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00:00:00Musique
00:00:04Musique
00:00:26A l'occasion de la journée internationale de la musique célébrée ce 1er octobre 2026,
00:00:31nous nous intéressons aujourd'hui à une question qui touche directement les artistes,
00:00:36mais pas seulement les artistes, tous ceux qui travaillent autour de la création musicale.
00:00:42Alors la question est la suivante, peut-on encore vivre de la musique en Côte d'Ivoire ?
00:00:46Nous allons tenter de répondre à cette question avec nos invités sur ce plateau.
00:00:51Ils sont trois, trois hommes.
00:00:53On a le docteur Ehouman Maxime, qui est le directeur de la répartition du Burida.
00:00:59Soyez le bienvenu sur notre plateau.
00:01:01Merci madame.
00:01:02Il y a aussi monsieur Clément Kofi, qui est journaliste. Bienvenue.
00:01:07Merci de moi ce que vous irez ici.
00:01:09Et puis DJ Luciano, qui est président de l'association des DJs et animateurs de Côte d'Ivoire.
00:01:14Bienvenue sur notre plateau.
00:01:15Très heureux, très heureux d'être avec vous.
00:01:17Alors on entend souvent dire que la musique nourrit son homme,
00:01:20mais derrière les concerts, les prestations, les clips, les millions de vues sur Internet,
00:01:26et les grands spectacles.
00:01:28Quelle est réellement la situation des artistes en parlant d'économie ?
00:01:33Alors là, je me tourne tout de suite vers monsieur Ehouman.
00:01:38Aujourd'hui, selon vous, est-ce que la musique nourrit vraiment son homme en Côte d'Ivoire ?
00:01:42Oui, je vous remercie.
00:01:43Avant de répondre à cette question, je profite de l'occasion pour remercier cette info
00:01:50d'avoir invité l'organisme de gestion collective qui est en charge de la gestion des droits des artistes
00:01:55sur le territoire ivoirien.
00:01:57Et remercier également la direction générale qui a bien voulu nous désigner
00:02:02pour participer à cette émission.
00:02:06Nous voulons également remercier la tutelle, le ministère de la Culture et de la Francophonie
00:02:09qui travaille toujours pour la promotion et la défense des intérêts de la culture en Côte d'Ivoire.
00:02:15Et pour réagir maintenant relativement à la question, oui, la musique nourrit son homme.
00:02:20D'accord.
00:02:21La musique nourrit son homme.
00:02:22On aura l'occasion d'en savoir davantage.
00:02:25Et notre journaliste, je vous pose la même question,
00:02:29est-ce que la musique nourrit encore son homme en Côte d'Ivoire ?
00:02:31Oui, mais il faut partir d'un principe très simple.
00:02:35De tout le temps, l'homme s'est passionné de perfection.
00:02:39Et c'est dans cette logique que quelqu'un s'est réquisitionné du nom de Thomas Edison
00:02:45pour en 1877 capturer le son, pouvoir le jouer.
00:02:50Et de là est né un métier, le métier de DJ, qui a été le premier DJ.
00:02:56Et les contours ont donné aussi plusieurs métiers, les métiers de la musique.
00:03:01Que tu sois batteur, percussionniste, saxophoniste et autres, arrangeurs,
00:03:08tout ce conglomérat existe.
00:03:09Donc quand on parle de est-ce que la musique nourrit son homme,
00:03:13est-ce que le chanteur, ce qu'il touche, est-ce que le bassiste touche cela, est-ce qu'autre
00:03:19?
00:03:19Mais de manière globale, j'aimerais dire que ça nourrit son homme, mais à géométrie variable.
00:03:25Il y a un mais, il y a un mais, et puis DJ Luciano, qui est président de l'association
00:03:33des DJ animateurs de Côte d'Ivoire,
00:03:35à qui je repose la même question, est-ce que la musique nourrit encore son homme en Côte d'Ivoire
00:03:40?
00:03:40Ok, merci bien pour cette occasion.
00:03:43Parce que je vous félicite aussi de nous recevoir, d'échanger avec vous, ça nous fait du bien.
00:03:46Plaisir partagé.
00:03:48Et ce que je peux dire, c'est que vous savez, par expérience, il y a des domaines en matière
00:03:53de musique,
00:03:54il y a des genres musicaux, il y a tout un choix qui est fait.
00:03:57Donc vous savez, dans l'origine dans laquelle vous êtes en matière de musique,
00:04:01si ça fonctionne bien, de par votre organisation, vos inspirations,
00:04:06ça vous donne un côté professionnel,
00:04:09et ça aboutit forcément à quelque chose qu'on appelle le financier,
00:04:15c'est-à-dire les résultats financiers.
00:04:16C'est un peu ça.
00:04:17Donc on demande ça aussi à beaucoup d'artistes.
00:04:19Vous savez très bien, vous pouvez très bien chanter,
00:04:21mais si vous n'êtes pas organisé aussi, vous perdez beaucoup de choses en fait.
00:04:25Parce que la musique aussi a ses lois.
00:04:28Le métier musical a ses lois, qu'il faut respecter.
00:04:31Donc quand on est dans ce respect-là,
00:04:33que nous on appelle en général l'organisation,
00:04:36ça vous amène aussi à sentir, à vous entourer des professionnels,
00:04:41et ça vous nourrit.
00:04:43Parce que normalement, la musique doit nourrir son homme.
00:04:45Donc pour vous, la musique nourrit son homme ?
00:04:46La musique nourrit son homme.
00:04:49Et puis encore, on va évoluer, puisque c'est pas...
00:04:51Il y a toujours un mais.
00:04:52Il y a toujours un mais.
00:04:53Il y a toujours un mais.
00:04:54Mais en tant que président de l'association des DJs et animateurs,
00:05:00aussi, vous touchez aussi à la platine.
00:05:02Quelles sont vos réalités ?
00:05:04Bon, nous, nos réalités sont...
00:05:06Vous savez, nous avons des périodes, comme je disais tout à l'heure.
00:05:09Oui.
00:05:09Nous avons des périodes où, en général, on a un mot, on dit Samus.
00:05:14Voilà.
00:05:14Nous, à l'époque, les discothèques,
00:05:17lundi, mardi, vous avez des gens qui sortaient.
00:05:19Les réalités sont différentes.
00:05:21Les gens sont VSD.
00:05:21Ça a eu vendredi, samedi, dimanche.
00:05:23Ça, c'était avant ou maintenant ?
00:05:24Non, maintenant, c'est VSD.
00:05:26D'accord.
00:05:26Maintenant, c'est rare de trouver des boîtes qui marchent lundi, mardi.
00:05:29À l'époque, lundi, mardi, c'était...
00:05:31On n'arrivait même pas à sentir l'arrivée du samedi.
00:05:33Donc, on avait cette régularité-là en matière d'animation et de boulot.
00:05:37Donc, on était constant.
00:05:39Par contre, aujourd'hui, c'est vendredi, samedi, dimanche.
00:05:41Donc, la donne change.
00:05:42Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
00:05:43C'est que le salaire du DJ, aujourd'hui, ne peut pas être le même que le salaire d'avant.
00:05:49Avant, il y avait moins de discothèques.
00:05:50Aujourd'hui, il y a plus de discothèques.
00:05:52Avant, il y a moins de DJ.
00:05:54Aujourd'hui, il y a plus de DJ.
00:05:55Donc, la demande est forte.
00:05:56Mais les moyens dans les discothèques ne sont pas comme avant.
00:06:00Je vais dire par là que les DJs, aujourd'hui, sont en face d'une réalité
00:06:05qu'on est obligé d'accepter parce que les recettes au niveau des clubs ne sont pas de bonnes recettes.
00:06:10Donc, très souvent, payer 4 DJs, ce n'est pas facile, souvent même pour le propriétaire de l'espace.
00:06:16Vous voyez ce que je veux dire ?
00:06:16Oui.
00:06:17Donc, si on doit travailler vendredi, samedi, dimanche, qu'on doit payer 4 DJs,
00:06:21il y a toute cette réalité-là qui n'est pas la même que celle de l'époque.
00:06:24D'où nous qui encadrons ces jeunes-là, on les fait comprendre souvent qu'il faut s'améliorer,
00:06:30il faut se mettre dans un registre où on peut comprendre que tu peux avoir telle somme
00:06:34parce que, parce que, parce que.
00:06:36Il y a toujours un parce que derrière.
00:06:37D'accord.
00:06:37Mais vous savez, on ne peut pas dire qu'on est satisfait à 100%.
00:06:40On se bat pour cette génération, pour qu'ils soient professionnels,
00:06:43pour qu'ils soient satisfaits, pour qu'ils arrivent à s'en sortir dans le côté financier,
00:06:47avec la collaboration des patrons de boîtes de nuit, bien sûr.
00:06:50D'accord.
00:06:50Alors, M. Houman, je viens à vous dans un instant.
00:06:53Bien avant, M. Clément, on parle de paysage musical ivoirien, finance.
00:06:59Quel est votre constat ?
00:07:01Le conseil est très simple.
00:07:03Il faut, pour pouvoir avoir les moyens, sinon vivre de son art, passer au système de professionnalisme.
00:07:13On est obligé de tricher les nations plus grandes.
00:07:17Ça veut dire que quoi ?
00:07:19Un artiste, que tu as chanteur, saxophoniste et autres, doit avoir un staff.
00:07:25D'abord, il y a le directeur artistique.
00:07:27Il doit avoir au minimum trois managers.
00:07:29Qui sont lesquels ?
00:07:31Il y a l'impressario, celui qui roule avec tout le temps.
00:07:35Il y a le tour manager, celui qui cherche les tournées pour l'artiste.
00:07:38Il y a le business manager.
00:07:40Vous voyez, par exemple, sur des pancartes ou bien des cahiers,
00:07:43il y a l'effigie d'un artiste.
00:07:46C'est une vente.
00:07:47C'est le mercandiseur.
00:07:48Par exemple, la campagne publicitaire.
00:07:50Oui, en fait, c'est parce qu'il a eu une notoriété, pas un peu de chagrin,
00:07:55une belle notoriété qu'on voudrait, à travers lui, tisser un modèle.
00:08:00Donc, le mercandising rentre en ligne des comptes.
00:08:03Mais quand quelqu'un se lève, il dort, il est là, autour de peut-être deux, trois chansons,
00:08:11il a eu un producteur, il en déplaise, ils vont aller en studio.
00:08:15Il faut payer les répétitions, tout et tout.
00:08:17Ils vont aller en studio.
00:08:18D'abord même, peut-être qu'il n'est pas l'auteur-compositeur.
00:08:23Il n'est pas l'auteur.
00:08:24Parce que quand on parle des compositeurs, il faut aller voir les musiciens.
00:08:27Peut-être que ce chanteur, il n'est juste qu'un auteur.
00:08:31Il faut arriver maintenant au producteur qui va trouver le studio, tout et tout.
00:08:36Le compositeur va faire la musique, tout et tout.
00:08:38Et après cela, il faut aussi des gens pour vendre.
00:08:41Mais quand tu es comme une seule hirondelle qui fait le printemps,
00:08:47ils trouvent qu'un manager, c'est encombrant.
00:08:50Le manager va avoir une partie de l'argent.
00:08:51Mais vous ne trouvez pas qu'il y a des artistes qui essaient quand même de sortir de l'ordinaire,
00:08:55avoir tout ce qu'ils font ?
00:08:56Il y en a.
00:08:57Je peux citer des noms et puis des périodes.
00:08:59Je peux même en citer.
00:09:00Allez-y.
00:09:01Quand Alpha Blondie a commencé, il a été produit par qui ?
00:09:04Le regretté Jacques Taille-Benson.
00:09:07Qui était son manager ?
00:09:08Roger Fugin-Scassi.
00:09:09On me dira qu'en son temps, il y avait seulement une télévision.
00:09:12Mais il y a un travail qui a été fait.
00:09:14Vous voyez ?
00:09:15D'accord.
00:09:16Bon, prenons le cas des Magic System.
00:09:18D'accord.
00:09:18La liste est bien longue.
00:09:20Beaucoup.
00:09:20Alors, M. Oumant, on va parler du droit d'auteur.
00:09:25Concrètement, comment fonctionne le droit d'auteur ?
00:09:28Oui, le droit d'auteur, déjà, il faut reconnaître que ça fonctionne conformément à des tests.
00:09:33Ok.
00:09:34Oui, il y a des tests qui sont pris.
00:09:38Et en Côte d'Ivoire, le test qui organise le droit d'auteur, c'est la loi 2016-555 du
00:09:4726G 2016
00:09:49relative aux droits d'auteur et aux droits voisins,
00:09:51qui encadrent le droit d'auteur et les droits voisins en Côte d'Ivoire.
00:09:57Donc, l'exploitation des œuvres de l'esprit obéit, bien entendu, à toutes sortes de conditions qui sont définies dans
00:10:04la loi.
00:10:06Alors, le droit voisin, qu'est-ce que c'est ?
00:10:09Comme je le dis, c'est le droit voisin du droit d'auteur.
00:10:11Nous avons les auteurs et nous avons les titulaires de droits voisins.
00:10:15Les titulaires de droits voisins, nous avons, dans le domaine musical, les artistes interprètes.
00:10:19Ok.
00:10:20À l'exemple d'un chanteur, d'un choriste.
00:10:25Et nous avons aussi les artistes interprètes instrumentistes, que nous appelons les guitaristes, le batteur, celui qui joue saxophone, et
00:10:34ci, de suite.
00:10:35Et nous avons aussi les interprètes dans le domaine audiovisuel.
00:10:39Nous avons les acteurs.
00:10:41D'accord.
00:10:42Mais les droits voisins ne se limitent pas à ceux-là.
00:10:44Ils se limitent également aux producteurs.
00:10:45Nous avons les producteurs dans le domaine musical, donc les producteurs de phonogramme.
00:10:49Et nous avons les producteurs aussi dans le domaine audiovisuel, qu'on appelle les producteurs de vidéogramme, donc les producteurs
00:10:54de films.
00:10:55D'accord.
00:10:55Donc, ce qui veut dire qu'il n'y a pas que le droit d'auteur, il y a aussi
00:10:57le droit d'auteur voisin.
00:10:59Le droit voisin.
00:11:00Le droit voisin.
00:11:01Le droit voisin.
00:11:01Ok.
00:11:01On l'appelle également le droit connexe.
00:11:04Alors, concrètement, comment un artiste gagne-t-il de l'argent grâce à ses différents droits ?
00:11:08Oui, concrètement.
00:11:09Que vous avez énumérés.
00:11:10Oui, il y a plusieurs formes d'exploitation des œuvres, de l'esprit.
00:11:13Nous savons que le droit d'auteur intervient dans le domaine littéraire artistique.
00:11:19Et qui dit littéraire artistique parle de quatre catégories, donc disons cinq catégories.
00:11:24Nous avons les œuvres musicales qui sont à l'ordre du jour aujourd'hui et sur lesquelles nous allons nous
00:11:28attarder.
00:11:29Comment on peut gagner, entendu, en permettant que ces œuvres créées puissent faire l'objet d'exploitation ?
00:11:35Et plus c'est exploité, plus on gagne.
00:11:38Donc, ça veut dire quoi ?
00:11:40Il faut qu'il y ait des concerts, que ces œuvres soient jouées régulièrement dans des espaces.
00:11:46Lorsqu'il y a des animations, lorsqu'il y a des festivals, lorsqu'il y a des activités qui sont
00:11:53réalisées par des organes de radio, diffusion et de télévision,
00:11:56telles que cette info, il y a des génériques, tout ça.
00:12:02Donc, un artiste peut composer des musiques pour cette télé.
00:12:08Un artiste peut composer des musiques pour en faire des films.
00:12:12Un artiste peut composer des musiques également pour les diffuser au sein des maquis, des bars et autres.
00:12:19Et il peut également faire des prestations.
00:12:22Et c'est surtout dans les cachets.
00:12:24Parce que ce sont les prestations vivantes qui permettent à l'artiste de vivre.
00:12:28Donc, ce sont ces prestations-là.
00:12:30Vous allez voir que sur le terrain, il y a des artistes qui peuvent toucher pour un cachet, pour une
00:12:34prestation,
00:12:35plus de 20 millions, 30 millions.
00:12:37D'autres me vont au-delà.
00:12:38Il y a un artiste nigérien qui a même refusé de cacher de plus de 100 millions.
00:12:45Alors, de façon plus simple, je suis artiste, ma chanson est diffusée à la radio, à la télé,
00:12:49et même dans un lieu public et tout.
00:12:51Comment je suis rémunérée ?
00:12:53Voilà.
00:12:53Tout simplement.
00:12:54À ce niveau, intervient maintenant l'organe de gestion collective, qui est le Bérida.
00:12:57Ok.
00:12:58Nous avons parlé des prestations vivantes.
00:13:00Là, il y a le cachet.
00:13:01J'ai insisté beaucoup sur ça parce que c'est ce qui fait vivre l'artiste véritablement.
00:13:05Parce que nous avons parlé de comment vivre de son art musical.
00:13:08C'est les prestations.
00:13:10Et les contrats de spectacle, et les contrats de publicité, l'exploitation des œuvres sur les droits, le réseau numérique.
00:13:17Mais c'est tout ça qui va générer un retour des droits d'auteur.
00:13:23C'est-à-dire quoi ?
00:13:24C'est-à-dire que l'est-ce que ces œuvres sont exploitées par ces entrepreneurs de spectacle,
00:13:29c'est le thème qui est utilisé en matière de droits d'auteur.
00:13:31L'entrepreneur des arts, c'est toute personne physique ou morale qui exploite de façon permanente ou occasionnelle des œuvres
00:13:37de l'esprit dans un domaine public.
00:13:39À ce niveau, donc, une radio qui exploite des œuvres de l'esprit est obligée par rapport à la loi
00:13:46de requérir à l'autorisation du Bérida.
00:13:49Et dans l'instant qu'il va requérir, il va payer des droits.
00:13:52Et ce sont ces droits-là maintenant qui seront reversés aux personnes dont les œuvres auront été exploitées.
00:13:58Alors, M. Kofi, selon vous, est-ce que le succès d'une chanson signifie automatiquement que son auteur gagne beaucoup
00:14:04d'argent ?
00:14:05Non, mais bien avant cela, j'aimerais rebondir sur ce que le docteur a dit.
00:14:10Il y a aussi d'autres droits de reprise.
00:14:13Prenons par exemple Sting, qui a chanté « Englishman in New York ».
00:14:19En 1993, le Jamaïcain Shined a repris.
00:14:22Et tout près de nous, il a repris, il a dit « Jamaïcain in New York ».
00:14:26Tout près de nous, Tikkengia a repris « Africain in Paris ».
00:14:30Ça aussi, c'est des droits aussi qui sont choses qu'on peut ajouter à ça aussi.
00:14:37Vous souhaitez dire quelque chose à ce propos ?
00:14:39Oui, à ce niveau-là, les reprises, ce qu'il faut réprimer, c'est que ça demande l'autorisation préalable
00:14:44des titulaires des droits, des artistes.
00:14:46Et cela se fait régulièrement en Côte d'Ivoire.
00:14:48On a vu Bébé Philippe qui a repris une chanson.
00:14:51D'accord.
00:14:52Ainsi de suite.
00:14:53Donc, ça se fait.
00:14:54Donc, cela permet de rendre encore plus dynamique le répertoire musical.
00:15:00Il y a des œuvres anciennes qui continuent et qui peuvent continuer toujours de vivre et qui peuvent donner lieu
00:15:06à des exploitations massives de nouveau.
00:15:08Alors, venons à la question.
00:15:09Oui, oui.
00:15:11Voilà.
00:15:11Venons à la question.
00:15:12Je l'envoie une chanson qui est diffusée.
00:15:14Voilà.
00:15:15Quand la chanson a un véritable succès, est-ce que cela signifie que l'artiste, on va dire, gagne beaucoup
00:15:21?
00:15:21Non, pas forcément.
00:15:24J'en viens pour preuve.
00:15:25Il faut que cet artiste soit sociétaire de, par exemple, le Burida, ou bien en France, il y a l
00:15:33'Assassin et autres.
00:15:35Comme je l'avais dit, au départ, il y a certains qui ne savent même pas, ils ne savent rien
00:15:40de la musique ni du showbiz.
00:15:42Pour lui, il a sorti son truc.
00:15:43Il ne va pas au Burida déclarer.
00:15:45Mais on va beau jouer, d'accord ?
00:15:47Mais c'est anonyme.
00:15:48Maintenant, si lui, il fait ses prestations, comme il l'a dit dans les clubs, dans les maquis, pour les
00:15:55mariages, les baptêmes et autres, les solliciter, il gagne de l'argent.
00:15:59Mais en effet, Boomerang aussi, vraiment, j'accentue la décision.
00:16:02Pour avoir la notoriété en tant que tel, il faut se professionnaliser.
00:16:06Parce que, aujourd'hui, nous sommes à l'aide du numérique.
00:16:10Par exemple, il faut avoir un webmaster pour te créer un site, il faut quelqu'un pour l'arroser, il
00:16:16te faut des journalistes, par exemple, un attaché des presses.
00:16:21Même quand tu dois intervenir sur un plateau de télévision et autres, ils t'aident à déjà te poser des
00:16:26questions pour savoir comment tu dois réagir.
00:16:28Donc, c'est tout un conglomérat.
00:16:30Et quand tu n'as pas cela, tu peux avoir l'argent sur le coup.
00:16:33Mais après, ce sera éphémère.
00:16:35Il y a beaucoup de cas qu'on ne m'aura pas cités ici.
00:16:38Et vous voulez dire quelque chose ?
00:16:39Oui, moi, je veux rejoindre M. Dubiorida pour vous dire que vous savez, aujourd'hui, quand je parlais de différentes
00:16:47situations d'environnement, nouvel environnement,
00:16:51aujourd'hui, le droit mécanique, qui était une base de l'artiste dans les années passées, n'est presque plus.
00:16:58On s'est dit les CD et tout ça.
00:16:59C'était la base mécanique.
00:17:00Les artistes, aujourd'hui, selon mon expérience, il y a des droits d'exécution publique ou encore dans les clubs,
00:17:08sur les DJ et tout ça.
00:17:09Parce que le maquille, le bar, il paye le buruda.
00:17:12Parce qu'il exploite la musique de l'artiste.
00:17:15Quand il paye le buruda, le buruda en fonction prend le programme de DJ et il reverse cet argent aux
00:17:23artistes puisqu'on paye les droits de diffusion.
00:17:26Vous voyez ce que je vous dis ?
00:17:27Donc, aujourd'hui, c'est une partie qui tient un peu dans ce qu'on appelle la gestion financière d
00:17:33'un artiste.
00:17:34Aujourd'hui, l'artiste peut compter un peu sur ça.
00:17:36Parce que nous avons tellement d'espace.
00:17:38Moi qui suis assis là, si je vous dis qu'il y a combien de DJ en Côte d'Ivoire,
00:17:41vous allez dire qu'il y a combien d'espace ?
00:17:43Mais quand vous demandez au buruda, il y a combien d'espace en Côte d'Ivoire ?
00:17:45Mais c'est vaste, c'est énorme.
00:17:47Donc, c'est vraiment un milieu qui peut apporter, qui apporte de l'argent aux artistes.
00:17:53C'est vraiment pas négligé.
00:17:54Les droits d'auteur au niveau des Makiba et Gwadun sont vraiment importants.
00:17:59J'ai dit tout à l'heure que les droits mécaniques sont pris comme avant.
00:18:03Aujourd'hui, vous avez des plateformes de promotion.
00:18:06Vous avez des plateformes de téléchargement.
00:18:08Vous avez des plateformes où vous faites de l'argent.
00:18:10Ça aussi, c'est un additif à votre succès.
00:18:13Mais ce qui est important, c'est qu'il y a une maison qu'on appelle la maison des droits
00:18:18d'auteur.
00:18:19Moi, j'ai vu des artistes qui étaient stars, mais qui ne savaient pas le rôle du buruda.
00:18:24Il fallait leur expliquer.
00:18:25Normalement, le buruda, non, mais quand tu leur expliques, mais quand le buruda leur donne leurs droits, ils sont impressionnés,
00:18:32étonnés.
00:18:33Donc, selon vous, à qui la faute ? L'artiste ou le buruda ?
00:18:36La plupart, je l'ai dit tout à l'heure, en début de mon intervention, j'ai dit que l
00:18:41'artiste, une fois qu'il est organisé, qu'il est organisé, il sait ce qu'il veut.
00:18:45On n'est pas artiste parce qu'on a du talent, forcément.
00:18:49Un artiste aussi, c'est toute une organisation.
00:18:52Lui, je viens de le dire tout à l'heure.
00:18:53Mais vous êtes un artiste, vous chantez bien.
00:18:56On vous apprécie partout.
00:18:57Mais vous n'êtes pas organisé.
00:18:59Comment est-ce que vous perséverez à part le cachet d'un événement ?
00:19:03Et puis, le cachet, c'est quoi ?
00:19:04C'est quelqu'un qui vous appelle.
00:19:05Moi, j'ai besoin de vous dans mon espace.
00:19:07Ce n'est pas évident, ce n'est pas tout le temps.
00:19:08Ok ?
00:19:09Moi, j'ai besoin de toi dans ma boîte, j'ai besoin de toi pour un concert.
00:19:13Ça se passe une fois, deux fois, trois fois.
00:19:14Donc, pour vous, c'est une question d'organisation ?
00:19:16D'organisation et j'insiste là-dessus.
00:19:18D'accord.
00:19:18Parce que regardez bien la ligne des artistes organisés en Côte d'Ovoe aujourd'hui.
00:19:22Ils font un concert, mais les gens viennent.
00:19:24Mais il y a des artistes, tu peux faire un concert, tu mets son nom à l'affiche, les gens
00:19:27ne viennent pas.
00:19:27Mais une fois qu'il a un staff, tu vas voir que les gens réagissent.
00:19:30Il y a des artistes aussi qui sont...
00:19:31Je pense que vous rejoignez M. Kofi ?
00:19:33Oui, oui, oui.
00:19:36Et c'est dans cette dynamique-là que l'État a bien même voulu encadrer cela en mettant en place
00:19:43le statut de l'artiste.
00:19:44Donc, on arrive à définir.
00:19:46Aujourd'hui, même, on va plus loin, la CNPS permet à l'artiste de se déclarer.
00:19:52Parce que c'est une profession libérale.
00:19:54Et combien d'artistes aujourd'hui, si on demande à la CNPS, pourront dire qu'ils sont déclarés à la
00:20:00CNPS ?
00:20:01D'accord.
00:20:01Combien d'artistes même sont titulaires d'un compte bancaire ?
00:20:04Parce que c'est cela qu'il a dit qu'il faut avoir un staff autour, un staff, un agent
00:20:09juridique, pour pouvoir discuter des contrats.
00:20:11Sérieusement.
00:20:12Parce que les clauses contractuelles, malheureusement, permettent de définir véritablement l'exercice de l'activité, les cachets.
00:20:19Il faut discuter des cachets.
00:20:21En dehors de cela, il faut avoir un manager qui va vous permettre de pouvoir vendre, vous vendre.
00:20:28D'accord. Alors, M. Oumont, j'ai tout de suite envie de vous poser cette question.
00:20:32Une chanson sort. Qui a droit à l'argent concrètement de cette chanson ? Parce qu'il y a l
00:20:36'artiste, il y a toute l'équipe derrière.
00:20:38Parlons du Burida.
00:20:39Oui, c'est clair et simple. La loi, en matière de gestion collective, a identifié les différents titulaires de droit.
00:20:47En matière d'une œuvre musicale, nous avons, comme il l'a dit, les titulaires de droit d'auteur, qui
00:20:51sont l'auteur, celui qui a écrit le test.
00:20:54Nous avons le compositeur de la musique. Nous avons l'arrangeur et souvent l'éditeur.
00:21:01Cela fait la catégorie des titulaires de droit d'auteur.
00:21:04Dans le domaine du droit voisin, on aura l'artiste interprète.
00:21:08Donc, l'artiste interprète, nous aurons soit le même chanteur qui a en même temps écrit le test.
00:21:13Il y a également les choristes, ceux qui ont fait les reprises.
00:21:17Et il y a aussi les instrumentistes.
00:21:20Et enfin, le producteur.
00:21:23Voici, si une œuvre musicale est exploitée et qu'elle a communiqué au public, voici lorsque le Burida va recevoir
00:21:31le créateur, c'est-à-dire l'auteur, quand il vient déclarer l'œuvre, quand il va déclarer, le bulletin
00:21:36de déclaration qu'on va lui remettre, il va déclarer au titre du droit d'auteur et il va déclarer
00:21:40au titre du droit voisin.
00:21:41Il va identifier quelles sont les personnes qui sont auteurs, compositeurs, arrangeurs, éditeurs.
00:21:46C'est l'artiste qui donne toutes ces informations.
00:21:49Voilà, qui donne toutes ces informations.
00:21:50Et sur le bulletin, tous ceux qui ont participé doivent signer.
00:21:54Et les clés des répartitions, sinon les clés, c'est-à-dire lui, il aura 10%, 15%, 20%.
00:21:59Et ce sont ces pourcentages-là, dans l'instant que l'œuvre est exploité et qu'un montant est payé,
00:22:06qui vont servir à faire la répartition.
00:22:08Et justement, cette répartition, comment elle se fait ? Le pourcentage et tout ? Parce que parfois, il y a
00:22:13des malentendus quand on parle de pourcentage.
00:22:16Certains disent, moi j'ai reçu moins, d'autres plus. On se souvient le cas de la Team PA. Comment
00:22:21se fait cette répartition ?
00:22:22Oui, c'est clair. Vous avez vu que la Team PA, il y avait un problème de déclaration.
00:22:26Et voilà, certains disent avoir été déclaré à 1%. Donc tout part de là. La déclaration, si ils avaient le
00:22:33même pourcentage, il est clair qu'ils auraient les mêmes droits.
00:22:36Mais c'est rare qu'une déclaration, on puisse avoir le même pourcentage.
00:22:40Mais le pourcentage, ça vient du Burida ?
00:22:42Non, non. C'est de communs accords.
00:22:45Ok.
00:22:45C'est de communs accords. Et quand ils ne s'entendent pas, il y a, conformément au règlement de documentation
00:22:49générale,
00:22:50une heure de pourcentage par défaut, comme cela se fait dans toutes les sociétés de gestion collective dans le monde
00:22:55entier.
00:22:56Vous voyez ? Donc il y a la déclaration. Dans le règlement par défaut, 50% aux auteurs, 25%
00:23:04à l'arrangeur,
00:23:06et puis 25% également pour l'éditeur, au cas où là, maintenant, s'il n'y a pas, ça
00:23:11fait 75, 50% pour l'auteur,
00:23:1425% pour le compositeur, 25% pour l'arrangeur, ça nous fait les 100%.
00:23:19Voilà.
00:23:20Alors, M. Kofi, votre avis là-dessus, c'est ce qu'il vient de dire ?
00:23:23Oui, mais c'est un spécialiste, quelqu'un qui est docteur.
00:23:27C'est la répartition.
00:23:29C'est à base de déclarations.
00:23:32Qui est quoi ? Qui est qui ?
00:23:33Ce problème a été même imposé, il y a des années, du temps de choses, par un de campus.
00:23:42Bon, la déclaration a tourné au vinaigre, ça fait que Binet Didier allait de son côté,
00:23:47les autres sont allés créer par un king du Zouglou, tout et tout.
00:23:49Donc, à la base, il faut une bonne répartition.
00:23:52Résement pour laquelle il a parlé du juridique.
00:23:55Parce que normalement, un artiste doit être affilié à un cabinet juridique.
00:24:00C'est lui qui va aller, une virgule mal déplacée, toi tu ne sais pas, tu as signé, c'est
00:24:04fini.
00:24:04D'accord. Alors, je reviens à vous, M. Houman, à moins que M. Luciano soit en rajouté.
00:24:10M. Houman, on ne peut pas revenir sur cette note qu'on a vue du Burida,
00:24:16sur la diffusion des œuvres musicales dans les anniversaires et les baptêmes.
00:24:20La répétition est pédagogique.
00:24:23Je suis citoyen vivant en Côte d'Ivoire, je suis chez moi, devant ma télé.
00:24:28Et j'ai un événement familial dans lequel il y aura de la musique et tout.
00:24:34Dites-moi, qu'est-ce que je dois faire dans ce cas de figure ?
00:24:37Dès l'instant qu'une exploitation des œuvres de l'esprit sort du cadre de la sphère familiale,
00:24:42qui fait l'objet d'une exception au droit d'auteur,
00:24:45et qu'il y a une communication au public, en dehors du sec familial,
00:24:49on tombe au coup, du coup, sur le coup de la loi.
00:24:52D'accord.
00:24:53Si j'ai un anniversaire et que je le fais chez moi, à la maison,
00:24:56sans avoir avec ma famille, mes enfants, tout, je joue de la musique chez moi, à la maison,
00:25:00il n'y a pas de souci.
00:25:01Mais à quel moment ça sort du...
00:25:03Je m'en vais dans un espace public, je prends un bar, un restaurant,
00:25:08et il y a une, spécialement, musique qui est dédiée à cela,
00:25:12il y a une décoration spécialement définie pour cela,
00:25:15il y a une musique précise pour cela, il y a souvent même un disque qui est là,
00:25:19où il y a des prestations vivantes, des artistes...
00:25:21On a un anniversaire, un baptême ?
00:25:22Il y a un baptême, un anniversaire, c'est pareil.
00:25:25Même, on va au-delà du concert, des anniversaires, même les funérailles.
00:25:28Et là-bas aussi, il y a plus d'exploitation des œufs de l'esprit.
00:25:33Il y a en dehors même des funérailles, il y a également aussi,
00:25:36vous avez vu qu'aujourd'hui, le BIDA va auprès des élections législatives, tout ça,
00:25:41parce qu'avant, il n'y avait pas cette émulation-là
00:25:45de tous ceux qui aspirent à être des députés ou même des maires,
00:25:52voilà, même à payer.
00:25:53Au cours de ces campagnes, il y a des diffusions des œufs de l'esprit.
00:25:56Vous avez parlé à l'instant de funérailles.
00:25:57Les funérailles sont concernées aussi ?
00:25:59Oui.
00:25:59Il faut payer ?
00:26:00Oui.
00:26:01Donc, en dehors du cadre familial à la maison, devant la télé,
00:26:04tout ce qui est extérieur doit être facturé ?
00:26:08Oui, tout ce qui doit obtenir l'autorisation préalable du BIDA.
00:26:11Et il y a une réglementation qui est définie,
00:26:14des tarifs qui sont définis.
00:26:15Rahima, je vais vous la compléter.
00:26:16Il faut remonter à l'histoire des droits d'auteur.
00:26:19Il y a des chanteurs qui sont allés dans un restaurant.
00:26:22Ils ont commencé à manger.
00:26:23Et ils se rendent compte que c'est leur musique qui est diffusée.
00:26:26À la fin, ils ne disent qu'ils ne payent pas.
00:26:29Le propriétaire dit « Pourquoi vous ne les payez pas ? Vous avez mangé ? »
00:26:32Il dit « Non, vous exploitez notre musique à but mercantile pour attirer les gens et autres. »
00:26:38Et l'affaire à la justice, ils ont remporté le procès.
00:26:42C'est de là qu'est venue cette histoire de droits d'auteur.
00:26:44D'accord.
00:26:45Donc, tu vois, quand on parle des funérailles, tout et tout aussi, il y a des prestations.
00:26:49Oui.
00:26:49Il y a des funérailles aujourd'hui où on peut déplacer, par exemple, des artistes de grande autorité
00:26:53pour dire que, vraiment, les funérailles, d'un temps de réussir, même à loin, pays, des choses,
00:26:59à Thiers, tout près, là-bas.
00:27:01Si tu as un des saints de ta famille qui n'a pas un orchestre de renommée à Thiers pour
00:27:06venir,
00:27:07tu es bafoué.
00:27:08D'accord.
00:27:09Merci, M. Kofi, M. Rouman, je reviens à vous.
00:27:12On revient sur les événements qui sortent du cadre familial.
00:27:16Combien faut-il payer pour un anniversaire, pour un baptême, un mariage, même un concert
00:27:23et aussi les funérailles ? Combien faut-il payer et où est la procédure ?
00:27:27Aller au Burida, il y a tout un processus.
00:27:29Il y a tout un processus.
00:27:30Et à quel moment aussi il faut payer ? Avant ou après ?
00:27:33Oui, avant. C'est ce qui est préférable, avant.
00:27:36D'accord.
00:27:37Avant, et rassurez-vous, un anniversaire, ce n'est pas 65 000.
00:27:41Parce que ce qui a été malheureusement distillé sur les réseaux de communication électronique,
00:27:46ce qui est sorti, ce n'est pas ces 5 000 francs.
00:27:48OK.
00:27:48C'est 5 000 francs.
00:27:49Pour un anniversaire, c'est 5 000 francs.
00:27:50C'est 5 000 francs.
00:27:51Est-ce qu'on tient comme de l'heure ?
00:27:55Non, c'est pour toute la journée.
00:27:57C'est pour toute la journée.
00:27:58Voilà, c'est pour toute la journée.
00:27:59Et c'est cela qu'il est bien devenu lorsque vous dites que vous avez tel événement,
00:28:05à tel jour, à telle date.
00:28:07Voilà, ça va se passer comment ?
00:28:09Maintenant, il y a des anniversaires payants.
00:28:10Si l'anniversaire payant souffrait que ce ne soit plus 5 000 francs que vous payez,
00:28:15vous voyez, on va vous appliquer le tarif en vigueur au Burida.
00:28:19D'accord. Et pour les autres événements, c'est ?
00:28:21Oui, c'est pareil.
00:28:23Les montants pour le mariage dans le district, c'est 30 000 francs.
00:28:27À l'intérieur, c'est 20 000.
00:28:30Et pour les funérailles ?
00:28:32Pour les funérailles, c'est 20 000 francs.
00:28:33Et que se passe-t-il quand on ne paye pas ?
00:28:35Parce qu'il y a des personnes qui ne savent pas, qui sont dans l'ignorance et qui...
00:28:39Oui. Aujourd'hui, le Burida est toujours dans la phase de la sensibilisation, de la communication.
00:28:45Sensibilisation, la formation.
00:28:46Et cette tribune nous permet également de relever, de réinformer pour ceux, comme on dit que l'information est toujours
00:28:54pédagogique.
00:28:56C'est toujours un plaisir pour le Burida de revenir et de relancer encore ces informations.
00:29:01Et vous allez nous permettre de relayer également cette information afin de dire aux gens que désormais, celui qui a
00:29:08un anniversaire a fait un baptême des funérailles,
00:29:13qu'il sache que le Burida a ses portes ouvertes.
00:29:16Et vous avez dit quelles sont les conditions.
00:29:17Nous sommes en train de faciliter même les paiements qui peuvent être maintenant avec le mobile monnaie, sans faire de
00:29:23publicité.
00:29:24Aucune a une compagnie.
00:29:26On peut même payer via ces...
00:29:28On va désormais les mettre en application, on va communiquer largement dessus.
00:29:31On peut se déporter sur le Burida et représenter, pardon, sur l'ensemble du territoire ivoirien.
00:29:35Alors, M. Luciano, en tant que président de l'association des DJ animateurs, vous aviez l'information,
00:29:41parce que dans certains lieux publics, la musique est jouée.
00:29:45Est-ce que vous aviez l'information ?
00:29:46Parce que là, il a parlé de sensibilisation.
00:29:49Nous, déjà, au niveau du DJ, c'est comme un prestataire de service,
00:29:53c'est-à-dire quelqu'un qui vient faire sa prestation.
00:29:56Donc, lui, il est encadré par l'organisateur.
00:29:59Donc, le DJ ne peut pas se mettre à la place de l'organisateur, à moins que le DJ soit
00:30:02organisateur.
00:30:03D'où ce principe-là.
00:30:06Maintenant, vous avez posé une question tout à l'heure.
00:30:08Vous avez dit, est-ce que la musique nourrit son homme ?
00:30:10Oui.
00:30:11Oui, toutes ces explications, ces détails donnés-là.
00:30:14Non, moi, l'artiste doit être à l'aise en principe.
00:30:19C'est ce que ça veut dire.
00:30:21Et je reviens sur l'organisation.
00:30:22Maintenant, pour le côté des funérailles et des autres organisations parallèles, tout ça,
00:30:27il est important de souligner que, vous savez, les nouvelles, c'est un peu nouveau pour certaines personnes.
00:30:34Donc, les gens prennent acte aujourd'hui et vont sans doute s'informer.
00:30:37Mais je crois qu'il faut qu'il y ait la complicité de certaines mairies.
00:30:40Parce que vous voulez un espace.
00:30:42Vous demandez la permission à la mairie, c'est ça ?
00:30:44Hein ?
00:30:45La mairie donne l'espace ?
00:30:46Ou bien ?
00:30:47Oui.
00:30:47À ce niveau, il faut reconnaître que je pense que vous êtes...
00:30:50Il a signé des conventions avec plusieurs mairies afin de faciliter la collecte de ce type de droits-là auprès
00:30:58des usagers.
00:30:59C'est tout même pour les mariages.
00:31:01Vous allez voir que lorsque quelqu'un vient pour faire la déclaration et qu'il souhaite célébrer le mariage,
00:31:07on lui demande si au cours de ce mariage, il y aura une réception
00:31:11ou il y aura... qui va donner lieu à l'exploitation des oeuvres littératistiques.
00:31:16Quand il dit oui, ok, soit la mairie elle-même, elle perçoit et ensuite elle reveste au buridac.
00:31:24Ou soit le buridac est dépêché auprès de l'usager et il paye.
00:31:29Et cette convention permet en contrepartie aux mairies qui ont signé cette convention-là de bénéficier des ristons.
00:31:39Oui, j'ai été témoin d'un événement personnel.
00:31:44Jean-Marc Guirandou avait organisé le concert de Bilibili.
00:31:47On avait demandé mes platines pour que Didier Khalifa puisse accompagner dignement Bilibili.
00:31:53Et c'est passé que le buridac était présent.
00:31:56Ils ne sont pas allés déclarer.
00:31:58Mais dans la ville, il y avait déjà les affiches.
00:32:01Le buridac s'est pointé.
00:32:03Quand le concert devrait démarrer, ils ont dit arrêtez.
00:32:06Il a failli des discussions-là pour que ce soit payé bien avant.
00:32:14Donc, c'est ce qu'on dit.
00:32:16Si le professionnalisme n'est pas à la base un organisateur d'événements musicals,
00:32:21il est dans la musique aussi,
00:32:23mais s'il veut faire du slalom pour pouvoir au petit bonheur la chance pour lui,
00:32:28acquérir plus de gains qu'il ne faut,
00:32:30en ne payant pas au buridac, il pénalise un peu l'artiste.
00:32:33Parce que les droits sont répartis.
00:32:35C'est cet argent qui va dans les droits, dans les caisses, et puis on repartit dans les droits.
00:32:40Si par exemple, tu es passé sur une chaîne,
00:32:43bon, j'ai dit n'importe quoi, une chaîne,
00:32:47une chaîne qui est vraiment homologuée,
00:32:50parce qu'il y a des radios de proximité, il y a les grandes radios aussi, par exemple.
00:32:54Mais ce que la radio, la grande radio donne comme droit, c'est calculer.
00:33:01Il y a quelqu'un qui est là, quand peut-être l'artiste a été invité,
00:33:05quand il commence à chanter autre, il a mis le chrono en marche.
00:33:08Si tu as fait 30 secondes, on reverse tout ça au buridac,
00:33:11c'est par ça qu'on peut savoir comment te gérer aussi.
00:33:14D'accord.
00:33:15Merci, M. Kofi.
00:33:16M. Oumange, bien avant, M. Lucien Lotti avait la parole.
00:33:21Je n'avais pas fini.
00:33:21Oui, allez-y.
00:33:22Parce que je voulais, c'était mon point pour que je puisse aider un peu,
00:33:27ou pas aider, mais apporter ma touche spéciale buridac.
00:33:30Vous savez, nous travaillons beaucoup avec le buridac, en fait.
00:33:33Donc, on est comme des hommes du buridac,
00:33:36puisque nous, l'intérêt de l'artiste,
00:33:39est qu'aujourd'hui, on puisse aider le buridac à mettre à l'aise les artistes.
00:33:44Je vais vous donner un exemple.
00:33:45Nous sommes en plein échange avec le buridac aujourd'hui pour faire des playlists de DJ.
00:33:49C'est quoi les playlists de DJ ?
00:33:51Ça permet au DJ de montrer au buridac sa liste des musiques qu'il joue.
00:33:58Et ce genre de musique-là, vu qu'on paye le buridac par nos espaces,
00:34:02le buridac regarde la playlist des artistes qu'on joue,
00:34:05et ils peuvent répartir ses droits.
00:34:08Où est-ce que je dis ?
00:34:09Ça, c'est une discussion qui est en train d'être faite.
00:34:11Et en plus, le deuxième truc qui est important,
00:34:14c'est que tout à l'heure, quand il parlait,
00:34:17nous, aujourd'hui, les DJs, on s'est approché des mairies.
00:34:21Pour être officiellement reconnus de par nos communes,
00:34:24vu qu'on se gère par section.
00:34:27Nous avons fait des sections où il y a des présidents, il y a toute une équipe.
00:34:32Donc, ils sont en partenariat, sinon, avec les mairies en soutien.
00:34:35Ce qui fait qu'on est à l'aise un peu dans la commune pour voir comment ça se passe,
00:34:39qu'est-ce qui se passe effectivement.
00:34:40Donc, ce que le buridac vient de faire,
00:34:42il devait ouvrir plus la communication dans cet domaine artistique
00:34:47pour qu'ils communiquent pour la bonne marche de ce que vous voulez faire.
00:34:52Parce que quand vous dites, un mariage comme ça,
00:34:54un mariage, le gars doit payer, ou bien le monsieur, je ne sais pas, un anniversaire,
00:35:00mais l'artiste aussi doit déclarer,
00:35:02puisque le droit de théorie, ça appartient aussi à l'artiste.
00:35:05Mais si l'artiste dit, bon, moi, j'ai payé mon cachet,
00:35:07mais je n'ai pas besoin que le gars paye parce qu'il a déjà trop payé,
00:35:09il y a tout ça.
00:35:10Nous, on vit ça.
00:35:11Il y a des réalités, oui, rapidement.
00:35:15À ce niveau, rassurez-vous, c'est ce qui se fait.
00:35:16C'est cela que nous avons même mis en place un système
00:35:20où tous les artistes sont en contact avec le service des programmes.
00:35:23D'un instant qu'il y a une exploitation des œuvres d'esprit,
00:35:25parce que c'est à travers les rélevés de programmes que nous payons.
00:35:28Une œuvre payée, pardon, lorsque un usager paye,
00:35:32il doit en principe rélever l'ensemble des œuvres qui ont été exécutées.
00:35:36Et c'est cela qu'on appelle le rélevé de programme.
00:35:37C'est sur ça que le BIDA va asseoir le paiement des artistes
00:35:43ou des œuvres qui ont été exécutées,
00:35:44parce que le paiement des droits se fait d'abord par les œuvres,
00:35:47ensuite par les ayants de droits.
00:35:49C'est cela qu'il est bon d'avoir le programme.
00:35:51Il est bon également de déclarer les œuvres.
00:35:53Vous voyez, ces deux sont liés.
00:35:55Alors, M. Oumant, on parlait des lieux,
00:35:59on va dire des lieux publics,
00:36:01maquis et même anniversaires et tout,
00:36:03mais il y a aussi des églises.
00:36:04Oui.
00:36:05Il y a parfois des chansons qui sont jouées dans des églises.
00:36:07Merci.
00:36:07Comment ça se passe dans ce cadre ?
00:36:09Oui, à ce niveau, nous sommes toujours en discussion.
00:36:11Et nous avons, rassurez-vous,
00:36:13certaines églises payent lorsqu'il y a des caravanes.
00:36:18Oui.
00:36:19Il y a eu même une large communication qui avait été faite
00:36:21il y a quelques années.
00:36:25où le Brida a invité l'ensemble des différentes confesseurs religieuses
00:36:31à bien vouloir engager des rencontres.
00:36:35Oui.
00:36:36Et au cours de ces rencontres, des échanges,
00:36:38on peut, voilà, même là, se faire.
00:36:40Et on a expliqué le bien fondé.
00:36:42Parce que malheureusement, le Brida gère l'ensemble des titulaires de droits,
00:36:46d'auteurs.
00:36:47Donc, nous avons plusieurs types de musiques.
00:36:50Le groupe est décalé, mais il y a aussi des musiques chrétiennes.
00:36:53Et les lieux d'exploitation de ces musiques-là,
00:36:55pour la grande majorité, ce sont des lieux de culte.
00:36:58D'accord.
00:36:58Et donc, comment nous faisons pour pouvoir payer ces personnes-là
00:37:00si on n'arrive pas à recouvrir auprès des lieux
00:37:04où il y a l'exploitation des étudiants ?
00:37:07Surtout que, dans ces lieux-là, il y a souvent des conseils payants,
00:37:10avec des tickets et tout.
00:37:12Donc, c'est pour cela que le Brida...
00:37:14Notre rôle, c'est de l'agir l'assiette de perception,
00:37:16afin que l'artiste puisse vivre véritablement
00:37:18et que le montant que nous collectons,
00:37:21on puisse les reverser, que ça soit.
00:37:22Parce que chaque fois, les artistes, il y en a de plus en plus.
00:37:26Le Brida avait peut-être, il y a 20 ans de cela,
00:37:295 000 sociétés.
00:37:31Aujourd'hui, nous avons plus de 10 000.
00:37:33À côté de ça, il y a des artistes qui ne sont pas déclarés au Brida.
00:37:35Et c'est cela que, tant que l'œuvre n'est pas exécutée,
00:37:38parce que c'est l'une des conditions,
00:37:39il faut qu'il y ait une diffusion publique pour la déclaration.
00:37:42Ça le fait l'objet d'une...
00:37:44Diffusion publique.
00:37:45Il faut qu'il y ait une diffusion publique.
00:37:47Donc, quand c'est diffusé, au moins, il faut que ça génère des revenus.
00:37:51C'est là que se pose souvent le problème.
00:37:53Il faut que ça génère des revenus.
00:37:54Donc, si ça ne génère pas des revenus, que c'est déclaré,
00:37:56mais ça n'a pas géné des revenus,
00:37:58vous ne pourrez pas percevoir des droits au Brida.
00:38:01D'accord.
00:38:02Les œuvres sont exécutées, exécutées.
00:38:04C'est cela qu'il est bon de l'instant pour l'artiste,
00:38:06où il sait que ces œuvres sont exécutées,
00:38:08de se rapprocher du Brida,
00:38:09pour s'enquiller, pour vérifier, pour savoir,
00:38:11est-ce que cet établissement, il paye ?
00:38:14Et rassurez-vous, il y a une telle complicité entre le Brida
00:38:16et même les artistes,
00:38:18que souvent, lorsqu'ils doivent aller prester,
00:38:22ils nous préviennent,
00:38:23pour que nous puissions nous rapprocher des organisateurs,
00:38:25afin d'avoir les relevés de programmes.
00:38:27Et s'il n'y a pas eu de paiement,
00:38:29échanger avec eux,
00:38:29pour pouvoir permettre le paiement,
00:38:31et faciliter le paiement,
00:38:33parce qu'il y va de la protection
00:38:35et de la sécurisation de leurs revenus.
00:38:37Dujeu Luciano ?
00:38:38Vous savez aussi que le Brida est ouvert,
00:38:40aussi, au niveau des droits d'auteur.
00:38:42Il y a les salons de coffee, non ?
00:38:44Oui.
00:38:44Il y a les...
00:38:46Le cœur, c'est un café.
00:38:48Vous savez qu'il y a tout ça qui paye au Brida, les droits ?
00:38:50Oui, il y a ça aussi.
00:38:52Donc, ça dit qu'ils ont ouvert aujourd'hui.
00:38:53Je dis, j'insiste,
00:38:55les artistes peuvent vivre de leur art en Côte d'Ivoire.
00:38:58D'accord.
00:38:59Avec tout ce que je sais comme information.
00:39:01Parce que nous sommes dans la nuit,
00:39:02nous sommes tout le temps dehors.
00:39:03Nous avons des réalités aussi dehors,
00:39:04et on peut en parler.
00:39:06Et c'est ça qui fait la différence aussi,
00:39:07entre ceux qui ne sont pas trop avec nous.
00:39:10Parce qu'on a des informations.
00:39:11On va, on est là,
00:39:12les gens nous disent,
00:39:13bon, moi, dans ma boîte de nuit,
00:39:14ça marche,
00:39:15ça ne marche pas.
00:39:15Moi, dans mon cœur, c'est comme ça.
00:39:16Parce qu'il y a des caisses,
00:39:17il y a des télés.
00:39:19Il y a des salons de coiffure,
00:39:20il y a des télés.
00:39:21Donc, ils exploitent aussi la musique.
00:39:22Ils doivent payer des droits.
00:39:23Et quand tu leur dis ça aussi,
00:39:25bon, il y a certains qui sont un peu réticents.
00:39:28Mais, néanmoins, c'est important.
00:39:29Je vous dis qu'aujourd'hui,
00:39:30le Brida a élargi ce qu'on appelle
00:39:32les droits d'auteur.
00:39:33Et c'est bon pour les artistes.
00:39:34Alors, M. Kofi, sur le terrain,
00:39:36est-ce que vous constatez
00:39:37que ces mécanismes sont bien connus des artistes ?
00:39:41Pas vraiment.
00:39:42Il a parlé de sensibilisation.
00:39:44Bon, bien avant cela,
00:39:46j'ai été dit joké aussi.
00:39:48Donc, l'expérience de la nuit, je connais.
00:39:50Et puis après, j'ai été dit joké
00:39:51que ce soit dans le domaine nocturne
00:39:53comme le domaine du homme.
00:39:55C'est-à-dire que j'ai fait les boîtes des nuits.
00:39:56J'ai fait aussi les sonomobiles.
00:39:59Et bien avant, en amont,
00:40:03j'avais fait une révélation à docteur
00:40:06quand on causait des ors.
00:40:09Je lui ai dit qu'il est arrivé une année
00:40:11où Valen Guédé,
00:40:12étant au Brida,
00:40:14le patron de Brida,
00:40:15il est allé donner une conférence
00:40:17au centre d'action culturelle d'Abobo
00:40:20sur les droits d'auteur.
00:40:22Et un artiste s'est levé.
00:40:23Il a dit, mais moi je ne comprends pas.
00:40:25Moi, je ne paye pas mes droits.
00:40:26Et lui a simplement posé la question,
00:40:28est-ce que tu es sociétaire ?
00:40:29Il dit non.
00:40:30Il dit, mais imagine-toi,
00:40:32tu n'as pas de compte en banque,
00:40:33tu veux retirer de l'argent.
00:40:35Donc, en fait,
00:40:36il y a un abîme d'incompréhension
00:40:39parce que comme lui et moi
00:40:40on en a parlé,
00:40:42il y a des artistes traditionnels
00:40:44qui ne savent rien de tout cela.
00:40:46Même il y a des artistes
00:40:48de la musique urbaine
00:40:49qui aussi ne savent rien de cela.
00:40:52Pourquoi ?
00:40:53Parce qu'ils ont pris
00:40:54le côté musical en autostop.
00:40:57Il y a beaucoup d'étapes
00:40:58qui ont été franchies.
00:41:00Donc, dans ce cas,
00:41:01monsieur ou bien madame
00:41:02n'est pas informé
00:41:02et des mains se plaint.
00:41:04Et ça lui fait même
00:41:05un manque à gagner.
00:41:07Alors, ok.
00:41:08Et lui, allez-y.
00:41:10Lui, il a été le président,
00:41:12le premier président
00:41:13de DJ Dabogo.
00:41:15Comme il est un journaliste
00:41:16aujourd'hui,
00:41:16je ne veux pas trop parler.
00:41:18Il a eu un dévoile.
00:41:20Il s'appelait,
00:41:21à l'époque,
00:41:22c'était DJ Pirate.
00:41:23D'accord.
00:41:24C'est le président de DJ Dabogo.
00:41:25Il ne sait de quoi il est pas.
00:41:26Ce n'est pas qu'il ne piratait
00:41:26pas les oeufs de l'esprit.
00:41:28Non, non.
00:41:28J'étais même chargé
00:41:29à la formation de DJ Codigo.
00:41:31Il s'est chargé
00:41:31à la formation
00:41:32et puis à la communication aussi.
00:41:33Donc, les informations
00:41:34qu'il donne,
00:41:34c'est des informations
00:41:35que certains DJs avaient.
00:41:37D'accord.
00:41:40Alors, monsieur,
00:41:41docteur Houman,
00:41:43vous avez parlé
00:41:44à l'instant de sensibilisation.
00:41:45Oui.
00:41:45Comment ces artistes-là
00:41:47sont sensibilisés
00:41:48sur le terrain ?
00:41:49Oui, à ce niveau,
00:41:50il faut reconnaître
00:41:51qu'il y a des plans
00:41:52de formation
00:41:52et aujourd'hui,
00:41:53le BIDA insiste
00:41:54véritablement
00:41:55sur la formation.
00:41:56Et tenez-vous bien
00:41:56qu'au minimum,
00:41:58une formation
00:41:59se tient chaque mois.
00:42:01Et même ce samedi,
00:42:03il y a encore,
00:42:03en dehors des formations
00:42:04qui ont eu lieu
00:42:05tout le long de ce mois,
00:42:07ce premier samedi
00:42:07du mois d'octobre,
00:42:09il y a une formation
00:42:09à l'attention
00:42:10des producteurs
00:42:12pour l'insertion
00:42:13des codes ISCC.
00:42:15C'est-à-dire que ce sont
00:42:15des codes,
00:42:16des identifiants
00:42:17qui vont permettre
00:42:18d'identifier
00:42:19un phonogramme,
00:42:20c'est-à-dire
00:42:21un enregistrement sonore
00:42:22ou un clip vidéo.
00:42:23Vous savez qu'aujourd'hui,
00:42:24l'exploitation,
00:42:25on a bien évoqué
00:42:26les DRM,
00:42:27les droits de reproduction mécanique,
00:42:29logistiquaires,
00:42:29des CD,
00:42:30ce n'est plus véritablement
00:42:32le quotidien.
00:42:33On reçoit malheureusement
00:42:35peu de personnes
00:42:36qui viennent pour déclarer
00:42:38ou bien stiquer.
00:42:39Dans le domaine du numérique,
00:42:41effectivement,
00:42:41mais on perd énormément
00:42:43de gens
00:42:43parce que la grande
00:42:44majorité de ceux
00:42:44qui font ces CD-là,
00:42:46ils ne les identifient pas.
00:42:47Un peu comme vous voyez,
00:42:48une oeuvre littéraire,
00:42:49il y a toujours un code
00:42:49qu'on appelle le code ISBN,
00:42:51mais pour les enrichissements
00:42:53sonores,
00:42:53il y a un code.
00:42:54Il y a beaucoup d'oeuvres
00:42:55qui sont dans le domaine
00:42:56du numérique,
00:42:57on n'arrive pas,
00:42:57ça sort le track 1
00:42:58ou bien on n'arrive pas
00:42:59à identifier
00:42:59quels sont les propriétaires.
00:43:01Ça fait un moment comment.
00:43:03Et le Burida doit ce samedi-là
00:43:05former comment faire,
00:43:07comment inscrire.
00:43:07Parce que tenez-vous bien
00:43:08des spécialistes,
00:43:09des grands producteurs
00:43:10ne savent même pas comment.
00:43:12Et ils ont des oeuvres
00:43:13qui sont sortis
00:43:14il y a plusieurs années,
00:43:16mais qui ne sont même
00:43:16pas identifiés.
00:43:17Mais si c'est exploité en Chine,
00:43:19c'est exploité partout,
00:43:19comment on peut savoir
00:43:20qui est le véritable
00:43:22titulaire de droit
00:43:23et bénéficier en retour
00:43:24des revenus.
00:43:25En plus des formations,
00:43:27qu'est-ce qui est fait
00:43:27pour la sensibilisation
00:43:29de ces artistes ?
00:43:30Oui, la formation
00:43:31ne se limite pas seulement
00:43:31aux artistes,
00:43:33mais on forme aussi
00:43:34les usagers,
00:43:35celui qui utilise.
00:43:36Il faut qu'il sache
00:43:37pourquoi il doit payer.
00:43:38Il paye pourquoi ?
00:43:39Parce que nous n'oublions pas
00:43:40que même on peut former
00:43:41les artistes,
00:43:42mais s'il n'y a pas
00:43:42d'exploitation d'oeuvres.
00:43:44Donc on forme également
00:43:46les utilisateurs,
00:43:46on forme les autorités.
00:43:48Il y a donc des annonces
00:43:49qui sont faites ?
00:43:49Oui, effectivement.
00:43:51Et régulièrement,
00:43:51tous les artistes
00:43:52ne sont pas informés.
00:43:53Si, et aujourd'hui
00:43:54on travaille de conseil
00:43:55avec les associations.
00:43:56Il y a beaucoup
00:43:57d'associations,
00:43:58il y a même
00:43:59des DJs en question
00:44:02pour l'activité
00:44:03qui va se tenir.
00:44:04Il y a plusieurs associations
00:44:06qui ont compris
00:44:08le bien fondé
00:44:09de ces formations-là.
00:44:10Et donc ils invitent,
00:44:11il y a une formation
00:44:12qui s'est tenue
00:44:12tout de suite à l'initiative
00:44:14de l'association
00:44:15de l'artiste
00:44:16à Marconi,
00:44:17il y a une formation
00:44:19aussi avec
00:44:20les artistes
00:44:21de Yopougan.
00:44:21Il y a des formations
00:44:22à l'intérieur
00:44:23et nous travaillons
00:44:24de concert
00:44:24avec le ministère
00:44:26de la Culture.
00:44:26Donc les directions
00:44:27régionales de la culture
00:44:28dans ces différentes localités
00:44:29nous sollicitent.
00:44:31Et on va même
00:44:31au-delà.
00:44:32Chaque fois qu'il y a
00:44:33des activités
00:44:33telles que le festival
00:44:34est autre,
00:44:35vous allez voir
00:44:35que le FEMUYA,
00:44:36le BIDA intervient
00:44:37pour faire des formations.
00:44:39Lorsqu'il y a
00:44:39des festivals,
00:44:41le BIDA intervient
00:44:41pour faire des formations
00:44:42pour sensibiliser.
00:44:43Il y a des jeux
00:44:44qui sont faits,
00:44:45on pose des questions
00:44:46aux différents participants.
00:44:48Qu'est-ce que vous savez
00:44:48du BIDA ?
00:44:49Qu'est-ce que vous savez
00:44:50du droit d'auteur ?
00:44:51Et ainsi de suite
00:44:51pour que tout le monde
00:44:52puisse avoir
00:44:53un comportement citoyen
00:44:55dans le respect
00:44:56du droit d'auteur.
00:44:58D'accord.
00:44:58Merci M. le docteur
00:45:00Éouman.
00:45:01M. Kofi,
00:45:02Didier Luciano,
00:45:03nous nous retrouvons
00:45:03dans un instant
00:45:05pour la deuxième partie
00:45:06de cette émission.
00:45:07A tout de suite.
00:45:111er octobre
00:45:122026,
00:45:13cette date
00:45:13de célébration
00:45:14de la journée
00:45:15internationale
00:45:16de la musique.
00:45:16C'est l'occasion
00:45:17de mettre l'accent
00:45:18sur ce thème
00:45:19qui attire tout de suite
00:45:20l'attention.
00:45:21Est-ce que la musique
00:45:22nourrit encore son homme ?
00:45:23Et pour en parler,
00:45:24nous avons toujours
00:45:25nos trois invités
00:45:26sur ce plateau.
00:45:28Voilà,
00:45:28le docteur
00:45:29Éouman Maxime,
00:45:30directeur de la répartition
00:45:32du BIDA,
00:45:33M. Clément Kofi,
00:45:34journaliste,
00:45:35et puis DJ Luciano,
00:45:37président de l'association
00:45:38des DJs et animateurs
00:45:40de Côte d'Ivoire.
00:45:41On parle toujours
00:45:42de ce sujet
00:45:42et je repose la question.
00:45:44Est-ce que la musique
00:45:46nourrit encore son homme ?
00:45:47Et je me tourne tout de suite
00:45:48vers M. Kofi.
00:45:49Oui, mais j'en viens
00:45:51à ce que j'avais dit
00:45:52auparavant.
00:45:52Oui.
00:45:53La musique peut nourrir
00:45:54son homme.
00:45:55Pour pouvoir
00:45:56avoir de la notoriété,
00:45:59il y a des chemins
00:46:00à suivre.
00:46:00Je ne dis pas un chemin,
00:46:01il y a des chemins
00:46:02à suivre.
00:46:03Aujourd'hui,
00:46:04ce n'est pas la radio
00:46:04des papas
00:46:05ni la discothèque
00:46:06des papas.
00:46:07Aujourd'hui,
00:46:08nous sommes à l'aide
00:46:08du numérique.
00:46:09Il y a des impératifs
00:46:11qui s'invitent.
00:46:12Donc,
00:46:13si toi,
00:46:14l'artiste,
00:46:14tu es sclérosé
00:46:16aux années antérieures,
00:46:18tu ne veux pas
00:46:19essayer
00:46:20de développer
00:46:21des compétences
00:46:22à travers ton staff,
00:46:23tu ne pourras
00:46:24rien faire.
00:46:25Il y a trop
00:46:26de paramètres.
00:46:27Un conseiller juridique,
00:46:28d'abord,
00:46:29avant même d'entrer
00:46:30en studio,
00:46:30il faut avoir
00:46:32quelqu'un
00:46:32qui puisse te guider.
00:46:34Même si tu sors
00:46:35des studios,
00:46:36qui doit te vendre
00:46:37un contrat ?
00:46:38Comme l'a dit
00:46:39le conseil juridique,
00:46:41il a sa part.
00:46:43Aujourd'hui,
00:46:44la plupart des artistes
00:46:45ont des photographes.
00:46:47La jeunesse,
00:46:48même la vieillesse
00:46:49qui est entrée dedans,
00:46:51ont des photographes.
00:46:53On aussi
00:46:53des attachés
00:46:54des presses,
00:46:56même des infographes,
00:46:57parce qu'avec
00:46:58l'outil informatique,
00:46:59il se vend
00:47:00à un autre calibre.
00:47:01Donc,
00:47:02si
00:47:03toute cette logique
00:47:04est à peu près
00:47:06observée,
00:47:07je pense que
00:47:08l'artiste
00:47:08peut se vendre
00:47:09facilement.
00:47:10Est-ce qu'il y a
00:47:10d'autres méthodes ?
00:47:11Parce qu'il y a
00:47:12des artistes
00:47:12qui n'ont pas
00:47:13toute une équipe
00:47:14derrière,
00:47:15qui sont en tout début,
00:47:16qui sont même
00:47:16en milieu rural et tout.
00:47:18Qu'avez-vous
00:47:19à leur dire ?
00:47:20Aujourd'hui,
00:47:21le milieu rural,
00:47:22non,
00:47:22est-ce qu'il existe encore ?
00:47:23Même quelqu'un va
00:47:25au champ
00:47:25avec son smartphone.
00:47:26Mais,
00:47:27comme c'est bien dit,
00:47:29parce qu'aujourd'hui,
00:47:30beaucoup se baptisent
00:47:32artistes.
00:47:33Bon,
00:47:33je sais que manger
00:47:34est de l'art,
00:47:35sourire est de l'art,
00:47:36parler est de l'art,
00:47:37tout et tout.
00:47:37Mais dans le domaine
00:47:38musical,
00:47:39il y a beaucoup
00:47:40qui ne savent même
00:47:40pas leur rôle.
00:47:43J'en prends
00:47:43pour exemple,
00:47:45aujourd'hui,
00:47:46à travers
00:47:46les DJOQ
00:47:48et les appareils
00:47:49modernes,
00:47:51on échantillonne
00:47:52ce qu'on appelle
00:47:52le sampling,
00:47:53on échantillonne
00:47:54une partition,
00:47:56soit une musique
00:47:56à 4 ans
00:47:57ou 6 ans.
00:47:58La machine
00:47:59déroule seule
00:48:00et puis,
00:48:01on pose sa voix dessus.
00:48:02On parcourt
00:48:03un peu tous les schémas.
00:48:04Il y a une manifestation
00:48:05dans la contrée,
00:48:07on s'en va,
00:48:07on s'inscrit,
00:48:08tout et tout,
00:48:09sans savoir que
00:48:11si on essayait
00:48:12de prendre des conseils,
00:48:13on essayait
00:48:14de s'adapter
00:48:15au nouveau mode
00:48:16de vie,
00:48:16on pourrait avoir
00:48:17plus que ça.
00:48:18Parce que la musique
00:48:19qui a été,
00:48:20en parenthèse,
00:48:21c'est ce que tout le monde
00:48:22connaît,
00:48:22s'en plaît
00:48:23à un compositeur.
00:48:26Donc,
00:48:26tu es en train
00:48:27de travailler
00:48:28sur la musique
00:48:28de quelqu'un
00:48:29et si tu n'es pas
00:48:30déclaré,
00:48:31le burdame
00:48:31peut-être saisir
00:48:32à l'occasion
00:48:32d'une manifestation.
00:48:34D'accord,
00:48:34merci M. Kofi.
00:48:36Digio Luciano,
00:48:37encore cette question,
00:48:38est-ce que la musique
00:48:39nourrit encore son homme ?
00:48:41Bon,
00:48:41merci bien,
00:48:42parce que moi,
00:48:42je suis très hésitant
00:48:43sur cette question.
00:48:45Je vous dis pourquoi.
00:48:46Vous savez,
00:48:48aujourd'hui,
00:48:49il y a des artistes
00:48:50qui ne sont plus d'actualité.
00:48:52Il fut un moment
00:48:53où les artistes,
00:48:54on avait beaucoup d'artistes.
00:48:56N'oublions pas
00:48:56que la Côte d'Ivoire
00:48:56est une plate
00:48:57tournante de musique
00:48:58en Afrique,
00:48:59donc beaucoup d'artistes
00:49:00sont passés ici.
00:49:01Surtout les artistes
00:49:02non ivoiriens,
00:49:02ils ont eu du succès ici.
00:49:04Mais n'oublions pas aussi
00:49:05qu'aujourd'hui,
00:49:06quand tu ne sors pas
00:49:07un album
00:49:08qui n'est plus d'actualité,
00:49:10il est difficile
00:49:10pour l'artiste
00:49:11de s'en sortir.
00:49:13Ça, c'est un constat.
00:49:14Vous allez voir,
00:49:15je peux vous donner
00:49:15la liste de ceux
00:49:16qu'on moussait avant
00:49:17qu'il était des artistes,
00:49:18des stars.
00:49:19Mais aujourd'hui,
00:49:19il y a combien d'artistes
00:49:21sur la scène ?
00:49:22C'est-à-dire,
00:49:23aujourd'hui,
00:49:23quand on...
00:49:24Est-ce qu'il y a
00:49:25une quinzaine d'artistes
00:49:26aujourd'hui
00:49:27qui peuvent reprendre
00:49:27une salle ?
00:49:28Ce n'est pas évident.
00:49:30Vous avez au niveau
00:49:30du Zouglou,
00:49:31vous avez quelque
00:49:31de 3 ou 4 personnes.
00:49:32Vous avez au niveau
00:49:33de Copédical,
00:49:34vous avez 2 ou 3.
00:49:34Vous voyez bien
00:49:35ce que je veux dire ?
00:49:36Vous avez au niveau
00:49:36de la musique variée,
00:49:37vous avez certaines filles
00:49:39qui sont là un peu,
00:49:40qui tiennent un peu.
00:49:41Et puis,
00:49:41même la musique religieuse,
00:49:43c'est des cas.
00:49:44Ça veut dire qu'en général,
00:49:45aujourd'hui,
00:49:46à part le rap
00:49:47qui a pris 16 ans,
00:49:49aujourd'hui,
00:49:50les mouvements humains
00:49:51de musique
00:49:52ont pris un coup.
00:49:54Et là,
00:49:54quand tu ne sors pas
00:49:55un album,
00:49:56tu n'es pas d'actualité.
00:49:57Et quand tu n'es pas
00:49:57d'actualité,
00:49:58tu vis comment ?
00:49:59On a eu cette expérience
00:50:00avec les anciens artistes
00:50:02qui n'étaient plus d'actualité.
00:50:03Un monde qui a été rattrapé
00:50:04par un mouvement musical
00:50:06qui est zouglou
00:50:07et coupé,
00:50:08décalé,
00:50:08qui sont des musiques
00:50:09qui sont arrivées,
00:50:10qui a fait un peu
00:50:12décaler
00:50:14nos anciens artistes
00:50:15qui sont des artistes.
00:50:16Mais les artistes même
00:50:18qui sont des artistes
00:50:19plus expérimentés,
00:50:21je veux parler
00:50:21de ceux qu'on connaît plus,
00:50:22les Gaji Seliméou et tout ça.
00:50:23Mais à part eux,
00:50:26il n'y a pas grand
00:50:26artiste derrière.
00:50:27D'accord.
00:50:28Vous voyez maintenant
00:50:28que quand on parle
00:50:29de l'artiste,
00:50:30est-ce que l'artiste
00:50:31s'en solide ?
00:50:32Le monsieur,
00:50:32tout à l'heure,
00:50:33le docteur a expliqué
00:50:33tout à l'heure,
00:50:34il a dit
00:50:34que c'est la répartition
00:50:37des artistes.
00:50:38Mais pour avoir plus,
00:50:39il faut d'actualité.
00:50:40C'est ça ?
00:50:40Oui.
00:50:41Quand tu n'as pas d'actualité,
00:50:42comment tu vis ?
00:50:43Ok.
00:50:43Or, ce problème-là,
00:50:45c'est à développer,
00:50:46c'est à comprendre
00:50:47parce que l'artiste
00:50:47qui n'a plus d'actualité,
00:50:48c'est sans rejeter,
00:50:51voir,
00:50:51c'est à dire
00:50:51« Ah, moi,
00:50:52j'ai chanté dans le temps,
00:50:53mais il y a tellement à dire. »
00:50:54On a eu ce problème-là.
00:50:55Donc,
00:50:55on ne va pas parler
00:50:56que de ceux qui marchent.
00:50:57Il faut savoir aussi
00:50:58qu'il y a d'autres artistes
00:50:59qui ont moussé
00:50:59mais qui ne moussent plus.
00:51:00Qu'est-ce qu'ils veulent ?
00:51:01Est-ce qu'il y a une opportunité
00:51:02pour eux ?
00:51:02Est-ce qu'il y a quelque chose ?
00:51:03Il y a quelque chose.
00:51:03Il y a tout ça qui est en jeu.
00:51:04Alors, je viens,
00:51:05merci DJ Luciano,
00:51:07je viens à vous,
00:51:08M. Kofi,
00:51:09il a parlé à l'instant
00:51:10des jeunes artistes.
00:51:12Selon vous,
00:51:12est-ce qu'ils arrivent
00:51:13à s'en sortir vraiment aujourd'hui ?
00:51:15Bon,
00:51:16certains s'en sortent
00:51:17par leur créneau,
00:51:18d'autres ne s'en sortent pas.
00:51:19Parce que quand ils parlaient,
00:51:20il a bien dit,
00:51:21même dans le domaine
00:51:21du coupé décalé,
00:51:23il y a eu des précurseurs.
00:51:25Il y a eu des précurseurs.
00:51:26Mais là, aujourd'hui,
00:51:27la nouvelle génération...
00:51:28Non, ils sont dans l'armoire
00:51:29aux oubliettes.
00:51:30Pourquoi ?
00:51:31Comme il l'a expliqué,
00:51:32il n'y a pas de nouvelle création
00:51:33musicale.
00:51:34Bon,
00:51:35c'est ce qu'on appelle
00:51:36le has-been.
00:51:37Tu es un précurseur.
00:51:39Bon, ça fait peut-être 15 ans,
00:51:40tu as sorti
00:51:42une oeuvre.
00:51:44Mais aujourd'hui,
00:51:45si tu veux rester
00:51:45sous respiration artificielle,
00:51:47artistique,
00:51:48tu as oublié
00:51:48de sortir d'autres oeuvres.
00:51:49Puisque le coupé décalé
00:51:51est tellement bien,
00:51:53celui qui a fait ça,
00:51:54il porte un pied
00:51:56des chaussettes,
00:51:57il dit c'est mon concept.
00:51:58Donc ils s'en sortent ?
00:52:00Ils s'en sortent.
00:52:01On crée un concept,
00:52:02mais celui
00:52:03qui n'a pas pu suivre
00:52:04le mouvement,
00:52:05c'est difficile.
00:52:06La preuve même,
00:52:07réelle dans le coupé décalé.
00:52:08Rarres sont ceux
00:52:09qui sortent un album.
00:52:10Même pour faire
00:52:10un maxi single,
00:52:11c'est-à-dire 4 titres
00:52:13sur un truc,
00:52:14c'est difficile.
00:52:15Et surtout qu'il n'y a plus...
00:52:17Bon, peut-être
00:52:18avec les clés USB,
00:52:19mais donc tout cela,
00:52:20généralement,
00:52:21ceux qui ont rafraîchi
00:52:22leurs idées,
00:52:22leur staff a rafraîchi
00:52:24leurs idées,
00:52:26évoluent,
00:52:27par exemple,
00:52:27dans le streaming,
00:52:28ils vont,
00:52:29ils comptent,
00:52:30ils créent des trucs.
00:52:31On va parler de cela
00:52:32dans pas longtemps,
00:52:33docteur Houman,
00:52:34on va parler du processus.
00:52:36Un artiste sort une chanson,
00:52:39quel est le processus
00:52:40jusqu'à ce qu'il gagne
00:52:42de l'argent
00:52:43grâce au Burida ?
00:52:45Le processus commence déjà
00:52:46par la déclaration.
00:52:49OK.
00:52:50La déclaration,
00:52:51au cours de la déclaration...
00:52:52Comment on déclare déjà ?
00:52:53Voilà.
00:52:53Pour déclarer,
00:52:54d'abord,
00:52:54il faut que,
00:52:55comme j'ai dit,
00:52:55le fasse l'objet
00:52:56d'une communication publique.
00:52:58Il y a deux moyens.
00:52:59Ça peut être par la voix des radios,
00:53:02ça peut être par la voix des télés.
00:53:03Donc là,
00:53:04on est sûr que...
00:53:05Là,
00:53:06en ce moment,
00:53:06on vous demande une attestation
00:53:07de diffusion.
00:53:08Nous sommes dans le domaine
00:53:09de la musique.
00:53:09En ce moment,
00:53:10généralement,
00:53:10c'est des...
00:53:12Il rentre en studio,
00:53:13quand il sort,
00:53:14il y a un CD.
00:53:15Donc,
00:53:15il vient au Burida
00:53:15pour sticker.
00:53:17Quand il stick,
00:53:18la position des hologrammes.
00:53:19Donc,
00:53:19ça lui permet,
00:53:20cette obligation-là,
00:53:21nous permet de pouvoir
00:53:22au moins sticker
00:53:23au minimum 200.
00:53:24Mais quand il stick,
00:53:26c'est ce support-là
00:53:27qu'il va prendre
00:53:27pour maintenant se rapprocher
00:53:29de la direction
00:53:30de la documentation générale
00:53:31où là,
00:53:31il faut déposer
00:53:34ces oeufs.
00:53:35Parce qu'on dit...
00:53:35Et sticker,
00:53:35qu'est-ce que ça veut dire ?
00:53:37C'est apposer
00:53:38des hologrammes de sécurité.
00:53:40Maintenant,
00:53:40il y a des droits
00:53:41de reproduction mécanique
00:53:41qu'on a évoqués tout à l'heure.
00:53:43En fait,
00:53:43la loi fait obligation
00:53:44pour la reproduction
00:53:45du...
00:53:46C'est un sticker qui est...
00:53:47Oui.
00:53:48En fait,
00:53:48de le distinguer
00:53:49le vrai du faux.
00:53:50En fait,
00:53:50la loi fait obligation
00:53:51depuis 99.
00:53:52Oui.
00:53:53Il faut dire,
00:53:53voilà,
00:53:54il est numérisé.
00:53:55Dès l'instant
00:53:55que le neuf doit être
00:53:57dans le commerce,
00:53:58un phonogramme de commerce
00:53:59doit obligatoirement
00:53:59avoir la position
00:54:00d'un sticker,
00:54:03de lutter contre la contrefaçon,
00:54:05le piratage
00:54:06qui constitue un frein
00:54:07véritablement
00:54:07au...
00:54:08Voilà,
00:54:08à la promotion
00:54:10et au développement
00:54:11du revenu
00:54:11pour les artistes.
00:54:12Donc,
00:54:12il faut au moins
00:54:13que ça soit stiqué.
00:54:14Une fois que c'est stiqué,
00:54:16on va avec ce CD stiqué-là
00:54:17auprès de...
00:54:19de la direction
00:54:20de la documentation générale.
00:54:21Il y a des conditions
00:54:23pour pouvoir être...
00:54:24Ce n'est pas seulement
00:54:24qu'aujourd'hui,
00:54:25quand une oeuvre est accueillée,
00:54:27on peut déclarer l'oeuvre
00:54:28pour pouvoir être membre.
00:54:29Mais quand l'oeuvre
00:54:30n'est pas accueillée,
00:54:31il faut au moins
00:54:32au minimum,
00:54:33six oeuvres.
00:54:34Il faut avoir créé
00:54:35six oeuvres
00:54:36pour pouvoir avoir
00:54:36la qualité
00:54:36d'auteur
00:54:38au Burida.
00:54:40Six oeuvres.
00:54:40Donc,
00:54:41c'est-à-dire que quand on fait sortir
00:54:42un album,
00:54:43un album de six oeuvres
00:54:44qu'on vient,
00:54:45on vient déclarer.
00:54:46On peut le stiquer,
00:54:47comme on peut aussi
00:54:47le faire passer
00:54:49sur les réseaux
00:54:49de communication électronique,
00:54:50les réseaux YouTube.
00:54:52Bon,
00:54:53je n'ai pas besoin,
00:54:53je n'ai pas envie de citer,
00:54:54mais sur les réseaux
00:54:55de communication.
00:54:55et le Burida demande
00:54:58à cet effet-là
00:54:59qu'au moins
00:55:01plusieurs sites,
00:55:02généralement deux à trois,
00:55:04quatre sites,
00:55:04et sur une période donnée,
00:55:07que ces oeuvres-là
00:55:08soient diffusées
00:55:08avec un certain nombre
00:55:10de vues.
00:55:10Parce qu'une oeuvre
00:55:11qui n'est pas exploitée,
00:55:12qui n'est pas diffusée,
00:55:13qui ne peut pas générer
00:55:14des revenus,
00:55:15ne peut pas être entrée
00:55:17dans le répertoire
00:55:18parce que ce n'est pas
00:55:20comme on dit productif.
00:55:21Donc,
00:55:21on demande au moins
00:55:22que ces oeuvres-là
00:55:22soient diffusées.
00:55:23Une fois que c'est diffusé
00:55:24et qu'on déclare,
00:55:25quand vous allez venir,
00:55:26vous allez avoir,
00:55:27on va vous déposer
00:55:28des bulletins de déclaration.
00:55:29Ces bulletins de déclaration,
00:55:31vous allez,
00:55:31comme j'ai dit,
00:55:32identifier toutes les personnes
00:55:33qui ont participé
00:55:34au titre du droit d'auteur
00:55:36pour la création de l'oeuvre,
00:55:38au titre du droit voisin
00:55:40pour la production
00:55:41et même avoir joué
00:55:43des instruments
00:55:43ou avoir chanté.
00:55:44Donc,
00:55:45la déclaration au titre du droit d'auteur,
00:55:46la déclaration au titre du droit voisin
00:55:47et une fois que le dossier est complet,
00:55:49vous déposez,
00:55:50vous devenez maintenant
00:55:51membre du Burida.
00:55:52Une fois qu'on devient membre du Burida,
00:55:54en ce moment,
00:55:54les oeuvres sont intégrées
00:55:55dans notre base de données
00:55:56et l'autre phase,
00:55:57c'est la perception des droits.
00:56:00Pour qu'on puisse avoir
00:56:01de l'argent
00:56:02à reverser à un artiste,
00:56:04ça veut dire que ces oeuvres
00:56:05ont été exécutées
00:56:06dans un lieu public
00:56:07et que ce lieu public
00:56:08en question a payé.
00:56:09Si vos oeuvres sont jouées
00:56:10à cette info
00:56:11et que cette info n'a pas payé,
00:56:12vous ne pourrez pas,
00:56:13malheureusement,
00:56:16percevoir des droits.
00:56:16Donc, il faut que l'oeuvre
00:56:17ait généré des revenus
00:56:19que le Burida puisse aller collecter.
00:56:20Donc, c'est une occasion
00:56:21pour le Burida
00:56:22de lancer un appel
00:56:23à tous ceux
00:56:23qui exploitent des oeuvres
00:56:24de payer
00:56:25parce que c'est grâce
00:56:26à leur argent
00:56:27qu'on arrive à payer.
00:56:28Et les droits
00:56:28qui sont perçus
00:56:29par mois,
00:56:30par an ?
00:56:31Oui,
00:56:32il y a les revenus.
00:56:33C'est pas...
00:56:34Non, seulement,
00:56:35il y a des exploitants occasionnels.
00:56:36Oui.
00:56:37Vous voyez, par exemple,
00:56:38quelqu'un peut,
00:56:39au monde même
00:56:39où nous parlons,
00:56:41quelqu'un peut,
00:56:42au monde,
00:56:42nous sommes en train de parler,
00:56:43en train de faire
00:56:45un concert,
00:56:46un anniversaire,
00:56:47un bal, etc.
00:56:49Et là,
00:56:49sur les exploitations occasionnelles,
00:56:50on appelle ça
00:56:51les séances occasionnelles,
00:56:52les animations,
00:56:52une structure,
00:56:54voilà,
00:56:54peut avoir
00:56:55à faire une cérémonie
00:56:56au cours de laquelle
00:56:57elle va inviter
00:56:58ou même elle va jouer
00:56:59les oeuvres de l'esprit.
00:57:00En ce moment,
00:57:01elle va payer.
00:57:02Donc, il y a des...
00:57:02C'est des charges
00:57:03au quotidien
00:57:04que le Burida recouvre.
00:57:05Donc, il y a des contrats.
00:57:07Les contrats pour les paiements
00:57:09mensuels,
00:57:09les paiements trimestruels
00:57:11et les paiements annuels.
00:57:13Donc, il y a...
00:57:14C'est une structure
00:57:15telle que les radios
00:57:16qui font des paiements annuels.
00:57:17Il y a des structures
00:57:19telles que les maquis,
00:57:20les bas,
00:57:20qui payent par mois
00:57:21et qui payent au trimestre.
00:57:22C'est un paie au mois,
00:57:23c'est un paie au trimestre,
00:57:24au semestre,
00:57:25l'année.
00:57:26Il y a les hôtels également
00:57:27qui payent au mois,
00:57:29au trimestre,
00:57:30au semestre,
00:57:31à l'année.
00:57:32D'accord.
00:57:32C'est ces sommes
00:57:34récoltés auprès.
00:57:35Il y a aussi
00:57:35les opérateurs
00:57:36de téléphonie mobile,
00:57:37on est en train
00:57:38de parler du numérique,
00:57:39qui font des sonneries
00:57:39d'attente téléphonique
00:57:40qu'on appelle
00:57:41le colerie backtone.
00:57:43C'est la sonnerie-là.
00:57:44Lorsque vous avez...
00:57:47Vous remarquez,
00:57:47lorsqu'on appelle
00:57:48un...
00:57:49L'appelant,
00:57:50il y a une sonnerie
00:57:51en bas.
00:57:52C'est ce qu'on appelle
00:57:52la sonnerie d'attente téléphonique.
00:57:54Et là, également,
00:57:55il faut avoir
00:57:56une autorisation
00:57:56parce que ce sont
00:57:57des oeuvres musicales.
00:57:59En ce moment aussi,
00:57:59ces structures-là
00:58:01payent au bioïda.
00:58:02Donc, ce sont des...
00:58:03qui gagnent.
00:58:04Qui gagnent.
00:58:05C'est ça que,
00:58:06pour pouvoir vivre
00:58:06de sonnerie,
00:58:07il faut diversifier
00:58:07ses revenus.
00:58:09On a des gens
00:58:10dont les oeuvres
00:58:10sont uniquement exploitées
00:58:12dans les marquilles,
00:58:13les bars, les restaurants.
00:58:14S'il y a le bioïda
00:58:15qui perçoit
00:58:16auprès de ses opérateurs,
00:58:17ils ne pourront pas
00:58:17les voir.
00:58:18Si tes oeuvres
00:58:19ne sont pas stiquées,
00:58:21il n'y a pas de DRM,
00:58:21vous n'allez pas...
00:58:23Si vos oeuvres aussi
00:58:24ne sont pas exploitées
00:58:24dans le numérique,
00:58:25on a un revenu,
00:58:26vous allez parler
00:58:27du streaming.
00:58:28Et que le bioïda,
00:58:29à ce niveau,
00:58:30au niveau du streaming,
00:58:30on a échangé.
00:58:31D'accord.
00:58:32Alors, merci,
00:58:33M. Houman,
00:58:34il y a tellement à dire.
00:58:35Vous l'avez dit,
00:58:35à l'instant,
00:58:35on va parler du streaming.
00:58:37YouTube,
00:58:38TikTok,
00:58:39streaming,
00:58:40la nouvelle économie
00:58:41de la musique.
00:58:42M.
00:58:44J'avais DJ Luciano
00:58:45avec les millions de vues,
00:58:48l'attente des artistes
00:58:50et tout.
00:58:51Qu'avez-vous à dire ?
00:58:52Moi,
00:58:52je fais deux constats.
00:58:54Le premier constat,
00:58:55c'est que les artistes
00:58:57utilisent ces réseaux-là aussi
00:58:58pour se faire connaître.
00:59:00Il y a une partie
00:59:00pour se faire connaître.
00:59:02Une partie,
00:59:03ils arrivent à commercialiser,
00:59:04c'est-à-dire à rendre ça
00:59:07monétisé,
00:59:07comme on le dit souvent.
00:59:08Il y a d'autres,
00:59:09par contre,
00:59:10ils profitent de ces plateformes
00:59:11pour faire leurs promos
00:59:12et pour organiser aussi
00:59:15des événements.
00:59:16Donc,
00:59:16le constat,
00:59:17c'est que
00:59:18ces nouvelles plateformes-là
00:59:20permettent aux artistes
00:59:20aujourd'hui
00:59:21de tenir
00:59:23leur mouvement,
00:59:24leur morceau.
00:59:25Parce que,
00:59:25vous savez,
00:59:26avant,
00:59:27les artistes,
00:59:28qu'est-ce que je faisais ?
00:59:28Il y avait la radio,
00:59:30il y avait la télé.
00:59:31Ça se faisait largement.
00:59:32Il n'y avait pas tout ça.
00:59:33Mais aujourd'hui,
00:59:34vous allez voir même les journaux,
00:59:35les journalistes culturels,
00:59:36tout ça,
00:59:37ils faisaient des points de presse.
00:59:38Aujourd'hui même,
00:59:39il y a un artiste
00:59:39qui sort un album,
00:59:40il fait,
00:59:41il s'est fatigué par faire
00:59:43un point de presse.
00:59:44Il investit un peu
00:59:45dans un mouvement
00:59:46des réseaux sociaux.
00:59:47Il fait des vues,
00:59:48il fait des abonnés,
00:59:50il se fait des abonnés,
00:59:51et puis pouf,
00:59:52derrière ces abonnés,
00:59:53il organise maintenant
00:59:54un événement
00:59:54pour qu'il ait de l'argent,
00:59:56pour qu'il puisse amortir un peu.
00:59:57ce qu'il a besoin.
00:59:58Avant de faire peut-être
00:59:59un conseil,
01:00:00soit au palais de la culture,
01:00:01soit dans d'autres domaines,
01:00:02mais ils font ça
01:00:03parce qu'ils ont un but,
01:00:04se faire connaître,
01:00:05ensuite organiser
01:00:06quelque chose derrière.
01:00:07Si vous regardez bien,
01:00:08il y a toujours un événement
01:00:08derrière,
01:00:09après la communication,
01:00:10après la sortie
01:00:10de l'abon de l'artiste,
01:00:11il se fait une équipe
01:00:13et puis il s'organise
01:00:13soit des mouvements,
01:00:14des événements,
01:00:15par rapport à ça.
01:00:16Mais est-ce que
01:00:16beaucoup de vues
01:00:17signifient beaucoup d'argent ?
01:00:18Non, mais c'est ce que je dis,
01:00:19j'ai dit,
01:00:20il y a deux volets.
01:00:20Le volet connaître,
01:00:21c'est faire connaître
01:00:22et puis le volet financier.
01:00:23Ou ils s'organisent
01:00:24parce qu'il y a des plateformes
01:00:25par exemple
01:00:26où les abonnements
01:00:28sont payants
01:00:29et l'artiste arrive à...
01:00:32On peut dire aujourd'hui
01:00:33qu'un artiste
01:00:33a deux millions de vues
01:00:34et puis il n'est plus
01:00:35jusqu'à quand
01:00:36il a fait un concert.
01:00:37C'est à l'islam.
01:00:38Où est-ce que je dis ?
01:00:39Moi, il y a des artistes
01:00:40qui ont réussi à faire ça.
01:00:41D'accord.
01:00:41Donc, il ne trouve pas l'utilité
01:00:42d'aller faire même un concert.
01:00:44Il sait,
01:00:44avec sa plateforme,
01:00:45il a des vues,
01:00:46il a des abonnés,
01:00:47il a des trucs.
01:00:47Les gens payent pour le voir.
01:00:49Donc, oui,
01:00:50ça l'aide financièrement.
01:00:52Et puis,
01:00:52il y a beaucoup
01:00:52de milliards d'euros.
01:00:53Donc, je dis
01:00:55qu'aujourd'hui,
01:00:55le monde a changé.
01:00:56On a eu un nouveau
01:00:57aujourd'hui
01:00:57où tu ne peux pas
01:00:58t'en passer.
01:01:00Ça s'impose à toi,
01:01:01tu t'organises,
01:01:02même si tu as des gens
01:01:03pour booster.
01:01:04Comme on le dit souvent,
01:01:05pour booster ta com,
01:01:07pour booster tes vues,
01:01:08pour booster tes abonnés.
01:01:09Mais forcément,
01:01:09tu vas t'en sortir.
01:01:11Donc, je crois
01:01:11que c'est un additif
01:01:12à tout ce qu'on est en train de dire.
01:01:13D'accord.
01:01:13On va prendre l'avis
01:01:15de M. Kofi à ce propos.
01:01:17Oui,
01:01:18nous sommes à une période
01:01:19de l'élongation de l'esprit.
01:01:21De tout ce qui vient
01:01:22qui peut concourir
01:01:24à donner une image
01:01:25de notoriété à l'artiste
01:01:27est bienvenu.
01:01:29Que ce soit les artistes
01:01:30ou d'autres commerçants
01:01:32du Canada
01:01:32en parlait tout à l'heure,
01:01:33le système de boost,
01:01:35qu'est-ce qui se passe ?
01:01:38Les gens payent.
01:01:39Ils payent.
01:01:40Des pages sponsorisées.
01:01:42Tu es en train de même
01:01:43peut-être lire quelque chose.
01:01:45On te dit
01:01:45la publicité
01:01:46est en train de détourner.
01:01:47Tout ça,
01:01:48ça relève
01:01:49de la partie communication.
01:01:51Tu ne communiques pas,
01:01:52on ne te connaît pas.
01:01:53On commence par cette communication.
01:01:55La notoriété vient.
01:01:56Même ici,
01:01:57si vous avez bien remarqué,
01:01:58les conseils maintenant,
01:02:00généralement,
01:02:00on t'amène sur une plateforme
01:02:01pour payer le ticket.
01:02:04Donc,
01:02:04tout ça,
01:02:05c'est évolutif.
01:02:06Bon,
01:02:08il y a...
01:02:08Concernant le streaming,
01:02:10les jeunes ont vu que...
01:02:12Vu qu'on n'est vendu
01:02:13des CDs,
01:02:14ni des cassettes,
01:02:15ni des disques vinyles,
01:02:16il faut se trouver vers...
01:02:17Il faut se tourner vers
01:02:18des bouchés.
01:02:19Raison pour laquelle
01:02:20d'autres aussi
01:02:21ont intérêt,
01:02:23sinon s'intéressent maintenant
01:02:24au streaming
01:02:25pour pouvoir,
01:02:26ne serait-ce que se faire connaître
01:02:27et après se faire vendre.
01:02:28Par exemple,
01:02:29sur YouTube,
01:02:29quelqu'un qui ouvre un compte,
01:02:31il y a des dividendes
01:02:32qui arrivent.
01:02:34Donc,
01:02:34on ne peut pas s'en passer.
01:02:35Des vues qui sont monétisées.
01:02:37Oui,
01:02:37mais les vues,
01:02:37il faut avoir
01:02:38un nombre de vues
01:02:40confortables
01:02:41pour pouvoir aussi
01:02:42être monétisé
01:02:43en griffe.
01:02:45Et tout cela,
01:02:46c'est participatif aussi
01:02:48de l'évolution,
01:02:50d'où la thématique
01:02:51est-ce que
01:02:52l'artiste vit de son art.
01:02:55Je prends un exemple
01:02:57très simple.
01:02:57Une jeune fille
01:02:58que je connais
01:02:59qui est spécialiste
01:03:00des cours
01:03:01généralement
01:03:02lors des mariages
01:03:03et autres,
01:03:04même pour les partis
01:03:05d'Islam,
01:03:06elle est très sollicitée.
01:03:07Mais c'est parce que
01:03:08elle s'est intéressée
01:03:10au numérique
01:03:11que son nom devient
01:03:14une boîte de raisons,
01:03:15une caisse de résonance
01:03:17pour pouvoir l'inviter partout.
01:03:18D'accord.
01:03:19Merci,
01:03:20M. Kofi.
01:03:21Je me retourne
01:03:22vers le docteur
01:03:23Ehouman.
01:03:24On a parlé
01:03:25de streaming
01:03:26et tout,
01:03:26vues,
01:03:27réseaux sociaux.
01:03:28Selon vous,
01:03:28comment les droits
01:03:29sont-ils pris
01:03:30en compte
01:03:30lorsque les chansons
01:03:31circulent sur Internet ?
01:03:35Merci.
01:03:35Ce qu'il faut reconnaître,
01:03:36c'est que le streaming
01:03:37fait partie
01:03:38des formes
01:03:39d'exploitation en ligne.
01:03:40Il n'y a pas seulement
01:03:40que le streaming,
01:03:41il y a des pré-écoutes,
01:03:42le streaming,
01:03:43c'est la lecture en continu.
01:03:45Il y a également
01:03:45le téléchargement,
01:03:46qui est une autre forme
01:03:47d'exploitation.
01:03:48Et on remarque aujourd'hui
01:03:49qu'il y a
01:03:51de plus en plus
01:03:52de consommation en ligne
01:03:53des œuvres de l'esprit,
01:03:54contrairement à
01:03:55l'exploitation physique.
01:03:57et c'est cela
01:03:59que vous allez remarquer
01:04:00beaucoup de jeunes
01:04:01créateurs.
01:04:02Dès l'instant
01:04:03que les œuvres
01:04:04sortent,
01:04:05la première démarche
01:04:07ou la première
01:04:08manifestation
01:04:09de la communication
01:04:10de ces œuvres,
01:04:11c'est sur les réseaux
01:04:12de communication électronique,
01:04:13sans vouloir
01:04:14discer de...
01:04:15Non.
01:04:15Mais c'est une autre
01:04:16forme d'exploitation
01:04:17et cette formation,
01:04:19cette exploitation-là
01:04:20donne lieu
01:04:20à une communication
01:04:22publique des œuvres
01:04:22qui emportent
01:04:23obligatoirement
01:04:24une autorisation
01:04:25de celui qui communique,
01:04:27à savoir ses plateformes.
01:04:29Et cette plateforme,
01:04:29en principe,
01:04:30doit recourir
01:04:30l'autorisation
01:04:31des titulaires de droit
01:04:33qui sont représentés
01:04:34en la matière
01:04:35par le bureau ivoirien,
01:04:37sur le territoire national
01:04:38en tout cas.
01:04:39Donc,
01:04:39le BUNIDA
01:04:40va auprès
01:04:41de toute cette plateforme
01:04:42locale
01:04:42qui communique
01:04:44et diffuse
01:04:45des œuvres
01:04:47sur les réseaux
01:04:49afin que ces derniers
01:04:50puissent venir
01:04:52et signer
01:04:53des contrats
01:04:54d'exploitation
01:04:54au moins desquels
01:04:56ils vont payer
01:04:57et délivrer,
01:04:58comme on l'a dit,
01:04:59des programmes
01:04:59d'exploitation.
01:05:01Et c'est les œuvres
01:05:01qui sont diffusées
01:05:02et communiquées
01:05:03qui seront
01:05:05enfin l'objet
01:05:06de paiement.
01:05:06Nous avons
01:05:07avec des structures ici.
01:05:09Mais nous oublions
01:05:10que le droit numérique
01:05:11est large.
01:05:12Donc,
01:05:12en dehors même
01:05:13du territoire ivoirien,
01:05:14il y a l'exploitation
01:05:15aussi des œuvres.
01:05:17Vous voyez,
01:05:17il y a
01:05:18des grands noms
01:05:19ici.
01:05:20On a vu
01:05:21Fimbou
01:05:21qui a connu
01:05:22une diffusion
01:05:23planétaire,
01:05:24une streaming
01:05:25pas possible
01:05:26à des millions
01:05:27de vues.
01:05:28Donc,
01:05:28le BUNIDA
01:05:29ne peut pas
01:05:29rester en marge
01:05:30de l'exploitation
01:05:30massive
01:05:31de ces œuvres
01:05:31musicales ivoiriennes.
01:05:33Dans ce plan-là,
01:05:34étant donné que
01:05:35ces structures-là
01:05:35ne sont pas
01:05:36sur le territoire national,
01:05:37donc on ne peut pas
01:05:38percevoir
01:05:38parce que la mission
01:05:39du BUNIDA
01:05:39se limite.
01:05:40Mais nous avons
01:05:41des coopérations,
01:05:42des conventions
01:05:43de réciprocité
01:05:43avec des structures...
01:05:44C'est-à-dire qu'il y a
01:05:45des difficultés
01:05:45pour le suivi et tout ?
01:05:48Oui.
01:05:49Tout va bien ?
01:05:50Oui.
01:05:50Je veux dire que
01:05:51sur le territoire national,
01:05:52bien entendu,
01:05:53déjà la maîtrise,
01:05:54c'est cela que nous
01:05:54cherchons à collaborer
01:05:55avec des institutions
01:05:57ici qui pourront,
01:05:58pour ceux qui ne veulent pas
01:05:59se mettre en règle
01:06:00de la vie du BUNIDA,
01:06:01pourquoi pas les interpréder
01:06:02d'abord de façon
01:06:05amicale
01:06:05et ensuite avoir
01:06:07à recours
01:06:08à des procédures judiciaires
01:06:09pour aller même
01:06:09jusqu'à l'interdiction
01:06:12formelle
01:06:12pour cette plateforme-là
01:06:13de diffuser
01:06:14ou même la fermeture,
01:06:15pourquoi pas ?
01:06:16Donc nous travaillons
01:06:16dans ce sens-là.
01:06:18Donc ce sont ces difficultés.
01:06:19Maintenant,
01:06:19moi je parle de diffuser
01:06:20sur le plan international.
01:06:21Vous voyez que
01:06:22ces œuvres sont diffusées
01:06:24avec des plateformes
01:06:25qui ont quand même
01:06:25une capacité financière
01:06:27et qui sont installées
01:06:28quand même
01:06:29partout au monde.
01:06:30Donc le BUNIDA,
01:06:31dans sa vocation
01:06:32à élargir
01:06:33la cible perception,
01:06:34a signé une convention
01:06:35avec la SACEM
01:06:36afin qu'on puisse
01:06:37recouvrir
01:06:38auprès de ces GAFA-là.
01:06:41On dit GAFA,
01:06:42Google,
01:06:42Apple,
01:06:43Facebook,
01:06:43etc.
01:06:44Pour qu'on puisse recouvrir
01:06:46des revenus
01:06:48de l'exploitation
01:06:49de ces œuvres-là
01:06:50sur ces plateformes-là.
01:06:51Et le contrat,
01:06:53bientôt nous allons recevoir
01:06:54des droits
01:06:54que nous allons
01:06:55réverser également
01:06:56aux artistes.
01:06:57Donc le BUNIDA
01:06:57travaille véritablement
01:06:59dans le sens
01:06:59de la perception
01:07:01des revenus
01:07:02dans le numérique.
01:07:03Et dans ce sens-là...
01:07:05Donc ça veut dire
01:07:05que les artistes
01:07:06déclarés au BUNIDA
01:07:07ne perçoivent pas encore
01:07:09les revenus numériques ?
01:07:11Si,
01:07:11ils perçoivent
01:07:12des revenus numériques
01:07:13comme je l'ai dit,
01:07:13mais véritablement
01:07:15les montants
01:07:15ne sont pas
01:07:16à la hauteur
01:07:17de l'exploitation
01:07:18qui est faite.
01:07:20D'accord.
01:07:20À la hauteur.
01:07:21Ok.
01:07:21Et j'ai une autre question
01:07:22qui concerne
01:07:23les chansons
01:07:25générées par
01:07:25IA,
01:07:26l'intelligence artificielle.
01:07:28Est-ce que
01:07:28le BUNIDA
01:07:29gère ce volet ?
01:07:30Oui, bien entendu.
01:07:32Une œuvre
01:07:33est attachée
01:07:34à la personne.
01:07:35Ça veut dire
01:07:35qu'une œuvre
01:07:35est créée
01:07:36par une personne
01:07:36physique.
01:07:38Voilà.
01:07:38Nous savons
01:07:39que l'IA
01:07:39c'est une machine.
01:07:41Donc elle n'est pas
01:07:41tutelle de droit
01:07:42d'auteur.
01:07:43Là,
01:07:43il y a eu
01:07:44à ce niveau même
01:07:46toute une campagne
01:07:47de sensibilisation.
01:07:48Il y a beaucoup
01:07:49d'œuvres
01:07:49qui ont été
01:07:50rejetées
01:07:50par des sociétés
01:07:50de gestion collective
01:07:52tout près même
01:07:52de nous ici
01:07:53au BBDA.
01:07:55Il y avait
01:07:55un auteur littéraire
01:07:56qui avait déposé
01:07:58en moins d'un mois
01:07:59six œuvres littéraires.
01:08:01Les détections
01:08:02par l'IA
01:08:02nous ont permis
01:08:03de voir
01:08:03que c'était
01:08:05les œuvres
01:08:06qui avaient été
01:08:07réalisés
01:08:08à l'aide de l'IA.
01:08:09Donc là,
01:08:09ça sort du cadre
01:08:10de la détention
01:08:12de droit.
01:08:13Mais ce qu'il faut
01:08:14reconnaître
01:08:14c'est que
01:08:14nous aujourd'hui
01:08:15c'est que lors
01:08:16de la déclaration
01:08:17il est fait
01:08:18effectivement
01:08:19il y a une commission
01:08:20d'écoute.
01:08:20Le BBDA
01:08:21a une commission
01:08:22qui est en charge
01:08:23d'écouter
01:08:24toutes les œuvres.
01:08:26Donc lorsque
01:08:26une œuvre est déclarée
01:08:27il y a une commission
01:08:27d'écoute
01:08:28elle va écouter
01:08:28et bien faire
01:08:29toutes ces vérifications
01:08:30et dresser un PV.
01:08:31C'est au sort
01:08:32de cela
01:08:32que l'œuvre
01:08:33va entrer
01:08:33dans le répertoire musical.
01:08:34Donc s'il y a
01:08:35la détection
01:08:35de l'IA
01:08:36et que l'IA
01:08:37véritablement
01:08:37il est clair
01:08:38qu'il ne pourra pas
01:08:38bénéficier
01:08:39de droits d'auteur
01:08:39mais seulement
01:08:40que de droits voisins.
01:08:41De droits voisins.
01:08:43Donc à ce niveau
01:08:44le BBDA
01:08:44travaille
01:08:45et beaucoup
01:08:46de soutien
01:08:46de gestion collective
01:08:47également
01:08:47travaillent dans ce sens-là.
01:08:48D'accord.
01:08:49Merci
01:08:51docteur Eumann.
01:08:52Je me tourne
01:08:53vers notre
01:08:55diger Luciano
01:08:56et j'ai cette question.
01:08:57Selon vous
01:08:58est-ce que la musique
01:08:59crée suffisamment
01:09:00d'emplois
01:09:00en Côte d'Ivoire ?
01:09:02Oui
01:09:02par évolution
01:09:04surtout
01:09:04parce que vous allez voir
01:09:05le nombre d'artistes
01:09:06d'avant
01:09:07musiciens
01:09:07ou chanteurs
01:09:08a évolué aujourd'hui.
01:09:10D'abord
01:09:10il y a cette possibilité
01:09:12aujourd'hui
01:09:12plus ouverte
01:09:13de faire facilement
01:09:14un tube
01:09:15soit rentré en studio
01:09:17et avec le numérique
01:09:19ça va vite en fait.
01:09:20Avant
01:09:20vous voyez bien
01:09:21quand un artiste
01:09:21sortait un album
01:09:22il y avait tout un orchestre.
01:09:24Les studios
01:09:24dans le choumage
01:09:25étaient orchestres.
01:09:26Si il n'y a pas
01:09:26d'orchestre
01:09:26on ne peut pas
01:09:27dans le choumage.
01:09:28Ça c'est à l'époque.
01:09:29Aujourd'hui
01:09:29avec un clavier
01:09:30il te fait une programmation
01:09:31aussi
01:09:31musique ordinateur
01:09:32assistée
01:09:33tout ça.
01:09:33Il fait une programmation
01:09:34puisque le clavier
01:09:35il y a tout dedans.
01:09:36Il y a tout ce qui est
01:09:37sonorisation des gandons.
01:09:39Là pour sortir
01:09:39déjà aujourd'hui
01:09:40un album
01:09:40c'est plus facile
01:09:41qu'avant.
01:09:42Et là
01:09:42il y a
01:09:43il y a
01:09:45des gens
01:09:45aujourd'hui
01:09:46selon l'inspiration
01:09:48qui ont la possibilité
01:09:49d'entrer en studio
01:09:50pour sortir
01:09:51les yeux facilement.
01:09:52Ils n'ont même plus besoin
01:09:52de venir à Bidjan
01:09:53où à l'intérieur du pays
01:09:55un gars peut aller
01:09:56facilement
01:09:56avoir un studio
01:09:57dans le choumage
01:09:57à San Pedro
01:09:58à Corugo
01:09:59il peut faire
01:10:00sa programmation
01:10:01facilement.
01:10:02Et là
01:10:02ce côté-là
01:10:03a évolué.
01:10:04Et quand on parle
01:10:05d'évolution
01:10:06le docteur a dit
01:10:07tout à l'heure
01:10:08qu'on était
01:10:09à 5000 adhérents
01:10:11ou bien 5000
01:10:12recensés au Buruda
01:10:13comme artistes
01:10:14nous sommes aujourd'hui
01:10:14à 10 000
01:10:15c'est ça ?
01:10:16Donc au niveau
01:10:17des musiciens
01:10:18artistes
01:10:18il y a une évolution
01:10:19ça c'est un constat.
01:10:21Aujourd'hui
01:10:21même moi
01:10:21que ce DJ
01:10:22vous allez voir
01:10:23qu'à un moment
01:10:23dans les années
01:10:242002-2003
01:10:26il y avait
01:10:28l'avènement
01:10:29de la crise
01:10:30après il y a eu
01:10:31le couplet décalé
01:10:31il y a eu tellement
01:10:32d'artistes
01:10:33moi je n'ai même
01:10:33pas recensé
01:10:34les 10 000
01:10:35qui ont sorti
01:10:35des albums
01:10:36sans compter
01:10:36le couplet décalé
01:10:37et bien avant
01:10:39même les Zouglou
01:10:40autant de Yussoumba
01:10:41autant de Zouglou
01:10:42autant de Mapuka
01:10:43il y a eu tellement
01:10:44d'artistes
01:10:44qui ont sorti
01:10:45donc on peut dire
01:10:46qu'à un moment
01:10:47quand même
01:10:47il y a eu une évolution
01:10:48au niveau
01:10:48de ces chanteurs-artistes
01:10:51depuis les années 90
01:10:53déjà
01:10:53ça a commencé
01:10:54à augmenter
01:10:55jusqu'à ce que
01:10:55ça ne s'est pas arrêté
01:10:55jusqu'à aujourd'hui
01:10:56Et il y a des métiers
01:10:57qui vivent réellement
01:10:58de cette industrie
01:10:59Oui
01:11:00vous savez
01:11:01les bénéficiaires
01:11:02dans ce réseau
01:11:04les bénéficiaires
01:11:05les arrangeurs
01:11:06sont bénéficiaires aussi
01:11:07parce qu'ils sont sollicités
01:11:09d'où maintenant
01:11:10il y a beaucoup d'arrangeurs aussi
01:11:11Les instrumentistes également
01:11:12vous allez voir
01:11:13que les bons instrumentistes
01:11:14ne chouvent pas
01:11:15ils ne chouvent pas
01:11:16ils sont régulièrement
01:11:17sollicités
01:11:18pour intervenir
01:11:18sur toutes les...
01:11:20je reviens à vous tout de suite
01:11:21allez-y
01:11:22plus il y a des artistes
01:11:23plus il y a des arrangeurs
01:11:25et l'arrangeur
01:11:26c'est quoi ?
01:11:26c'est pas cadeau
01:11:28même ceux qui font
01:11:29les clips
01:11:29tout ça
01:11:29ils sont sollicités
01:11:30parce qu'il y a des demandes
01:11:32et la demande aujourd'hui
01:11:33elle est forte
01:11:34au niveau des artistes
01:11:36donc vous allez voir
01:11:36que tous les jours
01:11:37ils sont partis
01:11:37ou encore en studio
01:11:38il ne faut pas attendre
01:11:39des heures
01:11:40soit il n'est plus ici
01:11:41tel fois
01:11:41il faut attendre tel jour
01:11:42et puis les studios
01:11:42aujourd'hui
01:11:43ce n'est pas un seul jour
01:11:44le gars peut faire
01:11:45une semaine en studio
01:11:47le gars peut faire
01:11:47deux ou trois jours
01:11:49donc
01:11:50en fait
01:11:50ils sont sollicités
01:11:51donc en général
01:11:52ça veut dire qu'aujourd'hui
01:11:54tout ce milieu-là
01:11:56a évolué
01:11:56par rapport
01:11:56à nos anciens
01:11:58nos anciens musiciens
01:11:59et puis artistes
01:12:00d'accord
01:12:00oui
01:12:00donc pour réagir
01:12:02j'ai parlé des instrumentistes
01:12:03mais il y a aussi des choristes
01:12:04vous allez voir
01:12:05qu'il y a des artistes
01:12:06qui sont réputés
01:12:07dans ce milieu-là
01:12:07sur chaque interprétation
01:12:09ils vont être sollicités
01:12:10pour intervenir
01:12:11pour porter leur voix
01:12:12et imaginez-vous
01:12:13ça augmente les revenus
01:12:14non seulement
01:12:15ils ont leur cachet
01:12:16pour cette prestation vivante
01:12:17mais également
01:12:18ils vont bénéficier
01:12:19des droits voisins
01:12:21vous avez parlé
01:12:22vous parlez beaucoup
01:12:22de prestations vivantes
01:12:24oui
01:12:24qu'est-ce que ça veut dire
01:12:26les prestations vivantes
01:12:27ce sont les spectacles
01:12:28auxquels l'artiste participe
01:12:29vous voyez tout à l'heure
01:12:30on disait qu'à un concert
01:12:32l'artiste est sollicitée
01:12:33pour aller chanter
01:12:33on parle d'un baptême
01:12:35l'artiste va pour aller
01:12:37des animations vivantes
01:12:39en fait
01:12:39et là
01:12:40il y a des cachets
01:12:41et ces cachets
01:12:41qu'ils perçoivent
01:12:42sont carrément
01:12:44ils ont des montants
01:12:45vous voyez qu'il y a
01:12:46des artistes
01:12:46qui sont sollicités
01:12:48sur toute une année
01:12:49sur deux semaines
01:12:50un mois
01:12:51deux mois
01:12:52ainsi de suite
01:12:52pour certains
01:12:53en fonction de la renommée
01:12:54sinon
01:12:55je vais dire que
01:12:55dès l'instant que l'oeuvre
01:12:57connaît un franc succès
01:12:58vous allez voir
01:12:58que l'artiste
01:12:59aujourd'hui
01:12:59on a Imra
01:13:00il est régulièrement
01:13:01sollicité
01:13:02il va partout
01:13:03imaginez-vous
01:13:04les cachets qui sont là
01:13:05on ne peut pas dire
01:13:06que lui ne vit pas
01:13:06vous allez voir
01:13:07Didi Bi
01:13:08vous avez Didi Bi
01:13:09il y a plusieurs artistes
01:13:11aujourd'hui qui vivent
01:13:12et même le droit
01:13:13qu'ils perçoivent au buddha
01:13:14il y a beaucoup
01:13:14qui ne perçoivent pas plus
01:13:15pas plus tard
01:13:16que à cette répartition
01:13:16du 15 septembre
01:13:17des artistes
01:13:18qui ont eu
01:13:18au moins 17 millions
01:13:2017 millions
01:13:21donc dit que
01:13:22les gens ne vivent pas
01:13:22et sans compter
01:13:23que ça
01:13:23ce sont des revenus
01:13:26supplémentaires
01:13:26il y a les prestations
01:13:27vivantes
01:13:28que j'évoquais
01:13:28il y a aussi
01:13:29d'autres droits
01:13:30qui sont au niveau
01:13:31des cachets
01:13:32pour les publicités
01:13:33et donc plusieurs
01:13:35d'accord
01:13:37monsieur Kofi
01:13:39vous aviez
01:13:40vous vouliez dire
01:13:40quelque chose
01:13:41à l'instant
01:13:42au-delà de tout
01:13:43ce qui a été cité
01:13:44tous ceux qui organisent
01:13:45des spectacles
01:13:46il y a les intermittents
01:13:48de la sono
01:13:48c'est-à-dire
01:13:49l'électricien
01:13:50qui vient brancher
01:13:52il prend
01:13:54avec sa machine
01:13:56est-ce que
01:13:57le courant
01:13:57est bien distillé
01:13:58et tout
01:13:59il y a ceux
01:14:00que j'appelle intermittents
01:14:01qui branchent
01:14:02les haut-parleurs
01:14:02d'autres aussi
01:14:03qui les placent
01:14:03tout cela
01:14:04vivent aussi
01:14:04de la musique
01:14:05d'accord
01:14:06alors
01:14:07vivre de la musique
01:14:08qu'est-ce que
01:14:09les artistes
01:14:10doivent faire
01:14:11pendant
01:14:12qu'ils sont
01:14:13toujours sur la scène
01:14:14et aussi avant
01:14:15pour ne pas
01:14:16être dans des situations
01:14:18plutôt précaires
01:14:19après
01:14:19je l'ai dit
01:14:20il faut d'abord
01:14:21constituer un staff
01:14:22si vous avez déjà
01:14:23un bon conseiller juridique
01:14:25un directeur artistique
01:14:26le ou les managers
01:14:28qu'il faut
01:14:28une cellule
01:14:30de communication
01:14:31et une cellule
01:14:32de communication
01:14:32aussi numérique
01:14:33et autre
01:14:34vous pourrez espérer
01:14:36vivre
01:14:37bien
01:14:38de votre art
01:14:39et au-delà
01:14:40de ça
01:14:40même quand vous voyez
01:14:41par exemple
01:14:42il y a beaucoup
01:14:43de stars américaines
01:14:44qui ont déposé
01:14:46leurs vestes
01:14:47de chanteurs
01:14:47les Will Smith
01:14:48et compagnie
01:14:49les Gézigef
01:14:50qui aujourd'hui
01:14:51sont acteurs
01:14:52de cinéma
01:14:52il y a
01:14:53une multiplication
01:14:54de choses
01:14:55qu'on peut faire
01:14:56à travers
01:14:56l'élongation
01:14:57de l'esprit
01:14:57parce que
01:14:58dis-toi
01:14:58qu'à un certain
01:14:59moment
01:15:00si par exemple
01:15:01je prends le cas
01:15:01des MC Hammer
01:15:02l'américain
01:15:03Michael Gerson
01:15:04m'a reconnu
01:15:04qu'il est bon
01:15:05danseur que lui
01:15:05mais quand il a fait
01:15:07le deuxième album
01:15:07tous les get it quick
01:15:09ça n'a pas pris
01:15:10mais je suis arrangé
01:15:11dans l'armoire
01:15:11aux oubliettes
01:15:12donc il faut diversifier
01:15:13aussi ces trucs
01:15:14tu es artiste
01:15:15chanteur
01:15:16artiste musicien
01:15:17et autre
01:15:18mais il y a
01:15:20un autre créneau
01:15:21que tu peux exploiter
01:15:22aussi
01:15:22en faisant
01:15:23d'autres trucs
01:15:24pour pouvoir
01:15:25compléter
01:15:25parce que
01:15:26quand les nerfs
01:15:27répondent plus
01:15:27tu ne peux plus
01:15:28trop exercer
01:15:29dans le domaine
01:15:30premier
01:15:30d'accord
01:15:31vous allez parler
01:15:32du créneau
01:15:32juste après
01:15:33bien avant
01:15:34je reviens
01:15:35je reviens
01:15:36à monsieur
01:15:36le docteur
01:15:37on est artiste
01:15:39comment protéger
01:15:40sa musique
01:15:41pour ne pas souffrir
01:15:42après
01:15:42parlons du Burida
01:15:43ok
01:15:44avant de répondre
01:15:45à cette question
01:15:46il faut dire que
01:15:46je suis d'accord
01:15:47avec
01:15:48il faut diversifier
01:15:50ses revenus
01:15:50c'est vrai que
01:15:53on peut percevoir
01:15:54au niveau des cachets
01:15:55mais il y a
01:15:56certains artistes
01:15:56qui savent
01:15:57à un moment donné
01:15:57c'est la voix
01:15:58qui constitue
01:15:59votre première matière
01:16:00à un moment donné
01:16:01la voix
01:16:01peut avoir
01:16:02des difficultés
01:16:03donc à ce moment
01:16:04on peut se transformer
01:16:05pour être
01:16:05soit un instrumentiste
01:16:07on peut se transformer
01:16:08pour être un producteur
01:16:10on peut se transformer
01:16:10pour être
01:16:11pourquoi pas
01:16:12un détenteur
01:16:13d'un studio
01:16:13d'enregistrement
01:16:15qui peut conduire
01:16:16donc il faut diversifier
01:16:17ses revenus
01:16:17il faut avoir
01:16:19des contrats
01:16:19de publicité
01:16:20qui peuvent vous permettre
01:16:21pourquoi pas
01:16:22créer des musiques
01:16:22de films
01:16:23aujourd'hui nous avons
01:16:24plusieurs séries
01:16:25mais les séries
01:16:26aussi sont
01:16:28une composante
01:16:28qui est la musique
01:16:29de films
01:16:29on peut créer
01:16:30des musiques
01:16:30de films
01:16:31bref
01:16:31il faut diversifier
01:16:32ses revenus
01:16:32maintenant pour réagir
01:16:34à la protection
01:16:35la loi même protège
01:16:36on dit dans l'instant
01:16:37qu'une oeuvre
01:16:37est créée
01:16:38elle est protégée
01:16:39du seul fait
01:16:39de sa création
01:16:40sans formalité
01:16:41aucune
01:16:41mais n'empêche
01:16:42qu'il faudrait
01:16:43quand même
01:16:43déclarer son oeuvre
01:16:44nous avons deux phases
01:16:46au Bérida
01:16:46il y a la déclaration
01:16:47provisoire
01:16:48il y a souvent
01:16:48ce que vous entendez
01:16:49je suis en studio
01:16:50je suis en maquette
01:16:51le Bérida a mis en place
01:16:53un mécanisme
01:16:54pour la protection
01:16:54de ces oeuvres
01:16:55pour éviter
01:16:56des plagiat
01:16:56parce que
01:16:57lorsque nous allons
01:17:00en phase
01:17:01de production définitive
01:17:02il y a souvent
01:17:03le fait
01:17:04qu'on laisse écouter
01:17:05ces oeuvres
01:17:05par certaines personnes
01:17:06donc quelqu'un peut
01:17:07utiliser
01:17:08par mauvaise foi
01:17:10une partie de votre oeuvre
01:17:11et la reproduire
01:17:12et connaître
01:17:13même un succès
01:17:13si vous n'êtes pas
01:17:14venu protéger
01:17:15qui va constituer
01:17:16une preuve
01:17:16devant
01:17:18les instances
01:17:20judiciaires
01:17:20dans le cadre
01:17:20d'une procédure
01:17:21en réclamation
01:17:22de paternité
01:17:23cela va poser un problème
01:17:24maintenant
01:17:25il y a la déclaration
01:17:26définitive
01:17:26que j'avais évoquée
01:17:27tout à l'heure
01:17:28on vient
01:17:28on se déclare
01:17:29pour être conseil
01:17:30qu'on a participé
01:17:30à la réalisation
01:17:31d'une oeuvre
01:17:32soit en tant qu'arrangeur
01:17:33en tant qu'auteur
01:17:34en tant que compositeur
01:17:36en tant que producteur
01:17:37en tant qu'interprète
01:17:38on vient
01:17:38au Bérida
01:17:39on vient déclarer
01:17:40pour se faire enregistrer
01:17:41et présenter
01:17:42l'ensemble de ces créations
01:17:45et après on a une carte
01:17:46oui
01:17:47et cette carte
01:17:47vous permet
01:17:48dès l'instant que ces oeuvres
01:17:49ont généré
01:17:50des revenus
01:17:51de bénéficier
01:17:52cette carte
01:17:52a également même
01:17:53un volet bancaire
01:17:55cette carte
01:17:56même est une carte
01:17:57qui nous permet
01:17:58de payer les artistes
01:17:59également
01:18:00et en dehors
01:18:01de ce volet
01:18:02le monde du Bérida
01:18:03vous donne
01:18:03d'autres
01:18:05profits
01:18:06d'autres ouvertures
01:18:07non seulement
01:18:08vous pouvez voyager
01:18:09facilement
01:18:09pour pouvoir
01:18:11esthérérés
01:18:12parce que
01:18:12dans le cadre
01:18:14de la diversification
01:18:15de vos revenus
01:18:15vous êtes appelé
01:18:16à organiser
01:18:17ou à participer
01:18:18à des concerts
01:18:19en dehors
01:18:19de la Côte d'Ivoire
01:18:20donc si vous n'avez
01:18:21pas une carte
01:18:22ça constitue même
01:18:24un élément
01:18:24de base
01:18:25auprès du ministère
01:18:26pour pouvoir
01:18:26obtenir l'autorisation
01:18:27de sortie
01:18:27et les référencés
01:18:28au niveau du ministère
01:18:29de la culture
01:18:29il y a ça
01:18:30il y a aussi
01:18:31le volet social
01:18:32il y a le volet social
01:18:33la carte vous permet
01:18:34de pouvoir bénéficier
01:18:35de l'assurance
01:18:36également
01:18:36l'assurance
01:18:37l'assurance
01:18:38qui est aujourd'hui
01:18:39vitale
01:18:40on sait que
01:18:40lorsque on a un métier
01:18:42comme être un artiste
01:18:43c'est pas facile
01:18:44on bouge beaucoup
01:18:44on dépense beaucoup
01:18:46d'énergie
01:18:46et à un moment donné
01:18:47on peut connaître
01:18:48des faiblesses
01:18:49physiques, mentales
01:18:50et autres
01:18:50qui peuvent vous affaiblir
01:18:51si vous n'êtes pas assuré
01:18:52votre famille n'est pas assurée
01:18:53et on se déclare aussi
01:18:55l'affiliation
01:18:55va vous permettre
01:18:56également de vous déclarer
01:18:57à la CNPS
01:18:57et de bénéficier
01:18:58d'une pension
01:18:59parce qu'à un moment donné
01:19:00de sa vie
01:19:00on est à 65 ans
01:19:02on a la retraite
01:19:03de l'Uberida
01:19:03lorsque vous avez
01:19:04des revenus constants
01:19:04vous bénéficiez
01:19:05d'une pension
01:19:06donc voici
01:19:07des avantages
01:19:08qu'il y a
01:19:09à se déclarer
01:19:09au Burida
01:19:10affilié au Burida
01:19:11à une société
01:19:12de gestion collective
01:19:13et comment contacter
01:19:14le Burida
01:19:14il y a un numéro
01:19:16oui
01:19:16nous avons
01:19:18un numéro
01:19:19fixe
01:19:20et également
01:19:21nous avons
01:19:22des numéros
01:19:22pour certains
01:19:23de nos services
01:19:24des numéros
01:19:25de téléphone mobile
01:19:26que nous pourrons
01:19:26fort de vous communiquer
01:19:27et vos locaux
01:19:29nos locaux
01:19:30nous avons
01:19:30le siège provisoire
01:19:32qui est actuellement
01:19:33à septième tranche
01:19:35et nos bureaux
01:19:36pour les déclarations
01:19:37des oeuvres
01:19:37sont au terminus
01:19:3881-82
01:19:39mais il y a le siège
01:19:40qui est en réhabilitation
01:19:41qu'on espère finir
01:19:42d'ici la fin de l'année
01:19:43qui est au Val
01:19:44que tout le monde connaît
01:19:45à côté de l'Union
01:19:46des Aiguans
01:19:47sans fève de publicité
01:19:48voilà
01:19:49d'accord
01:19:50merci docteur
01:19:51je me tourne
01:19:52vers nos deux autres invités
01:19:54DJ Luciano
01:19:56des conseils pratiques
01:19:57à donner aux artistes
01:19:59pour leur permettre
01:20:00bien sûr
01:20:00de vivre
01:20:01de leur art
01:20:03bon moi
01:20:04j'ai deux habitudes
01:20:05je suis DJ
01:20:06en même temps
01:20:07et artiste
01:20:08en même temps
01:20:08je suis déclare
01:20:09donc c'est qu'il me dit
01:20:09qu'on vit
01:20:10vu qu'il s'il y a de la maison
01:20:11mais
01:20:13ce que le DJ
01:20:15fait pour l'artiste
01:20:16ça existe dans le monde
01:20:18le DJ
01:20:18est un soutien
01:20:20en matière de promo
01:20:21pour l'artiste
01:20:21donc un artiste
01:20:24un artiste
01:20:24qui veut se faire connaître
01:20:26nous avons
01:20:27nos espaces
01:20:28parce que pour expérience
01:20:30on a déjà fait ça
01:20:32on a imposé la musique
01:20:33ivoiraine
01:20:33dans les années
01:20:34que vous connaissez
01:20:36où on était obligé
01:20:37pour nous
01:20:38qui étions
01:20:38les anciens DJ
01:20:39la musique ivoiraine
01:20:40n'existait pas
01:20:40dans le club
01:20:41et l'avènement
01:20:42de tout ce qui est
01:20:43Zouglou
01:20:43que je peux décaler
01:20:44que j'ai cité tout à l'heure
01:20:46avec le soutien
01:20:47des DJ
01:20:47ça nous a permis
01:20:48d'avoir
01:20:48ce qu'on appelle
01:20:49une sélection musicale
01:20:50dans nos espaces
01:20:51donc ça a aidé
01:20:52beaucoup les artistes ivoiriens
01:20:53et il y a eu
01:20:54le droit des regards
01:20:54afin qu'ils aient eu
01:20:55la chance
01:20:55de renumérer
01:20:57financièrement
01:20:58des panneaux d'espace
01:20:58donc le conseil
01:21:00que je peux donner
01:21:00aux artistes
01:21:01aujourd'hui
01:21:02c'est une
01:21:03farouche organisation
01:21:06c'est important
01:21:06que ce soit juridique
01:21:07que ce soit professionnel
01:21:08que ce soit dans le domaine
01:21:10vous savez aujourd'hui
01:21:11la révélation
01:21:11c'est qu'il n'y a pas
01:21:12il n'y a plus
01:21:13de manager manager
01:21:14parce que je dis
01:21:15les managers
01:21:16aujourd'hui c'est l'amitié
01:21:16c'est le petit camarade
01:21:18d'à côté
01:21:18donc les rouages
01:21:20du management
01:21:20beaucoup de managers
01:21:22ne connaissent pas
01:21:23donc les informations
01:21:24donc les informations
01:21:26il faut venir aux informations
01:21:27pour informer
01:21:29ton artiste
01:21:30que tu manages
01:21:30ça ne doit pas se résumer
01:21:31au concert
01:21:32où tu vas aller discuter
01:21:33le cachet
01:21:33c'est tout un travail
01:21:35que tu fais pour l'artiste
01:21:36et qui permet à l'artiste
01:21:38de vivre de son art
01:21:39sans forcément passer
01:21:40par un concert
01:21:41parce que si il n'y a pas
01:21:42un concert
01:21:42comment tu vis ?
01:21:43il faut que le manager
01:21:43fasse son travail
01:21:44il faut qu'il y ait
01:21:45des managers aussi
01:21:46qui s'efforment
01:21:46et c'est tout ça
01:21:47que l'artiste a besoin
01:21:48pour que l'artiste évolue
01:21:50parce que l'artiste
01:21:50n'est pas censé
01:21:51c'est pas un administrateur
01:21:52c'est pas quelqu'un
01:21:53qui connait tout
01:21:53c'est pas un juriste
01:21:54pour dire que je connais mes droits
01:21:55un artiste
01:21:56c'est sa qualité musicale
01:21:57c'est sa qualité vocale
01:21:58c'est son temps vocal
01:21:59tout ça qui...
01:22:00donc la formation des managers
01:22:01la formation des managers
01:22:03c'est important
01:22:03et l'artiste
01:22:05doit chercher
01:22:06à être professionnel
01:22:07puisque il faut s'informer
01:22:08en une minute
01:22:08rapidement
01:22:09oui
01:22:09il faut s'informer
01:22:10le manager
01:22:11déjà doit aider l'artiste
01:22:12être disponible pour l'artiste
01:22:14c'est toute une formation
01:22:15en fait
01:22:15donc je vois que
01:22:16si les deux sont
01:22:17dans cette logique
01:22:18normalement
01:22:19ça doit aller pour l'artiste
01:22:20aujourd'hui
01:22:22il y a une différence
01:22:22c'est qu'on ne peut pas
01:22:24être artiste tout le temps
01:22:24on ne peut pas être chanter
01:22:25on ne peut pas être à l'amour
01:22:26tout le temps
01:22:27donc comme ils ont dit
01:22:28tout à l'heure
01:22:28il y a des lois
01:22:29des devoirs
01:22:30tout ça
01:22:30mais le manager
01:22:30peut-être aider dedans
01:22:31donc c'est un peu mon avis
01:22:33merci
01:22:34disait Luciano
01:22:35et voilà
01:22:35monsieur Kofi
01:22:37il faut éviter
01:22:38de prendre
01:22:38un autostop
01:22:40le chemin musical
01:22:42apprendre le B.A.B.A.
01:22:43et surtout aussi
01:22:44constituer
01:22:45un bon staff
01:22:46qui pourra aider
01:22:48à éclore
01:22:49et avoir de la notoriété
01:22:51d'accord
01:22:52merci bien
01:22:53j'ai bien envie
01:22:54de vous demander
01:22:55encore des petits mots
01:22:56de fin
01:22:56en juste quelques secondes
01:22:58après
01:22:59parce que nous sommes
01:23:00pratiquement à la fin
01:23:01de cette émission
01:23:02à vous trois
01:23:04c'est bon pour vous ?
01:23:05oui mais ça va
01:23:06c'est bon pour vous
01:23:07je pense que
01:23:08l'alchimie première
01:23:10des comptes de la réussite
01:23:11c'est l'organisation
01:23:13et aussi l'apprentissage
01:23:14donc souffrons
01:23:16apprendre
01:23:17à être organisé
01:23:18pour profiter
01:23:19de ce que
01:23:20nous procure notre métier
01:23:22d'accord
01:23:23et dis-je-lui à nous
01:23:24rapidement
01:23:24et moi c'est juste
01:23:25un coup de coeur
01:23:27pour la chaîne
01:23:28cette info
01:23:29qui nous donne
01:23:30l'opportunité
01:23:30de nous exprimer
01:23:31et de nous faire confiance
01:23:33de nous donner cette
01:23:34j'ai dit bien cette opportunité
01:23:36merci beaucoup
01:23:37ça nous permet
01:23:38de donner plus d'explications
01:23:39à nos membres
01:23:39à admirateurs et fans
01:23:41et de par votre émission
01:23:43ils auront plus d'informations
01:23:44donc je vous dis
01:23:45énormément merci
01:23:46pour cette rencontre
01:23:47et puis cette invitation
01:23:48merci beaucoup
01:23:49d'accord
01:23:50merci d'être passé
01:23:50sur notre plateau
01:23:51et monsieur
01:23:52et ou moi
01:23:53rapidement
01:23:53un petit mot
01:23:54pour la fin
01:23:56la diversification
01:23:57des revenus
01:23:57participe
01:23:58de la professionnalisation
01:23:59du métier
01:24:00d'artiste
01:24:00donc nous invitons
01:24:02et exotons
01:24:03les artistes
01:24:03en dehors
01:24:03de la déclaration
01:24:04de leurs œuvres
01:24:04qui va permettre
01:24:05de percevoir
01:24:07des droits
01:24:07de diversifier
01:24:08aussi
01:24:08et de professionnaliser
01:24:09davantage
01:24:10en s'appropriant
01:24:13des formations
01:24:14pour pouvoir
01:24:15augmenter
01:24:15ses qualités
01:24:16et ses compétences
01:24:17dans le domaine
01:24:17en améliorant
01:24:19également
01:24:19ses revenus
01:24:20par la diversification
01:24:21des lieux
01:24:23d'exploitation
01:24:24de ces œuvres
01:24:24là
01:24:24et aussi
01:24:25n'oublions pas
01:24:26que l'artiste
01:24:29peut vivre
01:24:29de son art
01:24:31si vraiment
01:24:32il professionnalise
01:24:32son art
01:24:33si il professionnalise
01:24:34son métier
01:24:35qui est un métier
01:24:35vraiment salutaire
01:24:37louable
01:24:37et respectable
01:24:38on peut vivre
01:24:39de son métier
01:24:40d'artiste
01:24:40dans le domaine musical
01:24:42c'est possible
01:24:43en Côte d'Ivoire
01:24:44d'accord
01:24:45je veux remercier
01:24:45à la fin
01:24:47cette info
01:24:48de nous avoir invité
01:24:49d'avoir invité
01:24:49le Burida
01:24:50pour participer
01:24:51à cet échange là
01:24:53c'est nous
01:24:53qui vous remercions
01:24:54et le contact
01:24:56du Burida
01:24:57le 075758
01:25:0031 10
01:25:01voilà
01:25:04075758
01:25:0431 10
01:25:06et merci
01:25:06à nos invités
01:25:07le docteur
01:25:08Ehouman
01:25:09directeur
01:25:10de la répartition
01:25:11du Burida
01:25:11monsieur Clément
01:25:12Coffey
01:25:13journaliste
01:25:14et puis
01:25:14DJ Luciano
01:25:15plutôt Luciano
01:25:17président de l'association
01:25:18des DJ
01:25:19et animateurs
01:25:20de Côte d'Ivoire
01:25:20voilà
01:25:21vive la musique
01:25:231er octobre
01:25:24célébration
01:25:25de la journée
01:25:25internationale
01:25:26de la musique
01:25:26et merci
01:25:27de nous avoir suivis
01:25:28bonne suite
01:25:29de programme
01:25:29sur cette info
01:25:30et sur
01:25:31cette info.ci
01:25:38de la musique
01:25:48de la musique
01:25:48Sous-titrage FR ?