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  • il y a 7 minutes
Le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko a décrit les violences en marge des blocus des lycées comme pouvant être «légitimes». Alors, un maire, qui a notamment la fonction d’officier de police judiciaire, peut-il tenir de tels propos ?

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Transcription
00:00A Saint-Denis, en marge des tensions entre lycéens et forces de l'ordre,
00:04Bali Bagayoko assume ses propos.
00:07Ce sont des humains en fait.
00:08Je parle de violence.
00:09Mais ce sont des humains.
00:09Mais la violence à un moment donné, elle peut être légitime aussi.
00:12Elle peut être légitime.
00:13C'est quoi cette affaire ?
00:14Bien sûr qu'elle peut être légitime.
00:15Le problème que l'on dit à tous ces jeunes-là, c'est oui elle peut être légitime.
00:19Mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux.
00:21Mais après cette déclaration,
00:23les deals peuvent-ils publiquement présenter la violence comme pouvant être légitime ?
00:28Un maire est quand même un agent de l'État.
00:32Alors c'est certes un élu municipal, mais c'est un agent de l'État.
00:38Et il est absolument scandaleux qu'il ait pu tenir de tels propos.
00:44Car Bali Bagayoko a également la qualité d'officier de police judiciaire.
00:48Un statut qui lui confère notamment des attributions judiciaires au nom de l'État,
00:53mais qui ne signifie pas qu'il bénéficie d'une immunité pour ses propos publics.
00:57Il pourrait encourir notamment déjà une sanction qui pourrait être disciplinaire par le ministre de l'Intérieur.
01:07Et il pourrait être aussi poursuivi par la justice pénale.
01:12La sanction, la condamnation pourrait s'élever à 5 ans.
01:16Et je crois aussi une peine d'amende s'élevant jusqu'à 45 000 euros d'amende.
01:21Après ces déclarations, Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France,
01:26lui réclame 100 000 euros pour les dégâts au lycée.

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