- il y a 1 semaine
Yo !
Je vous présente la 3ᵉ vidéo de la série « Sport & Cinéma », consacrée à une légende du basket-ball américain : Kareem Abdul-Jabbar.
D’Inwood à Hollywood, il a traversé plusieurs décennies en nous faisant rêver à travers le sport, le cinéma, mais surtout grâce à l’homme engagé qu’il est devenu au fil des années.
C’est un vrai plaisir de vous présenter Kareem avec mes informations et, comme toujours, ma façon de parler et de raconter son histoire.
Il y a énormément d’informations que je n’ai pas pu aborder dans cette vidéo, sinon elle aurait facilement duré plus d’une heure, tant son parcours et son histoire sont incroyables !
Je vous souhaite un très bon visionnage !
Vous pouvez me retrouver chaque vendredi à partir de 19 h sur Twitch :
https://www.twitch.tv/damieniguenov
Et retrouver d’autres vidéos sur Youtube :
https://www.youtube.com/@damienguenov7296
Des bisous !
Je vous présente la 3ᵉ vidéo de la série « Sport & Cinéma », consacrée à une légende du basket-ball américain : Kareem Abdul-Jabbar.
D’Inwood à Hollywood, il a traversé plusieurs décennies en nous faisant rêver à travers le sport, le cinéma, mais surtout grâce à l’homme engagé qu’il est devenu au fil des années.
C’est un vrai plaisir de vous présenter Kareem avec mes informations et, comme toujours, ma façon de parler et de raconter son histoire.
Il y a énormément d’informations que je n’ai pas pu aborder dans cette vidéo, sinon elle aurait facilement duré plus d’une heure, tant son parcours et son histoire sont incroyables !
Je vous souhaite un très bon visionnage !
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Catégorie
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SportTranscription
00:12Karim Abdul-Jabbar
00:15Le 16 avril 1947, à New York, Cora Alcindor donne naissance à Ferdinand Lewis Alcindor
00:21Junior, plus connu sous le nom de Leo.
00:23Son père, Ferdinand Lewis Alcindor Senior, est policier et musicien de jazz.
00:27Dès sa naissance, le bébé est déjà impressionnant par sa taille et son poids, environ 57 cm
00:33pour 6 kg.
00:34Ses parents sont très stricts et accordent énormément d'importance à l'éducation.
00:38A la maison, Leo grandit entouré de livres et de musique, notamment du jazz qui a lui
00:42fait découvrir son père.
00:43La famille déménage ensuite de Harlem à Inwood, un quartier de Manhattan où Junior grandit
00:48au milieu de personnes d'origine différente, issu d'une famille originaire de Trinité et
00:52Tobago et est élevé dans la religion catholique.
00:54Leo est considéré dès son plus jeune âge comme un enfant très studieux.
00:58Il apprend à lire très tôt et se montre particulièrement discipliné.
01:01Mais cette différence va aussi l'exposer aux moqueries.
01:04Sa taille devient rapidement un véritable atout, mais aussi ce qui le distingue des
01:08autres enfants.
01:08Pour s'endurcir et trouver sa place, il se tourne alors vers le basket de rue, un jeu
01:12plus physique et plus intense que celui pratiqué sur les parquets.
01:14Au départ, le basket est surtout un moyen de se défendre et de trouver un environnement
01:18dans lequel sa différence peut devenir une force.
01:20Il est régulièrement moqué à cause de sa taille, mais aussi parce qu'il est l'un des
01:24rares élèves noirs de certains établissements qu'il fréquente.
01:26Sa timidité et son intelligence sont également source de moqueries et il doit parfois faire
01:31face à des violences physiques.
01:32Petit à petit, le basket va changer sa vie.
01:34A 12 ans, il mesure déjà environ 1m86.
01:37Il développe son jeu, travaille son tir et apprend surtout à utiliser sa taille intelligemment.
01:42A 14 ans, il mesure environ 2m3 et maîtrise déjà parfaitement le dunk.
01:46Le garçon timide, qui avait longtemps souffert d'être différent, commence alors à trouver
01:50dans le basket un véritable refuge.
01:52Ce qui avait longtemps été son plus grand complexe devient peu à peu sa plus grande force.
01:57A New York, une ville où les talents ne passent jamais longtemps inaperçus, Leo Alcindor
02:02allait rapidement devenir bien plus qu'un simple jeune joueur prometteur.
02:05Sollicité par de nombreuses écoles secondaires, Junior décide d'intégrer le Power Memorial
02:10High School à New York.
02:11Il est entraîné par Jack Donahue qui deviendra plus tard entraîneur de l'équipe nationale
02:15du Canada.
02:17Leo domine complètement le basket lycéen.
02:19Ses performances attirent rapidement l'attention de tous les pays et il devient l'un des joueurs
02:24les plus convoités de sa génération.
02:25En 1965, il quitte le lycée et rejoint l'Université de Californie à Los Angeles,
02:30plus connu sous le nom de UCLA où il intègre l'équipe des Brands.
02:34Il est alors entraîné par le légendaire John Wooden.
02:37Figure emblématique du basket universitaire américain, il construit une des équipes
02:41les plus dominantes de l'histoire en remportant en 12 ans 10 titres NCAA, National Collegiate
02:47Athletic Association.
02:49Lewis impressionne par ses statistiques mais surtout par sa domination près du panier.
02:54Il est tout simplement trop fort.
02:55A cette époque, le dunk est devenu son arme préférée.
02:58Mais, à partir de la saison 1967-1968, la NCAA interdit le dunk.
03:04Cette interdiction sera plus tard associée au surnom de Leo Alcindor Rule
03:09même si la règle n'a jamais officiellement porté son nom.
03:12L'objectif est notamment de limiter certains avantages offensifs liés au jeu au-dessus du cercle.
03:17Mais cette interdiction ne changera pas grand-chose au destin de UCLA.
03:19Les Browns remportent 3 titres NCAA consécutifs de 1967 à 1969.
03:25Pendant les 3 saisons où Alcindor joue avec l'équipe universitaire, UCLA ne perd que 2 matchs.
03:30En seulement 3 ans, ce jeune joueur est devenu l'un des plus grands noms de l'histoire du basket
03:34universitaire.
03:35Il est également élu 3 fois meilleur joueur du tournoi.
03:38Mais surtout, il vient de poser les fondations d'une carrière qui va bientôt dépasser largement les frontières du basket
03:43universitaire.
03:44Milwaukee Bucks
03:45En 1969, Leo Alcindor est sélectionné en première position de la draft NBA par les Milwaukee Bucks.
03:52Dès sa première saison, il impressionne.
03:54Il est élu Rookie de l'année et permet aux Bucks de passer de 27 victoires la saison précédente à
03:5956 victoires.
04:04L'année suivante, Milwaukee accueille Oscar Robertson, l'un des meilleurs joueurs de l'histoire de la NBA.
04:13L'association entre les deux joueurs devient rapidement redoutable.
04:16En 1971, Alcindor et les Bucks remportent le championnat NBA.
04:20Il réalise une saison exceptionnelle et reçoit également son premier titre de MVP.
04:27La saison suivante, il continue de dominer. Il inscrit 2822 points, soit une moyenne de 34,8 points par match.
04:34En seulement quelques années, Alcindor est devenu l'un des meilleurs joueurs de la NBA.
04:38Il remporte ensuite deux autres titres de MVP en 1972 et 1974.
04:43La même année, les Bucks retournent en finale NBA, mais s'inclinent au terme d'une série de 7 matchs
04:48face au Boston Celtic.
04:56Après six saisons à Milwaukee, Léo Alcindor a déjà remporté un titre NBA et trois trophées de MVP.
05:03Mais son histoire est sur le point de prendre un nouveau tournant.
05:05La religion
05:07Durant son enfance, Lewis est élevé dans la religion catholique.
05:10Mais lorsqu'il arrive à UCLA, il commence progressivement à remettre en question son éducation religieuse
05:14et à s'interroger davantage sur son identité.
05:16Puis il découvre l'autobiographie de Malcolm X alors qu'il est encore étudiant.
05:20Cette lecture va profondément le marquer.
05:22Elle l'amène à réfléchir davantage au racisme, à l'histoire des noirs américains et à sa propre identité.
05:26Il commence alors à étudier le Coran et l'islam de manière personnelle.
05:30C'est en 1968, à l'âge de 21 ans, que Lewis Junior se convertit à l'islam sunnite.
05:35Puis, en 1971, il adopte officiellement le nom de Karim Abdul Jabba.
05:40Il correspond à une transformation beaucoup plus profonde dans sa manière de voir le monde, sa culture et sa place
05:45dans la société américaine.
05:46A cette période, Karim est également très engagé dans les questions liées aux droits civiques et à l'identité afro
05:52-américaine.
05:52Il choisit notamment de ne pas participer aux Jeux Olympiques de 1968 à Mexico dans le contexte des tensions liées
05:58aux droits civiques aux Etats-Unis.
05:59Ce choix illustre déjà une caractéristique qui va accompagner toute sa carrière.
06:04Karim ne considère pas le sport comme quelque chose de séparé de ses convictions.
06:07Les Lakers
06:08Après 6 saisons à Milwaukee, Karim demande à quitter les Bucks.
06:12En juin 1975, à 28 ans, il rejoint finalement les Lakers de Los Angeles.
06:16Le départ d'Oscar Robertson et les difficultés des Bucks ont renforcé son envie de partir.
06:21Karim souhaite également rejoindre une ville où il pourrait retrouver davantage de personnes partageant ses convictions religieuses et ses références
06:27culturelles.
06:28Il arrive avec 3 titres de MVP et 1 titre NBA.
06:31Los Angeles sort pourtant d'une saison catastrophique avec seulement 30 victoires.
06:36Karim doit relancer la franchise et il répond immédiatement présent.
06:39Pour sa première saison, il tourne à 27,7 points et 16,9 rebonds par match et remporte son 4ème
06:45MVP.
06:47Malgré cela, les Lakers ne participent pas au play-off.
06:50La saison suivante est meilleure.
06:51Karim remporte un 5ème MVP et emmène Los Angeles jusqu'en finale de conférence.
06:55Mais le véritable tournant arrive en 1979.
06:59Un jeune phénomène de 19 ans débarque à Los Angeles.
07:01Hervin Johnson, plus connu sous le nom de Magic.
07:05Tout oppose les deux.
07:06Karim est vétéran, discret et déjà 5 fois MVP.
07:09Magic est jeune, spectaculaire et déborde d'énergie.
07:12Pourtant, leur association fonctionne très bien.
07:14Les Lakers remportent 60 matchs et retournent en finale NBA.
07:17Mais Karim se blesse lors du 5ème match.
07:20A seulement 20 ans, Magic doit alors le remplacer au poste de pivot et il réalise une performance incroyable.
07:2542 points, 15 rebonds et 7 passes.
07:28Les Lakers remportent le titre 4-2 et Magic devient MVP des finales dès sa première saison.
07:33Avec lui, Karim entre dans une nouvelle dimension.
07:35Ensemble, ils participeront à 8 finales NBA en 10 ans et remporteront 5 titres.
07:40Les années passent, mais Karim continue de jouer au plus haut niveau.
07:42En 1985 à 38 ans, il affronte les Boston Celtics de Larry Bird en finale NBA.
07:47Après une lourde défaite lors du premier match, beaucoup pensent qu'il est trop vieux.
07:51Mais Karim répond sur le terrain.
07:52Les Lakers remportent la série 4-2 et il est élu MVP des finales.
08:03Karim vient de battre l'une des plus grandes équipes de l'époque et prouve qu'il peut encore dominer
08:07au plus haut niveau.
08:08En 1988, il remporte un 6ème titre NBA.
08:12Un an plus tard, il dispute une dernière fois les finales face au D3 Pistons.
08:15Mais les Lakers s'inclinent 4-0.
08:18Le 28 juin 1989, après 20 saisons en NBA, Karim prend officiellement sa retraite.
08:43Son palmarès est exceptionnel.
08:456 titres NBA, 6 MVP, 2 MVP des finales, 19 sélections All-Star et 38 387 points.
08:52A son départ, il est encore le meilleur marqueur de l'histoire de la NBA.
08:56Son record tiendra près de 39 ans avant d'être dépassé par LeBron James en 2023.
09:03LeBron stands alone !
09:08Mais Karim ne se résume pas au basket.
09:10Le cinéma.
09:12Karim est passionné par les arts martiaux mais aussi par leur philosophie et leur discipline.
09:16C'est dans cet univers qu'il rencontre Bruce Lee.
09:19Les deux hommes s'entraînent ensemble et deviennent amis.
09:21En 1972, Bruce Lee lui propose de participer à son film Game of Death.
09:26Karim accepte et interprète Hakim, un immense pratiquant d'arts martiaux
09:31qui affronte Bruce Lee dans l'une des scènes des plus célèbres du film.
09:42Mais Bruce Lee meurt en 1973 avant d'avoir terminé le projet.
09:46Game of Death sort finalement en 1978 après avoir été largement remanié.
09:51Malgré cela, le combat tourné avec Karim reste l'un des éléments les plus marquants du film.
09:56Pour Karim, cette expérience représente surtout le souvenir d'un ami disparu trop tôt.
10:00En 1980, Karim apparaît dans une autre production devenu culte « Y a-t-il un pilote dans l'avion
10:05? »
10:05Il y joue Roger Murdoch, le copilote.
10:08Les réalisateurs utilisent alors sa véritable identité de basketteur pour créer une scène devenue mythique.
10:14Un jeune garçon reconnaît Karim et commence à lui parler de sa carrière.
10:17Karim finit par sortir de son personnage et à défendre son travail sur les parquets.
10:28Il accepte de rire de sa propre image.
10:30Il apparaît régulièrement à l'écran, souvent dans son propre rôle.
10:33On le retrouve notamment dans « The Fish That Saved Pitchbird » en 1979.
10:38Une comédie réalisée par Gilbert Mossys avec les basketteurs Julius Erving et Medelar Clemon.
10:53Fletch, une autre comédie de 1985 réalisée par Michael Ritchie avec Jay Viches.
10:59D2, The Mighty Ducks, film pour enfants sorti en 1994 avec Sam Westman à la réalisation.
11:05Et avec les acteurs comme Joshua Jackson, Vincent Larousseau et Elden Henson.
11:16En 2022, « Glass Oignon », une histoire à couteau tirée par le réalisateur Rian Johnson.
11:22« Je t'ai vu te diriger vers la salle des machines. C'est toi là Pasteur, tout le monde
11:27le sait. Affaire classée, c'est terminé. »
11:29Mais Karim ne se contente pas toujours d'être simplement Karim Abdul-Jabbar à l'écran.
11:34Il accepte également quelques véritables rôles en interprétant des personnages différents de sa propre personnalité.
11:39En 1995, il joue notamment un archange dans « Slam Dunk Ernest », une comédie réalisée par John Cherry.
11:46« Who are you ? » « I'm the archangel of basketball. »
11:53« Angel. Angel. »
11:56Et « White Pedy », film dramatique indépendant sorti en 2006 réalisé par Gereta Gereta dans le rôle de Hank.
12:04L'histoire suit Karen Greenlee, interprétée par Cherry Lynn Finn, qui revient dans son ancien quartier de Portland.
12:10Elle découvre que celui-ci a profondément changé et qu'il est désormais majoritairement afro-américain.
12:14Elle doit alors s'adapter à ce nouvel environnement tout en faisant face à des histoires familiales et amoureuses.
12:20Ses rôles restent secondaires, mais ils montrent une chose.
12:23Karim n'a jamais cherché à devenir une star hollywoodienne.
12:26Le cinéma est surtout pour lui un autre moyen d'expression.
12:29Car ses intérêts vont bien au-delà du sport.
12:31Histoire, littérature, jazz, philosophie, religion, culture afro-américaine et cinéma classique.
12:37Il écrit des livres, étudie l'histoire et s'engage sur de nombreuses questions sociales et culturelles.
12:42Le basket a fait de lui une légende.
12:45Mais il ne veut pas qu'il soit la seule chose qui définisse son identité.
12:48Cette volonté de contrôler son image devient particulièrement visible en 2022.
12:53Lorsque HBO lance Wining Time, The Rise of the Lakers Dynasty.
12:57La série raconte l'époque Showtime, l'arrivée de Magic Johnson et l'histoire des Lakers des années 1980.
13:03Mais Karim choisit de ne pas participer au projet.
13:07Il reproche notamment à la série de prendre des libertés à la réalité et de privilégier le sensationnel.
13:12Pour lui, raconter une histoire vraie implique aussi une responsabilité.
13:16Il ne veut pas être présent simplement parce que son nom est célèbre.
13:19Il veut que l'image donnée de lui corresponde autant que possible à l'homme qu'il était réellement.
13:23Et finalement, c'est cohérent avec toute son histoire.
13:26Leo Alcindor puis Karim Abdoujabbar.
13:28Un basketeur, un musulman, un intellectuel, un écrivain, un amateur de jazz et de cinéma, un homme engagé et parfois
13:34même un acteur.
13:35Mais jamais simplement une célébrité.
13:37Pendant 20 ans, il a dominé le basket. Il n'a jamais laissé le sport définir qui il était.
13:41Son histoire dépasse largement les parquets.
13:43Dans les livres, dans la culture, dans le cinéma et surtout dans les combats qu'il a choisi de mener
13:48bien au-delà du terrain.
13:50Je perds ma voix et je veux dire que je vous aime tous. Merci beaucoup.
14:08Karim Abdoujabbar
14:22Sous-titres par Jérémy Diaz