Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 12 minutes
À quelques mois de la présidentielle, les cinq candidats à la primaire sociale-démocrate, dont le premier tour est prévu le week-end prochain, débattent sur BFMTV, en partenariat avec Libération, ce dimanche 4 octobre. Ségolène Royal, Olivier Faure, Emmanuel Maurel, Jérôme Guedj et Raphaël Glucksmann seront ensuite interrogés par un panel de Français, présents en plateau. 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00J'ai manifesté en 2023 contre la réforme Borne et avec d'autres, au groupe socialiste,
00:07nous avons négocié pour obtenir la suspension de l'application de cette réforme des retraites.
00:12D'ailleurs, sous les colibés de ceux qui nous disaient « vous trahissez le mandat qui vous a été donné
00:17»,
00:17nous avons obtenu une avancée.
00:20Et donc, évidemment que l'objet de cette suspension, c'était d'en finir avec cette réforme injuste et inégalitaire
00:27d'un 64 ans appliqué de manière totalement indifférenciée pour les uns et les autres.
00:32Aujourd'hui, on est à 62 ans et 9 mois.
00:34Le compteur s'est arrêté à 62 ans et 9 mois.
00:38Après, première réponse à la question de Sophie Binet,
00:41oui, il y aura une nouvelle réforme des retraites qui devra être juste et financée,
00:47notamment en mobilisant d'autres sources de financement pour la sécurité sociale.
00:52Quel âge ?
00:52Moi, je ne défends pas le principe d'un âge légal pivot qui est générateur de beaucoup de contraintes.
00:59Moi, la porte d'entrée, c'est la nature du métier qu'on a exercé.
01:03C'est la fameuse pénibilité et la fameuse usure professionnelle.
01:07En changeant d'approche, aujourd'hui, on la constate a posteriori.
01:11Aujourd'hui, ce serait de négocier dans chacune des branches,
01:13celles des activités qui vous donneront droit, avec des trimestres de cotisation,
01:18à pourvoir partir plus tôt.
01:20Et j'ajoute un point qui, pour moi, est essentiel.
01:22Donc, ce qui compte avec vous, c'est uniquement le nombre de trimestres ?
01:24C'est le nombre de trimestres modulés par la pénibilité,
01:28mais modulés pas avec les quelques critères qui ont été introduits,
01:31par une réforme d'ampleur sur la prise en compte d'une pénibilité
01:35pas constatée a posteriori de manière médicale,
01:37mais au regard de chacune des fiches de poste et des activités qui sont identifiées.
01:41Et j'ajoute un point qui, pour moi, est essentiel.
01:44Aujourd'hui, il y a presque 10% des femmes qui sont obligées de travailler
01:47jusqu'à l'âge de 67 ans pour avoir une retraite à taux plein.
01:51Et je mets des guillemets.
01:52Je proposerai de baisser cet âge de la décote à 66, voire à 65 ans,
01:58parce que c'est aussi quelque chose qui abîme les corps.
02:01Donc, pénibilité, pas d'âge légal.
02:03Et maintien, je tiens à le dire, parce que dans toute la droite,
02:08il a déjà commencé à le faire en nous disant,
02:10vous avez un système de retraite qui est beaucoup trop généreux en France,
02:14et c'est un scandale, c'est vrai que nous dépensons plus que les autres pays
02:17pour notre système de retraite.
02:19Mais on oublie toujours de dire une chose.
02:21En France, nous sommes le pays d'Europe où le taux de pauvreté des retraités est le plus faible.
02:27Il y a, et c'est déjà trop, 8% des retraités qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.
02:32C'est 17% en Allemagne.
02:34Et moi, comme je vous l'ai indiqué, il faut un salaire décent et des retraites décentes.
02:39Et donc, je ne suis pas pour que le montant des pensions soit la variable d'ajustement
02:44de l'équilibre de ce système.
02:46La dernière question qui est posée sur la capitalisation,
02:49je ne défends pas le principe d'une capitalisation individuelle.
02:53Elle existe de fait.
02:54Elle existe de fait avec des plans d'épargne-retraite,
02:56avec même de l'assurance-vie,
02:58mais je ne souhaite pas que la capitalisation vienne se substituer au principe de répartition.
03:03Par contre, je défends le principe d'une capitalisation collective.
03:07Lionel Jospin, en 1999, avait créé le Fonds de réserve des retraites,
03:11qui avait été abondé par les excédents budgétaires
03:13ou par les produits exceptionnels de l'État à vie,
03:16et qui a été siphonné par Nicolas Sarkozy.
03:18Si ça n'avait pas été le cas, au moment de la crise des subprimes,
03:21si ça n'avait pas été le cas, on aurait 150 milliards.
03:23Je propose qu'un fonds souverain soit abondé
03:27par la taxation de la robotisation de l'intelligence artificielle,
03:31par des taxations de plus-value.
03:33Bref, qu'on fasse de la solidarité collective pour lisser le déséquilibre
03:38et pour pouvoir limiter la pénalisation de l'ensemble des travailleurs et des retraites.
Commentaires

Recommandations