00:00Je pense que ce ne serait pas bon pour le pays.
00:02La première n'a pas été extraordinaire non plus, elle a été catastrophique.
00:05La première, elle a été faite en conscience, et c'est ma responsabilité, et je la prends,
00:11après deux ans de majorité relative,
00:14et des partis politiques qui disaient haut et fort
00:17« On fera tomber le gouvernement en septembre. »
00:21Et deux ans durant lesquels, je n'avais pas réussi à convaincre
00:24les uns et les autres de faire une coalition, et on était à une majorité relative.
00:28– C'était le purgatoire, là c'est un peu l'enfer.
00:30– Non, non, mais donc, j'ai remis le pouvoir aux Français.
00:34Je leur ai dit, cette situation me paraît trop fragile, elle n'est pas souhaitable,
00:38vous m'avez donné les clés il y a deux ans,
00:41je vous redemande de voter pour un Parlement.
00:43Les Français ont fait leur choix.
00:44Vous pouvez l'aimer, pas l'aimer, c'est le choix des Français.
00:46– Ce n'est pas de jugement, la France est en train d'avoir une situation
00:50totalement instable et très coûteuse, notamment pour l'expérience publique.
00:53– Je pense qu'il faut arrêter de culpabiliser les Français.
00:57Les Français, ils ont fait un choix à l'été 2024.
01:00Moi, j'ai pris mes responsabilités, je leur ai donné,
01:02qu'est-ce qu'il y a de plus démocratique que ça ?
01:03Ils ont fait leur choix, ils ont pris leur responsabilité.
01:06Les forces politiques qui en sont sorties
01:08n'ont pas voulu faire une coalition totalement majoritaire.
01:11Mais il y a une coalition qui s'est dessinée,
01:13d'ailleurs, où ceux qui ne voulaient pas travailler ensemble avant juillet,
01:16ils sont venus, le centre et la droite,
01:18et se sont mis ensemble et ont une majorité relative à nouveau.
01:21Donc, c'est la situation qu'ont choisie les Français.
01:23Et après, c'est le choix des forces politiques.
01:25Moi, j'aurais préféré que les forces politiques,
01:27comme là aussi chez beaucoup de nos voisins,
01:29fassent une grande coalition majoritaire, ça aurait été plus stable.
01:32Mais je ne suis pas les forces politiques du pays.
01:35Maintenant, on en est là.
01:36Là où je pense que c'était souhaitable,
01:39de demander aux Français de clarifier,
01:42à trois ans des échéances prochaines, donc à l'été 2024,
01:45je pense que ce serait mauvais, aujourd'hui, de faire une dissolution.
01:48Parce qu'aujourd'hui, nous sommes à huit mois d'une présidentielle.
01:51Et donc, si on faisait une dissolution aujourd'hui,
01:53on ajouterait à la guerre, au problème de pouvoir d'achat
01:57et à un budget à passer, l'instabilité politique.
02:00On bloquerait le prochain président, la prochaine présidente,
02:07la possibilité de faire cette dissolution et de se reconstruire dans une majorité.
02:09Donc, ça n'est pas souhaitable.
02:11Mais tout ça implique quoi ?
02:12Que l'esprit de responsabilité soit partagé par toutes les forces politiques.
02:16Et avec le recul, justement.
02:17Et donc, que l'ensemble des forces politiques se disent,
02:20en ce début octobre,
02:22notre priorité, ça doit être que le gouvernement puisse aider nos compatriotes,
02:26qu'ils puissent aider les communes et les régions
02:28qui ont été frappées par les incendies et une sécheresse record.
02:31On n'en a pas parlé, mais on a eu les plus grands incendies
02:34depuis la Deuxième Guerre mondiale,
02:35l'une des plus grandes sécheresses qui puisse aider nos agriculteurs.
02:38Tout ça, s'il n'y a pas de budget, on ne peut pas le faire.
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