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  • il y a 10 minutes
Les exportations de pétrole du Moyen-Orient sont remontées à 16,3 millions de barils par jour en septembre, leur plus haut niveau depuis le début de la guerre et plus de 83% de leur niveau de février. Une reprise qui ne suffit pourtant pas à faire baisser les cours car Ormuz reste fortement perturbé, le transport du brut coûte très cher et les marchés redoutent toujours une nouvelle escalade entre Washington et Téhéran.

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Transcription
00:00Le détroit d'Hormuz d'un côté, la mer rouge de l'autre.
00:03La société d'intelligence économique Kepler, que l'on connaît bien également ici à BFMTV,
00:09a fait les comptes du volume de pétrole qui passe par ces deux détroits.
00:15En janvier, évidemment, avant la guerre, vous faites le total de ce qui sort du détroit d'Hormuz et de
00:20la mer rouge
00:20et vous obtenez un total de 18 millions de barils jour.
00:25Juste après le début de l'offensive israélo-américaine,
00:28regardez les chiffres, évidemment, ce volume a chuté quasiment des deux tiers.
00:33Mais nous sommes aujourd'hui en septembre.
00:35Eh bien oui, le trafic de pétrole reprend.
00:4013 millions de barils jour sortent aujourd'hui par le détroit d'Hormuz,
00:43un peu plus de 2 millions par la mer rouge.
00:45Total, 16 millions, quasiment 17 millions.
00:49Autrement dit, presque les trois quarts du volume qui était dans le détroit d'Hormuz et en mer rouge,
00:55dans le Moyen-Orient, pour faire court depuis le début de la guerre.
00:59Autrement dit, les chiffres devraient baisser.
01:01Les chiffres, évidemment, de vente, eh bien non, ils augmentent.
01:05Pourquoi ? Parce que la logistique, les frais d'assurance et l'imprévisibilité géopolitique de la région,
01:11tant qu'il n'y a pas de négociation positive,
01:14eh bien les prix vont continuer soit de monter, soit de rester plafonnés au-dessus de 100 dollars.
01:18Ça fait trois semaines que c'est au-dessus de 100 dollars.
01:20Autre paradoxe, François, les États-Unis, l'un des premiers producteurs de pétrole au monde,
01:25et pourtant là-bas aussi, les prix restent très, très élevés.
01:28Au point que le gouverneur du Texas, Greg Abbott, décrète hier pour le Texas un état d'urgence énergétique.
01:39Et regardez la façon dont il le justifie dans le décret qu'il a pris.
01:43Il explique qu'il y a des perturbations persistantes du transport et du raffinage liées à d'autres conflits à
01:51l'étranger.
01:52Mais oui, c'est exactement ce qui se passe.
01:54Pourquoi ? Parce qu'il y a tout ce que l'on vient de dire sur les deux détroits,
01:59le détroit de Babel-Mandèble, le détroit d'Hermouz, et puis il y a le raffinage.
02:01Le raffinage en Europe, le raffinage aux États-Unis qui n'arrivent pas à suivre, eh bien oui, le volume.
02:07Et donc, le résultat, c'est que le prix du diesel qui est utilisé par les camionneurs américains quasiment exclusivement,
02:13ce prix du baril de diesel à la pompe, aujourd'hui, regardez où il est, 5,86 dollars.
02:20On n'a jamais vu ça aux États-Unis et surtout au Texas.
02:25L'état du pétrole, le siège national d'Exxon, 53% d'augmentation du diesel.
02:31C'est très simple. Vous avez beau avoir du volume et un contrôle sur la façon dont le pétrole circule,
02:40si vous n'avez pas la prévisibilité, la stabilité, vous n'avez pas grand-chose pour pouvoir jouer sur les
02:46prix.
02:46Et ça, c'est à M. Donald Trump d'en parler plus souvent d'ici la campagne des midtermes qui
02:52se termine le 3 novembre.

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