- il y a 4 heures
Au programme de cette édition, le déplacement présidentiel en Espagne avec Emmanuel Macron qui a été désavoué dès son arrivée à Madrid.
Nous irons ensuite en Serbie, où le président Aleksandar Vucic a démissionné tout en voulant redevenir premier ministre. Pendant ce temps, Bruxelles maintient la pression sur le pays.
Et enfin, nous reviendrons en France avec le procès de Crépol : les juges d’instruction reconnaissent le racisme anti-blanc dans le meurtre barbare de Thomas Perrotto.
Nous irons ensuite en Serbie, où le président Aleksandar Vucic a démissionné tout en voulant redevenir premier ministre. Pendant ce temps, Bruxelles maintient la pression sur le pays.
Et enfin, nous reviendrons en France avec le procès de Crépol : les juges d’instruction reconnaissent le racisme anti-blanc dans le meurtre barbare de Thomas Perrotto.
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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
00:18On programme ce soir le déplacement présidentiel en Espagne avec Emmanuel Macron qui a été désavoué dès son arrivée à
00:24Madrid.
00:25Nous irons ensuite en Serbie où le président Aleksandar Vucic a démissionné tout en voulant redevenir Premier ministre.
00:32Pendant ce temps, Bruxelles maintient la pression sur le pays.
00:35Et puis nous reviendrons en France avec le procès de Crépole.
00:39Les juges d'instruction reconnaissent le racisme anti-blanc dans le meurtre barbare de Thomas Perrotto.
00:47La tournée d'adieu se poursuit pour Emmanuel Macron.
00:50Le président français a fait un tour en Espagne, l'occasion de prendre un peu le soleil, mais aussi un
00:55magnifique râteau du Sénat ibérique.
00:58Olivier Frère Jacques.
00:59Aussitôt arrivé, aussitôt humilié.
01:01Mardi, Emmanuel Macron est arrivé à Madrid au Palais Royal, accueilli par le roi Philippe VI et la reine Laetitia.
01:08La visite n'est pas anodine puisque c'est la première dans la capitale espagnole d'un président français en
01:12Espagne depuis celle de Nicolas Sarkozy en 2009.
01:15L'après-midi a été marqué par un désaveu porté au chef de l'État français par la voix du
01:20Sénat ibérique.
01:21Celui-ci, dominé par l'opposition de droite, a rejeté la ratification du traité d'amitié franco-espagnol par 142
01:28voix contre du Parti Populaire Evox et 106 pour principalement du PSOE.
01:33Les sénateurs ont donc bloqué ce texte par affait à Barcelone en janvier 2023 par Emmanuel Macron et le Premier
01:39ministre Pedro Sanchez,
01:41déjà approuvé par le Congrès des députés espagnols ainsi que par l'Assemblée nationale et le Sénat français.
01:46Le traité était critiqué par le Parti Populaire pour un article prévoyant l'invitation mutuelle d'un membre du gouvernement
01:53au conseil des ministres de l'autre pays
01:54au moins une fois tous les trois mois.
01:57Un gadget diplomatique un peu encombrant.
01:59Le but du voyage n'est cependant pas nul, lui, puisque la France et l'Espagne entretiennent des relations commerciales
02:05importantes,
02:06comme nous l'explique Nicolas Klein, agrégé d'Espagnol et ancien élève de l'ENS Lyon.
02:10Il vise en fait à renforcer la coopération bilatérale.
02:15Il faut bien comprendre que l'Espagne et la France sont quand même deux partenaires importants au sein de l
02:20'Union européenne,
02:21ne serait-ce que sur le plan commercial et économique.
02:23De très nombreuses entreprises françaises, dont de très grandes entreprises comme Veolia par exemple,
02:29sont bien implantées en Espagne.
02:32Et l'Espagne est un partenaire commercial tout à fait majeur de la France.
02:37De fait, la France est le premier employeur, par exemple, étranger en Espagne à travers toutes les firmes.
02:44Une coopération aussi dans le cadre de l'Union européenne,
02:48puisque l'Espagne et la France partagent certaines conceptions de l'évolution possible de l'Union européenne,
02:55par exemple en ce qui concerne le budget.
02:57La France et l'Espagne souhaiteraient une expansion budgétaire qui n'est pas forcément du goût des pays dits frugaux,
03:03comme l'Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande ou l'Autriche par exemple.
03:07Puis l'Espagne et la France partagent aussi des intérêts en mer Méditerranée, bien évidemment,
03:12et dans les relations avec l'Amérique latine.
03:14Donc l'objectif, c'est un approfondissement de ces relations,
03:18et ça permet symboliquement de marquer le coup, si j'ose dire, en organisant cette visite d'État.
03:24Un approfondissement des relations avec un voisin proche
03:27et l'occasion pour le président français de donner des leçons.
03:30Mardi après-midi, lors d'un débat à l'Université Complutense,
03:34le chef de l'État a ainsi livré son analyse de la fatigue démocratique qui traverserait l'Europe.
03:40Selon lui, cette crise trouve ses racines dans la désindustrialisation,
03:43puis dans le recours à l'immigration pour compenser le déclin démographique,
03:47bouleversant ainsi les consensus sociaux.
03:50Il a également évoqué une crise d'efficacité des démocraties
03:53due à la complexité des décisions et à la multiplication des contre-pouvoirs
03:57qui nourrirait une fascination pour les régimes qu'il qualifie d'autoritaires.
04:02Pour contrer cela, Emmanuel Macron a suggéré de reprendre le contrôle des réseaux sociaux
04:06et de l'intelligence artificielle.
04:09D'aucuns diront que dans un tel cas,
04:10la République française pourrait aussi se ranger du côté des régimes dits autoritaires.
04:15Le président a ainsi tenté de donner la recette pour lutter contre ce qu'il appelle les extrêmes,
04:20à savoir LFI, le RN ou encore Reconquête,
04:22des mouvements qui pourtant n'ont jamais autant prospéré que sous sa présidence.
04:27La question migratoire n'a pas été étrangère.
04:30Aux échanges et pour cause, Emmanuel Macron est l'un des rares dirigeants européens
04:33à n'avoir pas dénoncé l'attitude de Madrid dans la crise de Séouta.
04:36Emmanuel Macron a été un très rare dirigeant
04:40à montrer un tant soit peu de solidarité avec l'Espagne
04:45concernant les flux migratoires à Séouta
04:47puisque l'essentiel des dirigeants européens ont été très critiques,
04:52pour le moins avec Pedro Sánchez,
04:55qui attendait un peu plus de solidarité européenne.
04:58Donc il est vrai que dans ce cadre-là,
05:00Pedro Sánchez et Emmanuel Macron s'entendent plutôt bien.
05:03Maintenant, il faudra voir si cette visite a effectivement et réellement un effet concret.
05:08Des paroles mais pas de rapprochement concret avec l'Espagne,
05:12loin de l'idée d'Union pour la Méditerranée
05:14qu'avait appelé de ses voeux Nicolas Sarkozy.
05:16Et pour cause, il existe des points de friction entre Paris et Madrid
05:19en dépit de points de convergence évidents.
05:22Sur la vision de l'avenir de l'Union européenne,
05:26les questions budgétaires au niveau communautaire,
05:29une certaine vision de la géopolitique aussi,
05:31au moins, comme je le disais, en ce qui concerne la Méditerranée,
05:34le partenariat transatlantique vis-à-vis de l'Amérique latine.
05:37Ça, ça me paraît très net.
05:39Après, parler d'un axe, d'un couple ou d'une alliance plus profonde,
05:45je ne sais pas, parce qu'il existe aussi des divergences assez marquées.
05:49et qu'il existe également, il subsiste, on va dire,
05:56des formes de rancœur sur certains dossiers,
05:59sur le dossier des interconnexions électriques,
06:02notamment, entre autres choses,
06:04sur la question énergétique plus globalement.
06:07Donc, un axe systématique, non.
06:11Mais sur certains points, oui,
06:12l'Espagne peut être effectivement un allié de la vision française,
06:17notamment en politique européenne et mondiale, oui.
06:23En Serbie, Aleksandar Vucic s'en va pour mieux revenir.
06:28Dans l'impossibilité de se présenter à sa propre succession à la présidentielle,
06:31il a convoqué des élections anticipées,
06:34et espère redevenir Premier ministre.
06:36En parallèle, la Serbie a renouvelé un accord gazier très avantageux avec la Russie,
06:40de quoi déclencher les foudres de Bruxelles,
06:43décryptage de Nicolas de Lamberterie.
06:45Son deuxième et dernier mandat aurait dû se terminer en avril 2027.
06:50Aleksandar Vucic a devancé de six mois
06:53la fin de sa fonction de président de la République de Serbie
06:56en démissionnant ce lundi.
06:58Il l'avait annoncé dès cet été,
07:00et nombreux étaient les observateurs qui y voyaient une stratégie
07:04consistant à quitter le pouvoir pour mieux y revenir immédiatement,
07:08au poste de Premier ministre,
07:10une fonction qu'il avait déjà occupée de 2014 à 2017.
07:14Une manœuvre rappelant celle de la période 2008-2012 en Russie,
07:18lorsque Vladimir Poutine était devenu Premier ministre
07:21après ses deux premiers mandats présidentiels.
07:24Toujours est-il que celui qui domine solidement la politique serbe
07:27depuis plus d'une décennie n'entend pas lâcher le manche,
07:30même si Aleksandar Vucic fait face à une contestation inédite
07:34depuis près de deux ans,
07:36suite à la catastrophe de la gare de Novissade,
07:39où le haut vent de la gare refait à neuf s'est effondré,
07:42faisant une quinzaine de morts.
07:43Depuis lors, des manifestations anti-gouvernementales
07:46initiées par le monde étudiant secouent tout le pays,
07:49et c'est d'ailleurs la liste dite étudiante
07:51qui sera sans doute le principal challenger du parti de Vucic
07:55à l'occasion des prochaines législatives,
07:57prévues le 25 octobre.
07:59Juste avant de démissionner officiellement
08:01de son poste de président de la République,
08:03Vucic a d'ailleurs gracié plusieurs manifestants
08:06afin d'essayer de calmer la contestation
08:08et a également annoncé le renouvellement d'accords gaziers
08:11très avantageux avec la Russie.
08:13Dans le même temps, la Serbie entend garder un équilibre.
08:16Et c'est là toute la difficulté
08:18pour un petit pays enclavé de 7 millions d'habitants.
08:22La Serbie entend garder un lien fort avec la Russie,
08:25notamment du point de vue des partenariats énergétiques.
08:27Et de ce point de vue,
08:29Alexander Vucic entre avec un bon atout dans cette campagne
08:34puisqu'il a obtenu de la Russie le prolongement des livraisons de gaz
08:37à un prix quasiment trois fois inférieur à celui du marché mondial.
08:41Par ailleurs, la Chine est évidemment un acteur majeur
08:45dans l'économie mondiale en expansion exponentielle,
08:50mais ce bienfait de la présence chinoise a été douché par l'accident de la gare de Novissade.
08:57Et de manière générale, l'énorme majorité des partenariats économiques,
09:02des relations économiques de la Serbie,
09:04c'est avec les pays de l'Union européenne,
09:06de la même façon que la Hongrie dépend, quoi qu'elle dise,
09:10dépendait du point de vue de la Hongrie sous Victor Orban,
09:13de son intégration au marché unique.
09:16Et cette tension entre vouloir exister en tant qu'État-nation autonome
09:22alors que l'économie est complètement structurée par les échanges internationaux,
09:26ça rend la situation de Alexander Vucic fragile.
09:29En tout état de cause, la Serbie,
09:32pays totalement enclavé par l'Union européenne et l'OTAN,
09:35est bien obligée de faire des concessions,
09:37la menace ultime de Bruxelles consistant à réintroduire
09:40un régime de visa Schengen pour les citoyens serbes.
09:43Et la pression est parfois telle sur la petite Serbie
09:46qu'on entend jusqu'à lui dicter les choses dans sa mémoire collective.
09:50C'est ainsi que les funérailles publiques de Ratko Mladic,
09:54chef de guerre serbe de Bosnie,
09:55décédé à la haie où il était emprisonné,
09:57ont suscité l'indignation jusqu'à Bruxelles,
10:00puisque Ursula von der Leyen en personne a jugé utile de les fustiger
10:04dans son discours sur l'État de l'Union.
10:06Si les mémoires collectives des différents protagonistes
10:09des guerres de Yougoslavie sont peu ou prou inconciliables,
10:13les Serbes vivent en tout cas assez mal
10:15d'être systématiquement ceux qui sont montrés du doigt,
10:18mais sont en même temps bien obligés d'avaler certaines couleuvres.
10:21Quand Ratko Mladic meurt et que sa dépouille est rapatriée en Serbie,
10:25on a assisté à quelque chose de choquant pour des yeux occidentaux,
10:30c'est que les foules se sont pressées à son enterrement,
10:35et on a remarqué que la nation serbe, de cette manière,
10:38reconnaissait en Ratko Mladic,
10:40non pas seulement un grand général des années 90,
10:44mais ce type de militaire qui a protégé les Serbes en Bosnie-Herzégovine,
10:51dans le cadre d'affrontements impitoyables entre Bosniaque, Croate et Serbe.
10:58Cette mémoire collective, elle met évidemment,
11:01elle fait mentir le récit d'une Serbie qui serait repentante
11:05d'avoir été une nation criminelle
11:07et qui s'inscrirait dans une espèce de normalité dictée par l'extérieur.
11:11Mais là encore, la Serbie doit faire face,
11:15enfin, doit arriver à concilier cette conscience de ce qu'elle est
11:18et des impératifs économiques, une pression extérieure
11:23que lui fait peser les institutions de Bruxelles de manière très lourde.
11:28Et c'est l'un des enjeux de cette campagne.
11:30Après les élections législatives de fin octobre,
11:33lors desquelles Aleksandar Vucic espère donc redevenir Premier ministre,
11:37il restera donc aux Serbes à élire un nouveau président.
11:39Pour le moment, à titre provisoire,
11:42c'est Anna Bernabic qui occupe cette fonction
11:44jusqu'à l'élection qui devrait avoir lieu en décembre.
11:47La manœuvre d'ensemble entreprise par Aleksandar Vucic
11:51risque assurément de déplaire aux euro-mondialistes bruxellois.
11:55Mais comme le dit un dicton hongrois,
11:57qui gagne du temps, gagne de la vie.
11:59Et les Serbes s'efforcent autant que possible
12:01de repousser certaines décisions exigées par Bruxelles,
12:05en particulier vis-à-vis de la relation avec Moscou,
12:07en espérant que les années qui viennent
12:09offriront plus de souplesse.
12:14L'évidence vue en face à Crépol,
12:17trois ans après le meurtre de Thomas Perrotto,
12:19les juges d'instruction reconnaissent le caractère raciste du crime.
12:23Un rebondissement après les réticences du parquet.
12:25Renaud de Bourleuf avec les commentaires
12:27de l'avocat des victimes, maître Jérôme Triomphe.
12:29Les juges reconnaissent toutes les formes de racisme.
12:33Lors du procès des meurtriers de Thomas Perrotto
12:35à la cour d'assises des mineurs de la Drôme,
12:38la circonstance aggravante de racisme a été retenue par les juges d'instruction.
12:42Onze suspects sont renvoyés devant la cour d'assises
12:45pour meurtre et tentative de meurtre,
12:48et un douzième pour violence volontaire avec arme.
12:51Rappelons que dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023,
12:55Thomas Perrotto, âgé de 16 ans,
12:57a été tué à coups de couteau
12:59dans une salle des fêtes de Crépol.
13:01Au cours de la soirée, des individus avaient crié
13:03« On va planter du blanc ».
13:05Fin juillet, les juges d'instruction
13:06avaient déjà retenu la circonstance
13:08aggravante de racisme à cause de ses propos hostiles.
13:11Mais en août, le parquet a fait volte-face
13:14en effaçant la circonstance aggravante
13:16de racisme anti-blanc.
13:17Les juges d'instruction sont finalement revenus
13:20à leur version du mois de juillet.
13:21Maître Jérôme Triomphe,
13:23avocat représentant deux des victimes,
13:25nous confie sa réaction.
13:26J'ai réagi sans surprise,
13:28puisqu'à partir du moment où les juges
13:31ont finalement mis en examen de manière supplétive
13:33au mois de juillet après avoir réouvert l'instruction,
13:36je les voyais mal se déjuger.
13:38Évidemment, la circonstance aggravante
13:40de racisme est retenue.
13:41Maintenant, il va certainement y avoir un appel
13:43de la part de la Défense,
13:44peut-être du parquet.
13:46La Chambre d'instruction va réexaminer
13:48la question dans son ensemble, d'ailleurs,
13:50parce qu'il peut y avoir des contestations
13:51sur tel ou tel point de la part de la Défense.
13:53Et puis, il n'aura plus de serre pourvent en cassation
13:56et ensuite, une audience à la Cour d'assises.
13:59Mais quoi qu'il arrive,
14:00même si la Chambre d'instruction
14:01ne retenait pas la circonstance aggravante
14:03de racisme,
14:04c'est une affaire de contexte,
14:05c'est une affaire de mobile,
14:08précise l'article 132-76 du Code pénal.
14:10Et donc, la Cour d'assises sera saisie
14:13des faits pour lesquels les mises en examen
14:16ont été prononcées,
14:17à savoir meurtre, tentative de meurtre, violence.
14:20Et la question sera celle de savoir
14:22pour quel motif.
14:23Soit qu'il y ait eu d'abord des propos
14:25qui étaient tenus,
14:27cela, 19 personnes en témoignent,
14:30soit que cela démontre un mobile
14:35qui aurait présidé à la Commission des actes.
14:37Donc, de toute manière,
14:39la Cour d'assises examinera
14:40cette question de la circonstance
14:42aggravante de racisme
14:43et, si besoin,
14:44nous la remettrons dans le débat
14:45devant la Cour d'assises.
14:46Les juges ont qualifié les faits
14:47comme commis en raison
14:49de l'appartenance des victimes
14:50à la race blanche
14:51et la nation française.
14:52Le concept de racisme anti-blanc
14:54n'est pas facilement accepté
14:56dans la classe politico-médiatique française.
14:58Plusieurs mois après le crime,
15:00trois journalistes avaient publié
15:01un livre-enquête intitulé
15:02« Une nuit en France,
15:03anatomie du fait divers
15:05qui a déchiré le pays ».
15:06Marc Le Plonjon,
15:07l'un des trois co-auteurs,
15:08livrait son analyse.
15:10Le racisme anti-blanc,
15:11c'est un concept
15:13qui vient de l'extrême droite.
15:15En jurisprudence,
15:16devant les tribunaux,
15:16le racisme anti-blanc,
15:18ça n'existe pas.
15:19Il n'y a pas d'arrêt.
15:20À Romand-sur-Isère,
15:21commune de la victime
15:22et des suspects,
15:23le son de cloche est différent.
15:25C'est ce qu'affirme
15:25le maire d'Hiverdroite,
15:26Marie-Hélène Touraval.
15:27Sur ce point du racisme anti-blanc,
15:30je peux vous assurer
15:30que même le ministre Olivier Véran
15:32l'a entendu tout comme moi
15:33lorsqu'il est venu
15:34sur le territoire,
15:36à Crépole,
15:37une semaine après les événements,
15:39à la rencontre des familles.
15:41De quoi se demander
15:42pourquoi la réticence
15:43était si grande
15:43concernant l'affaire de Crépole
15:45alors que les faits
15:46étaient flagrants
15:46vu le nombre de témoignages.
15:48Il n'y a pas de débat en réalité
15:49puisque les juges d'instruction
15:51ont rendu une ordonnance
15:52de mise en accusation
15:54relevant l'ensemble
15:55des témoignages, 19.
15:56À partir de là,
15:57il n'y a pas de débat.
15:58Ce sont les juges d'instruction
15:59qui prennent souverainement
16:01leur décision.
16:01On regarde évidemment
16:02des faits et du droit.
16:03Le débat n'a pas eu lieu.
16:04Il y a eu une contestation
16:06de la part de la défense,
16:07il y a eu une contestation
16:08de la part du parquet,
16:09mais en soi,
16:10pas de débat
16:11de la part des juges
16:13qui étaient chargés
16:14de rendre cette ordonnance.
16:15La question de savoir
16:16pourquoi il y a eu
16:17une contestation
16:18de la part de la défense,
16:20ça c'est une chose,
16:20c'est normal que la défense
16:22ait cette position,
16:24mais pourquoi il y a eu également
16:25une opposition
16:26de la part du parquet
16:27devant les 19 témoignages
16:29concordants
16:30et qui disent avoir entendu
16:33des propos racistes,
16:34anti-blancs
16:35et pour certains anti-français.
16:36La question,
16:37il faut la poser directement
16:39au parquet.
16:39Pourquoi le parquet
16:40a continué à s'opposer
16:42à cette circonstance
16:43agrévante de racisme
16:44qui ne semblait
16:45faire aucune difficulté
16:46puisqu'elle était
16:47établie à ce stade
16:48par 19 témoignages
16:50et qu'à ce stade
16:51du renvoi
16:52de la mise en accusation
16:54devant une cour d'assises,
16:55les juges n'ont à juger
16:57que des charges.
16:58C'est la cour d'assises
16:59qui statuera sur les preuves.
17:01Reste à savoir
17:01quelle décision sera rendue
17:03par les juges
17:03et si elle fera jurisprudence.
17:09Et poursuivons à présent
17:10avec le reste
17:11de l'actualité
17:12en France.
17:15La France
17:16s'en proie
17:17à la paupérisation.
17:19Depuis 2024,
17:20les familles ont vu
17:20leur pouvoir d'achat
17:21baisser de 1200 euros.
17:23Depuis 2019 déjà,
17:25les salaires réels
17:25baissent progressivement
17:26si on les observe
17:27en comparaison
17:28à l'inflation.
17:29Mais les revenus
17:30du patrimoine
17:31parvenaient à compenser
17:32les pertes
17:32jusqu'à 2025
17:33où les français
17:34accusent désormais
17:35une perte sèche.
17:37Avec une baisse
17:37du pouvoir d'achat
17:38enregistrée deux années
17:39de suite,
17:40la situation ne s'est produite
17:41que deux fois
17:42depuis les années 60.
17:43Cette dégradation
17:44du pouvoir d'achat
17:45des conséquences
17:46de plus en plus lourdes
17:47puisque les français
17:47ne se contentent plus
17:48de renier leurs loisirs,
17:49ils doivent désormais
17:51restreindre leur quotidien,
17:52notamment avec les biens
17:53de consommation essentiels.
17:55Face à cette situation,
17:57le gouvernement lance
17:57un leasing social
17:58pour les pompes à chaleur
17:59dès le 1er octobre.
18:00Au-delà de la catastrophe
18:01économique actuelle,
18:03tout porte à croire
18:03que la situation
18:04est destinée à empirer
18:06sans une transformation
18:07complète du modèle public
18:08dans la mesure
18:09où la chute
18:10de la consommation
18:10des ménages
18:11de plus en plus pauvres
18:12va automatiquement
18:13priver l'état de recettes,
18:15notamment par la TVA.
18:18340 milliards d'euros,
18:19c'est la somme
18:20que la France
18:21devrait emprunter en 2027
18:22uniquement pour refinancer
18:24sa dette
18:24et couvrir son déficit.
18:25C'est un record historique
18:27avec une hausse
18:27de 28 milliards en un an
18:28et de 80 milliards d'euros
18:30en 5 ans.
18:31Selon l'agence France Trésor,
18:32cette augmentation vertigineuse
18:34correspond notamment
18:35à l'arrivée à échéance
18:36de nombreux prêts
18:37contractés ces dernières années
18:38pendant la crise sanitaire
18:39ou la crise énergétique,
18:41laquelle sévit toujours
18:42sous de nouvelles formes.
18:44L'INSEE a annoncé mardi
18:45que la dette publique
18:46s'établissait désormais
18:47à 119% du PIB,
18:49un chiffre qui inquiète
18:50les marchés
18:51et fait grimper
18:52les taux d'emprunt
18:52et donc le coût de la dette.
18:54Un emballement
18:55que le dernier budget
18:55du double quinquennat Macron
18:56aura grand peine
18:57à endiguer.
18:59Les enseignants
19:00trinquent lors
19:00des manifestations.
19:02Lors de la mobilisation
19:02des lycéens
19:03du 29 septembre,
19:04une trentaine de personnes
19:05ont été blessées,
19:06dont une dizaine
19:07de personnel
19:07de l'éducation nationale.
19:09Le ministre Edouard Geoffrey
19:10a déploré ses actes
19:11qui étaient pourtant
19:12largement prévisibles.
19:13À Toulouse,
19:14un cadre du lycée
19:15Stéphane Essel
19:16a été jeté au sol
19:17et frappé
19:17alors qu'il tentait
19:18d'éteindre un feu.
19:19À Lille,
19:20un professeur du lycée
19:21César Baggio
19:21a été bousculé
19:22puis a reçu
19:23un coup de pied
19:23dans le dos
19:24avant d'être poursuivi
19:25par des individus masqués.
19:26Dans les Hauts-de-Seine,
19:27un proviseur
19:27a été blessé
19:28par un tir de mortier
19:29et en Essonne,
19:30un autre a été menacé
19:31de mort.
19:32Le SNES-FSU
19:33condamne fermement
19:34ces violences
19:35tout en reconnaissant
19:36la légitimité
19:37des revendications
19:39lycéennes.
19:40La gauche mélenchoniste
19:41et les officines
19:42d'extrême-gauche
19:43soutiennent largement
19:44le mouvement
19:44qui pourrait encore
19:45durer un peu.
19:47Retourne aux urnes
19:48sur plusieurs communes
19:49autour de Lyon.
19:50Mardi,
19:50les élections municipales
19:51de Vénitieux
19:52et Vaux-en-Velin,
19:53toutes deux remportées
19:54par LFI,
19:55ont été annulées.
19:56A Vénitieux,
19:56des fausses déclarations
19:57de domiciliation
19:58ont été constatées
19:59sur la liste RN-UDR
20:00de Quentin Tailleb
20:01qui avait obtenu
20:02trois élus
20:03au conseil municipal.
20:04A Vaux-en-Velin,
20:05c'est sur la liste
20:05centriste
20:06que des irrégularités
20:07ont été constatées.
20:08La nationalité néerlandaise
20:09d'une colistière
20:10n'avait pas été mentionnée
20:11sur les bulletins
20:11alors que le code électoral
20:12l'exige.
20:13Notons qu'une autre élection
20:14remportée par LFI
20:15pourrait aussi être annulée
20:16dans les prochains jours.
20:17A Saint-Font,
20:18autre ville voisine de Lyon,
20:19le maire sortant
20:20d'hiver gauche
20:20n'avait pas mentionné
20:21la nationalité portugaise
20:23d'une colistière.
20:24Le rapporteur public
20:25a préconisé mardi
20:26devant le tribunal
20:26administratif de Lyon
20:28l'annulation
20:28de ce scrutin.
20:33Et le reste
20:34de l'actualité internationale.
20:38Le coup de Trafalgar
20:39migratoire des Britanniques
20:40prend fin jeudi.
20:41L'accord Londres-Paris
20:42sur l'immigration
20:43doit expirer.
20:44Cet accord signé
20:45en juillet 2025
20:46reposait sur la démarche
20:47suivante.
20:48Le Royaume-Uni
20:49peut renvoyer en France
20:50des clandestins
20:51arrivés par bateau
20:52depuis les côtes françaises
20:53et en échange
20:54accepter un nombre
20:55équivalent de demandeurs
20:56d'asile
20:57présents en France
20:58via une voie
20:59légale.
21:00C'est ainsi
21:00que l'accord
21:01est appelé
21:01un pour un
21:02ou plus exactement
21:03un clandestin
21:04pour la France
21:04et un immigré légal
21:05pour l'Angleterre.
21:06Le dispositif
21:07entra en vigueur
21:08en août 2025
21:09pour une phase
21:10expérimentale
21:11jusqu'au 11 juin 2026
21:12avant d'être renouvelé
21:13jusqu'au 1er octobre.
21:15Le ministère
21:16de l'Intérieur français
21:17a confirmé
21:18son intention
21:18de ne plus
21:19le renouveler.
21:20Un grand occident
21:21bancaire
21:22Jamie Dimon
21:24patron de JP Morgan
21:25propose dans
21:26le Wall Street Journal
21:27un vaste accord
21:28commercial
21:28entre les Etats-Unis
21:29et l'Europe
21:30afin de garantir
21:31la puissance
21:32du monde occidental
21:33pour les 250
21:34prochaines années.
21:35Il refuse
21:36d'imaginer
21:36un livre
21:37intitulé
21:38je cite
21:382050
21:39comment l'Occident
21:40comment l'Occident
21:40a été perdu.
21:41Selon lui
21:41Washington
21:42devrait offrir
21:43à l'Europe
21:43un grand
21:44et magnifique
21:45traité
21:45de libre-échange
21:46à condition
21:46que le continent
21:47engage
21:48d'ambitieuses
21:48réformes
21:49économiques
21:50et militaires.
21:51Il insiste
21:51notamment
21:51sur l'union
21:52des marchés
21:52de capitaux
21:53et la mise
21:53en oeuvre
21:54des recommandations
21:55des rapports
21:55l'Etat
21:56est drague.
21:57Une Europe
21:57plus innovante
21:58selon lui
21:58capable de renforcer
21:59sa défense
22:00et de réduire
22:01ses dépendances
22:01stratégiques
22:02constituerait un partenaire
22:03plus solide
22:04face à la Chine.
22:05Ce pacte imaginaire
22:06aurait vocation
22:07à s'étendre
22:08à d'autres démocraties
22:09et ne tient pas
22:10vraiment compte
22:11du rapport
22:11de force
22:12entre l'Europe
22:13et les Etats-Unis
22:14ni d'ailleurs
22:15des dissensions
22:15internes
22:16au vieux continent.
22:18La préférence
22:18américaine
22:19en vert
22:20est contre tous
22:20malgré
22:21de nouveaux
22:21problèmes techniques
22:22sur le 737 Max 10
22:24Boeing vient
22:25d'être choisi
22:26par le Pentagone
22:27pour développer
22:27le futur avion
22:28de combat
22:29de l'US Navy
22:30dans le cadre
22:31du programme
22:31Next Generation
22:32Air Dominance.
22:33Le contrat
22:34évalué
22:35à plus de 20 milliards
22:36de dollars
22:36porte sur le développement
22:37à grande échelle
22:38et l'acquisition
22:39d'appareils d'essai
22:40baptisé FAXX.
22:42Cet appareil
22:42de sixième génération
22:44remplacera
22:45à partir de 2030
22:46les FA-18 Super Aeronet
22:48et EA-18G Growler
22:49tout en opérant
22:50aux côtés
22:51du F-35C.
22:52Il offrira
22:53une projection
22:53de puissance
22:54depuis les portes-avions
22:55et sera interopérable
22:57avec des drones
22:58collaboratifs.
22:59Parallèlement,
23:00l'action Boeing
23:00a chuté
23:01de près de 7%
23:02après la suppression
23:03de la certification
23:04du 737 Max 10
23:05due à une défaillance
23:07d'un logiciel
23:07de navigation.
23:08Ce monopno
23:09vouloir de 230 places
23:10déjà en retard
23:11ne devrait recevoir
23:12un correctif
23:13fiable qu'au début
23:14de 2028.
23:16Les Etats-Unis
23:17s'acharnent
23:17sur Cuba.
23:18Mardi,
23:18de nouvelles restrictions
23:19ont été annoncées.
23:20Washington supprime
23:21certaines autorisations
23:22bancaires.
23:23Ainsi,
23:23l'accès des entrepreneurs
23:24privés cubains
23:25au système bancaire
23:26américain
23:26est interdit.
23:28Le ministre cubain
23:29des Affaires étrangères
23:29dénonce des mesures
23:31qui visent à entraver
23:32le processus
23:33de transformation économique
23:34en cours.
23:35Il souligne
23:35que ces sanctions
23:36s'attaquent ouvertement
23:38tant au secteur public
23:39qu'au secteur privé.
23:40Celui-là même
23:41dont certains responsables
23:42américains
23:42affirment vouloir
23:43favoriser
23:44le développement.
23:49Et voilà,
23:49nous arrivons déjà
23:50à la fin de cette édition.
23:51Ce soir,
23:51à partir de 21h,
23:53retrouvé Bistro Liberté,
23:54Eric Moriaud reçoit
23:55l'homme d'affaires
23:56Pierre Botton
23:56pour évoquer l'envers
23:57du décor de la politique
23:59et du show business.
24:00Je suis en taule,
24:01en bas,
24:02en 1992.
24:03Je suis dans ce qu'on appelle
24:04le petit dépôt à Lyon.
24:06Il y a un mec
24:06sapé incroyable.
24:08Ça, c'est un moment.
24:09C'est un moment de vie.
24:10Et le gars
24:11me dit
24:13ta voiture
24:14c'est 12
24:17HH69.
24:19Je dis ouais.
24:20C'est une Mercedes grise.
24:22Ouais.
24:23Et le matin,
24:24tous les matins,
24:25tu vas,
24:26tous les matins,
24:27quand tu es dans ta maison de canne,
24:28tu vas à la boulangerie en bas
24:29avec une moto Harley-Davidson.
24:31Et je dis
24:32mais comment tu sais tout ça ?
24:33Il me dit
24:33parce que j'ai un contrat sur toi.
24:36Également au programme
24:37Passer Présent,
24:38Guillaume Fiquet reçoit
24:39le professeur Olivier Dard
24:40pour évoquer l'histoire
24:41de la droite nationale
24:42française.
24:43Demain dès 7h,
24:44retrouvez un Zoom
24:44avec Sergeï Kolesnikov
24:46qui revient sur les origines
24:47cachées de la guerre
24:48en Ukraine.
24:49C'est à présent la fin
24:50de cette édition.
24:51Merci à tous
24:52pour votre fidélité.
24:53On se retrouve demain.
24:54En attendant,
24:55portez-vous bien.
24:55Bonsoir.
24:56Sous-titrage Société Radio-Canada
25:05Sous-titrage Société Radio-Canada
25:05Sous-titrage Société Radio-Canada
25:08Sous-titrage Société Radio-Canada
25:12Sous-titrage Société Radio-Canada