00:00On n'en est nulle part. On est dans un asile à ciel ouvert dans lequel règne le mépris.
00:08Ce dossier-là, particulièrement, j'en ai déjà parlé, donc on a pu renvoyer le dossier en instruction.
00:14Ce qui se passe, c'est que depuis maintenant un an, nous, les professionnels de cette matière, nous dénonçons.
00:21On le fait dans tous les tribunaux, dans toute la presse.
00:25On a demandé la fermeture de ce site au ministre en juillet de l'année dernière.
00:31On en a reparlé en décembre. Il n'y a toujours pas d'action posée.
00:35Le site est en Suisse, où la prostitution est autorisée.
00:41Les parlementaires suisses, à notre demande, il y a quelques jours, ont interrogé le gouvernement suisse en disant qu'il
00:48faut fermer ce site.
00:49Le seul gouvernement qui ne fait rien, c'est le nôtre.
00:53La France.
00:53C'est le nôtre. Dans ce gouvernement, il y a une personne de parole qui est Sarah Elahiri, mais qui
00:58n'est pas ministre plénipotentiaire, qui ne peut pas fermer ce site.
01:02Votre commissaire à l'enfance, on l'a reçu.
01:04Elle a été votre invitée. Elle a demandé à nous rencontrer. On a acheté un enfant devant elle, sur Uber.
01:10C'est Uber, quelques secondes. Il ne se passe strictement rien.
01:14C'est-à-dire que nous, qui avons à faire face à cette pandémie, et aux parents, parce que vous,
01:21c'est des mots, nous, on reçoit ces gens.
01:25On reçoit ces gens.
01:27Tous ces parents, ces milliers de parents, ces 20 000 enfants ne se prostituaient pas avant qu'on les confie
01:34à l'État.
01:36En quelques mois, ils sont transformés en prostitués.
01:39Donc on confie nos enfants à l'État, ils se transforment en prostitués.
01:42Oui, madame. C'est un fait.
01:45Et la France est le seul pays, sur ce site Internet, qui ne fait rien ?
01:49Ce n'est pas le seul. C'est celui qui devrait agir.
01:52Celui qui est la victime essentielle de ce site, c'est nous.
01:56Et il ne se passe rien.
01:58Au-delà de ça, on se rend compte que les gens qui gèrent, le gouvernement,
02:05on a dit qu'il faut immédiatement qu'on mette en place un suivi psychologique pour les enfants qui ont
02:0910 rapports sexuels par jour.
02:11C'est 10 viols en dessous de 15 ans. C'est un viol.
02:14Un suivi en thérapie, ne serait-ce que le planning familial.
02:18Un suivi en addictologie parce qu'elles sont toutes à la cocaïne.
02:21Il n'y a pas un acte posé.
02:24On a écrit une directive avec des magistrats et des confrères qu'on a envoyées.
02:29Déjà, si les enfants ne sortent plus du foyer, s'ils ne sortent pas, ils ne sont pas livrés à
02:36la prostitution.
02:37Il suffit que les foyers soient fermés.
02:39Ça n'a pas de coût.
02:40On a dit qu'il faut fermer. En même temps, il faut immédiatement mettre un suivi médical.
02:44En même temps, il faut tenter de les mettre chez les grands-parents, les oncles, les tentes, parce qu'on
02:49s'est rendu compte.
02:50À l'ancienne.
02:52Oui, quand on s'est rendu compte que quand il y a un placement en famille d'accueil, il n
02:57'y a pas de prostitution,
02:58parce que la famille, elle forme la porte le soir. Il y a les prostitutions.
03:01Mais que fait l'aide sociale à l'enfance ? Que fait la protection de l'enfance ?
03:05Protection ?
03:06Non mais oui, le mot protection et le mot aide, maître. C'est le mot protection de l'enfance, c
03:10'est le mot aide.
03:11On ne le prononce pas. Rien. Rien.
03:14Et ce qu'il y a de pire, je vais vous dire une chose qui va choquer tout le monde.
03:18Si l'un d'entre nous, Français, on avait connaissance d'une agression sexuelle sur une personne faible, notamment un
03:24enfant,
03:25on a une obligation légale au titre de l'article 434 du code pénal de le dénoncer à peine d
03:32'aller en prison et une amende.
03:33Cet article s'applique à nous tous, sauf au personnel de l'aide sociale à l'enfance.
03:40Celui qui ouvre la porte le soir. Celui qui ouvre la porte le soir. On ne peut pas le poursuivre.
03:47Pourquoi ?
03:48Parce que c'est interdit par la loi. Il bénéficie d'une immunité qui n'est pas pensable.
03:54En fait, on a pensé des textes. À une époque où on n'avait pas cette pandémie,
04:00on n'avait pas à faire face à cette explosion des réseaux qui utilisent nos enfants.
04:05Et nous, moi, je me sers de votre émission, pardon, j'interpelle le ministre. Vous allez travailler quand ?
04:11Quel ministre ?
04:12Ah, les deux. Le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice.
04:16Moi, j'ai l'impression que ces gens qui nous gouvernent n'ont aucune connaissance de la situation, de ce
04:23que nous vivons.
04:24On enlève ça. Tout le monde est au courant.
04:25Je donne par exemple un exemple qui est tout à fait simple.
04:28Hier, le ministre de l'Intérieur, Nunes, dit
04:32Ah, l'avocat de l'enfant en garde à vue, ça va nuire.
04:35Mais l'avocat en garde à vue, il est désigné par l'ordre.
04:38Et il n'est que la voix de l'enfant.
04:39À un moment, il peut parasiter, c'est-à-dire qu'il ne sait pas ce qui se passe.
04:43Ce sont des gens qui ne savent pas ce qui se passe.
04:46Ils sont déconnectés de l'arrêt.
04:48Ou alors, s'ils le savent, il faudra que nous les poursuivions.
04:52Excusez-moi, on se dit tout quand même dans Face à l'info, pardon.
04:55On en parle depuis un moment, on en parle de plus en plus.
04:57On ne peut pas dire qu'ils ne savent pas.
04:59Tous les Français le voient, on l'a vu avec tellement d'affaires ces derniers temps.
05:03On a vu avec le périscolaire, on a vu tout ça.
05:05Et vous, vous travaillez, vous êtes avocat depuis 32 ans,
05:07vous ne travaillez sur ces dossiers-là, l'assistance éducative,
05:11depuis 10 ans que sur ces dossiers-là.
05:13Donc vous êtes vraiment en première ligne.
05:15Vous avez révélé des scandales, des déplacements abusifs d'enfants,
05:19des déplacements abusifs, des violences sur les lieux de placement et de prostitution,
05:23notamment dans le livre écrit, chronique du mépris ordinaire,
05:27placement abusif, ce que j'ai vu.
05:28On ne peut pas dire que notre gouvernement n'est pas au courant.
05:32Enfin, je ne sais pas.
05:33Alors, il est au courant, mais il n'agit pas.
05:35Il n'agit pas.
05:37Ce qui est terrible, c'est qu'on a des enfants avec des MST.
05:43Ce qui n'est pas envisageable.
05:45Ce n'est pas normal.
05:46Ce n'est pas envisageable.
05:47Et avec les magistrats, souvent, quand on finit les audiences, on s'assied et on dit
05:51« on n'a pas d'armes ».
05:52On n'a pas d'armes.
05:54Tant que les foyers seront ouverts et que les enfants vont sortir,
05:57les proxénètes vont venir les prendre.
06:00Et une autre chose qu'on dit, et on le dit maintenant partout,
06:05il n'y a pas de politique globale en France de lutte contre la pédophilie.
06:08C'est une vision.
06:09C'est que pour les journaux.
06:11Dans la réalité, il n'y en a pas.
06:12Je vous donne cet exemple-là d'Ausserre.
06:15On arrête en flagrant délit deux proxénètes, deux consommateurs avec cette gamine.
06:20Ils ont libéré tout le monde et ils ont renvoyé qu'un des deux proxénètes,
06:23pas pour proxénétisme sur mineurs, mais pour assistance à proxénétisme
06:28parce qu'ils avaient payé le site.
06:29Ce qui veut dire que notre État n'envisage les dossiers de l'enfance qui se prostituent
06:36que sous le prisme de la prostitution.
06:39Mais pas sous le prisme de l'enfance, de la protection de l'enfance.
06:45Quand on a un enfant de 13 ans, là, il y a des boîtes de préservatifs de sang
06:49avec des couteaux de Rambo, là où on a arrêté cet enfant.
06:52Donc on a la menace, on a la préservative, on a les deux sous-sexiers, on a tout.
06:57À quel moment ils ont l'intention de libérer tout le monde ?
07:00Un enfant de 13 ans.
07:01De 13 ans.
07:03Sachant qu'elle a été enlevée et séquestrée,
07:06que c'est pour ça qu'on la recherche depuis un mois.
07:08Et quand on arrive à faire un truc pareil,
07:11un autre exemple qui est tout à fait concret.
07:13On arrête les gens en train de consommer l'enfant.
07:16C'est-à-dire des pédophiles qui vont avoir un rapport sexuel tarifié avec un enfant.
07:20Pédocriminels.
07:20Des pédocriminels.
07:21Ces gens-là, au lieu d'être renvoyés devant un juge d'instruction,
07:27on cherche leur téléphonie, ce qu'ils font.
07:30Ils ont juste à dire, moi je ne savais pas que c'était un enfant.
07:32Et on les renvoie en CRPC, en plaidés coupables à la française comme le vol d'un scooter.
07:37Et ils prennent 700 balles de condamnation.
07:41Tant qu'on va rester dans ce paradigme,
07:44tant que le ministre de la Justice et le ministre de l'Intérieur
07:47ne vont pas dire qu'on va faire une vraie politique,
07:50il ne se passera rien.
07:51Ce qu'il y a, c'est qu'il refuse.
07:53C'est un refus.
07:55S'il y avait une intention...
07:56Et alors, nous vraiment, on a rencontré tout le monde du Rassemblement national à EFI.
08:01C'est un projet civilisationnel.
08:05C'est la base de notre civilisation.
08:08C'est la protection de l'enfance.
08:10On ne peut pas dire, moi je suis LFI, je ne suis pas d'accord.
08:13Et moi, PR, je ne suis pas d'accord.
08:14Tout le monde est d'accord.
08:15Tous les députés, les groupes de députés sont d'accord.
08:19Et ça ne marche pas.
08:20Et un autre exemple pour vous dire à quel mépris nous avons à faire face.
08:24Il y a ce député socialiste, Aïda Edizadeh,
08:26qui fait voter cette loi qui est géniale.
08:28Un avocat, un enfant, j'ai fini.
08:30Chaque enfant a un avocat.
08:33Cette loi, elle est géniale.
08:35Elle dit, chaque enfant a un avocat.
08:37Par contre, il y a écrit dans le texte,
08:40pour assister l'enfant.
08:42Mais si l'enfant est à moins de 8 ans,
08:44il ne vient pas, donc on ne peut pas l'assister.
08:46Ce qui fait que cette loi, elle ne sera jamais appliquée.
08:49Il fallait dire que l'avocat, pour assister, est représenté.
08:53Ce qui fait qu'il se cache derrière ce mot.
08:55Et donc tous les tribunaux ont travaillé sur ça actuellement,
08:57parce qu'ils ne veulent pas qu'on soit à côté des enfants,
09:00pour porter la voix de l'enfance.
09:02On est dans un drôle de pays.
09:04Qu'est-ce qu'il faut faire pour que ça change ?
09:06Que nous en parlions partout, à un moment.
09:09Mais on en parle, on en parle, on en parle.
09:11Il faudra qu'il y ait un changement de personnes au pouvoir.
09:16Parce que ceux qui sont là, à part Sarah et Laërie,
09:19ils n'ont pas l'intention de changer la loi.
09:21Et puis on le voit là, on le voit dans le périscolaire,
09:24qu'il s'agit d'enfants, il y a une drôle d'attention,
09:28et je dis vraiment l'attention en deux mots,
09:30et en un seul mot, une drôle d'attention particulière sur nos enfants.
09:35– On ne comprend pas, nous les professionnels de cette matière,
09:38et même ceux qui ne se parlaient pas avant,
09:40avec les salis sociaux au début on faisait la guerre,
09:43on ne comprend pas qu'on n'ait pas d'aide,
09:45que nous n'ayons pas d'aide,
09:46que personne ne vienne nous secourir
09:48dans les tranchées dans lesquelles nous sommes en train de mourir.
09:50– Sous-titrage Société Radio-Canada
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