00:10Après une première étape à Koutkou, l'atelier multi-acteurs consacré au soutien au secteur agroalimentaire, aux écoles agricoles et
00:18à l'apprentissage par le partenariat s'est poursuivi à Bobot-du-Lasso dans la région de Guirico le 8
00:24septembre 2026.
00:25À Bobot-du-Lasso, les échanges se sont davantage concentrés sur les réalités du terrain et les défis auxquels sont
00:32confrontés les acteurs de la formation et du secteur agroalimentaire.
00:37Porté par le CIDS Burkina avec l'appui de l'ambassade du Royaume des Pays-Bas, cette étape a permis
00:43de croiser les expériences et de faire ressortir les besoins prioritaires de la région.
00:47L'objectif est clair, mieux comprendre les écarts entre les compétences disponibles et les besoins du secteur afin d'identifier
00:55des réponses adaptées.
00:57Au lycée professionnel régional Guimbi Ouattara, nous évoluons dans plusieurs secteurs de l'agroalimentaire, notamment la transformation des fruits et
01:05légumes, la transformation des produits céréaliers.
01:09Aussi, nous transformons le lait en produits dérivés et aussi un peu la viande aussi.
01:15La formation proposée regroupe un certain nombre de filières, ce qui fait que ceux qui sortent de notre établissement correspondent
01:24impérativement à au moins une filière que les entreprises évoluent dans cette filière-là.
01:30L'école nationale de formation agricole, nous formons sur plusieurs métiers, à savoir si on prend la grande agriculture, nous
01:41formons des gens sur comment faire le maraîchage, de la pépinière jusqu'au répiquage, jusqu'à la récolte.
01:48Avant que les formés ne partent en stage, la formation a compris la théorie et la pratique.
02:00À travers les travaux de groupe, les participants passent en revue les différents maillons de la chaîne de la formation
02:08à l'insertion professionnelle.
02:09Chacun apporte son expérience du terrain pour faire ressentir les difficultés qui se posent, mais aussi les besoins auxquels il
02:17faudra répondre pour renforcer les compétences dans le secteur agroalimentaire.
02:26Au fil des échanges, les participants mettent en évidence plusieurs difficultés qui affectent directement les conditions de formation.
02:35Dans les établissements, les capacités d'accueil, les équipements et les ressources disponibles ne permettent pas toujours de répondre à
02:44la demande.
02:45Une situation qui se ressent particulièrement dans les formations où la pratique occupe une place essentielle.
02:52Nous avons environ une quinzaine de centres de formation professionnelle qui forment dans le domaine de l'agroalimentaire.
03:00Les principaux défiliers à la formation professionnelle aujourd'hui, il y a une insuffisance des équipements parce que les équipements
03:08qui sont là actuellement ne peuvent pas permettre d'absorber tous les apprenants qui s'intéressent au métier.
03:14À cela, il faille ajouter aussi une insuffisance en termes de ressources matérielles et une insuffisance en termes de ressources
03:22humaines.
03:23Et je dirais aussi une insuffisance en termes de ressources financières.
03:27Actuellement, le lycée professionnel régional qui miroitera faire face à des effectifs pléthériques, ce qui rend la formation un peu
03:36complexe, très très fatigant en réalité.
03:40Parce que vous allez arriver dans des salles où il y a 60, 70, ce n'est pas facile pour
03:44les travaux pratiques.
03:46Et pourtant, notre base même, c'est la pratique.
03:53Mais au-delà des conditions de formation, une autre question se pose.
03:57Une fois leur parcours achevé, à quelle réalité les jeunes sont-ils confrontés sur le terrain ?
04:02Entre les compétences acquises et les exigences du monde professionnel, le passage de la formation à l'emploi reste un
04:09enjeu majeur.
04:10Il faut dire que le taux d'insertion à l'heure actuelle, il est un peu faible.
04:15Ce qui explique cela, c'est le fait que beaucoup se forment, ils n'ont pas les moyens.
04:20Voilà, beaucoup n'ont pas les moyens pour s'auto-employer.
04:24Souvent, il faut un appui, un financement quelconque pour que ces jeunes-là puissent quand même bien s'installer et
04:33bien mener correctement leurs activités.
04:35Beaucoup aussi sont reçus des formations où, bon, ils pensent que ça ne devrait pas les profiter.
04:41Tu te formes en agriculture et après, bon, tu vois que, bon, tourner à la terre, bon, c'est un
04:47peu compliqué.
04:48Donc, beaucoup veulent aller s'asseoir dans les bureaux, chose même qui ne profite pas.
04:53Les difficultés d'insertion professionnelle sont à plusieurs niveaux.
04:57D'abord, il y a lieu de faire constater qu'à la fin de la formation, les apprenants se retrouvent
05:06sur un marché du travail qui, parfois, n'a pas besoin de leurs compétences.
05:11En ce moment, il y a une inadéquation entre l'offre de formation et les besoins du marché du travail.
05:17Au-delà des difficultés identifiées, la rencontre aura surtout permis de créer un espace de dialogue entre des acteurs qui
05:24interviennent à différents niveaux de la chaîne.
05:26Une initiative saluée par les participants qui y voient une occasion de mieux comprendre les besoins des uns et des
05:33autres et de renforcer les passionnels entre formation, entrepreneuriat et emploi.
05:38J'ai une maîtrise en économie agricole et environnementale.
05:43Après les études, j'ai essayé d'intégrer la fonction publique à partir des concours.
05:51Après maintes tentatives, plusieurs fois j'ai tenté, ça n'a pas donné.
05:57Finalement, j'ai essayé une activité à côté et j'ai vraiment aimé cette partie, petit à petit.
06:04J'ai commencé à faire la transformation des produits, les gâteaux, les gens appréciés.
06:10Je me suis dit, bon, pourquoi ne pas formaliser, faire une entreprise et puis proposer mes services.
06:19Les compétences que j'aurais voulu obtenir avant le lancement de mon activité, c'est une formation vraiment pratique dans
06:28le domaine de la transformation agroalimentaire.
06:31Je vais remercier le CIDS et toute son équipe pour cette opportunité qu'ils nous offrent.
06:37J'ai retenu que l'entrepreneur seul ne peut pas travailler, il ne peut pas travailler puis aller loin.
06:42Donc, nous travaillons avec toute une chaîne. Nous travaillons en synergie.
06:53Le défi majeur identifié, c'est que les formations au niveau des centres de formation n'étaient pas forcément en
06:59adéquation avec la demande au niveau des entreprises agroalimentaires.
07:04Aussi, les interrelations entre ces entreprises et les centres de formation étaient insuffisantes.
07:10Donc, il y a du travail à faire à ce niveau pour permettre à ces centres de formation et à
07:17ces agroindustriels,
07:18les produits que les centres de formation vont former, puissent être en face avec ce que les entreprises agroindustriales veulent.
07:25Le besoin prioritaire, ça se situe en termes de formation, d'abord, adapté aux besoins.
07:30Aussi, en termes de moyens financiers et aussi en termes d'équipement et d'infrastructures de formation,
07:37tout comme des infrastructures de production.
07:39Les solutions ou puisses d'action qui ont été formulées par les acteurs,
07:43d'abord, c'est de faire en sorte que les apprenants qui sortent au niveau des centres de formation
07:50puissent être les réalités ou les opportunités qu'offrent les acteurs de l'écosystème.
07:56Alors, cet atelier est un atelier très important dans la mesure où ça nous permet, nous même acteurs,
08:02de réévaluer encore, voir les principaux défis encore avec les partenaires.
08:09Je pense qu'avec ce que nous faisons, ça va vraiment nous aider à acquérir plus encore d'outils
08:14qui vont nous permettre vraiment de mieux évoluer dans notre secteur.
08:17Ces résultats constituent une base de travail pour la suite.
08:20Ils permettront notamment à l'ambassade du Royaume des Pays-Bas et à ses partenaires
08:25de mieux prendre en compte les réalités exprimées par les acteurs du terrain
08:29et d'orienter les prochaines actions en faveur de la formation, de l'entrepreneuriat
08:34et de l'emploi dans la région du Guiricou.
08:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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