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  • il y a 2 heures
Invitée ce lundi 28 septembre sur le plateau de C à vous, sur France 5, Caroline Darian, qui milite pour une meilleure prise en charge de la soumission chimique lors de soupçons d'agression sexuelle, a regretté que sa parole n'ait pas été assez entendue par la justice. La fille de Gisèle Pélicot affirme porter aujourd'hui "le poids de l'invisibilité".

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Transcription
00:00Faire des analyses d'urine, de sang et de cheveux, prises en charge par la Sécurité sociale,
00:05et ça c'est fondamental parce que c'est censé accélérer la prise en charge d'un réservoir de victimes
00:10qui aujourd'hui ne sait pas comment procéder, vers qui se tourner.
00:13Je me tourne vers le monde médecin généraliste, je me tourne vers un laboratoire spécialisé,
00:16mais ça, ce travail-là, on est en train de le faire.
00:18Ça aurait tout changé pour vous, Caroline Dariant, si ces analyses toxicologiques avaient pu avoir lieu ?
00:24Pour moi, ça aurait changé.
00:26Je pense que j'aurais pu prétendre à mon véritable statut à l'égard du dossier de mon père.
00:31Vous qui considérez avoir été victime de viol et de soumission chimique,
00:34depuis que les enquêteurs, on le rappelle, ont retrouvé des photos de vous inconscientes,
00:38partiellement dénudées dans l'ordinateur de Dominique Pellicot,
00:40vous avez porté plainte, mais pourquoi ces investigations n'ont pas été menées ?
00:44Il faudrait le demander aux enquêteurs, aux parquets, aux procureurs,
00:49en fait, si vous voulez, aux magistrats.
00:51C'est d'ailleurs ce qu'on demande aussi dans un des amendements actuels dans la loi intégrale,
00:56c'est de systématiser les réquisitions utiles en cas de doute,
00:59de suspicion, de soumission chimique, pour permettre aux victimes d'avoir accès à ces analyses toxicologiques.
01:05Ma mère, c'était une évidence, il y avait des preuves numériques de viol, d'actes de viol, de pénétration.
01:11Moi, non.
01:12Donc, à ce moment-là, je vous rappelle, c'est 5 ans en arrière,
01:15l'instruction, elle a duré 2 ans.
01:19Les enquêteurs de police, les magistrats, le parquet s'est concentré sur une victime,
01:24qui était une victime avérée, qui a vécu une barbarie qui est inqualifiable.
01:29Moi, je suis passée à côté.
01:31Mais c'est ce qu'on essaye de faire aujourd'hui,
01:33c'est pour ça que pour moi, cette campagne, elle est vitale et importante.
01:35C'est que moi, je porte le poids de l'invisibilité,
01:38et je sais ô combien, pour toutes les victimes de soumission chimique qui nous écoutent ce soir,
01:43c'est très compliqué de se réparer derrière.
01:45Et au bout de combien de temps, pardon, les traces disparaissent ?
01:47C'est très variable, ça dépend des substances que vous ingérez.
01:51Si c'est du GHB, des drogues, qui représentent une part beaucoup moins importante
01:55que des médicaments qu'on peut retrouver dans la majorité des cas,
01:5870% des cas de soumission chimique, c'est quelques heures.

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