00:00à la mort de Zied et Bouddha, où là, tous les quartiers se sont enflammés.
00:05Et moi, j'étais chef de projet sur un quartier, le quartier des Bâtes-Adreux,
00:09et je me souviens que ce qu'on a chopé en train de brûler,
00:12de brûler à côté de chez eux, de brûler leurs centres sociaux,
00:16leurs maisons de quartier, leurs écoles, c'était souvent des mineurs,
00:20des gens parlaient des mineurs, et souvent des gamins de 12-13 ans
00:23qui avaient rempli des bouteilles avec de l'essence et qui allaient brûler.
00:28Et là aussi, excusez-moi, Christine, on a répondu, encore une fois,
00:33il y a le désœuvrement, vous comprenez, alors qu'on avait déjà mis un pognon de dingue.
00:38Et on a continué comme ça, en remettant encore des financements dans ces quartiers QPV.
00:44Et je voudrais juste rappeler une chose aussi, ma chère Christine,
00:47c'est qu'en 1983, quand on a mis en place la politique de la ville,
00:51vous aviez 16 quartiers QPV, ce qu'on appelait quartiers prioritaires.
00:54Aujourd'hui, il y en a plus de 1 500.
00:56Ça veut dire que nos politiques, nos élites politiques se sont entêtées.
01:02Et ils n'ont pas rendu service, non seulement aux habitants de ces quartiers
01:05qui, eux, voulaient vivre paisiblement dans leur quartier,
01:09mais aussi à l'ensemble de ces Français.
01:12C'est pour ça que je parle aussi du peuple sacrifié,
01:14parce que, quelque part, les Français ne pouvaient même pas, en fait,
01:19se plaindre de cette situation.
01:20Et notamment aussi, j'en parle dans mon livre, de la ruralité,
01:24parce que la ruralité, parfois, elle rencontre beaucoup plus de difficultés
01:27que dans les quartiers, mais elle ne brûle pas.
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