00:00Est-ce que d'abord, parce que c'est ce qui intéresse nos auditeurs, est-ce que l'abonnement, vous
00:03dites, va augmenter ?
00:05Nécessairement. On ne peut pas, encore une fois, quand on a une situation de rentabilité fragile en France, absorber un
00:11choc de 200 millions.
00:11De combien ?
00:12Quand on a une situation de perte de 200 millions d'euros, on joue sur tous les leviers.
00:16Les deux leviers, c'est l'augmentation des prix.
00:18Combien ?
00:19On répercutera exactement le montant de la TVA sur les abonnements.
00:22Donc ça représente ?
00:23De l'ordre de 10% ou un peu moins peut-être en fonction des abonnements.
00:25Vous allez perdre des abonnés.
00:26Mais évidemment, on va perdre des abonnés. Et surtout, on ne peut pas répercuter cette augmentation tout de suite.
00:30Parce que la vaste majorité de nos abonnés, près de 90%, sont engagés pour un an ou deux ans.
00:34Ça veut dire plan social ?
00:35On ne peut pas modifier le tarif en cours d'abonnement.
00:37Donc on doit attendre qu'il n'y aura pas d'impact des hausses de tarifs avant 2028 ou 2029.
00:41Ça veut dire plan social ?
00:41C'est le deuxième levier. On sera nécessairement dans une situation où on devra réduire les coûts.
00:45Et oui. Alors, c'est amusant.
00:47Bercy, dans son évaluation des impacts, qui n'existe pas, il n'y a pas d'évaluation des impacts,
00:52à la rubrique emploi, a mis sans objet.
00:54Deux mots, sans objet.
00:55Donc là, il faudra s'adresser aux salariés de Canal+, aux salariés de la filière du cinéma et du
01:00rugby et du sport en général en France,
01:02et de l'outre-mer. Parce qu'évidemment, il y aura un impact significatif en l'outre-mer également.