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Alors que la Russie multiplie les provocations en Europe, les risques d'une attaque réelle sont désormais avancés par des officiels. On revient donc sur les objectifs de Putine, les faiblesses du camp occidental, l'avantage militaire temporaire de la Russie, mais surtout sur les actions à mettre en œuvre pour éviter l'escalade et une guerre ouverte entre la Russie et l'Europe.

Quelques liens :
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00:00 : Les signes d'une attaque russe
04:23 : Faiblesse américaine & impérialisme russe
07:14 : Les signes sur le terrain
10:19 : Avantage militaire russe
13:58 : Escalade russe contre l'Europe
18:53 : Le scénario de Narva
21:42 : Un coup de poker russe
22:56 : Comment éviter la guerre

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Transcription
00:00On commence de plus en plus souvent à entendre parler d'une attaque potentielle de la Russie sur des pays
00:05européens.
00:06C'était une menace qui semblait distante avec plusieurs années, mais on a des informations qui font que la menace,
00:11elle se précise de plus en plus.
00:13D'abord avec la visite du chef de la CIA à Moscou qui a eu lieu à la fin du
00:17mois d'août, ce qui est un événement aussi rare qu'inquiétant,
00:19puisque la dernière fois qu'une telle visite est survenue, c'était en novembre 2021.
00:23Et à l'époque, le directeur de la CIA était venu pour dire aux Russes qu'ils connaissaient le plan
00:28d'invasion de l'Ukraine par la Russie,
00:30et ils tentaient ainsi de les en dissuader.
00:32Et malgré toutes les affirmations russes comme quoi c'était des délires, ils ont raconté n'importe quoi,
00:37malheureusement, ils sont passés à l'acte, ils ont attaqué l'Ukraine.
00:40Et puis maintenant, on connaît quand même le compte-rendu de ces réunions à l'époque,
00:43dans lesquelles on savait que les Russes étaient persuadés de pouvoir gagner cette guerre et envahir l'Ukraine très rapidement.
00:49Et le problème, c'est qu'aujourd'hui, cette rencontre, elle se fait exactement pour les mêmes raisons.
00:53Washington avertit qu'il dispose de renseignements, comme quoi Poutine prépare une attaque limitée sur un pays de l'OTAN,
00:59avec pour objectif de tester la détermination de l'Alliance dans un des pays baltes.
01:03Et on se retrouve donc dans la même situation qu'en 2021, lorsque la Russie disait que ça n'arriverait
01:08jamais,
01:09aujourd'hui, il répète que ça n'arrivera pas, avec les relais du Kremlin qui disent qu'évidemment,
01:13les Russes sont éternement les gentils, victimes, et qu'il ne faut surtout pas se préparer à une éventuelle invasion.
01:19Et donc, de la même manière qu'en avril 2021, j'ai fait une vidéo qui détaillait les préparatifs de
01:24la guerre,
01:24et où j'expliquais le plan russe d'invasion de l'Ukraine,
01:27on va reprendre ici les éléments qui nous font craindre qu'un scénario identique pourrait arriver,
01:32mais cette fois-ci, sur l'Europe, via les pays baltes.
01:35D'abord, sur le plan géopolitique.
01:37Faut savoir que Poutine initie systématiquement ses guerres lorsqu'il perçoit une forme de faiblesse aux Etats-Unis.
01:43Par exemple, en 2008, en Géorgie, il avait réalisé son attaque quand les USA étaient embourbées en Irak.
01:49En 2014, l'annexion de la Crimée et l'invasion sur une partie du Donbass,
01:53elle a eu lieu juste après que Obama se soit dégonflé sur la Syrie,
01:56puis qu'il ait renoncé à intervenir malgré l'usage d'armes chimiques en septembre 2013 par le régime d
02:02'Al-Assad,
02:02et contrairement aux annonces qui avaient été faites auparavant.
02:04Et l'invasion de 2022 sur l'Ukraine, elle a eu lieu juste après le retrait catastrophique américain d'Afghanistan
02:11d'août 2021.
02:13Donc soyons clairs, ce ne sont pas les faiblesses américaines qui déclenchent les invasions de la Russie.
02:18C'est quelque chose qui est préparé, anticipé.
02:20La préparation de l'invasion sur la Géorgie, elle avait été initiée depuis la fin des années 90.
02:26Et le plan d'invasion, il avait été validé par Poutine plusieurs années avant l'attaque.
02:30Tandis que l'annexion de la Crimée n'avait rien à voir avec Maïdan, puisqu'elle avait été préparée dès
02:342010 avec l'entraînement illégal de forces paramilitaires russes en Crimée,
02:38puis le déploiement en 2012 de 4 brigades russes à Sébastopol, qui n'étaient normalement censées être que le siège
02:45de la flotte de la mer Noire,
02:46puis avec un exercice surprise impliquant 36 navires dans la mer Noire début 2013,
02:50et enfin le déploiement de réserves de carburant d'aviation supplémentaires,
02:54qui seront ensuite utilisées par les avions russes quand ils arriveront sur place en février 2014 lors de l'invasion.
03:00Ce ne sont donc pas les faiblesses américaines qui donnent aux Russes des idées expansionnistes.
03:05Ils se préparent et ils attendent simplement le bon moment pour pouvoir passer à l'acte.
03:09Or en ce moment, on a une cumule de plusieurs problématiques du côté américain.
03:13Avant de continuer, un petit mot de notre partenaire grâce auquel on peut faire ces vidéos.
03:16Et notre partenaire aujourd'hui, c'est Inconi.
03:18Parce que l'intimité numérique, c'est absolument fondamental.
03:21Est-ce que vous savez ce que c'est que les data brokers ?
03:23Les data brokers, c'est les sociétés qui vont collecter toutes les informations qu'ils vont pouvoir trouver sur vous.
03:28Quand vous vous connectez dans un aéroport, ils vont connecter vos informations personnelles.
03:32Ils vont les accumuler et ensuite ils vont les vendre au plus offrant,
03:35y compris contre votre intérêt pour faire évoler le prix des biens et des services que vous allez consommer,
03:40pour provoquer du harcèlement téléphonique, pour vous envoyer des spams.
03:43Et vous avez le droit de vous faire disparaître de ces data brokers.
03:45Et c'est là qu'Inconi intervient.
03:47Depuis que je travaille avec eux, ils m'ont fait disparaître de plus de 300 bases de données.
03:51Évidemment, ça m'a simplifié la vie, mais je n'aurais pas été capable de le faire tout seul.
03:54Simplement parce que je ne sais même pas dans quelle liste je suis enregistré.
03:57Ils m'ont fait économiser plus de 250 heures de travail d'après leurs données à eux.
04:01Je sais que c'est en fait beaucoup plus que ça.
04:03Et désormais, vous avez aussi la possibilité de demander à Inconi de vous faire disparaître de certaines bases internet
04:08qui partagent des informations personnelles sur vous ou sur votre entreprise.
04:12C'est ce que j'ai fait plusieurs fois déjà.
04:14Donc si vous aussi, vous voulez retrouver votre intimité numérique,
04:16suivez mon lien incogni.com slash titelman.
04:19Comme ça, vous pourrez continuer à naviguer sans vous poser de questions.
04:22Allez, moi j'embarque.
04:23Or, en ce moment, on a une cumule de plusieurs problématiques du côté américain.
04:27D'abord, on a une incertitude sur la réalité du soutien américain en cas d'attaque sur l'Europe.
04:32Est-ce qu'ils vont respecter l'article 5 de l'OTAN ?
04:34Est-ce qu'ils vont rester des alliés présents et nous aider si jamais on était attaqué ?
04:39Et le deuxième élément, c'est évidemment l'implication énorme des États-Unis,
04:43le gaspillage de munitions qu'on a pu observer en Iran,
04:46dans lequel ils ont consommé des milliers de missiles de défense aérien et de systèmes offensifs,
04:51qui vont évidemment manquer si par malheur les Américains avaient besoin de soutenir leurs alliés
04:55dans une autre partie du monde.
04:57Et alors, à côté de cet aspect géopolitique,
05:00on constate aussi que la Russie elle-même revendique de plus en plus ouvertement
05:04sa volonté de réintégrer les anciennes colonies,
05:07ces pays qu'elle avait occupés depuis un demi-siècle à la fin de l'URSS.
05:11Et cette volonté impérialiste, elle est particulièrement incarnée par un homme,
05:15c'est Jérinowski, qui en 1993 va arriver en tête aux élections russes
05:20avec l'idée de la réannexion des États baltes,
05:22et il va gravir ainsi tous les échelons politiques avec cette idée.
05:26Et en 2006, alors qu'il est devenu vice-président de la Douma,
05:29il propose explicitement que les anciennes républiques soviétiques réintègrent la Russie,
05:34et il réitère encore une fois ses propos en 2013,
05:36mais ne croyez pas que ce cas soit isolé,
05:38car de nombreux élus et militaires ont le même discours,
05:41avec par exemple le député Federov,
05:43qui demande officiellement de remettre en cause
05:45la légalité de l'indépendance des États baltes,
05:47et puis on peut aussi remonter directement jusqu'à Poutine,
05:50qui se demande en 2014,
05:51qu'est-ce qu'on peut bien reprocher au pacte Molotov-Ribbentrop,
05:55c'est-à-dire cette alliance entre les nazis et les soviétiques,
05:58par lesquelles ils avaient continué à échanger militairement,
06:01économiquement, diplomatiquement, avec les nazis,
06:04et cet accord qui comportait notamment un protocole secret
06:07pour l'invasion par Staline d'une partie de l'Europe orientale,
06:10et notamment les pays baltes.
06:11Et en 2020, il dit que des territoires historiquement russes
06:15ont été volés à la fin de l'URSS,
06:17et il exprime alors le principe des restitutions territoriales.
06:21Et alors, c'est grave,
06:22mais ça va encore empirer avec l'invasion de l'Ukraine,
06:25dans lequel cet impérialisme devient de plus en plus désinhibé.
06:29D'abord, vous avez les députés du parti Russie-Uni,
06:32qui est le parti Vladimir Poutine à la Douma,
06:34qui vont proposer un vote pour annuler
06:36la reconnaissance de l'indépendance des États baltes et de l'Ukraine.
06:40Ou alors, vous avez Patruchef,
06:41qui est le premier conseiller de Poutine,
06:43qui réaffirme régulièrement que ces pays avaient vocation
06:45à réintégrer le giron russe,
06:47comme dans cette interview de 2024.
06:49Et puis, évidemment, vous avez Poutine,
06:51qui répète, encore une fois, fin 2025,
06:53que l'armée russe mène une guerre
06:55pour ramener les territoires historiquement russes
06:57au sein de leur patrie d'origine.
06:59Donc, politiquement, les Russes ne s'en cachent pas,
07:02c'est historiquement totalement faux,
07:03ces pays devraient être indépendants,
07:04auraient toujours dû être indépendants,
07:06ils ont subi une occupation qui était longue,
07:08une colonisation,
07:09et la Russie considère toujours que ces pays
07:11devraient être sous domination russe.
07:14Et aujourd'hui, le problème,
07:15c'est qu'il y a aussi des signes sur le terrain,
07:17avec un développement massif des capacités militaires
07:19qui permettraient à la Russie d'initier cette guerre.
07:22Du côté humain,
07:23on a évidemment une armée russe qui est massive,
07:25qui est grosse,
07:26qui est très bien formée,
07:27mais en plus, on a des renseignements
07:28qui annoncent que la Russie va lancer une mobilisation
07:30de 500 à 800 000 hommes
07:32qui doit commencer cet automne,
07:33ce qui doit permettre d'accumuler une masse de manœuvres,
07:36ce qui permettrait de continuer la guerre en Ukraine,
07:38tout en accumulant suffisamment de force
07:39pour passer sur un autre front.
07:41Et c'est pour ça qu'ils veulent passer
07:42de seulement deux divisions et six brigades en 2022
07:45à sept à neuf divisions
07:47pour le district militaire de Leningrad,
07:50qui est juste en face des Pays-Baltes,
07:52sachant qu'une division,
07:53c'est égal à trois brigades.
07:55Ensuite, directement sur le territoire de Kaliningrad,
07:57on a la 336e brigade d'infanterie de marine
08:00qui doit se transformer en division,
08:01et donc triplée en taille elle aussi,
08:03tandis que les exercices portant sur la mobilisation
08:05y ont été menés en août 2026.
08:08Et cet exercice y portait un soin tout particulier
08:10à la manière d'équiper, former, héberger
08:12ces hommes qui sont amenés à être mobilisés.
08:15Et sur le plan matériel,
08:16c'est à petit peu près la même chose.
08:18On voit la construction de bases
08:19et une accumulation d'équipements sans précédent,
08:21comme le prouvent de nombreuses images satellites.
08:23On a ainsi l'extension de plusieurs bases aériennes,
08:26comme celle de l'Eva-Cheveau,
08:27près de Saint-Pétersbourg,
08:28où les travaux ont commencé en 2021,
08:29avec de nouvelles installations,
08:31dont des hangars d'aviation durcis
08:32pour résister aux attaques,
08:34comme on le voit sur cette image.
08:35On peut donner l'exemple du site de Châtalovo,
08:37qui est utilisé pour lancer des drones contre l'Ukraine,
08:40et qui se trouve bizarrement à égale distance
08:42entre la Lettonie et la frontière ukrainienne,
08:44comme on le voit sur cette carte.
08:45Et pour les infrastructures terrestres,
08:47vous trouvez de nombreux exemples,
08:48et on peut notamment citer Luga,
08:50qui est souvent à 120 km de l'Estonie,
08:51avec de nouvelles installations
08:53et une masse record d'équipements,
08:55d'après le site Yil,
08:56qui suit l'évolution du site depuis l'an 2000,
08:58et évidemment à Kaliningrad,
09:00où nombreuses bases sont agrandies,
09:02avec des bases nucléaires secrètes,
09:04qui sont en construction,
09:05et pour lesquelles on a des preuves.
09:07Et d'ailleurs, si on reste sur la question du nucléaire,
09:09la Russie a violé tous les traités,
09:11notamment le traité sur les forces nucléaires
09:13à portée intermédiaire,
09:14en développant des missiles illégaux,
09:16dont la portée est comprise entre 500 et 5500 km.
09:20C'est le cas à la fois pour l'Iskander
09:21et pour l'Orechnik.
09:23Puis ensuite, ils ont recommencé
09:24à redéployer des armes nucléaires
09:26en Biélorussie,
09:27ce qui est totalement contraire
09:28à l'acte fondateur
09:29autant Russie
09:30ou au mémorandum de Budapest,
09:32tous les accords de la fin de l'URSS,
09:33qui stipulaient très précisément
09:35qu'il ne pouvait pas y avoir
09:36d'armes nucléaires
09:37entre la Russie
09:39et entre les anciens pays de l'Ouest
09:41qui étaient déjà dotés.
09:42Donc si la Russie avance
09:44et remet des armes nucléaires
09:45en Biélorussie,
09:46théoriquement,
09:46ça permettrait aux Etats-Unis,
09:48eux aussi,
09:48d'avancer
09:49et de fournir des armes nucléaires
09:50à la Pologne,
09:51telles qu'ils le font déjà
09:52avec la Belgique,
09:53les Pays-Bas,
09:53l'Italie
09:54et l'Allemagne.
09:55Et le problème,
09:55c'est qu'aujourd'hui,
09:56la Russie monte en tension,
09:58il y a une escalade de sa part
09:59et nous, en face,
10:00on ne réagit absolument pas,
10:02on est relativement apathique
10:03face à cette montée
10:04des menaces.
10:06Alors,
10:06j'ai donné l'exemple
10:07sur la question du nucléaire
10:08parce que,
10:08évidemment,
10:09c'est un exemple
10:10de violation des traités
10:11par la Russie
10:11mais c'est un exemple
10:12parmi des dizaines d'autres
10:13de non-respect
10:14du droit international
10:15que nous,
10:16nous contraignons encore
10:17à respecter.
10:19Alors,
10:19si on regarde maintenant
10:20la question,
10:21est-ce qu'ils sont capables
10:22de nous attaquer ?
10:22Et on entend beaucoup dire
10:23que la Russie
10:24n'arrive même pas
10:25à prendre la petite Ukraine,
10:26qu'ils n'arrivent pas
10:27à la conquérir,
10:28qu'ils n'arrivent pas
10:28à conquérir le Donbass
10:29et effectivement,
10:30l'Ukraine résiste.
10:31Mais comment l'Ukraine résiste ?
10:33C'est parce que son armée,
10:34elle représente
10:34plus de 600 000 hommes
10:35qui sont tous formés
10:36au combat moderne,
10:37qui sont équipés
10:38par des milliers de blindés
10:39et de canons
10:40et c'est sa capacité
10:41à produire plus de 12 000
10:42drones kamikazes par jour.
10:44C'est aussi la qualité
10:45de sa guerre électronique
10:46qui permet d'avoir
10:46une protection
10:47de chaque véhicule
10:48qui s'approcherait du front.
10:49C'est la robotisation totale
10:51de sa chaîne logistique
10:52sur les 30 derniers kilomètres
10:53de la ligne de front
10:54et maintenant,
10:55avec aussi ces robots terrestres
10:56pour le combat
10:57qui permettent de réduire
10:58la besoin d'hommes
10:59sur le front
10:59et les risques
11:00qu'ils vont prendre.
11:01Et c'est aussi
11:01leur défense sérénique
11:02qui est peut-être pas parfaite
11:03mais qui intercepte
11:04aujourd'hui toujours
11:05plus de 80% des vecteurs
11:07qui sont lancés
11:07par la Russie sur l'Ukraine.
11:09Et dans chacun de ces domaines,
11:10malheureusement,
11:10nous sommes très en retard
11:11sur l'Ukraine.
11:12Nous courons derrière,
11:13nous essayons de les rattraper
11:14mais nous n'avons pas
11:15leur niveau.
11:16Et d'ailleurs,
11:17à chaque fois que vous avez
11:17des Ukrainiens
11:18qui viennent participer
11:19à des exercices
11:19dans nos pays de l'OTAN,
11:20par exemple,
11:21Edgehog l'année dernière,
11:22c'est une catastrophe pour nous.
11:24Les Ukrainiens,
11:25avec leur système de drone,
11:26avec le système de guerre
11:28infocentré
11:29et des logiciels
11:29qui sont particulièrement efficaces,
11:31ils éclatent systématiquement
11:32les forces de l'OTAN
11:34face auxquelles
11:34ils sont confrontés.
11:35Et quand on regarde
11:36les exercices de l'OTAN,
11:37les façons de se déplacer,
11:38les véhicules qui ne sont pas protégés,
11:40l'absence de système de détection
11:41pour simplement voir
11:42qu'un drone qui est en train
11:43de nous survoler,
11:43nous n'avons pas intégré
11:45le retour d'expérience
11:46de la guerre en Ukraine.
11:47Et il y a un exemple peut-être
11:48qui est le plus intéressant,
11:50c'est notre capacité
11:51à nous défendre
11:51contre les drones.
11:52On a le Cerval,
11:54qui est un véhicule blindé
11:55de l'armée de terre,
11:55dont une version lutte anti-drone
11:57est en développement.
11:59Nous avons prévu
12:00de disposer,
12:01accrochez-vous,
12:01de 12 Cerval lutte anti-drone
12:04en 2030
12:05et de porter ce chiffre
12:06à 40 véhicules en 2035.
12:10Donc déjà,
12:10ce chiffre,
12:11il est ridiculement faible,
12:12évidemment,
12:13par rapport à la quantité
12:14et à la masse de personnes
12:15qu'il faut mobiliser
12:15sur une vraie guerre
12:16de haute intensité.
12:17Mais en plus,
12:18pourquoi attendre 2030 ?
12:19Puisque nous annonçons
12:21que nous ne serons pas prêts
12:22avant 2030
12:22pour éventuellement
12:23avoir des équipements
12:24qui ne sont peut-être
12:24même pas adaptés au front,
12:26pourquoi est-ce que les Russes
12:27attendraient si longtemps ?
12:28Alors qu'eux,
12:29ils sont prêts aujourd'hui.
12:30C'est eux qui ont réellement
12:31l'avantage technologique.
12:32Et donc,
12:33il y a une question de timing
12:34également
12:34qui est absolument fondamentale
12:36et qui est un élément
12:38qui nous fait craindre,
12:39malheureusement,
12:40qu'on n'aura pas 3-4 ans
12:41pour se préparer
12:42mais que cette guerre,
12:42elle pourrait revenir
12:43beaucoup plus rapidement
12:44que prévu.
12:45Alors évidemment,
12:46nous aurions quand même
12:46une vraie domination
12:47dans le domaine
12:48de l'aviation
12:49et du naval.
12:50Dans ces domaines,
12:51la Russie est totalement dépassée
12:53et même si on avait
12:54quelques avions de chasse,
12:55on se retrouvait
12:56dans une situation
12:56où ce ne serait certainement
12:57pas suffisant
12:58pour faire face
12:59à un pays
12:59qui tolère la perte,
13:01qui tolère de perdre
13:0230 000 hommes par mois
13:03et qui continue à pousser
13:04et à continuer
13:05à se mobiliser
13:06sans s'effondrer.
13:07Mais là,
13:07on parle d'un choc
13:08avec des dizaines
13:09de milliers d'hommes
13:10au sol
13:10qui nous attaqueraient
13:11par surprise
13:12puisque en construisant
13:13toutes ces infrastructures
13:14à seulement une heure de route
13:15de leur cible,
13:16nous ne pourrons pas voir
13:16les Russes s'accumuler
13:17et préparer cette invasion
13:19telle qu'on avait pu le faire
13:20à partir du début
13:21de l'année 2021
13:22quand ils se préparaient
13:23à envahir l'Ukraine.
13:24Là,
13:25ils construisent directement
13:26toutes ces infrastructures,
13:27ils accumulent du monde
13:27et ils sont là
13:28en permanence.
13:30Quand ils décideront
13:30d'attaquer,
13:31ce sera directement
13:32une invasion
13:33et ils n'auront pas le temps
13:34d'envoyer les renforts.
13:35D'autant que je vous rappelle,
13:36on a découvert
13:37avec les fuites
13:38de l'automne 2024
13:39que la Russie
13:40s'entraînait
13:41depuis 2013
13:42à bombarder nos sites
13:43notamment pour empêcher
13:45que nous puissions envoyer
13:46des renforts
13:46dans ces pays
13:47lorsqu'ils seraient attaqués.
13:49Et ça,
13:49ce que vous voyez à l'écran,
13:50ce sont les sites
13:51visés par la Russie
13:52officiellement
13:53dans les exercices
13:54auxquels ils s'entraînent
13:55pour pouvoir nous empêcher
13:56de soutenir un effort
13:57sur le flanc Est.
13:59Mais même si ce scénario
14:00apocalyptique
14:01est aujourd'hui
14:02très crédible,
14:03il n'a pas ma faveur
14:04pour plusieurs raisons.
14:05D'abord,
14:06c'est que les services
14:06de renseignement
14:07disent plutôt
14:07qu'on se prépare
14:08à affronter la Russie
14:09sur des échelles
14:10d'intensité
14:11qui sont bien plus faibles
14:12dans un premier temps.
14:13Il faut quand même
14:14le préciser.
14:15Puis ensuite,
14:16il y a aussi
14:17la question de l'attaque frontale.
14:18Une attaque frontale
14:19ouverte, franche,
14:20de grande ampleur
14:22nécessiterait néanmoins
14:23notre réponse.
14:25Certes,
14:25dans un premier temps,
14:26je pense qu'on aurait
14:26énormément de difficultés
14:27à tenir le front
14:28et qu'on reculerait
14:29et que ce serait
14:29vraiment très dur,
14:30mais après des mois
14:31et des mois
14:32de guerre ouverte,
14:34là,
14:35notre industrie
14:36commencerait à produire
14:36et notre industrie
14:37est infiniment plus puissante
14:39que celle de la Russie.
14:40Notre économie
14:41est beaucoup,
14:42beaucoup plus endurante
14:43et on peut tenir
14:43beaucoup plus longtemps
14:44et donc un choc frontal
14:46pourrait,
14:47sur le long terme,
14:48amener à un échec russe
14:49au prix de milliers
14:51et de milliers de morts
14:52dans notre camp,
14:52évidemment.
14:53Encore plus de morts
14:54du côté russe,
14:55mais finalement,
14:55c'est ce qu'ils subissent
14:56depuis 2022
14:57sans que ça ait l'air
14:58de les faire reculer
14:59ou sourcier.
15:00Et donc,
15:01l'hypothèse la plus crédible
15:02aujourd'hui,
15:03ce serait plutôt
15:04de commencer par une série
15:05de tests
15:06avec une intensité croissante
15:07avant de passer
15:08à un acte
15:09de moindre ampleur
15:10et c'est justement
15:11ce qu'on observe
15:11depuis maintenant
15:12plus de 10 ans
15:13et si on considère
15:14que les attaques
15:15officiellement attribuées
15:16à la Russie
15:16depuis 2022,
15:18on a quand même
15:18au moins 53 sabotages
15:20qu'il s'ajuste
15:21des attentats
15:21contre des supermarchés
15:22dans les pays baltais
15:23en Pologne
15:23ainsi que cette tentative
15:25dans un bricorama
15:26du nord de Paris.
15:27Heureusement,
15:28l'artificier russe
15:29s'était fait exposer
15:29dans sa chambre d'hôtel
15:30et ça avait été un échec
15:32et on peut aussi citer
15:33ces colis piégés
15:33qui devaient faire exposer
15:35des avions en Allemagne.
15:36Vous imaginez,
15:37l'avion était en retard
15:38donc le colis n'était pas
15:40à bord de l'avion
15:40et il a pris feu au sol
15:42et heureusement,
15:42on a vidé une catastrophe.
15:44Souvenez-vous
15:44de l'attentat de Lockerbie
15:45dans lequel l'avion
15:46en vol
15:47avait fait aussi
15:48des dizaines
15:48et des dizaines de morts
15:49au sol.
15:50On est réellement passé
15:51juste à côté
15:52d'une catastrophe.
15:53On a ainsi
15:5326 attaques directes
15:55sur nos infrastructures
15:56comme les explosifs
15:57qui ont été placés
15:58sur les chemins de fer
15:59en Pologne
16:00ou l'attentat
16:00contre un Antonov
16:01sur l'aéroport
16:02en Allemagne
16:03et on a aussi
16:04des attaques directes
16:05sur notre capacité militaire
16:06avec 13 cas
16:08officiellement recensés
16:09comme les explosions
16:10de dépôts de munitions
16:11en République tchèque
16:11et en Bulgarie,
16:13l'incendie de l'usine
16:14d'Ile-Métal
16:14à côté de Berlin,
16:15l'incendie d'un entrepôt
16:17de matériel militaire
16:17près de Londres
16:18par Wagner,
16:19l'explosion
16:20d'un entrepôt
16:20de matériel de communication
16:21dédiée à l'Ukraine
16:22en Espagne,
16:24la tentative d'incendie
16:25dans une usine de drones
16:26en Slovaquie,
16:27cette usine polonaise
16:28qui produit des composants
16:29de drones
16:29pour lesquels
16:30le parquet polonais
16:31a ouvert officiellement
16:32une enquête
16:32pour actes terroristes
16:33envers la Russie
16:34et le problème
16:35c'est que malgré
16:35tous ces faits documentés
16:37et bien
16:37il n'y a aucune réponse
16:38opérationnelle
16:39de notre côté.
16:40Est-ce que quelqu'un
16:41croit que la Russie
16:42va renoncer
16:43parce qu'elle a peur
16:44de subir un procès
16:45dans 5 ans ?
16:46Évidemment non
16:46et cette faiblesse
16:47leur donne des ailes,
16:48leur donne envie
16:49d'aller encore plus loin
16:50avec encore plus
16:51difficulté
16:52c'est que nos attermoiements,
16:54nos réflexions,
16:55nos discussions
16:55et les dissensions politiques
16:57donnent aussi
16:58une image de faiblesse
16:59à l'Europe
16:59et montrent
17:00notre incapacité
17:01à prendre des décisions
17:02et c'est ça
17:03qui donne encore plus
17:04de gras en Russe
17:05pour essayer
17:05d'aller plus loin.
17:07Si on regarde maintenant
17:07dans le volet aérien
17:08on a quand même
17:10141 violations
17:11de nos espaces aériens
17:12depuis le début
17:13de l'invasion de l'Ukraine
17:14que ce soit
17:14avec des avions de chasse
17:15avec des hélicoptères
17:17avec des missiles
17:18ou avec des drones
17:19et il faut rappeler
17:19que ça n'a pas commencé
17:21en 2022.
17:21Si vous vous souvenez
17:22en 2013
17:23il y avait deux avions,
17:25deux bombardés stratégiques russes
17:26encadrés par
17:27quatre chasseurs
17:28qui avaient fait une passe
17:29d'attaque sur une base
17:30aérienne suédoise
17:31qui avaient violé
17:32l'espace aérien suédois.
17:33Quelle avait été
17:34notre réaction ?
17:35Zéro.
17:36Quand les Turcs
17:36avaient eu leur espace aérien
17:37qui avaient violé
17:38pendant 8 secondes
17:39en 2015
17:40leur avion,
17:41l'avion des Russes
17:42avait été abattu
17:42et puis c'était fini
17:44la Turquie n'est plus
17:45embêtée depuis.
17:46Mais à force d'avoir reculé
17:47et d'avoir toléré des choses
17:48qui sont toujours
17:49de plus en plus importantes
17:50les Russes
17:51continuent leurs tests.
17:52C'est peut-être
17:53l'événement le plus spectaculaire
17:55c'est quand on avait
17:5623 drones russes
17:57qui avaient traversé
17:58tout l'espace aérien
17:59et qui s'étaient retrouvés
18:00dans l'espace aérien
18:01de la Pologne.
18:02Et nous n'avions réussi
18:03à en intercepter que trois
18:04malgré la mise en oeuvre
18:05d'une armada
18:06comprenant nos awaks
18:07des chasseurs
18:08parmi les plus perfectionnés
18:09qui utilisaient des missiles
18:09qui coûtaient plus
18:10d'un million de dollars
18:11pour certains.
18:11Alors au début
18:12on se disait
18:13oui mais peut-être
18:13que les petits drones russes
18:15ils s'étaient juste perdus.
18:16Sauf qu'aujourd'hui
18:17on a des preuves
18:18on sait que les drones
18:19il y avait des réservoirs
18:20supplémentaires
18:20pour permettre
18:21d'aller plus loin
18:21que l'Ukraine.
18:22Il n'y a même pas
18:23d'explosif à bord
18:23pour certains d'entre eux
18:24donc l'objectif
18:25était vraiment
18:25de nous tester.
18:26Et vous avez
18:27un général polonais
18:28qui est venu
18:29à l'Assemblée
18:29des parlementaires
18:30de l'OTAN
18:30qui est venu confirmer
18:31que les logiciels
18:32de navigation
18:33leurs points
18:34étaient réellement
18:35en Pologne.
18:35L'objectif c'était
18:36la Pologne
18:36ils se renforçaient
18:37plusieurs centaines
18:38de kilomètres
18:38dans le territoire
18:39pour certains de ces drones
18:40sans qu'on soit capable
18:41de les intercepter
18:42et sans que l'on réagisse.
18:44Et malgré les enquêtes
18:45aujourd'hui
18:45qui sont officielles
18:46qui sont prouvées
18:46qui sont avérées
18:47il n'y a toujours pas eu
18:48de rétorsion
18:49contre la Russe.
18:50Donc ce sont clairement
18:51des tests
18:51et nous avons échoué
18:52à chacun d'entre eux.
18:54Et la question aujourd'hui
18:54c'est quelle est l'étape suivante
18:56pour la Russie
18:56puisqu'elle continue
18:57à monter en tension
18:58et à faire toujours plus
18:59depuis 2022.
19:00Alors ce ne sera plus
19:01des incursions
19:02ce ne sera plus
19:03déplacer des bouées navales
19:04pour modifier les frontières
19:07là il y aurait peut-être
19:08des gages territoriaux
19:10qui seraient pris.
19:11Alors il y a potentiellement
19:1250 scénarios
19:13mais le principal
19:14celui sur lequel
19:15on travaille le plus
19:16et qui me semble
19:17le plus crédible
19:18ce serait par exemple
19:18tout ce qui se passe
19:19autour de la ville
19:20de Narva en Estonie.
19:22Parce que c'est une ville
19:22qui a toujours été affichée
19:23comme russe
19:24dans le narratif russe
19:25dans lequel ils avaient tenté
19:26de faire un pseudo référendum
19:28d'attachement à la Russie
19:29en 1993
19:30et dans laquelle
19:31ils continuent à faire apparaître
19:33de temps en temps
19:33des militants
19:34d'une pseudo république séparatiste
19:36qui voudrait se rapprocher
19:37de Moscou
19:37et vous voyez ici
19:38quelques images
19:39de ces groupes
19:39qui ne représentent rien
19:40mais qui sont régulièrement
19:41mis en avant
19:42dans les médias russes.
19:43Alors dans les faits
19:44la ville de Narva
19:45elle parle effectivement
19:46la langue russe
19:47à 97%
19:48mais quand vous demandez
19:49aux gens
19:49quelle est votre patrie
19:50vous vous sentez
19:51de quelle nationalité
19:52seulement 13,3%
19:54d'entre eux
19:54se ressentaient russes
19:55lors de la dernière enquête
19:57datant de 2019
19:58donc avant la guerre
19:59et on sait que la sympathie
20:01envers la Russie
20:01s'est largement effondrée
20:03y compris dans les pays baltes
20:04après l'invasion de l'Ukraine
20:05donc ce narratif évidemment
20:06historiquement il ne tient pas
20:08il est faux
20:08c'est pas parce qu'on parle une langue
20:09qu'on doit revenir
20:10au pays qui la parle
20:12est-ce que la France
20:13doit annexer
20:14la ville de Tunis
20:15parce que les trois quarts
20:16des habitants
20:16sont capables de comprendre
20:17le français
20:18évidemment
20:18ça ne tient pas
20:19mais c'est le même narratif
20:21c'est le même storytelling
20:22que ce qu'ils avaient imposé
20:23dans le Donbass
20:24en 2014
20:25lorsqu'ils avaient tenté
20:26d'inventer
20:26ces faux séparatistes
20:27puis une fausse rébellion
20:29alors que l'on sait
20:30aujourd'hui
20:30que tout avait été organisé
20:31par l'ancien chef
20:32des séparatistes du Donbass
20:33qui s'appelle Igor Girkin
20:35qui est un agent du FSB
20:36qui a lui-même admis
20:38qu'il n'y avait pas
20:38de rébellion sur place
20:39et que c'était lui
20:40qui l'avait initié
20:41mais imaginez maintenant
20:42que les russes
20:43commencent
20:44test
20:45avec une annexion limitée
20:46sur la zone
20:47en commençant par
20:48ces séparatistes
20:49les petits hommes verts
20:50comme en Crimée
20:51c'est-à-dire que
20:51des gens qui étaient infiltrés
20:52qui ont commencé à organiser
20:54une sorte de rébellion
20:55qui ouvrent la porte
20:56à quelques milliers
20:57de soldats russes
20:57qui pourraient s'installer
20:58derrière
20:58je vais rappeler
21:00quand même
21:00l'Estonie
21:01c'est 4000 soldats
21:03d'actifs
21:034000 mobilisés
21:06conscrits
21:07il y aura certainement
21:08des réserves
21:08qui seront disponibles
21:09derrière
21:09et 2000 hommes
21:11européens
21:12en renfort
21:12en décembre 2024
21:14je m'étais rendu sur place
21:15j'avais participé
21:15à un déploiement
21:16en A400M
21:17j'avais pu rencontrer
21:18les soldats
21:19j'avais pu faire
21:19un embarquement
21:20sur un navire
21:21de la marine nationale
21:21sur place
21:22tout ça
21:23c'est 2000 hommes
21:23donc au total
21:24il y a 10 000
21:25forces combattantes
21:26estoniennes
21:27plus européennes
21:28cumulées
21:29face à potentiellement
21:31des dizaines
21:32de milliers
21:32de russes
21:33qui en plus
21:33auraient eu la porte
21:34ouverte
21:34s'il y avait
21:35une pseudo insurrection
21:36sur place
21:37est-ce que vous croyez
21:38réellement
21:39que nous sommes
21:39en mesure
21:40de tenir
21:41alors la question
21:42c'est même pas
21:42est-ce que vous
21:43vous en êtes convaincu
21:44c'est qu'est-ce que
21:45pense Poutine
21:45et si Poutine
21:46pense que
21:47les probabilités
21:48que Trump
21:49vienne nous aider
21:50sont faibles
21:51et que la probabilité
21:52que tous les européens
21:53unis
21:54fassent front
21:54pour aller reprendre
21:55ces territoires
21:56est faible
21:57évidemment
21:57ça vaut le coup
21:58le risque
21:59au pire
22:00au pire des cas
22:00s'il perd
22:0210, 20, 50 000 hommes
22:03ça représente
22:04que 1 ou 2 mois
22:04de perte
22:05en Ukraine
22:06c'est des chiffres
22:07qui sont tout à fait
22:08acceptables
22:08d'un point de vue russe
22:09mais par contre
22:10s'il réussit
22:11c'est la fin
22:12de l'architecture
22:12européenne
22:13de sécurité
22:14c'est la fin
22:15de l'OTAN
22:15c'est la fin
22:16de la place
22:16des Etats-Unis
22:17en tant qu'alliés
22:18et ça va aller
22:18jusqu'à Taïwan
22:19jusqu'aux Philippines
22:20jusqu'en Corée du Sud
22:21pour la terre entière
22:22c'est la fin
22:23de la paix
22:24qui est assurée
22:25depuis la deuxième guerre mondiale
22:26par les Etats-Unis
22:28et pour l'Europe
22:29c'est la porte ouverte
22:30évidemment d'abord
22:31à un effondrement
22:31et une annexion
22:32des premiers pays baltes
22:33mais ensuite
22:34c'est la réouverture
22:34de la boîte de Pandore
22:35puisque chaque pays
22:36est seul
22:37face à la Russie
22:38se défend seul
22:39et n'a plus
22:39d'architecture européenne
22:41c'est comme ça
22:41que le verraient
22:42les Russes
22:44donc d'un point de vue
22:46géostratégique
22:46le risque
22:47est faible
22:48pour la Russie
22:49quelques milliers d'hommes
22:49mais le potentiel
22:51de gains
22:52est gigantesque
22:53territorial
22:54dans le domaine
22:55réputationnel
22:56et dans le domaine
22:56politique
22:57et militaire
22:58donc
22:58il n'y a pas
22:5950 façons
23:00d'éviter ça
23:01d'abord le premier
23:02c'est de soutenir
23:03correctement l'Ukraine
23:04il faut bien ouvrir les yeux
23:05à chaque fois
23:06qu'un soldat russe
23:08tombe en Ukraine
23:08à chaque fois
23:09qu'un équipement
23:10y est détruit
23:10à chaque fois
23:11qu'une usine russe
23:12est détruite
23:13par les attaques ukrainiennes
23:14c'est autant
23:15de capacités militaires
23:16en moins
23:16qui seront disponibles
23:17pour un jour
23:18s'en prendre à nous
23:18et si par bonheur
23:19l'économie russe
23:20s'effondre
23:21grâce au coût
23:21que l'Ukraine
23:22porte sur la Russie
23:23là ce sera gagné
23:24mais ça signifie
23:25un soutien ferme
23:26réel
23:27sur le long terme
23:27par exemple
23:28pour que l'Ukraine
23:29puisse produire
23:30elle-même
23:31ses propres équipements
23:32low cost
23:32et efficaces
23:33plutôt que d'attendre
23:34d'éventuels développements
23:35d'équipements
23:35qui coûtent cher
23:36que nous développons
23:37nous-mêmes
23:37qui arrivent lentement
23:38et qui ne sont pas
23:39forcément adaptés
23:40au front
23:41le deuxième point
23:42c'est une fermeté
23:43très claire
23:44chaque agression russe
23:45doit obtenir une réponse
23:46prévisible
23:47de manière automatique
23:48par exemple
23:49cet attentat
23:49contre Leipzig
23:50allez les allemands
23:51devraient donner
23:5150 missiles de croisière
23:53à l'Ukraine
23:53une explosion
23:54dans un dépôt de munitions
23:55on donne 50 000 obus
23:56un attentat
23:57contre une infrastructure critique
23:58c'est 1000 roquettes
23:59guidées laser
24:00une tentative d'assassinat
24:01en Europe
24:02c'est 100 000 drones ukrainiens
24:04qui sont financés
24:04pour que les ukrainiens
24:05puissent les produire
24:06et là
24:07à ce moment-là
24:08on arrêterait
24:08l'escalade
24:09de la part de la Russie
24:10le troisième point
24:12c'est la fermeté
24:13Poutine doit savoir
24:14que non seulement
24:14nous nous battrons
24:15nous serons fermes
24:16nous serons là
24:16nous serons présents
24:17et que sa guerre
24:18elle serait vouée à l'échec
24:19mais qu'en plus
24:20on ne s'arrêterait pas
24:20simplement à les repousser
24:21il y aurait des frappes
24:22dans la profondeur
24:23et le général Yakovlev
24:25qui est le plus haut gradé français
24:26qui a jamais travaillé
24:27au sein de l'OTAN
24:28a des idées très claires
24:29sur ce qu'il faudrait faire
24:30dans le domaine
24:30la solution
24:31c'est une contreprise de gages
24:33à Kaliningrad
24:34la destruction
24:35de toute leur défense solaire
24:38parce qu'elle est
24:39à portée d'artillerie
24:40depuis la Pologne
24:41ou la Lituanie
24:42et après
24:42on dit à Poutine
24:43un partout
24:44balle au centre
24:45c'est pas d'attendre
24:46bêtement
24:47qu'ils se soient emparés
24:48de 15 kilomètres carrés
24:50à côté de Narva
24:51et de préparer
24:52la grande contre-offensive
24:53et ensuite
24:54pour que nos armées
24:55soient crédibles
24:56et donnent l'impression
24:56qu'elles sont capables
24:57de résister à la Russie
24:58il ne faut pas attendre
24:59que nos équipements
25:00arrivent en 2030
25:01pour faire face
25:02à la guerre
25:02que les Russes
25:03pourraient nous mener
25:04aujourd'hui
25:04c'est-à-dire qu'il faut
25:05tout de suite
25:06s'équiper avec des équipements
25:07des systèmes ukrainiens
25:08qui ont fait leur preuve
25:09qui ne sont pas chers
25:10et qui sont disponibles
25:10en grande quantité
25:12et ensuite
25:13quand dans 3 ans
25:145 ans
25:14on aura
25:14nos équipements
25:16nationaux
25:16souverains
25:17avec nos industriels
25:18là on passera
25:19sur les équipements
25:20nationaux
25:21mais on ne peut pas
25:21accepter d'avoir
25:22des trous dans la raquette
25:23et des capacités opérationnelles
25:25qui nous manquent
25:25pendant 3-5 ans
25:27alors que notre ennemi
25:28il est à notre porte
25:29et il est capable
25:29de porter les coups
25:30tout de suite
25:31et si on fait réellement
25:32tout ça
25:33on peut s'épargner
25:34une guerre
25:35et on peut ramener
25:36la paix
25:36sur le territoire européen
25:38rapidement
25:39je vous rappelle ce qu'avait dit
25:40le général Yakovlev
25:41en 2014
25:41lorsque la Russie
25:42avait commencé
25:43à envahir l'Ukraine
25:44il avait dit
25:45que c'était les prémices
25:46de la 3ème guerre mondiale
25:47si nous n'étions pas
25:47capables d'arrêter
25:48la Russie
25:49rapidement
25:50on ne l'a pas arrêté
25:51on a vu
25:51la tension monter
25:53donc
25:53mais je préfère
25:54100 fois
25:55que les propagandistes
25:57russes
25:57nous disent
25:57dans 3 ans
25:58que finalement
25:58on s'était inquiété
25:59pour rien
25:59plutôt que de devoir
26:01faire face
26:02à une guerre réelle
26:03de haute intensité
26:04en Europe
26:05il faut garder à l'esprit
26:06cette réalité
26:07quand on recule face à un agresseur
26:09on lui donne toujours plus de bonnes raisons
26:11de monter en tension
26:12et de passer sur l'agression
26:14lorsqu'on recule
26:15ils attaqueront
26:16et je vous laisse avec ces mots
26:17du général de Gaulle
26:18en 1961
26:19qui décrivait exactement
26:20la même situation
26:21face à la Russie soviétique
26:23assurément
26:23de fil en aiguille
26:25comme on dit
26:26et si tout cela
26:27fait multiplier
26:29les actes hostiles
26:30des soviets
26:31actes auxquels
26:32il faudrait répondre
26:33on pourrait en venir
26:35à la guerre générale
26:37c'est que les soviets
26:39l'auraient délibérément
26:41voulu
26:41et dans ce cas
26:43tout recul
26:44préalable
26:45de l'occident
26:46n'aurait servi
26:47qu'à l'affaiblir
26:49et à le diviser
26:50et sans empêcher
26:53l'échéance
26:54à un certain point
26:55de menace
26:56de la part
26:57d'un impérialisme
26:58ambitieux
26:59tout recul
27:00a pour effet
27:01de surexciter
27:03l'agresseur
27:04de le pousser
27:05à redoubler
27:06sa pression
27:07et finalement
27:08facilite
27:09et hâte
27:10son assaut
27:11les puissances
27:12occidentales
27:14n'ont pas
27:15de meilleurs
27:15moyens
27:16de servir
27:17la paix
27:18du monde
27:18que de rester
27:20droite
27:20est ferme
27:21allez
27:21j'espère que cette vidéo
27:22vous a plu
27:23continuez à soutenir
27:24la protection de l'Europe
27:25via l'Ukraine
27:26et via nos forces armées
27:27puis on espère
27:28que tout se passera bien
27:29je vous dis à très bientôt

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