00:06Générique
00:15Bonjour à toutes et tous, bienvenue, 7 minutes chrono tous les jours sur TL7, la parole aux élus locaux.
00:19Je suis avec Johan César aujourd'hui, qui est premier fédéral du Parti Socialiste dans la Loire,
00:23deuxième adjoint au maire de Saint-Etienne et conseiller régional.
00:27Johan César, bonjour.
00:28Bonjour.
00:28Beaucoup de choses à évoquer avec vous, on va commencer par la primaire socialiste, les débats se poursuivent,
00:34les électeurs seront appelés à s'exprimer en faveur d'un ou d'une candidate pour les élections présidentielles,
00:40les 9 et 10 octobre prochain.
00:42Comment est-ce que vous vous positionnez, quel regard vous portez sur les débats qu'on a vus ces dernières
00:47semaines ?
00:48En tout cas, dans ces débats, on a pu au moins parler des préoccupations des Français.
00:53C'est vrai qu'on a en tout cas depuis plusieurs mois, on va dire, une actualité qui est parfois
00:56polluée
00:57par des invités souvent de droite et très régulièrement d'extrême droite qui polluent le débat sur des faux problèmes.
01:04Là, au moins, on a pu parler pouvoir d'achat des Français, logement, santé, accès aux soins, accès aux droits.
01:10Ce sont en tout cas des attentes fortes des Français pour cette élection présidentielle,
01:14avec des échanges qui ont pu avoir lieu, des propositions qui ont été faites.
01:18Et on est, on va dire, la seule organisation politique en 2026 à offrir un choix à tous les électeurs
01:24et électrices qui le souhaitent.
01:25C'est-à-dire vendredi et samedi, ils peuvent aller sur le site Choisir 2027 et pouvoir voter à cette
01:32primaire.
01:32Il y aura un deuxième tour si celui-là a lieu le week-end prochain.
01:36Et on pourra choisir notre candidat qui sera, ou notre candidate, qui sera en lice pour les élections présidentielles de
01:41mars 2027.
01:42Est-ce que ce n'est pas un peu casse-gueule quand même d'afficher les dissensions internes lors de
01:45débats comme ça ?
01:46Parce que ça met au jour des oppositions, des inimitiés parfois ?
01:51Bien sûr. Chacun a ses nuances, chacun a ses divergences.
01:54Elles ont été clairement affichées, clairement expliquées.
01:57Mais c'est le jeu du débat démocratique.
01:59En tout cas, ça a intéressé les citoyens,
02:01puisqu'il y avait près de 2 millions de personnes sur France 2 qui ont vu le débat de jeudi
02:05soir.
02:05Donc il y a de l'intérêt, il y a de l'appétit en tout cas démocratique.
02:08Donc c'est intéressant.
02:10Il y a les nuances et les différences.
02:11Mais après, on a vu que sur l'essentiel, la lutte contre l'extrême droite,
02:15le logement, la santé, le pouvoir d'achat,
02:18améliorer aussi les conditions de travail des salariés,
02:21ça la plupart en tout cas des candidats s'y retrouvent.
02:24On peut avoir des nuances, on les a vues, que ce soit sur Gaza,
02:27ce qui s'est passé du coup, conflit israélo-palestinien,
02:30avec des nuances en tout cas dans le vocabulaire utilisé.
02:34Et puis parfois sur des mesures,
02:35quand on devient dans la technique de la mesure pour favoriser le pouvoir d'achat,
02:38on a vu qu'il y avait des différences.
02:40Mais par contre, l'objectif, il reste le même,
02:41c'est améliorer le sort des classes populaires et moyennes dans ce pays.
02:44– Vous restez confiants quant au sort de l'élection présidentielle
02:47et aux chances du Parti Socialiste de figurer au second tour ?
02:50– Il y a une chose qui est sûre, même deux je pourrais dire.
02:53C'est qu'on voit que dans les sondages, malheureusement,
02:55Jean-Luc Mélenchon, même s'il se qualifie au second tour,
02:58il ne parvient pas dans tous les scénarios possibles à l'emporter au second tour.
03:01Ça, c'est une première donnée.
03:02Et nous avons une deuxième donnée,
03:03c'est que tout ce qui ressemble à la droite et le centre,
03:06tout ce qui découle du macronisme,
03:08on ne sait pas encore qui sera candidat,
03:10n'apparaît même pas au second tour.
03:12Donc la seule alternative, le seul créneau qui est possible,
03:15c'est le camp de la social-démocratie,
03:17avec les écologistes, avec les communistes,
03:20c'est-à-dire le rassemblement d'une gauche sérieuse,
03:22capable de diriger ce pays,
03:25qui n'est pas uniquement dans l'incantation
03:26ou les propositions maximalistes,
03:28mais qui est, on va dire, au contact du réel,
03:30au contact des citoyens,
03:31et cette gauche-là, elle peut l'emporter au second tour.
03:33Donc c'est cette voie-là qu'on essaye de suivre.
03:35– Un parallèle intéressant avec le cas Stéphanois,
03:38c'est-à-dire que vous aviez organisé une primaire à gauche,
03:40sans LFI à l'époque,
03:42et vous avez remporté la mairie.
03:43Ça veut dire que c'est possible à HLN de faire ça ?
03:45– Évidemment, le schéma qui est à Saint-Etienne,
03:47après dans un contexte très particulier de l'affaire Perdriot,
03:50je pense qu'on le reconnaîtra,
03:52mais en tout cas, on avait, nous, réussi,
03:54autour de Régis Jouanico, l'union la plus large possible.
03:57La France insommise n'a pas voulu en faire partie,
03:59et c'est bien dommage,
04:01mais en tout cas, on a vu que dès le premier tour,
04:02on avait fait un bon score,
04:03on a su créer une dynamique,
04:04et on a réussi, en tout cas le triptyque,
04:06c'est municipal, une tête de liste crédible, sérieuse,
04:09un programme, un projet pour les Stéphanois,
04:11et une dynamique d'équipe.
04:12Quand on a ces trois éléments réunis,
04:14ça permet de gagner,
04:15ce sont les conditions, en tout cas, pour la victoire,
04:17et c'est ce qu'on va essayer de créer
04:18pour cette élection présidentielle.
04:19– Et pour revenir à Saint-Etienne,
04:20six mois après votre élection,
04:21du coup, ça fonctionne ?
04:22Cet attelage entre toutes les étiquettes politiques fonctionne ?
04:25– Bien sûr, on travaille,
04:27que ce soit par groupe politique ou par pôle.
04:30Quand moi, par exemple,
04:31je fais une réunion de travail
04:33sur la question des impayés de cantine,
04:36je travaille avec mon adjointe qui est communiste.
04:38Quand je travaille, par exemple,
04:39sur le logement d'urgence
04:40pour des personnes qui souffrent de mal logement,
04:42je travaille avec Carole Thibstied,
04:44qui est adjointe au logement,
04:45on travaille par pôle,
04:46on travaille en toute cohérence.
04:47Là aussi, on a un objectif qui est clair ensemble,
04:50c'est sortir Saint-Etienne de l'Ornière.
04:53On a vécu des années quand même très sombres,
04:55ces trois dernières,
04:55depuis l'affaire de Gaëlle Perdriot,
04:57où Saint-Etienne a été maltraitée dans sa réputation.
05:01On a envie de redorer le blason de Saint-Etienne,
05:03et on travaille tous ensemble là-dessus,
05:05que ce soit par exemple le Renouveau Démocratique
05:07avec Julien Ogargousse,
05:08qui est du Parti communiste,
05:09ou Julie Toqui,
05:10qui est première adjointe écologiste.
05:12Là, je vous cite les étiquettes,
05:13mais quand on est entre nous,
05:14on ne les regarde pas et on travaille ensemble.
05:16Alors, votre délégation est particulière,
05:17donc deuxième adjoint,
05:19notamment chargé de la lutte contre la pauvreté.
05:21On sait qu'il y a un vrai défi à Saint-Etienne
05:22en matière de lutte contre la pauvreté.
05:24Comment est-ce que l'action politique
05:25peut faire en sorte qu'il y ait moins de pauvreté en ville ?
05:29Alors, il y a deux aspects.
05:31Le premier aspect, c'est ce que nous, on peut faire
05:32et ce qu'on peut relayer au niveau national auprès du gouvernement.
05:35Nous, ce qu'on peut faire,
05:35c'est le rôle du centre communal d'action sociale,
05:38c'est-à-dire améliorer les dispositifs d'aide qui existent.
05:41Il faut savoir que je traite à peu près
05:4320 à 25 dossiers d'aide sociale par semaine,
05:45avec évidemment toutes mes équipes
05:46et les commissions qui existent.
05:48Et 80-90% ce sont des femmes seules,
05:51et de tout âge, de 25 jusqu'à 80 ans,
05:54des familles monoparentales,
05:55donc souvent des femmes qui ont pu perdre un emploi
05:57ou qui se retrouvent du coup séparées, divorcées,
06:00sans pouvoir avoir évidemment tout leur droit.
06:02Donc, on travaille beaucoup sur l'accès au droit,
06:04les aider, les orienter, leur dire si...
06:06C'est-à-dire qu'on ne prend pas le mal à la racine,
06:07on organise le venir en aide, mais...
06:10Nous, on est là pour des aides en secours,
06:12c'est le rôle d'une municipalité,
06:13ce sont les lois, ce sont les règles,
06:15donc on est bien obligé de faire avec.
06:16Donc, c'est d'apporter tout de suite un secours
06:17pour permettre au moins aux personnes
06:19de pouvoir survivre dans des conditions souvent difficiles.
06:23Et puis aussi, ça, c'est un levier,
06:24parce que j'ai été élu aussi à l'Union nationale des CCAS,
06:27et on travaille sur des plaidoyers,
06:29dans le cadre notamment du projet de loi de finances,
06:31pour dire, voilà, des mesures qu'on aimerait voir
06:32dans le projet de loi de finances
06:33pour améliorer le sort de nos concitoyens.
06:35Il nous reste 40 secondes, ça va très vite, Johan César.
06:37Le fait de passer de l'opposition à la majorité comme ça,
06:40c'est grisant, qu'est-ce que ça représente
06:41pour un homme comme vous, engagé politiquement
06:43depuis de très nombreuses années maintenant ?
06:45Quand on aime sa ville comme moi, comme Saint-Etienne,
06:47est-ce que ça représente dans tout mon parcours
06:49de pouvoir, au quotidien, même si c'est petit,
06:52même si ça n'apparaît pas grand-chose,
06:54mais d'aider vraiment les personnes
06:55à pouvoir s'en sortir,
06:57à retrouver un logement,
06:58à retrouver un travail,
07:00à être accompagnés dans leur démarche d'aide,
07:02parce qu'on est là dans l'accompagnement
07:03vers le social,
07:05et bien on se dit, voilà,
07:06au moins, quand on fait de l'action politique,
07:08ça a permis aux gens de vivre mieux,
07:09et c'est tout le sens, en tout cas,
07:11de moi, mon engagement au Parti Socialiste
07:13et à la mairie de Saint-Etienne.
07:14Merci beaucoup, Johan César,
07:15d'être venu nous voir aujourd'hui.
07:16Nous avons donc parlé de la primaire socialiste
07:18et de la mairie de Saint-Etienne.
07:19Merci de nous avoir suivis.
07:20On se retrouve demain,
07:22même heure sur TELS.
07:22C'est à demain.