00:00Mon premier cachet, c'était le sachet d'eau de 50 francs à la vie.
00:02La danse, c'est Dieu qui danse.
00:04Quand ça entraîne dans ton corps, ça devient comme la drogue.
00:07Tu ne peux pas aller loin dans le monde si tu ne défends pas ta culture.
00:11Je vis exclusivement et essentiellement de la danse.
00:14Dieu bénit les gens selon son temps.
00:16Salut Yoka Media.
00:18Moi, c'est votre ambassadeur de la danse Bamou.
00:20Mokhtar El Salim, artiste et choreographe internationale.
00:23Je suis à vous.
00:24La danse, c'est quelque chose qui est arrivé depuis tout petit.
00:27Il faisait comme si ça ne m'intéressait pas trop.
00:29Donc, au départ, c'était beaucoup plus de passion.
00:32C'était beaucoup plus l'amour que j'avais pour la danse.
00:35Mon premier cachet, c'était le sachet de les 50 francs.
00:37Tu vas accepter que ce soit ton métier.
00:39Que ton cachet soit le sachet de les 50 francs.
00:41Et c'est en 2016 à Yaoundé, quand je suis arrivé.
00:44Et on m'a donné 5 000 francs pour mon premier tournage.
00:47On m'a dit, hé !
00:48Dans la fête, si on peut avoir jusqu'à 5 000,
00:50ton premier 5 000 que ce n'est pas ton père qui t'a donné.
00:53C'est toi même qui a travaillé.
00:54Je pense que ce qui nourrit la passion,
00:56c'est le fait que tu puisses produire une oeuvre,
00:59une chorégraphie, une danse et tu es bien payé.
01:01Je pense qu'il va continuer à faire grandir la passion en moi.
01:04Je passe de danseur à chorégraphe.
01:06Grâce à l'expérience de nombre d'années,
01:07les projets que j'ai eu à défendre,
01:09la vision de ce que je voulais pour la danse au Cameroun.
01:12Grâce à la danse aujourd'hui,
01:14j'ai pu accomplir beaucoup de choses.
01:15J'ai voyagé dans beaucoup de pays déjà.
01:17J'ai fait beaucoup de festivals.
01:18Grâce à la danse,
01:19être en contact avec les plus hautes personnalités du pays,
01:22les milliardaires du pays.
01:23C'est quelque chose que j'aurais jamais peut-être pensé un jour.
01:25Aujourd'hui, je ne peux pas dire que je peux vivre.
01:28Je vis exclusivement et essentiellement de la danse.
01:31Le rythme, pour moi, c'était une victoire dans le sens où
01:33je suis fier de voir que ma culture est appréciée.
01:36Je fais d'autres comme j'apprécie aussi la leur.
01:38Donc c'était un boost encore de travailler davantage.
01:41Je commence à défendre le rythme Bamoun
01:42quand je commence à comprendre que
01:44tu ne peux pas aller loin dans le monde
01:46si tu ne défends pas ta culture.
01:47Tu ne peux pas être assez original sans faire intégrer ta culture
01:52dans ce que tu fais.
01:53Je me suis dit, si un jour on te place peut-être devant un chorégraphe international,
01:57un tuisse peut-être, ou bien Paris,
01:59Joabelle qui sont les chorégraphes très connus.
02:01Qu'est-ce que tu vas proposer?
02:02Vu que hip-hop, c'est leur identité à eux.
02:04Et c'est comme ça que je décide de me lancer dans Palomé.
02:07Et ce que nous, on a au pays, ce que moi j'ai,
02:09vu que je suis Bamoun,
02:10qu'est-ce que je peux défendre mieux que c'est qui sort de chez moi?
02:12En dehors d'être danseur, mon père est aussi père de famille,
02:16et aussi entrepreneur,
02:18vient de la pisciculture,
02:19fait l'élevage des poissons.
02:20Je suis sûr que la danse a pu m'apporter parce que
02:22sans ça, je pense que je ne serais même pas ici aujourd'hui.
02:24À toutes les personnes qui me suivent et qui me soutiennent,
02:26suivez vos rêves,
02:28suivez ce qui parle en vous,
02:29à tous ceux qui sont proches de moi.
02:31Si tu sais que tu vas balayer,
02:33sois le meilleur, peu importe.
02:34Dieu bénit les gens, selon son temps.
02:36Il guérit les malades, selon son temps.
02:39Il me donne de la joie, selon son temps.
02:41Il va te donner ta part, selon ton temps.
02:45Dévanistez donc, tendez votre temps.
02:46Arrêtez d'envier vos amis ou quoi que ce soit.
02:49Chacun une destinée, je vais vous destiner.