00:02Musique
00:11Polar, fantastique, science-fiction, littérature de l'imaginaire,
00:15à Aonais ce vendredi et samedi, le Festival Mauvais Genre
00:19met à l'honneur des livres qui sortent des sentiers battus de la grande littérature classique.
00:24Pour sa cinquième édition, le Festival réunit auteurs et autrices
00:28autour de dédicaces, de lectures et de tables rondes,
00:31avec cette année une place particulière accordée à la musique.
00:35Il y en a pour tous les goûts.
00:38Peut-être la première chose un peu différente qu'on vous propose,
00:42c'est un Kadavrikski écrit en direct par dix autoristes du Festival.
00:48Donc on tire au sort trois mots, le genre, le titre de notre chapitre
00:53et un mot à incorporer dans notre écrit.
00:55Et on écrit dans une cabine pendant une heure et demie.
00:58Et ça, vous pouvez nous voir en live et voir le texte s'écrire en live.
01:02Après, on a des jeux de rôle, on a plein de choses pour que le public soit actif.
01:06Et on a aussi des tables rondes, des discussions.
01:10Et bien sûr, il y a aussi beaucoup de musique,
01:11comme c'est le thème de la cinquième édition,
01:13avec des concerts, des lectures musicales,
01:17et même la Castafior qui se balade dans le Festival.
01:20Parmi les nombreux invités, Martin Boujol, créateur de contenu littéraire sur les réseaux sociaux.
01:26C'est la toute première fois que je viens au Salon de mon mauvais genre.
01:29Je ne connaissais pas du tout, donc je découvre les lieux, je découvre l'équipe,
01:32et ça me fait très plaisir d'être là.
01:33Je suis ravi de voir comment va se développer le festival,
01:37qu'est-ce qui va se passer ce soir, qu'est-ce qui va se passer demain.
01:40Je suis très ouvert et très content d'être ici.
01:42Sur Instagram et TikTok, il partage ses lectures
01:45et contribue à faire découvrir les livres un nouveau public,
01:48tout en étant lui-même auteur.
01:50Entre la fugacité des contenus sur les réseaux sociaux
01:53et le temps long de la littérature,
01:55un paradoxe qu'il semble franchir avec aisance.
01:59Je pense que ça va très bien ensemble.
02:01Au contraire, j'ai l'impression que les jeunes écrivains,
02:03souvent on leur dit de toujours couper, couper, couper.
02:06Ils sont toujours trop longs.
02:07Alors que moi, dans mon écriture de vidéos,
02:09j'ai toujours couper, couper, couper.
02:10Parce que chaque mot de trop, chaque trace de trop,
02:12chaque information de trop est à enlever.
02:14Donc j'ai toujours eu ce...
02:15Je pense que la plupart des écrivains, des jeunes écrivains,
02:17ont ce problème de devoir couper.
02:18Moi, j'ai ce problème de devoir étoffer.
02:19Ce qui est un bon problème en soi,
02:20parce que j'écris d'abord le squelette et après j'étoffe.
02:23Aller à l'essentiel, à l'os, comme elle dit,
02:25c'est aussi ce qui caractérise l'écriture d'Adèle Fougère,
02:29également présente sur place.
02:32Mon écriture est une écriture absurde.
02:36Alors c'est très prétentieux de dire ça,
02:37mais il paraît que c'est drôle.
02:38Ça part toujours de quelque chose d'un peu plus tragique quand même.
02:42C'est le principe de l'humour.
02:45Et quelque chose de pas monolithique dans les sentiments.
02:49C'est-à-dire que moi, j'aime pas les choses très cadrées.
02:54Je pense qu'on peut rire à un enterrement
02:56et je pense qu'on peut être très, très, très seul
02:58à une soirée d'anniversaire.
03:01Elle est l'autrice de « J'ai 8 ans et je m'appelais Jean Rochefort ».
03:05Un livre que les Onésiens peuvent découvrir aussi bien au Festival Mauvais Genres
03:09que sous la forme d'une adaptation en seule en scène
03:12dans le cadre des spectacles onésiens le 9 mars prochain.
03:15On peut être autant attiré par le livre que par la pièce.
03:21En tout cas, ce qui est sûr, c'est que le seul en scène,
03:23c'est le livre tel quel.
03:24C'est-à-dire qu'il n'y a pas une virgule qui a changé.
03:26C'est même pas une adaptation.
03:27C'est vraiment le texte du livre.
03:29C'est comme un pop-up.
03:30C'est-à-dire que moi, j'ai juste écrit la 2D.
03:32Et en fait, sur scène, ça prend une autre dimension.
03:35À la fois, on peut se dire
03:37« Ah oui, j'avais peut-être pas pigé tout ça quand j'ai lu le bouquin ».
03:39Et en même temps, si on n'a pas lu le livre,
03:41ça permet aussi de créer une espèce de sillon
03:45dans l'envie de lire le bouquin.
03:46En tout cas, ça a marché dans les deux sens, ça je le sais.
03:49C'est-à-dire qu'il y en a qui ont acheté le livre après la pièce
03:51et il y en a qui avaient acheté le livre avant la pièce.
03:54Donc ça, en fait, c'est les vases communicants.
03:56Ça s'auto-alimente.
03:58Autre autrice présente, Abigail Serrand,
04:01lauréate du prix Ève 2026,
04:04décernée par l'Académie romande
04:05pour son roman intitulé
04:07« Ce qui ne sera jamais après la neige ».
04:10L'autrice participera à une table ronde samedi après-midi
04:13sur le rôle des prix dans la littérature.
04:16C'est un honneur de pouvoir participer
04:18à une table ronde sur un tel sujet.
04:20Les prix, c'est une reconnaissance,
04:24une belle reconnaissance du travail
04:25qui a été fait sur un roman.
04:28Et puis ce qui est aussi très touchant,
04:30en l'occurrence, par rapport au prix Ève
04:32de l'Académie romande,
04:33c'est que c'est un prix des libraires.
04:34Et les libraires lisent beaucoup.
04:35Et c'est donc particulièrement touchant
04:38et précieux de recevoir un tel prix.
04:41Et puis ce qui me plaît aussi beaucoup
04:44dans cette table ronde,
04:45c'est que je vais la partager
04:46avec Julie Moulin et Mickaël Perruchoux.
04:48Mickaël Perruchoux qui a eu le prix du Polar
04:52il y a quelques jours.
04:53Et puis Julie Moulin,
04:54dont le prix a été sélectionné
04:55pour le bon cours de la Nouvelle.
04:57Et ce sont des prix qui sont prestigieux
04:59et qui apportent une forte visibilité.
05:01Entamé aujourd'hui,
05:03le festival se poursuit ce samedi
05:05au Manège d'Aunay
05:05de 10h à 19h.
05:07L'entrée est libre
05:08avec restauration et buvette sur place.
05:10Le programme complet est à retrouver
05:13sur lit-mauvais-genre.ch
05:16Venez à Mauvais Genre,
05:17c'est un magnifique festival
05:18et on sera nombreuses et nombreux
05:21à vous accueillir
05:22et à vous faire découvrir
05:23une littérature de mauvais genre
05:25mais de très bon goût.