00:01Dans ce centre de santé de Rwampara dans la province de Litori, plus de 250 personnes ayant été en contact
00:07avec la souche Bundibugyo,
00:09une rare variante du virus Ebola, se sont inscrites à un essai clinique visant à prévenir l'apparition de la
00:14maladie.
00:15Lancé en juillet dernier, cet essai fait partie d'une série d'études menées pour tenter d'enrayer cette épidémie
00:21qui a déjà fait plus de 4000 morts en République démocratique du Congo.
00:24Ce qui m'a poussé à participer, c'est le décès de mon oncle.
00:30Quand il est mort, les résultats étaient positifs pour Ebola.
00:33Comme j'étais un cas contact, cela m'a incité à venir ici.
00:39J'ai vu des familles où lorsqu'un cas est détecté, presque toute la maisonnée est contaminée.
00:51Mais comparé à ceux-là, lorsque j'ai rejoint cet essai EBOPEP, j'ai constaté qu'aucun membre de la
00:56famille n'avait contracté la maladie.
00:58Autrement dit, ces traitements agissent de manière très positive sur notre organisme.
01:03C'est-à-dire que ces essais sont en train de travailler vraiment positivement dans nos corps.
01:15Malgré certaines difficultés, notamment l'abandon de certains participants,
01:19les personnes qui poursuivent l'essai se disent globalement satisfaites de leur participation.
01:25Le ressenti global des participants, c'est la satisfaction.
01:29Parce que c'est un espoir d'identifier un médicament pour traiter une maladie qui n'a pas de médicament.
01:38C'est un espoir.
01:39Et la plupart des participants sont contents d'être avec nous et de pouvoir bénéficier de ce traitement,
01:48bien que ce soit encore un essai.
01:50Selon l'OMS, l'épidémie continue de mettre à rude épreuve les efforts déployés pour ralentir sa propagation.
01:57Elle pourrait dépasser en nombre de victimes,
01:59celles qui avaient frappé l'Afrique de l'Ouest entre 2014 et 2016,
02:03la plus meurtrière jamais enregistrée, avec près de 11 000 morts.