00:02Ce qui me plaît, c'est que ça a du sens, mais bon, il faut le piller, j'ai le
00:06sens.
00:08Arrête de regarder, mange, ça se mange, la cuisine.
00:11Oui, mais ça se regarde, d'abord.
00:14Moi, j'aurais mis ma purée là, comme ça.
00:16Moi, j'aurais collé mon poids gras là.
00:19J'aurais mis mon anchois dessus, et j'aurais mis la ligne de...
00:23D'olive.
00:24D'olive là.
00:24On a ajouté le piment aussi.
00:26Mais le piment, alors peut-être sur l'arrière, parce que quand ils vont le manger, regarde,
00:29ils auront tout, ils vont se mêler.
00:30C'est comme ça que c'est intéressant, tu vois, comme ça.
00:37T'as de l'amertume, t'as de le sucre, je sais pas.
00:42Après, t'as le gingembre qui amène la puissance là.
00:45Moi, je trouve que c'est équilibré.
00:47Je sais pas quoi tu vas rajouter, moi.
00:49Un autre légume ?
00:51Non, le sucre, je sais pas.
00:52On connaît la force et l'expression de Michel,
00:56mais je crois que aussi Sébastien a une véritable expression,
01:01une véritable sensibilité qui est différente,
01:03mais on est toujours chez les bras.
01:04Moitié campagne, moitié cuisine à ma jeunesse.
01:06C'était ça.
01:08C'est plus facile de monter que de rester.
01:11On s'envoie sans faire mal, c'est de nos enfants.
01:14On se rit au Japon, on se dit « Ah non, je bouge rien,
01:16on continue comme c'est fait depuis 100 ou 150 ans,
01:19et on touche rien du tout. »
01:21Et voilà, pourquoi j'ai pas envie de tout casser pour tout reconstruire ?
01:25Derrière, c'est quoi qui marche ?
01:27Les garbouilloux, ça chauffe au dernier moment.
01:29Donc ça, c'est pas la peine d'annoncer.
01:30Est-ce que c'est une passation ? Je sais pas.
01:32Bon, je suis toujours là, mais ce temps que je me donne le matin
01:35pour être avec les cuisiniers, pour moi, c'est important.
01:38J'ai dit « Ah, c'est bon, le jour où je fais plus ça
01:40et où je veux plus au marché, tu me vois plus. »