Bon, ça aussi,
47:04je trouve que c'est
47:05des choses
47:05qui, moi,
47:07m'ont quand même
47:07alerté
47:08pour faire face
47:11justement
47:11aux situations données.
47:15Oui,
47:15les y,
47:16Sophie-Laurent.
47:21Et en plus,
47:23alors,
47:23effectivement,
47:24on ne connaît pas
47:24la nationalité
47:25de l'investisseur
47:26luxembourgeois
47:27concernant
47:27Yannéro.
47:28Et à propos
47:29d'Airbus,
47:30il ne faut pas
47:30oublier aussi
47:31qu'apparemment,
47:33la présidence
47:34française d'Airbus
47:35ne va pas tarder
47:36à disparaître.
47:38et aussi et surtout
47:39qu'il y a quand même
47:41un énorme risque
47:42que les avions
47:43soient construits
47:43en Espagne.
47:44Alors,
47:45ça reste européen,
47:46on est bien d'accord,
47:46mais pour ce qui est
47:47de la souveraineté française,
47:48ça serait à vérifier
47:49aussi quand même
47:51et à surveiller
47:52attentivement.
47:55Merci de la précision,
47:56effectivement.
47:57Vous avez raison.
47:58L'audition d'Airbus
47:59était d'ailleurs
48:00très intéressante,
48:01y compris dans le fait
48:03que je l'ai dit tout à l'heure
48:03un peu en aparté,
48:05a priori,
48:06cette audition
48:06aura déjà au moins
48:07permis d'accélérer
48:08la commande
48:12des kits de largage
48:14puisque le kit de largage
48:15utilisé l'été dernier
48:16était espagnol,
48:17il a été rendu aux Espagnols
48:18et que faute de commandes rapides,
48:21on n'en aurait pas eu
48:21l'année prochaine,
48:22mais d'après,
48:23y compris ce que m'a dit
48:24le ministre de l'Intérieur,
48:25ça devra être fait,
48:25donc au moins,
48:26ça aura déjà
48:26un résultat concret.
48:28Est-ce qu'il y a
48:29d'autres interventions
48:30où on peut arrêter là ?
48:31Merci.
48:32Bon,
48:32il s'agit d'une communication,
48:33donc je n'ai pas à voter
48:34pour autorisation
48:35à sa publication.
48:37J'ai l'impression quand même
48:38que personne ne conteste
48:39le travail qui a été fait
48:41à l'intérieur.
48:42Je remercie encore
48:42mes collègues
48:43qui ont participé
48:44à cette audition.
48:45Au moins,
48:46ça nous donne des données,
48:47y compris pour la discussion
48:51budgétaire,
48:51que je ne trouve pas inutile,
48:52et elle sera mise en ligne
48:54sur la page internet
48:54de la commission.
48:55Merci beaucoup,
48:56chers collègues.
48:57Merci.
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