00:00Bonsoir Romain !
00:02Vous savez, chaque jour que Dieu fait, il me grignote une heure de vie.
00:09Ce n'est pas une grande espérance de vie.
00:11Là, je pense que...
00:13Vous savez, on a dit, en gros, c'est, on met plus les mêmes gens plus souvent.
00:16Et bien, je ne pense pas que j'ai fait une deuxième.
00:19Bien, allons-y pour le pourquoi, on parlait de l'Espagne avec lui.
00:22Non, mais j'ai un problème, Greg, je crois que je suis quelqu'un de toxique.
00:25Oui, ce n'est pas nouveau.
00:25Globalement.
00:26Non, mais là, je m'en rends compte vraiment.
00:27Oui, parce que tout se passe bien.
00:29Il y a les deux premiers matchs de Zidane, il y a des victoires, il y a un beau style
00:31de jeu.
00:32Mais moi, je veux les problèmes, là.
00:33Moi, je veux qu'on nous ramène l'Espagne, là, direct, tout de suite.
00:36On y va, parce qu'il y a un compte à régler.
00:37Et je me dis que Zizou, c'est peut-être la bonne personne pour régler ce compte, tout simplement.
00:42Sérieusement, on va vous montrer pourquoi Zidane relance le match au sommet du foot mondial,
00:47entre la France et l'Espagne.
00:48On va vous expliquer tout ça.
00:49Alors, l'Espagne qui a déjà l'air d'être d'attaque en ce début de saison, là.
00:52Il n'y a pas de décompression pour les champions du monde.
00:54Match de rentrée, c'était samedi en Angleterre, sur notre antenne, une victoire 3-2.
00:58Et on va commencer cette chronique tranquillement en vous montrant les buts en version originale.
01:04On va jouer en Angleterre avec O'Reilly, qui avait joué le ballon.
01:07A la pression, attention, que se va a llevar la pelota, la min, la min, la min, la min...
01:17GOOOOOOOL !
01:172 minutes de partida en Wembley, abarqué de la min, la min ya mal.
01:23Pero era un momento importantísimo del partido, queda todavía mucho tiempo, presiona la min sobre O'Reilly.
01:30Uy, la entrega de O'Reilly, directamente al contrario, vamos a ver, ahí va Ena.
01:34Atención al tiro, GOOOOOOOL !
01:44Otro regalo de Inglaterra, que aprovecha España.
01:48A Rogers y a O'Reilly, buen ballon para Les Baena.
01:52Ojo a Les Baena, Les Baena, la oportunidad de Ollarzabal !
02:06Bon, vous avez vu, ils ont profité des erreurs anglaises, il faut le dire.
02:13Ils ont été menés aussi en Angleterre.
02:15D'ailleurs, l'Angleterre a raté un pénalty.
02:17Bref, il y a eu un peu de réussite, mais c'est ce qui se passe quand la confiance est
02:21à son paroxysme.
02:22Et l'Espagne, on va rappeler qu'elle est championne d'Europe en titre, en plus du Sacre Mondial cet
02:26été.
02:26Elle est sur une série de 39 matchs sans défaite.
02:29Le dernier revers, c'était il y a deux ans et demi.
02:31Bref, la battre, c'est un peu le défi ultime du foot international en ce moment.
02:35Et Zidane a été interrogé là-dessus, dès sa conférence de presse de présentation,
02:39et aussi sur la défaite en demi-finale de la Coupe du Monde.
02:42Ça a été une confrontation qui a été compliquée,
02:46parce que quand on regarde le résultat, forcément, on aurait aimé voir l'équipe de France gagner.
02:51Ça ne s'est pas passé comme ça, mais sur un match, je sais ce qui peut arriver.
02:55L'Espagne est une équipe coriace.
02:58Je connais très bien comment le foot espagnol évolue.
03:02Le jour où j'aurai une confrontation avec l'équipe de France,
03:06il faudra de toute façon faire des choses comme je le sens.
03:10Et pourtant, en Espagne, ils ne considèrent pas spécialement qu'ils sont au-dessus des Français.
03:14Oui, de façon presque surprenante, on va dire qu'ils restent très méfiants envers l'équipe de France,
03:20parce qu'ils craignent la force de frappe tricolore.
03:22Alors que ce n'est pas faute de nous balader depuis trois ans.
03:24Il y a eu la démonstration en demi de l'Euro en 2024,
03:26le 5-4 en Ligue des Nations en 2025, où le score est un peu flatteur pour les Bleus,
03:30et donc la demi aux Etats-Unis, très maîtrisée en juillet dernier.
03:34Et pourtant, avant le début de la Ligue des Nations,
03:35certains ibériques considéraient que la France,
03:39notamment avec Zidane, n'était pas en dessous de la Roja.
04:07Alors, ça pourrait être un avis isolé, ou on va dire minoritaire,
04:10mais non, on a appelé Antoine Simono, notre correspondant à Madrid,
04:14et lui, il est formel, la présence de Zidane à la tête des Bleus,
04:16c'est vu comme un vrai danger là-bas.
04:19La France, ça reste toujours l'équipe à battre aux yeux des Espagnols,
04:23et j'allais dire encore plus avec Zidane.
04:26Moi, pour avoir discuté avec beaucoup de gens,
04:28ils disaient que Zidane, c'était peut-être le chez-nous manquant,
04:32la petite pièce qui manquait.
04:34Alors, non pas pour critiquer Didier Deschamps,
04:37parce que pour eux, il a une aura, une expérience,
04:41il a cette faculté à gagner des titres,
04:44à sublimer un petit peu son groupe.
04:47Et même dans le monde entier,
04:48la France est toujours vue comme le principal rival de l'Espagne.
04:51Oui, la Coupe du Monde n'a pas fait perdre de crédit aux Bleus,
04:54et l'aura de Zizou est en train de faire le reste.
04:56D'ailleurs, sa prise de commande a été relayée dans le monde entier,
04:59tout simplement.
05:00Arthur Girand et Baptiste Vautier ont feuilleté la presse internationale.
05:02Il y a eu des articles au Bangladesh, en Tanzanie, en Chine, au Japon, au Panama,
05:07bref, partout.
05:08Et on a trouvé un journaliste mexicain dans une émission sud-américaine.
05:11Bon, lui, c'est simple, il nous a déjà lancé le match France-Espagne
05:14dans les quatre prochaines années,
05:15avec l'ancien numéro 10 des Bleus en tête d'affiche.
05:18Je m'aime le fait que l'Espagne est le championnat du monde,
05:22et tu as maintenant la France, les vœux maximaux rivales,
05:25qui va se mettre la rivalité,
05:27non seulement dans la Coupe du Monde, mais aussi dans l'Euro.
05:29Et le fait que Kylian Mbappé, vous le voyez comme son grand référent,
05:33et cette nouvelle génération de joueurs françaises,
05:35c'est la mise en scène pour que la France soit à peller pour une Coupe du Monde.
05:41Ça y est, il m'a chauffé.
05:42J'ai envie d'être à l'Euro en 2028, au Royaume-Uni, en Irlande.
05:46J'ai déjà envie qu'on y soit.
05:47Peut-être le Final Four de la Ligue des Nations avant, on espère en tout cas.
05:51Mais il y a un détail aussi qui n'en est pas un,
05:53c'est que le Ballon d'Or 1998, il a l'Espagne dans la peau,
05:56il a joué là-bas, il a entraîné là-bas,
05:58il a très longtemps vécu là-bas.
06:00Donc lui, quand il voit un récital espagnol comme ça,
06:02c'est l'action du but vainqueur d'Oyar Zabal contre l'Angleterre samedi,
06:06et bien tout ça, ça ne lui fait pas peur.
06:08Pourtant, qu'est-ce que ça joue bien ?
06:09On a accéléré l'action pour ne pas que ce soit trop long, évidemment.
06:12On a un total de 14 passes.
06:14L'action dure à peu près 50 secondes.
06:16Il y a de la patience, il y a de la qualité technique.
06:18Et au bout d'un moment, on va accélérer avec une passe clé.
06:22Et tout ça, c'est la pâte espagnole en club, en sélection,
06:24chez les jeunes, chez les seniors.
06:26Et Zizou, il est imprégné de tout ça,
06:27donc il connaît les secrets de fabrication.
06:31Il a été confronté tous les week-ends,
06:34voire plus à ce type de football
06:36qui est développé par la Roja,
06:38mais qui est aussi une identité,
06:40une culture forte du football espagnol en général.
06:44Les équipes en Ligue 1,
06:45elles pratiquent ce jeu que pratique la Roja.
06:48Et Zidane y a été confronté pendant près de 4 ans.
06:50Il a dû aussi résoudre ce type de problématique tactique à la tête du Real.
06:57Donc finalement, il le connaît par cœur, ce football,
06:59et c'est peut-être effectivement l'un des hommes les plus armés
07:03pour le comprendre et surtout pour le mettre à mal.
07:07Et puis, il faut aussi souligner que Zidane a quand même été l'auteur
07:10de vrais coups tactiques quand il était entraîneur du Real Madrid,
07:13notamment sur des matchs de Ligue des Champions.
07:15Donc attention, chers amis espagnols,
07:17vous êtes peut-être notre némésis,
07:18mais ce n'est rien face au pouvoir de Zeus,
07:20qui est désormais à la tête de la France.
07:25C'est un peu un sujet bonbon,
07:32parce que là, on lance un truc.
07:33On a les Espagnols ce soir aussi sur la chaîne.
07:36Mais là, Benoît, vous avez joué là-bas.
07:37On a quand même le sentiment qu'aujourd'hui,
07:40et Dieu sait qu'on a un respect infini pour Lionel Messi,
07:42mais là, maintenant qu'il a quitté la sélection argentine,
07:45les deux meilleures nations très au-dessus de toutes les autres.
07:48Alors, il faut être honnête.
07:49Un, deux et tout le reste, c'est France-Espagne.
07:52Oui, elles font peur.
07:53Elles font peur à tous les autres pays,
07:55que ce soit l'Espagne et la France,
07:56ou encore plus l'Espagne aujourd'hui,
07:57parce qu'ils ont été champions du monde.
08:00Et en plus, ils ont battu l'Angleterre
08:02alors qu'ils étaient largement menés.
08:05Oui, je pense que s'il y a bien quelqu'un
08:08qui peut battre l'Espagne, c'est sans doute Zidane,
08:10parce qu'il connaît très bien comment l'Espagne joue.
08:14Il sait très bien aussi comment elle évolue,
08:16comment les contrer lorsqu'il jouait avec le Real Madrid
08:18face à Barcelone.
08:19C'était un peu comme la Roja, le Barça,
08:21une équipe qui a le monopole du ballon.
08:23Donc forcément, on a hâte de voir un duel France-Espagne.
08:27Ça peut être un remède à la kryptonite ?
08:29Ah oui.
08:30Zidane, bien sûr, le remède.
08:32Évidemment.
08:32Et puis, de toute façon, tous les débats tactiques,
08:35on peut avoir.
08:36Tu sais quoi ?
08:37Moi, j'ai juste envie de voir ce match-là très vite avec des nations.
08:40On fait une autre fois.
08:40Non, mais tu vois, parce qu'on peut se raconter tout ce qu'on veut.
08:44Zidane, pas Zidane.
08:46Odisez, ce que tu veux.
08:48Mais en vrai, je veux le voir vite, au mois de juin, ce match.
08:50Tout le monde parle de ça, Joe, dans les zones journalistes, non ?
08:52C'est là ce que dit Jérôme, c'est la patience qu'on a tous.
08:54Tout le monde a envie de ça.
08:56Et surtout, le chantier prioritaire de Zinedine Zidane,
08:59indépendamment de la circulation de balles,
09:00c'est le pressing.
09:01Et je pense que ce qui manque à cette équipe de France,
09:03c'est d'être beaucoup plus agressif face à des équipes
09:05qui sont à l'aise avec le ballon.
09:06Donc, il a ciblé ça aussi pour ça, le nouveau sélectionneur.
09:09Oui, mais pour être agressif, il faut avoir une base défensive solide.
09:13Et là, je trouve que défensivement, on commence à avoir un peu plus de repères,
09:16beaucoup plus de prise de risque.
09:17Mais moi, j'ai hâte de voir des choix forts de la part de Zizou,
09:20parce qu'hier, effectivement, il y a eu pas mal de changements.
09:22Mais ça ne sera pas la même équipe que quand on va faire des compétitions.
09:26Donc, est-ce que...
09:26Il y a peut-être un haut de gars qui peut faire le match.
09:28Ça va relancer la concurrence.
09:29Il y a combien de jacquettes, je voulais voir dans la compétition.
09:31Ça va relancer la concurrence, surtout offensivement.
09:33Mais en tout cas, oui, on a hâte de voir ce match-là.
09:36Milly ?
09:36Laissons-nous un peu de temps, quand même, pour que tout ça prenne force.
09:38Non, non, non, ne commencez pas à temporiser.
09:41Ah, si !
09:41Ah, mais moi, j'ai très hâte.
09:42Effectivement, t'es toxique, mais t'es très intrigue.
09:45Parce que du coup, ça me donne envie.
09:46On me l'a souvent dit, c'est terrible.
09:47Mais, j'aime bien que là, la maillot, elle prenne.
09:50Et après, qu'on soit bien prêts et qu'on ait la meilleure version de l'équipe de Zidane, quoi.
09:54Non, mais c'est un formidable chemin à suivre.
09:56Quand tu as montré le but, là, au ralenti, les passes, un jeu de possession,
09:59et surtout l'humilité des Espagnols.
10:01Ils gagnent des titres.
10:01Il n'y a personne qui pète les plombs.
10:03Et les joueurs, quand tu vois vraiment un Zubimendi, un Merino, un Oyarzabal,
10:06mais ce joueur, il est tellement absolument incroyable.
10:08Et là, avec Dakuna, ça y est, il y a comme le côté un petit peu, voilà, latin,
10:11de se faire des passes, de jouer, mais extraordinaire exemple à suivre.
10:14Merci Romain Aron pour ce pourquoi, bonbon.
10:16Lui, il n'a pas du tout...
10:18Merci Arthur-Jéron Baptiste-Bautier.
10:19Il n'a pas d'humilité.
10:20Il snag dans tous les coins.
10:22Voici Tom Charavino.