00:00qui vivent effectivement dans un monde où c'est la mise en scène permanente de leur groupe, de leurs actions,
00:06et qu'une poubelle renversée, c'est bien, mais une poubelle renversée qui brûle, c'est mieux.
00:13Tout de suite, ils savent qu'il va y avoir des caméras,
00:15ils savent que s'ils arrivent à incendier un camion de pompiers, on va parler d'eux.
00:21Il y a une espèce de course permanente à l'image, en fait, chez eux,
00:26et ils en sont absolument conscients. Et un vrai mouvement, une vraie...
00:31C'est quoi ? C'est les réseaux sociaux qu'ont créé ça aussi ?
00:34Le fait, finalement, de cette course au sensationnel, cette course à la vue, cette course au like ?
00:39C'est les médias aussi, je veux dire.
00:43Quand on regarde la télé, on n'est pas actif comme sur les réseaux sociaux.
00:46On n'est pas actif comme sur les réseaux sociaux, mais on sait, par exemple,
00:49je pense, je reprends l'idée du feu de poubelle, parce que ça commence en général sur le feu de
00:53poubelle,
00:53parce que ça se répand sur, ensuite, les voitures.
00:57Et quand ils peuvent, un camion, un lycée, comme on a vu à Nantes,
01:01un hall entier d'un lycée qui brûle, là, il y a quelque chose de marquant.
01:05Et ils savent pertinemment qu'ils vont avoir un écho là-dessus.
01:10Et du coup, c'est quelque chose qui est...
01:13L'objectif est peut-être là. La raison, elle est peut-être là.
01:15Parce que la revendication, on l'a vue, on a eu beau la chercher...
01:19On en entend qu'ils disent, on en a marre,
01:21mais on a envie de leur dire, vous en avez marre de quoi ?
01:23Sous-titrage Société Radio-Canada