- il y a 16 minutes
Retrouvez le replay du débat de l'Équipe du Soir du 25/09/2026.
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SportTranscription
00:09C'est l'équipe du soir. Bonsoir. Première réussie pour Zidane et les Bleus.
00:15La dernière fois qu'un sélectionneur avait gagné son premier match, 4 ans plus tard, il avait été champion du
00:20monde.
00:20Peut-être de bonne augure, c'était Aimé Jaquet à Naples 1-0 déjà contre l'Italie ce soir.
00:251-0 ou 0-1 contre la Turquie, un but de l'inévitable Mbappé dont on parlera ce soir puisqu
00:31'il est sorti peu après l'heure de jeu ou un petit peu avant l'heure de jeu.
00:34Une blessure autour du genou, sa jambe d'appui sur sa frappe qui nous inquiète un petit peu.
00:40Présentation du Castinge ce soir, Étienne Moiti. Bonsoir Étienne.
00:44Bonsoir Mémé.
00:45Un petit truc pour résumer votre soirée avec cette première de Jizou en un mot peut-être ?
00:50Continuité, certains attendaient la rupture. Rêvait de rupture, moi j'ai vu de la continuité.
00:55Vickage Doras, un mot pour résumer ce que vous avez eu ce soir, ce match-là ?
00:59Pas de Zizou, pas de Zizou.
01:00Ah la pâte, la pâte Zizou.
01:02Ah oui, mais qu'on va bientôt voir.
01:04Pas de Zizou, pas de chocolat.
01:06Dave Appadou, bonsoir.
01:07Bonsoir Mémé.
01:08Dave, un mot là encore ?
01:10L'élu, il était sur le banc de touche et il était aussi sur le terrain.
01:13Donc voilà, on a vu cette association et même un petit peu inquiet avec la blessure de Kylian, on va
01:17en reparler.
01:18Les élus, on dit parfois notre décor ressemble à une soirée électorale.
01:21Nous c'est les élus, c'est une soirée électorale.
01:23Héloïse Kahn, bonsoir.
01:24Bonsoir Mémé.
01:25Un petit mot aussi ?
01:26Mission accomplie.
01:27Mission accomplie.
01:28Sans grande fureture.
01:30Ça fait deux mots.
01:31Mission accomplie.
01:33Poupou, Nétienne, vous avez dit 3-4 mots, vous avez même fait une phrase, ce qui est intolérable dans l
01:37'équipe du soir.
01:37J'en ai fait une de phrase et je vais en faire beaucoup d'autres.
01:40Je vous donne rendez-vous intégral débrief de cette rencontre, mais également de toutes les rencontres de la Ligue des
01:46Nations ce soir.
01:47Allez, on va dire à peu près dans 20-25 minutes, on va voir tous les buts de la soirée
01:51de Gosset, s'il y en a.
01:52Rendez-vous donc dans 20 minutes, ça s'appelle EDS et ça s'appelle 100% but.
01:56Turquie-France, maintenant c'est le début des débats inflammables.
01:59La question est la suivante pour la première de Zizou.
02:02Les bleus de Zizou vous ont-ils séduits ?
02:05On va tout de suite regarder la rencontre.
02:07Ça démarre, on va dire, tranquillement, avec cette première occasion de Michael Elysée à la 43ème minute.
02:16On est plutôt dans la bonne première partie des bleus qui se sont un peu réveillés lors de la première
02:22mi-temps.
02:24Nous n'avons pas les images.
02:25Merci les gars, au revoir, merci, on démissionne.
02:29Les bleus de Zizou vous ont-ils séduits ?
02:31C'était bof-bof, c'était moyen, c'était bleu, c'était continuité.
02:35Oui, en fait, si c'était toujours Didier Deschamps qui était le sélectionnaire de l'équipe de France,
02:39à la fin de ce match, on dirait quoi ?
02:41Est-ce qu'on sauterait au plafond comme va tenter de le faire Vicache tout à l'heure ?
02:45En vous montrant vraiment la patte Zizou,
02:48des choses incroyables qu'on n'avait pas vues en équipe de France depuis 15 ou 20 ans ?
02:52Non, moi j'ai vu un match avec pas mal de confusion,
02:57pas mal d'occasion concédée à l'adversaire.
03:00Un jeu collectif qui attend toujours de se mettre en place.
03:05Et puis des attaquants qui finalement marquent en transition,
03:08comme le faisait souvent l'équipe de Didier Deschamps.
03:11Parce qu'on a très vite oublié quand même que ça a exalté tout le monde
03:14pendant toute la première partie de la Coupe du Monde,
03:16avec les quatre attaquants, avec un jeu flamboyant,
03:18et qui aujourd'hui il faut tout ça jeter à la poubelle parce que Zizou est arrivé.
03:23On change d'air ?
03:24On marque tout le temps en transition, beaucoup en transition,
03:27même quand on a la possession.
03:29Une équipe qui a la possession marque quand même beaucoup en transition.
03:32En tout cas il a fait des choix au départ de systèmes, de joueurs,
03:36pour faire des changements qui vont peut-être apporter quelque chose à un moment donné.
03:40Évidemment c'est vrai, ça a cafouillé pendant pas mal de temps.
03:44Puis après on sent des petites connexions, on sent des petits principes qu'il a donnés.
03:47On a l'envie d'aller jouer très haut, parfois de passer en 1 contre 1.
03:50Mais on voit bien que le pressing pour l'instant n'est pas encore organisé.
03:53Je suis un peu dans la possession, c'était pas trop mal parfois.
03:56Vikash ce soir, comme tous les bons élèves, je vous convoquerai au tableau un moment.
04:00Il y a parfois des mauvais élèves qui sont convoqués au tableau, je le préviens.
04:03Et on s'aperçoit qu'ils ne sont pas si mauvais que ça.
04:07J'ai l'impression qu'il y a un duo là, tous les deux.
04:09Et Turquie-France, on a les images mes petits.
04:11Ah oui, ça arrive de Turquie, ça arrive dix minutes.
04:14Oui, donc voilà, ça a mis le temps.
04:15Zidane, première, évidemment la première image de ce résumé est dans son beau costume, noir.
04:20Oui, le chauve au milieu c'est Zidane.
04:22Les deux autres évidemment c'est Barthez et Bétony.
04:2443ème minute, la France attaque au lisez qu'elle frappe.
04:27Sakir est décisif.
04:29Vous avez mis un petit ralenti quand même.
04:31Voilà, ça partait vraiment pleine l'itarde.
04:34Super arrêt de Sakir.
04:3650ème minute, la Turquie, corner, arrêt de Ménian, tête de Yizak, Dembélé.
04:41Elle avait un peu déserté le marché.
04:43Légèrement.
04:43Attention.
04:4454ème minute, c'est là où tout bascule.
04:47Mbappé dans son numéro, service d'Olysée, il décale.
04:50Mbappé ajuste.
04:53Voilà.
04:54Et quelques minutes après, à la 59ème minute, regardez, c'est une image extrêmement préoccupante.
04:59Mbappé sort.
05:01On vous a mis également donc à la 69ème minute, Olysée-Cherkine de Koundé.
05:06Pas mal non plus.
05:07C'est sur le poteau.
05:09L'action, elle est vraiment super.
05:10J'adore.
05:1185ème minute, il y a eu du coaching.
05:13Dwayne vient de lancer Barcola.
05:15Et puis, vous avez vu, là, quelques minutes plus tard, c'est Félix Vaillère qui sera appelé par Savard et
05:21qui expulsera le gardien Chakir.
05:23On y reviendra.
05:24On aura un petit débat là-dessus.
05:25Les bleus des Zizou, vous ont-ils séduit ?
05:28Oui, non.
05:29Il y a, on va dire, deux, trois petites choses qui ont été semées.
05:34Séduit, c'est un grand mot quand même.
05:35Séduit, c'est un grand mot.
05:36Séduit, c'est vraiment quand on est convaincu, quand on a vraiment apprécié.
05:40Là, on est, comme je l'ai dit, c'est une mission accomplie.
05:42Mais moi, je ne suis pas séduite.
05:44Il y a des, comme, moi, je trouve qu'il y a des cafouillages.
05:47Merci.
05:49C'est bien quand vous arrivez tout de suite à me capter, mémé, comme ça, quand j'ai des doutes.
05:52Comme Étienne l'a dit.
05:53J'ai vu des cafouillages.
05:55J'ai vu parfois des manques de fluidité entre certains joueurs.
05:58Donc, non, je ne pense pas que personne n'ait séduit autour de cette table-ci.
06:02Étienne, c'est la rentrée des classes.
06:03Vous mettrez votre prénom pour que Léonise puisse connaître votre prénom.
06:06Merci.
06:06Non, mais moi, je pense qu'il faut quand même savoir démarrer une histoire.
06:08Et c'était le cas.
06:09C'était le cas.
06:10C'était quand même ça l'objectif ce soir.
06:12C'était de plutôt bien démarrer ton histoire.
06:14Démarrer ton histoire dans ce type de confrontation où tu as eu, allez, deux entraînements et demi.
06:19Tu joues sur un terrain.
06:20Laisse tomber.
06:22Même chez moi, à Vitry-sur-Seine, tu n'as pas ça.
06:25Réussir à gagner ce match à Teveru.
06:27Parce que les Turcs, ils avaient vraiment envie de se le faire.
06:30Vu qu'ils sortent d'un mondial hyper décevant.
06:32Et tu réussis ça.
06:33Alors, ok, on va être sur l'éducation.
06:35Mais qui imaginait que d'un seul coup, ils allaient se transformer en Barça de Guardiola ?
06:38Ça n'existe pas, en fait.
06:38Et puis, ça amène énormément de pression.
06:40Là, en fait, je pense qu'il y a aussi ce truc de vouloir aussi faire en sorte que ça
06:43fonctionne.
06:44Je vous coupe un peu.
06:45Parce qu'il y a Giovanni Castaldi qui a eu le plaisir de voir cette rencontre.
06:50Bonsoir, Giovanni.
06:54Bonsoir, mon bébé.
06:55Bonsoir à tous.
06:56Etienne est de retour.
06:57Ça me fait plaisir d'entendre sa voix.
06:58Voilà.
06:59Les Bleus...
07:00Ça a toujours une info de retard.
07:01J'étais déjà revenu une fois.
07:02Mais bon, c'est pas grave.
07:04Il n'a pas fait le voyage pour rien.
07:06Les Bleus, Zizou, vous ont-ils séduit ?
07:08Alors, évidemment, Zizou arrive, c'est le changement d'air.
07:11Il y a de la communication.
07:12Non, mais vous, ce que vous avez vu sur le terrain, on est dans la continuité.
07:18Vous avez vu deux, trois petits trucs.
07:20Vous avez vu du stade.
07:21Il dit, tiens, ça, je ne voyais pas ça.
07:23Alors, c'est peut-être des détails, mais on y va.
07:28Non, mais déjà, Mémé, moi, je suis un homme difficile.
07:30On ne me séduit pas comme ça.
07:31Mais ce que j'ai vu ne m'a pas fait lever de ma chaise.
07:35J'ai vu une équipe qui se mettait en place.
07:37Ce n'est pas sympa pour le pipo.
07:39Une équipe qui se mettait en place.
07:40Il y a deux, trois principes.
07:41On sent qu'il a donné des consignes.
07:42On a vu parfois quelques connexions intéressantes entre Michael Oulizé et Ryan Cherky.
07:48Sur les 20 premières minutes, l'équipe de France avait beaucoup de difficultés à mettre du rythme.
07:51On a vu un Zidane très vocal qui n'a pas hésité à parler,
07:54notamment à ses latéraux.
07:56Il donnait beaucoup de consignes.
07:58J'ai trouvé également, sur la première période, un Manu Connet très impliqué
08:01qui a là aussi donné de la voix pour équilibrer ce milieu de terrain.
08:06Et sur la seconde période, ce que je remarque aussi, c'est que, j'allais dire Didier Deschamps, c'est
08:10terrible.
08:10Zinedine Zidane, quand son équipe souffre un peu plus, il donne de la voix.
08:15Il s'agit sur son banc de touche.
08:17Il est extrêmement présent.
08:18Je le voyais, je l'avais imaginé un peu plus en retrait.
08:21Il est quand même énormément là, au bord de la pelouse.
08:25Et je tiens à le dire, ce n'est pas une excuse, mais cette pelouse, c'était une infamie.
08:30C'était absolument horrible.
08:32Donc pour mettre du rythme, ça apporte un peu de circonstances atténuées en tobleau,
08:35mais ce n'était pas évident.
08:36Merci, Giovanni, de ces observations.
08:39En fait, finalement, on était un peu pris aussi par cette annonce, par cette première de Zizou, les choses qu
08:44'il pose.
08:44Est-ce que, finalement, ce qu'on va débriefer ce soir, c'est un match dans la continuité, en fait
08:52?
08:52Non, franchement, quand tu envoies Mbappé à gauche et tu dis à Dembélé que tu joues comme au PSG,
08:59que tu as le droit de venir très bas, que tu mets Conné devant la défense, tu mets Elyse à
09:04droite.
09:04Déjà, envoyer Mbappé à gauche, c'est quand même une révolution de faire ça.
09:08Et puis après, derrière, quand tu décides d'aller très, très haut, peut-être pas,
09:11mais c'est un vrai choix très, très fort et qui montre qu'il n'est pas dans la continuité.
09:14Oui, mais franchement, si c'est ça, c'est-à-dire que le 4-3-3 en équipe de France,
09:18on l'a quand même très, très, très largement connu.
09:20Oui.
09:20Voilà, donc je ne vois pas où est la révolution de ce point de vue-là.
09:24J'ai le sentiment, pour le coup, je vais me transformer en défenseur de Deschamps,
09:28mais la révolution, c'était le 4-2-3-1 avec les quatre attaquants qui emmenaient la France sur le
09:34toit du monde.
09:35Évidemment, on a perdu contre l'Espagne.
09:37Tout le monde s'exaltait, moi le premier, et je croyais assez peu à ce système-là
09:41et a la capacité de Deschamps d'aller au bout dans une compétition avec quatre attaquants.
09:45Il l'a fait.
09:46Tout le monde était ébahi devant le jeu de l'équipe de France.
09:49On dominait le monde entier, mais on a perdu contre l'Espagne.
09:52Aujourd'hui, on a le sentiment, parce que c'est Zidane, on revient à un 4-3-3
09:57avec des joueurs de côté qui ne l'ont pas été et qui n'ont pas été très bons.
10:00On relisait un peu plus que Dembélé, que Mbappé, qui n'avait absolument pas envie de jouer côté gauche
10:05et qui, finalement, a marqué dans une position quasiment axiale.
10:09Donc, je trouve qu'on s'exalte beaucoup, simplement parce qu'il y a le nom de Zidane.
10:13Vicarge, vous venez de vous faire traiter en direct dans la télévision française d'exalter.
10:17Mais à aucun moment...
10:18Dans ma bouche, ce n'est pas un reproche.
10:20J'ai un compliment, je le sais, devenant toi.
10:22C'est toujours des compliments, d'ailleurs.
10:25Mais j'en ai d'autres de compliments.
10:26À aucun moment, je dis que c'était génial ou que c'était mieux.
10:29Voilà, il y a des choix.
10:30Il prend dans sa structure son système qui change avec des joueurs qui bougent.
10:36Et Vicarge, pour l'instant, on va dire, il a semé.
10:39Il a semé avec...
10:40Et l'heure n'est pas encore à la récolte.
10:41On va revoir sur quelques images où on sent qu'il y a quelques consignes qui sont données.
10:44Déjà, il y a deux joueurs qui jouent très, très larges.
10:47Mbappé, en position plutôt basse-médiane, quand on ressort le ballon, ils sont très, très larges.
10:50Et après, ils vont rentrer à l'intérieur.
10:52Mais Vicarge, si, par exemple, c'est toujours Deschamps qui est sélectionneur de l'équipe de France
10:56et qu'après la Coupe du Monde qu'on a faite, il revient au 4-3-3
11:00et il met Mbappé à gauche, je ne suis pas sûr que tout le monde dit
11:03« Quelles idées de génie, franchement, quel courage ! »
11:06Je pense qu'on dira « Franchement, il n'a pas d'autre idée que ça. »
11:09La différence, Étienne, c'est que Deschamps, il arrive avec des joueurs
11:10qu'il a depuis très longtemps, à qui il a inculqué quelques principes collectifs connus,
11:14des comportements attendus connus.
11:16Là, il arrive, c'est lui qui décide, il change des choses.
11:18C'est différent quand même.
11:19Il s'impatiente, il s'impatiente.
11:22Giovanni Castaldi, oui, qu'est-ce qui se passe ?
11:26Oui, pour aller sauver le soldat un peu vicage,
11:29puisque Étienne Moati est bloqué dans le passé,
11:31il nous parle de Dillé Deschamps depuis le début de l'émission.
11:33C'est incomparable, Dillé Deschamps, s'il était revenu après la Coupe du Monde à un 4-3-3,
11:38ça fait 14 ans qu'il a l'équipe de France, donc on aurait attendu autre chose.
11:41C'est un débat qui va nous mener nulle part si on passe la soirée à faire ça.
11:44En revanche, par rapport au retour qu'on a de la part du staff, de l'écho,
11:48l'idée, et d'ailleurs ils l'ont dit en conférence de presse,
11:51ce n'était pas d'avoir une rupture totale,
11:52c'est une équipe qui a été en demi-finale de la Coupe du Monde.
11:55En revanche, sur ce rassemblement qui est long,
11:58c'est l'idée, c'est de poser des graines,
11:59c'est de commencer à semer, comme vous l'avez dit, Mémé,
12:01et ce soir, dans le résultat, c'était peu concluant.
12:04On ne va pas dire qu'on a pris notre pied, ça serait mentir aux gens.
12:06En revanche, sur la structure, sur les consignes,
12:08sur la liberté d'Ousmane Dembélé, par exemple,
12:10c'était très criant, et on voit que les consignes,
12:13elles sont claires, nettes et précises,
12:15et en revanche, sur ce qu'ils demandent aux joueurs,
12:17c'est différent de ce que pouvait demander
12:18Didier Deschamps, par exemple.
12:20Ok, donc il y a un autre match.
12:21Mais attendez, moi, j'ai vu la rencontre,
12:25pour l'heure, pour l'instant,
12:26je vois toujours, on va dire, à peu près
12:28la même équipe de France,
12:30où l'art, parfois, d'être un peu absente,
12:32ça manque parfois dans le jeu collectif,
12:34mais vous me coupez, si je fais fausse route,
12:36un peu de conscience et de fil directeur,
12:38et c'est surtout l'art, parfois,
12:40de jouer des coups merveilleusement.
12:41Non, mais ça, c'est sur le plan offensif,
12:43par contre, sans le ballon,
12:46les sprints de Dembélé
12:48qui te forcent des pertes de balles,
12:50tu l'avais quand même moins,
12:51puisque Kylian Mbappé, dans cette position,
12:54il ne le faisait pas,
12:55il le faisait extrêmement rarement.
12:57C'est juste ça, le but arrive comment ?
13:00Le but arrive comment ?
13:02S'il y a juste un mec de Dembélé qui court comme ça...
13:04Mais non, mais attendez...
13:06En fait, Dev, il nous expliquait
13:08que Dembélé, il est ballon d'or en athlétisme,
13:10mais pas en foot.
13:11Etienne, tu nous as fait des tunnels,
13:13tu nous as fait des conférences,
13:14maintenant, on va essayer de placer une phrase ou deux
13:15avec un sujet vers complément.
13:17Ce que je veux dire, c'est que vous l'avez dit tout à l'heure,
13:19c'est qu'il faut semer les trucs,
13:20il faut semer les choses.
13:21Vous croyez quoi, là ?
13:22D'un seul coup, ça va être le pressing
13:23de l'Ajax d'Amsterdam des années 70 ?
13:25Non !
13:25Donc, ça veut dire que là,
13:26le signal qu'on voit d'Embélé,
13:28que Bappé va apprendre, j'espère,
13:31à lui aussi anticiper la pression que met Dembélé,
13:34que Olizé va se caler,
13:36tout ça, ça se construit.
13:37En fait, je ne sais pas dans quel monde vous vivez.
13:38Depuis tout à l'heure, vous m'expliquez,
13:40on n'a rien vu, il ne s'est rien passé,
13:42le mec, il est là, il a fait deux entraînements et demi,
13:45il te fait des placements un petit peu différents,
13:48il te demande une consigne différente sans la balle,
13:51d'ailleurs, c'est comme ça qu'on obtient le but,
13:52et vous me dites qu'il ne s'est rien passé.
13:54Non, mais il ne s'est pas passé des choses tellement nouvelles.
13:57Mais la pression, c'est nouveau,
13:59Didier Lécher, il n'a pas pressé une seule fois en 14 ans.
14:02Il y avait énormément, nous, on avait tous une attente énorme
14:04à voir ce premier match, le premier match de Zizou.
14:07Tout le monde a de l'attente, les joueurs aussi en ont,
14:09Zizou aussi en a, donc il y avait une espèce de pression
14:10qui était forcément palpable, même auprès des joueurs,
14:12ils avaient envie de faire bien pour cette première.
14:14Et donc forcément, les 20 premières minutes, ça se ressent,
14:16il n'y a personne qui joue.
14:17Pardon Vika, je vous mets un petit stop,
14:18parce qu'en fait, on a eu un échange un peu nerveux
14:20avec The Voice.
14:20Vous savez, l'homme qui crie, il a fait ça.
14:23J'entame une phrase, je me fais couper par Étienne Moëtri,
14:26qui de tout à l'heure fait un colloque.
14:27Il était temps, il était temps.
14:28Tout ça pour dire des bêtises.
14:30Ousmane Dembélé, donc, au pressing, vous l'avez vu,
14:33est-ce que vous avez vu, mon cher Giovanni,
14:35parce que la question, évidemment, vous est concernée,
14:38vous est destinée plus tôt,
14:39est-ce qu'il y a aussi un accompagnement
14:41des joueurs autour de Dembélé ?
14:44Quelque chose, on va dire, de collectif,
14:45ou quelque chose d'isolé ?
14:47Voilà, c'était ma remarque.
14:52Ce qui est sûr, c'est que, pour le pressing,
14:54l'élu, c'est Ousmane Dembélé,
14:55et pas Kylian Mbappé.
14:56Ça, on ne pourra pas dire autre chose.
14:58Moi, ce que j'ai aimé, là, je rejoins Dave,
15:00c'est que cette position axiale de Ousmane Dembélé,
15:03ce n'est pas uniquement sur le but.
15:04En première période, on l'a vu plusieurs fois,
15:06ça force le gardien adverse à allonger,
15:08et ça donne des récupérations faciles
15:10pour Upamecano, par exemple,
15:11qui est très à l'aise sur la relance,
15:13et ça permet d'inculquer quelque chose.
15:15Il a énormément parlé sur le côté droit
15:17avec Michael Oulizé.
15:18À un moment, il y a eu un ajustement de Zinedine Zidane
15:20qui a demandé, notamment à Jules Koundé,
15:23de presser un petit peu plus haut
15:24afin que l'équipe de France puisse sortir.
15:27Donc, on sent que c'est un chantier prioritaire
15:29pour le nouveau sélectionneur de l'équipe de France
15:31et que, clairement, le capitaine du pressing,
15:33comme en club, ça sera Ousmane Dembélé.
15:35Je me permets d'insister, Giovanni,
15:37vous n'avez pas tout à fait été clair
15:39par rapport à cette question.
15:40Est-ce que vous avez vu, on va dire,
15:41Dembélé, donc ça, vous l'avez parfaitement expliqué,
15:43mais une équipe, on va dire,
15:46derrière le pressing individuel d'Ousmane Dembélé,
15:49remonter des choses comme ça, réagir ?
15:51Oui ou non ?
15:52Je me permets d'insister.
15:54Oui ?
15:57Oui, oui, plutôt.
15:58Moi, je trouve que Mbappé, il n'en fait pas assez,
16:00mais bon, ça, on va encore dire que je suis anti-Mbappé,
16:01mais pour moi, sur les courses, sur l'organisation du pressing,
16:05celui qui était constamment en retard sur les phases de presse,
16:07c'était lui.
16:08Rabiot a dû parfois même passer un cran au-dessus,
16:11passer lié gauche pour avoir des zones de presse.
16:13J'ai trouvé aussi que Manu Connet, dans cette mobilité,
16:16était capable aussi de faire monter le bloc,
16:17mais celui qui est en dessous, qui va devoir s'améliorer,
16:20c'est sûr, c'est le capitaine de l'équipe de France.
16:21Qu'est-ce que tu sous-entends ?
16:23Rien du tout, il l'a dit.
16:24C'est quand même Luc qui a marqué
16:26et qui a donné la victoire à l'équipe de France.
16:28Exactement.
16:28C'est juste un détail.
16:29Sur le coup, on voit le but,
16:32on voit Dembélé qui va très très haut,
16:33et tout le monde va très très haut.
16:35Après, le pressing, il est assez moyen,
16:37mais on voit ce que ça peut donner si tout le monde est à fond.
16:40C'est Cherki qui est un peu dans la zone.
16:42Tout le monde y est, mais personne n'est à fond.
16:43À part, il y a Opamecano, on voit qu'il est très haut aussi en 1 contre 1.
16:46Je n'ai pas parlé de pressing, moi j'ai écrit présence plutôt de Cherki.
16:49C'est plutôt de la présence, voilà.
16:50Et pas toujours super bien passé,
16:51mais ils sont pratiquement tous là.
16:53Et après, ce qui fait qu'on marque,
16:55c'est parce qu'Mbappé finalement est un peu l'homme libre quand on récupère.
16:58Parce qu'en fait, il joue, il est à l'opposé,
17:01il ne presse pas vraiment,
17:02mais à l'arrivée, si tu récupères le ballon,
17:04tu sais que tu as un homme qui est libre, c'est lui.
17:06En plus, c'est le gars qui est quand même de marquer.
17:07On lise et lui donnent parfaitement.
17:08Si, il fait le pressing, peut-être qu'il n'est plus libre,
17:10puisqu'il sera à côté de quelqu'un.
17:12Donc voilà, c'est un choix aussi peut-être de le libérer.
17:15Mais en tout cas, on va le voir.
17:17Derrière, ce n'est pas ouf.
17:18Il va réussir à mettre là-bas, il manque quelqu'un.
17:20Voilà, Koundé, il arrive un peu tard.
17:22Derrière, bon après, ils sont chanceux.
17:23Mais on voit Koupa Mécano, il est monté.
17:24Tout le monde est passé en 1 contre 1.
17:26Et puis là, derrière, Bappé, qui n'a pas défendu,
17:28il est seul pour marquer.
17:30Pour ça, oui.
17:32Là-dessus, ce n'est pas ce qu'il ne défend pas
17:33qu'il est sur cette position.
17:34Oui, mais là, ce n'est pas un jeu.
17:36Il doit faire du pressing, là.
17:37Non, il est à l'opposé.
17:40Normalement, il doit fermer la Sentinelle.
17:42Il aurait pu fermer la Sentinelle, par exemple.
17:43Ce que je trouve extraordinaire,
17:44c'est qu'en fait, on a un ballon d'or en France.
17:46Ça s'appelle Ousmane Dembélé.
17:48Et en fait, on s'extasie aujourd'hui
17:51uniquement de ses courses pour aller presser un gardien.
17:54Je ne savais pas que le ballon d'or,
17:55c'était le critère numéro 1 pour être ballon d'or.
17:57Ça veut dire que Dembélé, il est capable
17:58de faire beaucoup d'autres choses.
18:00Il les a fait aujourd'hui.
18:01Sur les décrochages et tout.
18:02Il est venu décrocher, il a fait des transversales.
18:05Je pense que c'était demandé de la part de l'entraîneur.
18:07Viens dans le milieu, viens jouer,
18:08t'es l'homme libre, comme au PSG.
18:10Évidemment, on va lui demander de marquer,
18:11de faire des passes de but.
18:12Mais ça, c'était des décrochages parisien, ça.
18:14Honnêtement, c'était une consigne à mon avis.
18:16Moi, je trouve que Dembélé aussi,
18:17il a fait un très bon match.
18:19Justement, Mbappé et Dembélé.
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