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00:00La région va voir arriver début novembre 137 docteurs juniors qui pour beaucoup seront répartis dans les déserts médicaux.
00:07L'ARS se félicite par ailleurs d'une progression historique du nombre d'internes dans les facultés de médecine de
00:11Rennes et de Brest.
00:13On en parle avec une conseillère médicale du directeur général de l'agence régionale de santé de Bretagne, Justine.
00:17Oui, bonjour docteur Natacha Prarobillard.
00:20Bonjour.
00:21Alors avant de détailler les missions de ces médecins juniors, un mot d'abord de l'offre de soins en
00:25Bretagne,
00:26puisque l'ARS a publié en juin une carte actualisée, où est-ce qu'il manque particulièrement des médecins, notamment
00:32en Bretagne ?
00:33Alors il y a deux régions qui sont particulièrement en manque de médecins,
00:39ce sont les Côtes d'Armor, le département, dans sa quasi-intégralité et de manière plus large le centre-Bretagne.
00:46Le centre-Bretagne qui est à cheval entre le Finistère, le Morbihan et les Côtes d'Armor.
00:50Et il ne faut pas oublier aussi la frontière est du département,
00:53puisque aux confins de la Manche et de la Mayenne, du côté de Fougères ou de Redon, plus au sud,
00:59à côté de la Loire-Atlantique,
01:00on a aussi des zones qui sont très en difficulté en termes d'accès à l'offre de soins et
01:05notamment à la médecine générale.
01:07Et donc c'est pour améliorer cette offre de soins que des docteurs juniors arrivent le mois prochain, 137 pour
01:12notre région.
01:13Qui sont ces médecins ?
01:15Alors ce sont des médecins qui finissent leurs études de médecine, qui sont encore internes, donc encore en cursus universitaire.
01:21C'est une année supplémentaire d'internat.
01:25Il était de 3 ans jusqu'à présent et de 4 ans dorénavant.
01:28Donc c'est une année de perfectionnement qui leur permet ensuite d'être plus à l'aise au moment de
01:32leur installation.
01:33Et on l'espère de s'installer plus vite et dans des endroits où ils n'auraient pas forcément pensé
01:37à aller.
01:38On va y venir j'imagine.
01:39Donc ils sont obligés de faire cette année-là désormais dans le cursus des médecins généralistes, c'est ça ?
01:45Oui, c'est ça. Ils sont obligés. C'est une année qu'ils doivent valider pour pouvoir avoir leur diplôme
01:52de médecin généraliste et pouvoir s'installer.
01:54Et donc ils intègrent un cabinet en fait existant, c'est ça, sur la supervision d'un médecin généraliste ?
02:01C'est ça, c'est un terrain de stage. Comme il y en a antérieurement dans les études de médecine,
02:06les internes en médecine générale ont déjà deux stages pendant leur cursus de 3 premières années dans un cabinet de
02:13médecine générale avec un maître de stage.
02:14Et donc c'est une année supplémentaire de stage d'internat au sein d'un cabinet de médecine générale qui
02:20dure un an, 206 mois.
02:22Sauf que là vous avez fléché des endroits où il manque particulièrement des médecins, c'est ça ?
02:25Voilà, alors on flèche toujours, c'est-à-dire qu'ils ne vont pas où ils veulent, il faut un
02:29maître de stage formé qui soit en mesure d'accueillir avec les capacités d'encadrement des internes.
02:36Et l'ARS, avec l'université, ouvre des terrains de stage. Et pour cette année particulière de docteur junior, effectivement,
02:43on a fait en sorte de pouvoir répartir les terrains avec une attention particulière sur les zones de désert médical.
02:49Et c'est le cas des 137 docteurs juniors qui sont attendus le mois prochain ?
02:52Ce n'est pas le cas des 137 à 100%, c'est le cas des deux tiers à peu près,
02:57qui ont des terrains de stage, qui seront en zone en difficulté.
03:0113 en difficulté qu'on appelle ZIP, un tout petit peu moins en difficulté qu'on appelle Zakuza, et puis
03:06un tiers d'entre eux seront dans les zones où il y a moins de difficulté, où il y a
03:12suffisamment de médecins.
03:13Mais les maîtres de stage sont partout en Bretagne, et là sur cette première année, on a cette répartition-là
03:20qui sera fondée éventuellement à évoluer,
03:23parce que notre objectif est d'avoir une encore plus grande proportion de stage en désert médical.
03:28Et ça veut dire, on entend docteur junior, stagiaire, ils peuvent tout soigner, ils seront seuls avec leurs patients, ils
03:34auront leur propre patientèle d'ailleurs dans les cabinets ou pas ?
03:37Oui, alors ce sont encore des internes, donc ils sont sous la supervision d'un médecin, mais vous avez compris,
03:43cette année, l'année dernière, à ce moment-là de leur cursus,
03:46ils avaient leur diplôme et ils avaient commencé à remplacer et à s'installer. Donc ils sont en toute fin
03:51de cursus, ils sont quasiment prêts à exercer,
03:53on leur offre là la possibilité de se perfectionner avec cette année supplémentaire, où ils ont encore quelqu'un à
03:59qui en référer s'ils ont des questions,
04:01mais ils sont autonomes et c'est ça le but, c'est un stage en totale autonomie qui leur permet
04:06aussi de gérer leurs consultations et leurs files actives de patientèle,
04:10ce qui n'est pas le cas entièrement, où les internes travaillent sous la supervision, mais ce ne sont pas
04:15eux qui gèrent les rendez-vous, etc.
04:17Ce qui sera le cas pour cette année, docteur junior.
04:19Est-ce que vous espérez à l'ARS, c'est qu'il reste après dans ces déserts médicaux, c'est
04:24ça qu'il s'y installe, qu'il s'y plaise ?
04:25Exactement, et c'est un peu le but aussi de cette dernière année, France entière, je pense que toutes les
04:30régions l'espèrent,
04:31c'est-à-dire qu'on sait très bien que quand on passe en formation dans un terrain de stage,
04:36et qu'on s'y plaît, on y reste parfois.
04:39Et c'est tout à fait documenté, et en l'occurrence, ces zones désertiques, où instinctivement on n'irait pas,
04:45en général par crainte,
04:47qu'on soit trop seul, que ce ne soit pas très bien, trop dur, en fait c'est un exercice
04:51qui peut être absolument passionnant.
04:52Par l'exemple en fait, vous espérez ?
04:54Exactement, et puis avec des maîtres de stage qu'ils trouveront sympathiques, avec qui ils s'entendront bien,
04:58avec lesquels ils pourront installer de bonnes conditions de travail, ce qui est un facteur d'installation.
05:04Vous êtes fixé un chiffre sur ces 137 ?
05:07Non, là c'est prématuré, comme c'est la première année, là on va voir, on va les suivre,
05:13et du reste au niveau national, ça va être suivi, le pourcentage d'installations après ces années-là.
05:18Mais comme là c'est la première année, on verra, mais on va suivre ça très près dans les années
05:23qui suivent.
05:24Et parallèlement, on le disait, en plus il y a plus d'étudiants en médecine,
05:27et ça on peut s'en réjouir aussi, par rapport à cette offre de soins qui décline dans certains territoires
05:31?
05:32Alors oui, parce que là on voit bien qu'on est arrivé à un creux où on manquait de médecins,
05:36déjà depuis une dizaine d'années d'ailleurs, ça n'est pas nouveau de cette année,
05:39mais effectivement la fin du numerus clausus décidée par la ministre Buzyn en 2019 et effectif en 2020
05:45porte ses fruits là cette année 2026,
05:48puisque en 2020 il y a une petite vingtaine de pourcents qui a été admis en deuxième année,
05:54en plus de l'année précédente,
05:56et cette augmentation, six ans plus tard, puisque l'internat commence après la sixième année,
06:01on la retrouve cette année à l'internat et en Bretagne à un peu plus de 16% d'étudiants
06:06en plus.
06:06Eh bien merci beaucoup Dr Natacha Prarubillard pour toutes ces précisions sur ces médecins juniors
06:12qui arrivent le mois prochain en Bretagne.
06:14Vous êtes conseillère médicale, directeur général de l'ARS Bretagne.

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