00:00C'est très intéressant parce qu'effectivement, depuis que la Russie a envahi l'Ukraine,
00:06on voit que de toute façon les pays européens, soit avec des soutiens financiers,
00:11soit réellement avec des productions relancées d'armes, d'armement,
00:18contribuent à cette surenchère de la guerre contre la paix,
00:22la guerre qui a été définie comme une hémorragie par le pape Léon XIV pendant ce discours.
00:27Il faut dire aussi qu'en ce qui concerne l'immigration, l'Italie, vous le savez, a été longtemps
00:34et elle est encore en partie la porte d'entrée à travers Lampedusa de l'Europe.
00:40Et il faut dire aussi que je remarque un changement de posture par rapport à son prédécesseur, le pape François.
00:48Le pape François qui avait accueilli aussi au sein du Vatican des militants qui allaient sur les bateaux
00:57pour recueillir les migrants, les personnes migrantes qui risquaient leur vie
01:02et qui étaient d'ailleurs ces militants qui avaient été accueillis par le pape François.
01:07Ils étaient aussi sous enquête parce qu'effectivement, il y avait eu des soupçons d'aide des personnes
01:15qui en réalité étaient utilisées un peu comme des pions.
01:18Et c'est intéressant de voir que le pape remet un petit peu les pendules à l'heure pour dire
01:23bien sûr, accueillir c'est très bien et il faut le faire en tant que chrétien, en tant que catholique.
01:29Mais il faut aussi se rappeler que, comme c'était le cas d'ailleurs en Europe pendant des décennies
01:35quand des peuples, les Italiens, les Espagnols, les Polonais sont arrivés par exemple en France,
01:40on s'est intégrés.
01:42Peut-être avec des blessures, des moments compliqués, mais on s'est intégrés.
01:49Et cela pour l'instant manque surtout en France.
01:54Et donc le pape s'est adressé finalement aux Français en leur disant
01:58vous faites bien, mais il faut aussi que les autres s'adaptent un petit peu à votre...
02:04Ce n'est pas le moment de le faire, mais il n'y a plus d'une différence avec le
02:07pape François.