00:27Sous-titrage MFP.
00:34Bonsoir !
00:34Il y a des jours comme ça où il ne faudrait pas être l'invité de nulle part ailleurs.
00:38Non pas que Michael Gigsburg, je ne sais pas le nom,
00:40il s'est présent sur un garçon désagréable.
00:42On dit en plus que son livre Envoie-moi au ciel, Scotty est un petit chef-d'oeuvre.
00:45Non.
00:45Mais aujourd'hui, mesdames et messieurs,
00:47et je sais qu'en disant ça, je risque de me faire engueuler très fort aujourd'hui,
00:50donc, c'est l'anniversaire de Philippe Gildas.
00:53Ouais !
00:57Allez !
01:08Arrêtez ça !
01:10Bon alors, levou !
01:21Merci !
01:32C'est content, hein ?
01:33Ah oui, ça c'est... Mais c'est ce que je voulais, en fait, c'est que ce qu'il
01:35y a de plus difficile à organiser,
01:36c'est une standing ovation spontanée.
01:39Vous avez été très bien.
01:40Bon, bien sûr, je ne dirais pas votre âge, hein,
01:42enfin, pour situer un petit peu,
01:43c'est Jeanne Calment, à peu près,
01:47divisé par deux, en gros, hein.
01:48Ouais.
01:50À peu près.
01:51Ah bah oui, voilà, comme ça, donc, on s'est débarrassé de la coutume, c'est fait.
01:54Donc, on n'en parle plus.
01:56Oh !
01:56Enfin, j'ai toutefois, avant de passer au livre de M. Higginsburg,
01:59un message d'Antoine de Cône, qui m'a chargé de dire ceci.
02:03Je vous le fais comme lui, hein.
02:05Quelle carrière de journaliste il a, ce petit bonhomme ?
02:07Commencé par une interview d'Émile Zola en pleine affaire Dreyfus,
02:10brillamment poursuivie en 14-18 comme correspondante de guerre auprès de ses amis poilus,
02:13elle a atteint son paroxysme avec cette émission de la tête et les jambes,
02:15où il faut bien l'avouer, on voyait plus la tête que les jambes.
02:17Et je le prouve.
02:19Voici la photo d'identité de Philippe à 4 ans.
02:21Le même...
02:26Le même à 10 ans.
02:29N'est-elle pas belle, cette blondeur perdue ?
02:31Dans les années 70, où l'on note une admiration quasi-fétichiste pour Angela Davis
02:35et le service militaire,
02:37où l'on note que vous aviez essayé de faire des efforts.
02:41Trop de botin, sûrement.
02:43Et enfin, cette photo de votre badge de Canal+,
02:45qui prouve que les vigiles regardent l'émission,
02:47sinon vous ne pourriez jamais entrer.
02:49Et Antoine me demande de finir par ces mots.
02:50Quelle patate il a, mon potager ?
02:52Patate, potager, humour.
02:53C'est bon, humour.
03:01Oui, Philippe, je sais que vous avez horreur de ces petites images dérisoires,
03:04mais on le sait tous.
03:05Vos assistantes ont même passé la journée à vous cacher des télégrammes de félicitations
03:08que vous avez reçues de la France entière.
03:10Mais j'en ai quand même réussi quelques-uns.
03:14Alors, il y en a un qui est bien, celui-là j'aime bien.
03:15Ça fait longtemps que je ne suis pas venu à nulle part ailleurs.
03:17Bon anniversaire quand même, Christian Clavier.
03:21Bon anniversaire et Pinocule, et nul.
03:23Bon anniversaire et merci pour tout, Gérald Messadier.
03:26Bon anniversaire, je suis libre le 14 décembre pour faire NPA, Christian Clavier.
03:30J'habite seul avec maman dans un très vieil appartement rue Sarazade,
03:33ça c'est Albert Elgou.
03:35Bon vent, ça c'est lapidaire, mais c'est signé l'association des navigateurs solitaires
03:39invitée dix fois chacun à nulle part ailleurs.
03:41Et il y a un petit postscriptum, ils disent,
03:42grâce à vous, nous avons ajouté un alinéa au principe d'Archimède.
03:46Tout couillon plongé dans l'océan pendant dix jours, écrit un livre.
03:55Il y a aussi celui-là, Bonannive, ou le 15 décembre si vous voulez, Christian Clavier.
04:00Bon anniversaire, je serai bien venu manger le gâteau avec vous,
04:02mais on m'a volé mes dents, Léon Zitrone.
04:05Bon anniversaire, je me souviens parfaitement du jour de votre anniversaire,
04:08parce que chaque année, il tombe le jour où j'ai pas le prix Goncourt.
04:11Signé Philippe Labro.
04:16Bon, celui-là, il y a un peu privé.
04:17A puis birthday, ma poule, ce soir, je te paye le chambre chez Castel.
04:20A toutes, c'est signé Monseigneur Gaillot.
04:22Il y en avait une centaine comme ça, on peut pas les lire toutes,
04:24mais toutes plaisanteries mises à part, et avant de passer à autre chose,
04:27je présente d'abord toutes mes excuses à M. Gingsbourg pour ce léger petit contretemps.
04:30Et je vous prie, mon cher Philippe, de croire à toute mon admirative affection.
04:33A demain.
04:34Merci.
04:39Merci, mon cher Bruno, je te reviendrai ça.
04:43On renouvelle nos excuses à Michael Gingsbourg,
04:45qui est ici aujourd'hui pour son livre Envoie-moi au ciel, Scotty.
04:49C'est la première fois, Michael, que vous venez en Europe,
04:52et votre livre a eu de très, très bonnes critiques.
04:55Ça vous surprend, ça vous fait plaisir ?
04:57Oui, évidemment, moi j'étais quand même très flatté de tout ce succès.
05:03C'est le premier bouquin que j'ai pondu aux États-Unis.
05:07Bon, il m'a fallu quand même beaucoup d'années pour faire publier le bouquin.
05:11Enfin, j'avais beaucoup de boulots différents.
05:13Vous savez, je travaillais avec les macros de Brooklyn.
05:16J'étais chauffeur de la mafia à mes heures perdues.
05:19Et puis bon, il y a beaucoup d'histoires un peu bizarres comme ça à mon compte.
05:22Mais enfin, c'était quand même très flatteux.
05:23Ça veut dire que ce qu'il y a dans votre livre, dont le titre est Envoie-moi au ciel,
05:28Scotty,
05:28qui vient d'être traduit donc en France, deux ans après sa parution aux États-Unis,
05:32ça veut dire que beaucoup de ce que vous racontez là, c'est un peu votre vie ?
05:40Bon, franchement, bon, non.
05:42C'est vrai que j'ai été drogué pendant un certain nombre d'années.
05:47Drogué au crack, hein.
05:49Enfin bon, j'ai pas honte de ça, je m'en cache pas.
05:52Bon, j'étais toxico.
05:54Bon, alors, heureusement, j'ai pu me débarrasser de ça grâce au HDA.
06:00Vous savez, Hard Drug Anonymous, c'est comme Alcoolique Anonyme, c'est le même genre d'organisation.
06:07Bon, enfin bon, ça, bon, j'ai pas buté tout ce monde, hein.
06:12C'est pas vrai, j'ai un peu exagéré, je serai en tôle sinon je serai pas ici ce soir.
06:16Il faut peut-être dire d'un mot quand même pour qu'on comprenne bien.
06:19Envoie-moi au ciel Scotty, c'est donc le titre, français en tout cas, Scotty c'est le crack, vous
06:23venez de le dire.
06:24Ça commence par, je m'appelle Ed et je suis un sale crétin alcoolique et drogué, vous venez de le
06:29confirmer.
06:29Mais en revanche, dans le livre, c'est vrai qu'Ed assassine un tour de bras.
06:34Il y a à peu près, au moins un mort par chapitre.
06:36Ils se débarrassent, c'est pour se débarrasser des dealers, c'est ça ?
06:39Oui, à propos, je m'appelle Michael, pas Ed, c'est pas mon vrai nom ça.
06:44Mais c'est un superbe roman.
06:47Oui, merci, j'apprécie votre appréciation.
06:50Oui, et puis surtout, je suis très content d'être ici en France, c'est la première fois que je
06:56viens ici.
06:57Bon, moi, je trouve que la littérature, c'est un truc important.
07:01Moi, j'aime beaucoup des gens comme Flaubert, Maupassant, enfin la grande littérature.
07:08Moi, j'apprécie beaucoup ces trucs-là aussi.
07:10Je suis branché littérature quand même, mais je suis bien content d'être ici.
07:14Pas seulement associé de Macro ou bien transporteur de striptease.
07:22Oui, non, non, j'ai lâché toute cette merde, ça m'intéresse plus.
07:26C'est vraiment de la connerie de merde.
07:27Ce que je foutais à New York pour avoir un peu de truc, non.
07:31Si je pouvais laisser tomber tout ce truc pour faire quelque chose d'un petit peu plus respectable,
07:36je préfère faire ce genre de truc.
07:37Moi, j'ai laissé tomber toute cette merde.
07:38À propos, Philippe, j'ai cru comprendre que c'est votre anniversaire aujourd'hui, c'est bien vrai ?
07:44Bon, bon anniversaire, mec.
07:46Merci, Scotty.
07:49Merci.
07:52En tout cas, on va essayer de vous découvrir un peu.
07:55C'est vrai que pour un premier roman, Valérie le disait, ça vous a vu un concert d'éloge en
08:00France.
08:00Je suppose qu'aux Etats-Unis, c'était la même chose.
08:02Vous êtes publié dans une très belle collection qu'on aime beaucoup ici, qui s'appelle La Noire.
08:07Oui, non, mais c'est votre anniversaire.
08:09Je reviens là-dessus.
08:12On va déconner longtemps comme ça, jusqu'à 8h30 ?
08:16Pour son anniversaire ?
08:17Bien sûr.
08:20Non, mais enfin, vous voulez que je continue à faire semblant d'être Michael Ginsberg pendant longtemps ?
08:26Non, non.
08:28Michael Ginsberg, oui.
08:30Non, non, mais je ne suis pas Michael Ginsberg.
08:32Champion de cône.
08:33Ouais !
08:35C'est pas le premier.
08:40C'est pas le premier.
08:42Bon anniversaire.
08:43Merci.
08:59Je suis tombé dans le panneau, complètement jamais reconnu.
09:02Cela dit, le bouquin est formidable.
09:03Il est remarquable, il est génial.
09:04Il faut inviter ce mec-là, urgemment.
09:07C'est un écrivain géant.
09:08Et Toño, c'est quand même un vrai livre.
09:11C'est un vrai livre.
09:12Non, non, mais j'ai des doutes maintenant.
09:13Parce que si c'est toi qui l'as écrit, c'est bon chapeau.
09:16Non, on fait un truc, vous vous débranchez, Philippe, et vous passez de l'autre côté.
09:20Ça, c'est un truc...
09:21Non, mais t'es un peu con, aussi, à me faire brancher.
09:24Ce n'est que le début.
09:25Ce n'est que le début.
09:26Voilà.
09:26Je crois que l'émission, ce soir, va vous réserver quelques surprises.
09:35Non, mais tu m'as gardé ta perruque.
09:39Alors...
09:40Il faut expliquer.
09:51La seule chose, en revanche, que j'ai failli faire, mais sans le faire exprès,
09:55c'est que j'ai failli dire à un moment, à propos des photos que passait Gassio tout à l
09:58'heure,
09:59c'est que Ginzburg, mais je ne le connaissais pas assez pour me permettre cette plaisanterie,
10:03on avait l'impression qu'il avait une moumoute comme moi.
10:05Jacques Chihuet.
10:06Je suis déçu de m'en recevoir Ginzburg.
10:08Hello, Philippe.
10:08How are you?
10:11T'as pas reconnu Annie Le Moine.