00:00A Libreville, les nuisances sonores sont devenues un fléau quotidien pour les populations.
00:05Des maquées animées au terrasse de bistrots diffusant de la musique parfois jusqu'à l'aube,
00:10en passant par des églises et plusieurs établissements commerciaux.
00:14Le niveau sonore dépasse largement le seuil tolérable.
00:18Un abus qui interroge quand l'autorité municipale avait, il y a quelques mois pourtant,
00:23tapé du pain sur la table en interdisant le maintien de bruit à des heures avancées de la nuit.
00:30Seulement face à cette dégradation continue du cadre de vie,
00:34la réaction des pouvoirs publics tarde à se concrétiser sur le terrain.
00:38En effet, bien que la mairie ait interdit le volume au-delà de 85 décibels,
00:43les auteurs de ces troupes semblent faire leur loi au vu et au su des autorités compétentes.
00:49Or, sans suivi ni application ferme de sanctions,
00:52ces discours ne resteront que des mots dans les oreilles des contrevenants.
00:56Ceux, aux grands désarrois des populations contraintes souvent de conjuguer
01:00avec ces nuisances au péril d'une nuit de sommeil paisible.
01:04Pourtant, l'article 593 du Code de la Santé fixe le volume à 85 décibels.
01:11Et Eugène Bas, édite de la ville de Libreville, avait dans sa sortie du 24 mai dernier fixé des mesures
01:18strictes dans la diffusion de ces bruits.
01:20Mais se rendre au marché de Montbouet ou dans d'autres grands carrés forts de la capitale,
01:26mais souvent mal à l'aise.
01:27Cette tolérance, de fait, entretient un sentiment généralisé d'impunité chez les contrevenants
01:32qui considèrent le bruit excessif comme un élément indiscutable de la vie festive ou religieuse locale.
01:39Au-delà de la simple gêne, cette passivité administrative comporte un coût sanitaire lourd
01:44pour les libres villois exposés au stress et aux insomnies chroniques.
01:49Un bras de fer qui laisse germer de multiples interrogations.
01:53La mairie peine-t-elle à appliquer des sanctions sur ses auteurs de nuisances ?
01:56Il serait grand temps de passer des discours aux actes afin de restituer aux habitants leur droit légitime à la
02:04tranquillité.