00:00Parce qu'au-delà de l'aspect religieux, il y a évidemment l'aspect culturel de cette France.
00:05Quand je dis tout à l'heure, par exemple, c'est un journaliste que j'ai eu, et je ne
00:10le citerai pas,
00:11mais qui m'a dit, j'étais au stade de France, les gens sont bien élevés.
00:14Ah oui.
00:15C'est formidable comme remarque.
00:17Il y a des Français bien élevés.
00:19Il y a des Français bien élevés.
00:20Il y a eu assez peu de vitrines brisées, assez peu de poubelles incendiées,
00:23assez peu de pavés jetés à la figure des policiers.
00:26Oui, il y a une France bien élevée, mais on n'en parle jamais.
00:28Non, le pape nous a apporté la joie à demeure, pour tresser votre...
00:34Puisque je crois que c'est vous qui avez trouvé le titre du GDD, m'a-t-on dit, que
00:37la joie demeure.
00:39Et pour une fois, on entendait des mots différents du bruit de fond qu'on subit depuis des années.
00:43Le bruit de fond, c'est les passions tristes, c'est la haine de soi.
00:45Tout d'un coup, c'était l'amour de soi et l'amour des autres.
00:48Alors, est-ce que ça va durer ? Moi, je le souhaite, mais j'ai l'impression quand même qu
00:52'il se passe quelque chose.
00:54Vous parliez de culturel. Moi, je pousserai encore plus loin.
00:57Ce que j'ai vu au Stade de France, par exemple, pour moi, c'est une réparation de la cérémonie
01:03honteuse d'ouverture des Jeux Olympiques, par exemple.
01:06Là, c'était fait pour rassembler.
01:08C'était des belles images, alors que la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques était faite pour fracturer, pour blesser.
01:14Et moi, ça m'a indigné.
01:15Commencé par une femme décapitée, la parodie de la scène.
01:18J'ai trouvé ça honteux.
01:20Là, il y avait un message positif.
01:21On n'oppose pas les uns aux autres.
01:24Tout le monde est rassemblé.
01:25Voilà une forme de réparation.
01:27Je suis d'accord avec vous, mais hélas, cette cérémonie que vous déqualifiez de honteuse,
01:32elle avait été validée au sommet de l'État.
01:35Je ne vous le fais pas.
01:36Et c'est aussi un président qui aura fracturé jusque dans cette cérémonie d'ouverture, la France.
01:41Et c'est ça qui...
01:42Regarde, il a changé d'avis.
01:43Il va à la mer.
01:44Oui, il a changé d'avis.
01:44Mais l'ouvrier de la dernière heure est le bienvenu.
01:46On ne sait pas.
01:47Mais vous avez parfaitement raison.
01:49Mais c'est vrai que...
01:50Est-ce qu'on est obligé d'abîmer notre histoire de France matin, midi et soir ?
01:54La preuve que non, on n'est pas obligé.
01:55Voilà.
01:55C'est-à-dire que j'ai encore vu...
01:57On a tout un courant historique de professeurs d'histoire
02:00emmenés par le célèbre M. Boucheron qui influence.
02:04J'ai vu, il y avait une dame de Libération qui expliquait que Jeanne d'Arc,
02:10ça l'avait ennuyé, la représentation de Jeanne d'Arc au Stade de France.
02:14Donc on a tous ces gens, toutes ces passions tristes
02:18qui infusent dans la société française et qui formatent parfois...
02:21Mais la réponse à ça, regardez Jeanne d'Arc en particulier,
02:24c'est à l'applaudimètre, j'ai pas de part dans l'amour que les Français portent à Jeanne d
02:29'Arc,
02:30mais à l'applaudimètre, elle a éclaté tout le monde.
02:32Mais bien sûr.
02:32C'est-à-dire dans un stade plein de jeunes différents,
02:35mais rassemblés autour de quelque chose d'essentiel dans la vie,
02:38d'un pilier immense.
02:39Et pour que la joie demeure, il faut que tout le monde se pose la question
02:41qu'est-ce qui a autant touché notre cœur ?
02:44Et il faut aller plus loin, je pense, que les racines,
02:46quand le pape dit vous aspirez à une nation renouvelée à partir des racines,
02:51mais irriguée par la foi,
02:53qui cherche se trouve, j'ai envie de dire.
02:55Mais cherchons tous, d'ailleurs,
02:58ce qui a autant touché notre cœur.