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Commission des affaires culturelles : Situation des chaînes de télévision locales ; L’instruction en famille
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00:08:09Bonjour à tous.
00:08:13Parfait, ça fonctionne.
00:08:15Bonjour à tous.
00:08:16Heureux de vous retrouver avant le début de la session ordinaire pour retrouver des thèmes qui nous sont chers.
00:08:25Ce matin, notamment la question des médias, des médias de proximité avec une intervention de madame Aurélie Rousseau, monsieur Fabrice
00:08:35Lesser, tous les deux coprésidents de l'association locale.tv ainsi que monsieur Jean Brun, qui est secrétaire général de
00:08:42cette association.
00:08:42Nous sommes heureux de voir vous accueillir.
00:08:44Je vais commencer par rappeler ce que vous représentez, c'est-à-dire une fédération de 50, un peu plus
00:08:51de 50 chaînes de télévision locale qui emploie plus de 800 collaborateurs dont 350 journalistes.
00:08:56Je le souligne parce que ce sont aussi des emplois dans les régions directement et n'ont pas concentré uniquement
00:09:01sur Paris, ce qui est une particularité de votre modèle par rapport à d'autres filières des médias.
00:09:07Il y a un certain nombre de difficultés qui aujourd'hui frappent ce secteur-là des médias et plusieurs éléments
00:09:13d'actualité qui nous ont paru justifiés qu'on puisse vous entendre assez rapidement en cette rentrée.
00:09:17C'est quelque chose qui prend malheureusement de plus en plus de place dans la réflexion autour du modèle économique,
00:09:25mais on voit bien que la captation croissante des ressources publicitaires par les grandes plateformes numériques pose un problème systémique
00:09:30pour l'ensemble du paysage audiovisuel et pour les médias de proximité en particulier.
00:09:36Les derniers mois ont vu se succéder les annonces de plans sociaux dans la presse écrite. On a pu en
00:09:41parler parfois dans la PQR, la presse régionale, mais les télévisions locales traversent également une zone de turbulence.
00:09:47Et la manifestation de ça, ça a notamment été en juin dernier, l'annonce de la mise en vente des
00:09:529 chaînes de télévision locale de BFM détenues par le groupe CMA Média.
00:09:56Alors évidemment, quand on en arrive à ce genre de décision, c'est au bout de tentatives, c'est aussi
00:10:03en tenant compte des évolutions, des dynamiques, et c'est le fruit d'un contexte qui maintenant est ancré depuis
00:10:09plusieurs années.
00:10:10Madame Claire Léost, directrice générale de CMA Média, avait pointé un modèle économique introuvable.
00:10:15Et réagissant alors à cette annonce au mois de juin, vous avez demandé à l'ARCOM le lancement sans aide
00:10:21d'une mission d'urgence qui permette finalement de poser toute l'équation sur la table.
00:10:25Et donc ma première question serait de savoir si depuis vous avez pu échanger avec le régulateur et quels seraient,
00:10:32le cas échéant, les objectifs d'une telle mission.
00:10:34Quel point mériterait pour vous d'être tranché dans le cadre finalement d'un grand débat national ?
00:10:39Dans son document de présentation de la consultation publique sur l'année de la TNT et du média audiovisuel, qui
00:10:44avait été publié en avril dernier,
00:10:46l'ARCOM avait souligné que les ressources publiques représentaient près de la moitié des ressources des chaînes locales en 2024,
00:10:51donc une part significative.
00:10:53Or, ces dotations publiques sont en baisse.
00:10:56Vous connaissez tous le contexte des finances publiques, donc on est probablement face à une difficulté à augmenter cette part
00:11:05de dotation.
00:11:06Donc ma question sera en retour, une fois qu'on a évoqué la part publicitaire, le marché publicitaire, une fois
00:11:12qu'on a évoqué l'équation difficile sur les dotations publiques,
00:11:14comment peut-on envisager différemment l'équation pour faire face à l'avenir ?
00:11:20J'aurais d'autres sujets, mais je me permettrais d'y revenir peut-être ultérieurement.
00:11:25Mes collègues auront sans doute plein de questions également à vous poser.
00:11:28On a convenu de pouvoir vous donner la parole tous ensemble pour une durée de 15 minutes au total.
00:11:35Et ensuite, on pourra entendre les différents orateurs de groupe pour une durée de 2 minutes et en suivant des
00:11:40questions complémentaires de la part de mes collègues.
00:11:43Je vous en prie, monsieur, madame Rousseau.
00:11:49Monsieur le Président, mesdames et messieurs les députés, merci de nous recevoir aujourd'hui.
00:11:54Le 15 janvier 2026, lors de Média en Seine, Martin H. Dari, président de l'ARCOM, a averti que l
00:12:01'affaiblissement des médias faisait peser la menace de désert informationnel,
00:12:05qui, selon ces mots, signifie la mort du pluralisme et la radicalisation des opinions.
00:12:11C'est dans ce contexte que nous venons vous parler de l'information audiovisuelle de proximité.
00:12:16Je suis Aurélie Rousseau, coprésidente de Local TV et dirigeante de TVR à Rennes.
00:12:20Je suis accompagnée de Fabrice Losser, mon coprésident, qui dirige lui aussi une télévision locale, Canal 32 A3,
00:12:27et Jean Brun, le délégué général de notre fédération.
00:12:31Local TV fédère 46 télévisions locales qui réunissent chaque semaine environ 12 millions de téléspectateurs.
00:12:39Ce sont des rédactions ancrées dans une ville, une agglomération, un département ou un bassin de vie.
00:12:45La France compte 92 chaînes locales conventionnées par l'ARCOM.
00:12:49Ensemble, elles couvrent 50 millions de Français, emploient près de 1 000 journalistes et produisent environ 40 000 reportages chaque
00:12:57année.
00:12:58Local TV fédère 46 télévisions locales qui réunissent chaque semaine environ 12 millions de téléspectateurs.
00:13:05A ces audiences TV, il est important d'ajouter la puissance digitale de nos marques.
00:13:11Les publications vidéo de TVR sur les réseaux sociaux cumulent plus de 20 millions de vues chaque mois.
00:13:17Celle de TV7 à Bordeaux, 100 millions de vues depuis janvier 2026.
00:13:21Et pour TL7 à Saint-Etienne, c'est 358 millions depuis le début de l'année.
00:13:27L'information locale en vidéo intéresse les Français quand elle est réalisée avec l'exigence éditoriale qui anime nos rédactions.
00:13:35Les écrans changent, pas le besoin d'une information de terrain.
00:13:40France 3 couvre les régions.
00:13:42La presse quotidienne régionale et les radios locales ont leur propre force.
00:13:45Nos chaînes travaillent à une autre échelle, celle du bassin de vie.
00:13:49L'ensemble de ces médias se complètent donc dans leur mission.
00:13:53Lors des élections municipales de mars 2026, les télévisions locales ont organisé près de 100 débats électoraux et couvert les
00:14:01résultats au plus près des communes.
00:14:03C'est à cette échelle que les habitants peuvent voir et entendre ceux qui se présentent devant eux.
00:14:10Cette présence quotidienne et identifiable compte aussi face à la désinformation et aux fake news.
00:14:15Dans un rapport publié en 2025, Viginium a alerté sur les risques de multiplication de faux médias locaux.
00:14:23Des sites imitent les portails d'informations locales pour diffuser propagande et désinformation auprès de publics ciblés.
00:14:30Les télévisions locales sont en rempart contre ces phénomènes.
00:14:34L'hyper proximité se voit dans les sujets que nous traitons chaque jour.
00:14:38Les décisions d'un conseil municipal, l'ouverture d'un service public, l'activité d'une entreprise, la vie associative,
00:14:45la vitalité sportive et culturelle.
00:14:47Nous ne prétendons pas être les seuls à en parler.
00:14:50Mais nous apportons une écriture audiovisuelle et une présence de terrain à une échelle que les médias régionaux ou nationaux
00:14:57ne peuvent pas suivre de manière régulière.
00:15:00Les débats municipaux l'ont montré.
00:15:02La télévision locale peut donner aux habitants un accès direct aux candidats, à leurs propositions et à la contradiction.
00:15:10Nos chaînes ne produisent pas seulement de l'information quotidienne.
00:15:14Selon les données du CNC, communiquées dans notre dossier, les télévisions locales sont le premier coproducteur et diffuseur de magazines
00:15:21culturels en France, soutenus par le CNC, et le quatrième de documentaires.
00:15:26Elles constituent un débouché indispensable pour la création audiovisuelle en région.
00:15:31La question que nous vous soumettons est donc de savoir si demain, il existera toujours dans nos territoires des rédactions
00:15:38professionnelles capables de produire une information locale en vidéo, vérifiée, pluraliste et accessible pour tous.
00:15:46Lorsqu'une rédaction locale s'affaiblit, le territoire perd une capacité de vérifier des faits, de suivre des décisions publiques
00:15:53et de donner la parole à des points de vue différents.
00:15:57C'est cette capacité et pas un mode de diffusion particulier que nous voulons préserver.
00:16:03Elle intéresse directement le travail de votre commission parce qu'elle touche à la fois à la culture, aux médias
00:16:09et aux conditions du débat démocratique.
00:16:12Le député Balanant a porté jusqu'à son adoption la loi sur les droits voisins de la presse, votée à
00:16:18l'unanimité le 26 mars dernier.
00:16:20Nous savons qu'il souhaite maintenant ouvrir ce chantier pour l'audiovisuel.
00:16:24Nos rédactions produisent une information originale, vérifiée, financée par nos partenaires locaux et captée chaque jour par des plateformes qui
00:16:34n'en partagent pas du tout la valeur.
00:16:36Nous sommes prêts à travailler avec vous sur une extension de ce dispositif aux chaînes locales conventionnées.
00:16:42Je laisse maintenant la parole à Fabrice pour expliquer pourquoi ce modèle est fragilisé et ce que nous vous proposons.
00:16:48Merci Aurélie. Pour faire un rapide bilan économique, sachez qu'environ un tiers seulement des télévisions locales est à l
00:17:02'équilibre aujourd'hui.
00:17:03Beaucoup dépendent fortement des collectivités territoriales, d'autres un peu plus de la publicité ou de groupes privés.
00:17:10Mais cette concentration des recettes, il est vrai, les rend fragiles.
00:17:15Nous ne demandons pas cependant de préserver artificiellement un modèle ancien.
00:17:21Pour info et pour preuve, nous mutualisons nos moyens, nous reconstruisons une commercialisation publicitaire nationale.
00:17:29Et nous avons notamment créé Local Plus, une plateforme commune conçue pour faciliter la distribution numérique des chaînes locales en
00:17:37France.
00:17:38Cependant, et ça c'est un point important, certaines règles de visibilité et certaines règles d'accès au marché ne
00:17:45dépendent plus de nous.
00:17:48Toutes les télévisions locales affrontent un coût de production éditoriale élevé à l'échelle locale,
00:17:54alors que l'accès aux audiences et aux recettes publicitaires se recomposent rapidement.
00:18:00Nous prenons notre part dans cette évolution, l'offre commune de distribution telle que exprimée, Local Plus,
00:18:06et la reconstruction commerciale sont des chantiers que nous portons nous-mêmes.
00:18:11Mais nous demandons au Parlement d'agir sur les conditions que les chaînes ne peuvent modifier seules.
00:18:207 Français sur 10 regardent maintenant la télévision via Internet, selon les dernières données de l'ARCOM.
00:18:26Et la part des foyers regardant exclusivement la télévision via la TNT est passée sous la barre des 15%.
00:18:34On a une évolution extraordinaire de la consommation télévisuelle.
00:18:40La TNT reste utile, c'est vrai, mais l'accès passe désormais par les boxes des opérateurs télécoms, par les
00:18:47téléviseurs connectés, par les applications.
00:18:49Et sur ces interfaces, la visibilité d'une chaîne dépend de nouvelles conditions techniques et commerciales.
00:18:57C'est cette transition que nous devons réussir sans devenir invisibles.
00:19:03Pendant longtemps, bon vieux temps de la TNT si je puis dire, une fréquence et un numéro de chaîne rendaient
00:19:09le service immédiatement visible et identifiable.
00:19:13Dans les nouveaux environnements qu'on vous a présentés, que vous connaissez,
00:19:16l'utilisateur passe par des menus, par des moteurs de recherche, par des applications, par des algorithmes de mise en
00:19:23avant.
00:19:23Une chaîne peut donc continuer à produire une information utile et en même temps perdre l'accès simple à son
00:19:32public à cause de ces nouveaux modes de diffusion.
00:19:36La visibilité, ce qu'on appelle donc cette visibilité, elle n'est plus seulement une question de diffusion technique.
00:19:42Elle devient une condition de l'accès effectif à l'information locale.
00:19:48Nous vous proposons donc quatre décisions et je laisse Aurélie en parler.
00:19:53La première décision, être... Pardon, merci.
00:19:57Donc être visible. En effet, le droit prévoit une visibilité appropriée pour les services d'intérêt général.
00:20:04Les télévisions n'en font pas partie aujourd'hui. Les télévisions locales n'en font pas partie aujourd'hui.
00:20:09Nous demandons que leur contribution au pluralisme territorial puisse être prise en compte par l'ARCOM.
00:20:16Local Plus offre une réponse pratique à la fragmentation de l'offre.
00:20:20Un point d'accès mutualisé dans lequel chaque chaîne garde son identité et sa responsabilité éditoriale.
00:20:27Nous proposons un accès commun à l'information audiovisuelle locale plutôt que des dizaines d'intégrations séparées.
00:20:34Nous savons en effet que l'intégration individuelle de dizaines de chaînes peut paraître complexe.
00:20:39C'est précisément pour cela que l'approche mutualisée a du sens.
00:20:43Elle permet d'envisager un accès national commun qui conduit ensuite chacun vers les services pertinents pour son territoire.
00:20:51La reconnaissance demandée relève d'un examen par l'ARCOM, dans le cadre prévu par la loi et selon des
00:20:58modalités proportionnées.
00:20:59Elle ne suppose pas que toutes les interfaces affichent une longue liste uniforme de chaînes locales.
00:21:06Ensuite, accéder au marché.
00:21:08Le gouvernement travaille à un dispositif destiné à mieux orienter l'investissement publicitaire vers les médias d'information,
00:21:16issus des préconisations du rapport des états généraux de l'information.
00:21:20A ce stade, la reconnaissance de la presse d'information politique et générale par la CPPAP en est le critère.
00:21:26Nous demandons que la mission exercée compte aussi.
00:21:31Nos chaînes emploient des journalistes, produisent de l'information et sont conventionnées et contrôlées par l'ARCOM.
00:21:37Pourquoi le support déterminerait-il seul l'accès à un mécanisme destiné à soutenir l'information ?
00:21:43La sénatrice Lord Arcos a interrogé le gouvernement sur cette exclusion le 10 septembre dernier.
00:21:50La question n'est pas d'opposer les télévisions locales à la presse ou à la radio, en aucun cas.
00:21:55Tous produisent de l'information de proximité et en supportent les coûts.
00:21:59Mais la presse bénéficie d'aides dédiées et les radios associatives disposent d'un fonds de soutien.
00:22:04Tandis que les télévisions locales n'ont aucun dispositif national de soutien structurel comparable.
00:22:09Pourquoi un nouveau mécanisme destiné à soutenir la production d'informations les exclurait-il, lui aussi, au seul motif de
00:22:18leur support ?
00:22:19Nous proposons des critères vérifiables, l'emploi de journalistes, la production régulière d'informations, des obligations éditoriales et le contrôle
00:22:28du régulateur compétent.
00:22:30Nous souhaitons travailler avec vous à leur définition.
00:22:37Troisième décision, mobiliser les médias locaux.
00:22:41Les campagnes de santé, de sécurité, d'emploi ou d'accès aux droits doivent atteindre les habitants dans leur territoire.
00:22:49Et d'ailleurs, le ministère de la Santé sait trouver les télévisions locales lorsqu'il faut relayer une alerte canicule,
00:22:56comme cet été,
00:22:57et comme le prévoient nos conventions avec l'ARCOM.
00:22:59Pourtant, ce même ministère de la Santé ne nous a jamais sollicité pour un achat d'espaces publicitaires.
00:23:07Nos chaînes peuvent ainsi contribuer à ces campagnes de prévention sans aucun problème, en donnant un ancrage local à ces
00:23:14messages publicitaires nationaux.
00:23:16Pour changer cela, nous proposons qu'un objectif de 7% des achats d'espaces pilotés ou coordonnés par le
00:23:24service d'information au gouvernement bénéficie aux chaînes locales.
00:23:29Ce taux est bien évidemment ouvert à la discussion.
00:23:32L'essentiel, c'est de fixer un objectif musérable et suivi chaque année.
00:23:37Il s'agit d'espaces effectivement achetés et diffusés, pas d'une subvention.
00:23:43De notre côté, nous reconstruisons une commercialisation nationale mutualisée pour offrir un interlocuteur capable de vendre, diffuser et justifier ses
00:23:52campagnes à l'échelle du réseau.
00:23:54Nous demandons aussi à connaître la part des achats d'espaces de l'État qui bénéficient aujourd'hui aux médias
00:24:01locaux.
00:24:02Nous n'en savons rien.
00:24:04Quatrième décision, investir.
00:24:08Les médias locaux doivent financer leur distribution numérique, leurs outils, leurs données et également ils doivent construire de nouveaux formats.
00:24:16Nous proposons d'ouvrir le débat sur l'affectation d'une fraction de la fiscalité numérique à un fonds de
00:24:24transformation des médias locaux d'information.
00:24:26Ce fonds concernerait les télévisions, les radios, la presse locale, les médias numériques professionnels.
00:24:32Ils financeraient des investissements et des projets mutualisés, pas des déficits d'exploitation.
00:24:39Il ne s'agit pas d'adosser durablement l'exploitation des chaînes à une taxe.
00:24:44Les projets financés devraient démontrer leur capacité à améliorer l'accès au contenu, améliorer les outils des rédactions, la mesure
00:24:52d'audience ou la compération entre les médias.
00:24:54Les critères d'éligibilité et de gouvernance resteraient à construire avec le Parlement et les autres familles de médias concernées.
00:25:02L'objectif est de permettre à des acteurs implantés dans les territoires de faire face à des investissements qu'ils
00:25:10ne peuvent pas assumer individuellement.
00:25:15Nos quatre demandes suivent une logique simple.
00:25:18Être visible, accéder au marché, être mobilisé par l'État et pouvoir investir.
00:25:26Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les députés, il faut engager ces décisions maintenant, pendant que le maillage de rédactions existe
00:25:34encore.
00:25:34Si nous attendons que les chaînes aient perdu leur visibilité ou que les rédactions aient fermé, il sera bien plus
00:25:40difficile de reconstruire une information audiovisuelle de proximité.
00:25:45Je donne, par exemple, d'autres pays où, par exemple, aux États-Unis, vous avez 1500 bassins de vie sans
00:25:50aucun journaliste, pas une télé locale, pas une radio locale, pas un titre de presse locale.
00:25:55Je vous laisse réfléchir à ce que ça donne.
00:25:58Nous vous demandons donc d'ouvrir sans attendre le réexamen de la visibilité des chaînes locales, de corriger leur exclusion
00:26:06du dispositif publicitaire en préparation,
00:26:09de mesurer les espaces, les achats d'espaces de l'État dans les médias locaux et de travailler à un
00:26:16fonds de transformation.
00:26:17Quel que soit l'écran utilisé demain, les habitants doivent encore pouvoir accéder à une information locale vérifiée et plus
00:26:27réaliste.
00:26:27Je vous remercie.
00:26:30Merci beaucoup pour cet exposé liminaire très complet, mais qui laisse encore de la place pour un certain nombre de
00:26:35questions.
00:26:36C'est la raison pour laquelle je vais tout de suite donner la parole à mes collègues, en commençant par
00:26:41M. José Borin pour le Rassemblement national et pour une durée de deux minutes.
00:27:00Madame, M. le coprésident, M. le secrétaire général, je me fais le relais de mon collègue Christian Gérard, qui ne
00:27:07peut malheureusement pas être présent aujourd'hui.
00:27:10Tout d'abord, merci pour cet état des lieux précis de la situation des télévisions locales en France.
00:27:17L'annonce de la mise en vente des neuf chaînes BFM locales après la liquidation de Oeo confirme la fragilité
00:27:24du modèle économique des télévisions locales.
00:27:27Nous avons évidemment besoin de médias qui rendent compte de la vie de nos territoires.
00:27:32Dans de nombreux départements ruraux, ces médias participent à la cohésion territoriale et à la diffusion d'informations au plus
00:27:40proche de nos concitoyens.
00:27:44Toutefois, le dernier rapport de l'ARCOM, vos structures dépendent, d'après l'ARCOM, de moitié du financement public,
00:27:53ce qui pose évidemment un certain nombre de questions.
00:27:56Par ailleurs, nous constatons également que la durée d'écoute individuelle, autant que les audiences globales,
00:28:02baissent, dû notamment à l'explosion du numérique, qui révolutionnent le rapport des Français à l'audiovisuel et les détournent
00:28:09peu à peu de la télévision.
00:28:11Enfin, le vieillissement de la population.
00:28:14La transition démographique laisse à penser que le plus dur est à venir pour les télévisions locales,
00:28:20dans la mesure où ce sont les personnes de plus de 65 ans qui sont les plus fidèles.
00:28:25Aussi, au regard de ces éléments, quel modèle économique envisageriez-vous pour réduire la dépendance des télévisions locales au financement
00:28:33public ?
00:28:34Et dans la mesure où le secteur représente plus de 800 emplois directs,
00:28:39quelle politique RH vous semble la plus réaliste pour faire face à la baisse d'activité,
00:28:44mais aussi à la montée de l'IA dans la génération de contenu ?
00:28:48Je vous remercie.
00:28:49Merci beaucoup, chers collègues.
00:28:51Pour le groupe Ensemble pour la République, Mme Sandrine Lalanne.
00:29:03Merci. Merci, M. le Président.
00:29:06Un fait résume la situation.
00:29:08En juillet dernier, l'ARCOM a déclaré infructueux son propre appel à candidature pour une télévision locale en Ile-de
00:29:14-France,
00:29:14faute de garantie de financement.
00:29:16Dans la première région économique de France, plus personne n'est en mesure de lancer une télévision locale viable.
00:29:21A cela s'ajoute la disparition de Via Occitanie et la réannoncée de neuf antennes de BFM locale.
00:29:28Nous ne sommes plus dans une fragilité.
00:29:29Nous attendions un point de rupture.
00:29:32Les causes sont connues.
00:29:33La publicité part vers le numérique, les collectivités réduisent leurs subventions.
00:29:37Mais ce qui est en jeu, c'est une culture de proximité.
00:29:40Nos initiatives locales, ces tissus associatifs, sportifs, entrepreneuriales que les chaînes nationales ne traitent pas.
00:29:45C'est aussi un rempart démocratique, comme l'ont montré les municipales de mars dernier,
00:29:49où vos antennes ont souvent été le seul espace de pluralisme.
00:29:53A cette fragilité économique s'ajoute une incertitude technologique.
00:29:57L'Arcom consulte sur l'avenir de la TNT.
00:30:00Si le hertzien s'éteint, vos chaînes devront basculer vers Internet, les boxes, les téléviseurs connectés
00:30:05avec un risque réel d'accessibilité pour des publics moins équipés.
00:30:08C'est pour cela que la plateforme numérique comme Local Plus doit être encouragée et développée pour les autres.
00:30:13Soyons lucides.
00:30:14Nous ne pourrons pas maintenir à flot l'ensemble des chaînes locales par des fonds publics.
00:30:18Comme beaucoup de secteurs économiques l'ont connu, votre modèle économique ne doit-il pas évoluer vers un mouvement de
00:30:24rationalisation ?
00:30:25Vous en avez parlé, mais j'aimerais qu'on aille plus loin sur ce point-là.
00:30:28Ce qui ne veut pas dire disparition de vos spécificités.
00:30:31Regroupement de chaînes, mutualisation technique et de moyens de production, régie publicitaire, rédaction commune,
00:30:36où le soutien public vient consolider et non porter seul l'ensemble de l'édifice.
00:30:42Effectivement, le statut de service d'intérêt général qui vous conférerait davantage de visibilité
00:30:47et une reconnaissance de la mission d'information locale se doit d'être ouverte à débat.
00:30:51Peut-être qu'on doit accélérer les choses et moi, j'en suis bien consciente.
00:30:55Deux points factuels pour finir.
00:30:56Vous en avez parlé.
00:30:57Un collègue sénateur évoquait en avril un chiffre de 33% de chaînes locales à l'équilibre,
00:31:03d'où le sujet de la rationalisation.
00:31:05Pouvez-vous le confirmer, ce que vous avez fait, et nous dire son évolution ?
00:31:09Faut-il aussi lever le verrou de 1992 sur la publicité de la distribution ?
00:31:14Merci beaucoup.
00:31:17Merci beaucoup.
00:31:18Pour le groupe socialiste et apparenté, M. Pierrick Courbon.
00:31:26Merci, M. le Président, Mme, M. l'éco-président, M. le délégué général.
00:31:30Je tenais tout d'abord à saluer l'organisation de cette audition qui est assez inédite.
00:31:34Je l'avais sollicité auprès de vous, M. le Président, il y a quelques mois.
00:31:37Ça nous permet de reprendre nos travaux avec une thématique qui concerne l'ensemble de nos territoires,
00:31:42avec l'avenir des télévisions locales.
00:31:44Et j'en profite d'ailleurs aussi pour saluer Jean-Yves Bonnefoy, notre nouveau collègue.
00:31:48Nous sommes élus dans le même département.
00:31:50Alors votre exposé nous a permis de bien comprendre les différentes problématiques que vous rencontrez,
00:31:55que ce soit en termes de reconnaissance institutionnelle ou plus largement d'accès au financement.
00:32:00Et dans la période que nous traversons, effectivement, on a des enjeux de plus en plus forts en termes de
00:32:05fiabilité de l'information,
00:32:06de confiance qu'ont nos concitoyens vis-à-vis de l'information qu'ils reçoivent.
00:32:10Des enjeux aussi liés au pluralisme, évidemment.
00:32:14Et donc les télévisions locales occupent un rôle majeur, on pourrait même dire central,
00:32:17dans un certain nombre de territoires, car elles sont au plus proche des habitants et des réalités de chaque département.
00:32:23Dans mon département de la Loire, nous avons la chance d'avoir TL7, vous l'avez cité,
00:32:27qui maintient une activité d'une grande qualité en s'intéressant à des enjeux locaux et à toutes les facettes
00:32:33de la vie de notre territoire.
00:32:35Alors avec mes collègues du groupe socialiste ici présent, nous rejoignons pleinement, évidemment,
00:32:40votre principale demande parmi votre liste de quatre préoccupations,
00:32:44qui est la reconnaissance de la place de télévision locale dans les services d'intérêt général.
00:32:48Il s'agit très certainement d'une première étape essentielle, pour ne pas dire indispensable,
00:32:53pour ensuite pouvoir bénéficier d'un certain nombre de soutiens financiers.
00:32:57Vous avez évoqué ce sujet avec la ministre de la Culture, avec le ministère de la Culture.
00:33:02Est-ce que vous pouvez nous dire exactement ce que vous avez pu obtenir comme engagement sur ce point ?
00:33:08Et si la ministre a déjà envisagé un véhicule réglementaire ou législatif pour agir dans ce domaine ?
00:33:13Vous avez également évoqué la question de l'ARCOM, notamment pour les questions de modalité et de calendrier,
00:33:19pour que soit réexaminer le périmètre des SIG.
00:33:21Là aussi, avez-vous pu obtenir des retours précis ?
00:33:25Et sinon, M. le Président, je pense que nous pourrions collectivement, au nom de notre commission,
00:33:31saisir l'ARCOM pour obtenir ces informations particulièrement utiles
00:33:34et profiter de la venue prochaine de Mme la ministre, notamment dans le cadre du budget,
00:33:39pour lui exprimer notre point de vue, si tant est que nous le partagions collectivement.
00:33:43Un dernier point sur la question aussi des financements privés et notamment par les acteurs locaux,
00:33:49notamment des entreprises locales.
00:33:50Est-ce que vous pouvez nous donner les tendances de ces financements proportionnellement dans chacune des télévisions adhérentes ?
00:33:57Merci.
00:33:58Merci beaucoup, M. Courbon avait beaucoup de questions à vous poser.
00:34:02Il a su étirer le temps, ce qui me permet également à mon tour de souhaiter la bienvenue à notre
00:34:07nouveau collègue,
00:34:08Jean-Yves Bonnefoy, député de la Loire, et qui va siéger dans notre commission pour le groupe droite républicaine.
00:34:14Merci. Bonjour à toutes et à tous.
00:34:17Les chaînes locales ont une place particulière dans le paysage audiovisuel français et dans la vie de la population.
00:34:23Elles s'adaptent directement aux besoins et aux intérêts des habitants de la région,
00:34:27proposent un contenu contextualisé que les grands réseaux nationaux ne couvrent pas,
00:34:31renforcent ainsi l'identité d'une ville et d'un territoire.
00:34:34On a parlé de TL7. Je vais redire que c'est une chaîne qui nous offre une information de proximité
00:34:41avec de vrais journalistes, pas une intelligence artificielle.
00:34:45Si les chaînes ne sont pas reprises d'ici la fin de l'année 2026, et nous sommes déjà fin
00:34:50septembre,
00:34:50elles cesseront d'émettre et les fréquences seront restituées à l'ARCOM.
00:34:54Vous avez demandé à cette dernière de lancer une mission d'urgence sur l'avenir des fréquences concernées
00:34:59et les conditions de leur réattribution de potentiels acheteurs se sont déjà manifestées.
00:35:05Où en est-on aujourd'hui ?
00:35:06Les télévisions locales privées sont les seuls médias d'information régulée
00:35:11à ne bénéficier d'aucun mécanisme de soutien au niveau national,
00:35:15alors même que les radios associatives sont soutenues via le Fonds de soutien à l'expression radiophonique locale.
00:35:21En juin 2026, plusieurs médias ont indiqué que le président de la République s'était déclaré favorable
00:35:28à un fléchange des investissements publicitaires vers les médias d'information
00:35:32et avait chargé Mme Pégard de travailler à l'élaboration d'un dispositif.
00:35:38La mesure de nature incitative servirait à orienter une partie des investissements publicitaires
00:35:44vers les médias d'information plutôt que vers les plateformes ou autres supports.
00:35:48A ce jour, seule la presse d'information politique générale serait concernée,
00:35:52ce qui revient de fait à exclure les services de médias audiovisuels locaux conventionnés par l'ARCOM,
00:35:59soit les chaînes locales de télévision.
00:36:01Vous demandez donc l'élargissement du périmètre du dispositif envisagé aux services de médias audiovisuels locaux
00:36:08autorisés et conventionnés par l'ARCOM dès lors qu'ils assurent à titre principal
00:36:13une mission d'information générale de proximité dans le cadre d'obligations éditoriales définies par convention
00:36:20et soumises au contrôle du régulateur. Est-ce que les discussions ont avancé ?
00:36:24Les chaînes locales ont un vrai rôle démocratique à jouer. Il est essentiel de les soutenir aujourd'hui.
00:36:33Merci beaucoup, chers collègues. Pour le groupe écologiste et social, M. Jean-Claude Rau.
00:36:37Merci, M. le Président. Mme, Messieurs, merci d'être venus à notre rencontre ce matin.
00:36:45Vous avez souligné le contexte de l'affaiblissement des médias.
00:36:49En parallèle, nous avons aussi un renforcement de la croisade idéologique d'autres médias
00:36:54avec un déchaînement, notamment en matière de désinformation.
00:36:58Donc, c'est important de rappeler que la présence des chaînes locales
00:37:02constitue aussi un enjeu clairement démocratique et que nous avons tout à fait besoin
00:37:06de ce maillage sur le territoire.
00:37:10Alors, puisque mes collègues de la Loire ont vanté les qualités de leurs chaînes locales,
00:37:16je vais en faire de même, puisque vous avez souligné la question essentielle
00:37:22de l'exigence éditoriale qui vous anime.
00:37:24Et moi, je le constate avec Télénante, qui organise régulièrement des débats équilibrés,
00:37:30avec une grande rigueur sur les sujets qui sont traités à l'antenne
00:37:34et puis aussi avec une veille permanente sur l'actualité de notre département.
00:37:40Donc, nous nous félicitons et nous réjouissons de votre présence,
00:37:46mais connaissons aussi la fragilité du modèle.
00:37:49Et nous savons bien que si vous n'êtes plus là, la place sera vite prise
00:37:53et pas pour le meilleur, et que nous perdrions considérablement
00:37:58sur les enjeux de nos territoires ou plutôt sur les bassins de vie.
00:38:02Donc, les demandes que vous avez exprimées nous semblent aussi sensées qu'utiles.
00:38:08Donc, je ne vais pas y revenir et effectivement, nous les soutiendrons.
00:38:12Moi, je voudrais vous poser simplement une double question.
00:38:17Comment comptez-vous résister ?
00:38:20Alors, d'un côté, aux appétits de certains.
00:38:24J'ai lu que notamment Xavier Niel avait racheté certains médias,
00:38:29enfin, fait l'acquisition de radio et de TV locale.
00:38:32C'est juste un exemple.
00:38:34Et puis aussi à la mise au pas qui surviendrait inévitablement dans le cas où le pire surviendrait l'année
00:38:41prochaine,
00:38:42puisque nous savons par exemple que derrière la privatisation de l'audiovisuel public,
00:38:47les enjeux sont moins économiques, politiques ou idéologiques.
00:38:50Donc, comment résister pour préserver votre indépendance ou votre autonomie malgré des vents contraires ?
00:39:00Merci, chers collègues. Il nous reste une intervention d'orateur de groupe.
00:39:03On passera les questions individuelles d'une minute juste après.
00:39:06Et je vais tout de suite donner la parole à Mme Géraldine Bagné.
00:39:10Merci, M. le Président.
00:39:12Madame, Messieurs, j'ai pas trop de voix, mais on va y arriver.
00:39:15Merci. Nous sommes évidemment attentifs à vos mots et sensibles à la fragilité que vous évoquez.
00:39:21Vous parlez information locale, implantation de terrain, proximité, lutte contre la désinformation, prévention santé,
00:39:29tout sujet auquel nous sommes évidemment attachés et au fondement de notre société et de la cohésion sociale.
00:39:35La visibilité comme condition d'accès est un sujet effectivement primordial que nous percevons au quotidien dans nos usages.
00:39:42Nous entendons également les demandes de soutien via l'achat public d'espaces publicités ou l'accès à de nouveaux
00:39:47formats publicitaires.
00:39:49Je reviendrai aussi sur un sujet que vous avez évoqué pendant vos propos liminaires et qui m'a interpellé.
00:39:54Comment mieux lutter contre les sites qui imitent vos TV locales ?
00:39:58On est réellement en difficulté. On le voit chaque jour dans nos fonctions pour faire passer une information vraie,
00:40:04nuancée, de qualité. Comment mieux la faire passer ?
00:40:10Merci beaucoup, chers collègues. Je vais maintenant donner la parole à madame Graziela Melchior pour une durée de une minute.
00:40:16Merci, monsieur le président. Madame, messieurs, merci pour votre présence ce matin.
00:40:22Les télévisions locales jouent dans notre pays, vous l'avez rappelé, un rôle essentiel dans le pluralisme et l'information
00:40:27de proximité.
00:40:28J'en ai un bon exemple, moi aussi, dans le Finistère avec TBO. Je salue madame avec TBRN.
00:40:35Grâce à une rédaction et des équipes de journalistes et de techniciens très investies, elle a su innover, se moderniser
00:40:40et proposer aux Bretons des programmes variés de qualité,
00:40:43s'adressant à tous les publics, quel que soit le support.
00:40:46Ce dynamisme et la bonne gestion de TBO ont conduit l'ARCOM à renouveler son autorisation des maîtres jusqu'en
00:40:512034.
00:40:53Cependant, TBO, qui affiche un équilibre économique reposant sur le soutien de ses partenaires économiques locaux, dont le Télégramme,
00:40:59et des collectivités locales et régionales, peut le voir fragilisé par la baisse des budgets des uns et des autres.
00:41:06Quels sont, selon vous, les moyens à mettre en place pour protéger les télés locales et leur rôle démocratique ?
00:41:11Et en quoi le législateur peut-il vous aider ? Je vous remercie.
00:41:15Merci beaucoup. Monsieur Belkir Beladad.
00:41:18Merci, Monsieur le Président. Madame, Messieurs, merci pour votre présence.
00:41:24J'ai un attachement. Nous avons un attachement particulier pour les télévisions locales,
00:41:27qui sont l'un des garants de l'accès à l'information dans nos territoires et importants pour la vie
00:41:33démocratique de notre pays.
00:41:36Dans mon département, nous avons Moselle TV, dont je tiens à souligner ici le travail et l'engagement remarquable,
00:41:41que vous connaissez bien, au quotidien, au service de l'information et des Mosellans.
00:41:46Nous sommes à un moment décisif pour préserver une information locale indépendante,
00:41:50celle qui couvre l'actualité de nos territoires.
00:41:53Un moment décisif car les télévisions locales doivent notamment faire, face à la concurrence accrue du numérique,
00:41:58la captation croissante des marchés publicitaires par les plateformes.
00:42:01Elles souffrent également, par ailleurs, de l'absence d'une réelle reconnaissance de leur statut de médias d'information de
00:42:05proximité
00:42:06et d'un mécanisme structurel de financement dédié.
00:42:09Plus qu'une question, je voudrais ainsi réaffirmer mon soutien aux médias audiovisuals locaux
00:42:14et en appeler aux autorités concernées pour que les télévisions locales puissent être reconnues comme services d'intérêt général.
00:42:20Ça a été évoqué par mon collègue Pierre-Ycourbon tout à l'heure, avec les financements qui y seraient associés.
00:42:26Un appel pour garantir notamment face aux plateformes numériques les conditions permettant à la formation locale
00:42:31et aux télévisions locales en particulier de rester visibles, finançables, accessibles et indépendantes.
00:42:38Je vous remercie.
00:42:40Merci beaucoup. S'il n'y a pas d'autres questions, je vais maintenant vous donner la parole pour que
00:42:45vous puissiez répondre à ces différentes interventions.
00:42:47Il y a un point que j'avais évoqué dans mon propos liminaire, qui a été évoqué aussi par Pierre
00:42:51-Ycourbon et Jean-Yves Bonnefoy,
00:42:53qui est vraiment sur la relation à l'ARCOM et l'état de vos discussions.
00:42:55Je pense que ce serait très utile que vous puissiez nous dire où vous en êtes aujourd'hui,
00:42:58parce qu'on aura évidemment l'occasion dans les semaines qui viennent de pouvoir échanger avec eux.
00:43:03Mesdames, Messieurs, merci. On va essayer de répondre.
00:43:06C'est un exercice un peu particulier de pouvoir répondre à toutes vos questions en matière synthétique
00:43:12et de pouvoir vous apporter toutes les réponses.
00:43:15Juste un préambule et je laisserai ensuite la parole à Aurélie.
00:43:20Contrairement à ce que j'ai entendu dans l'une des questions, nous n'avons pas de problème d'audience.
00:43:25Nous n'avons pas de problème de vieillissement de l'audience.
00:43:28Nous n'avons jamais fait autant d'audience.
00:43:32Simplement aller séquencer le vieillissement de la télévision en linéaire,
00:43:39quand vous êtes devant votre sofa à regarder la télé dans votre salon.
00:43:42Oui, c'est vrai, c'est des catégories d'âge plus élevées.
00:43:46Mais nous avons élaboré, parce que nous sommes des experts entre guillemets de la vidéo,
00:43:52tous les formats qui permettent de relayer notre information vérifiée et vérifiable sur les réseaux sociaux.
00:43:59Et c'est l'exemple des millions, des dizaines de millions, voire des centaines de millions de vues
00:44:03que nous faisons chaque mois sur les réseaux sociaux.
00:44:06Nous n'avons donc pas de problème d'audience.
00:44:08C'est la valorisation de cette audience qui nous pose question et qui fait partie du questionnement que vous devez
00:44:15avoir.
00:44:15Pour répondre à votre question, madame, vous pouvez vous dire, mais bon sang de bonsoir,
00:44:21vous faites des centaines de millions de vues sur Instagram, sur Facebook.
00:44:25Ben voilà, c'est bon.
00:44:27Votre modèle économique, il est rattrapable.
00:44:29Je vous donne un exemple.
00:44:31Il y a des dizaines de millions de vues faits par un collègue, TV Val de Loire.
00:44:38Ça leur apporte 2500 euros à l'année.
00:44:42Vous voyez ce que c'est ?
00:44:43Donc comment voulez-vous construire un modèle économique alors que même cette valorisation n'est pas possible facilement ?
00:44:52Nous ne sommes pas les seuls médias à devoir remodeler notre modèle économique.
00:44:56Si vous lisez la presse, autant les titres de presse que les radios, nous avons le même souci.
00:45:01Notre chance à nous, c'est que, un, nous parlons vidéo sur toutes les catégories d'âge.
00:45:06Donc nous sommes un média local qui peut permettre de rassembler toute une population à travers des codes vidéo très
00:45:16importants.
00:45:16Et nous sommes aussi surtout agiles.
00:45:19Nous sommes souples.
00:45:20Nous ne sommes pas des structures extrêmement importantes.
00:45:23Donc quelque part, il ne nous en faudrait pas énormément pour relancer bien la machine et faire notre travail dans
00:45:30de bonnes conditions.
00:45:33Simplement, pour passer ce cap, il va falloir l'aide de l'État d'une manière ou d'une autre.
00:45:38Que ce soit sur la visibilité et la reconnaissance sur les services d'intérêt généraux.
00:45:45Que ce soit notre demande, non pas d'une subvention, mais d'un réfléchage des services d'information du gouvernement,
00:45:54un réfléchage de leur budget.
00:45:56Nous avons besoin, à ce moment très précis, de l'aide du gouvernement ou bien de l'Assemblée nationale pour
00:46:06passer ce cap.
00:46:10Sur les modes de financement, nous avons conscience de la nécessaire transformation et évolution de nos modèles économiques.
00:46:17Toutefois, je tiens à rappeler quelques données, notamment historiques, sur le soutien public.
00:46:24Il est aujourd'hui exercé par les collectivités locales dans chacun des territoires.
00:46:28Pourquoi ? Parce qu'évidemment, le service public de l'audiovisuel est soutenu par l'État, la presse, par les
00:46:35aides à la presse, direct et indirect,
00:46:38le fonds de soutien à l'expression radiophonique pour la radio.
00:46:41Et c'est extrêmement important pour l'ensemble de ces secteurs.
00:46:44Comme nous l'avons dit, les télévisions locales ne bénéficient d'aucun soutien au niveau national.
00:46:49Et c'est renvoyé aux collectivités.
00:46:50Penser qu'une télévision locale pourrait vivre sans le moindre soutien des collectivités est illusoire.
00:46:58Et ce serait totalement méconnaître, évidemment, l'activité économique en région.
00:47:03Donc oui, nous avons conscience de la nécessaire mesure qui doit y avoir dans le soutien des collectivités publiques.
00:47:11Mais c'est néanmoins indispensable pour permettre à une télévision locale de couvrir l'actualité de manière juste vérifiée avec
00:47:20indépendance.
00:47:21Je tiens à rappeler que nos modèles sont mi-public, mi-privé.
00:47:25Puisque nous avons aussi développé un chiffre d'affaires privé qui est important dans les territoires.
00:47:30Nous travaillons avec les acteurs économiques locaux que nous connaissons, que nous voyons au quotidien et qui nous font confiance.
00:47:38Donc, en fait, nous sommes devenus de véritables acteurs de la vidéo locale.
00:47:42Nous pratiquons une diversification de l'offre qui est énorme aujourd'hui.
00:47:46Nous n'avons pas attendu, nous ne faisons pas que diffuser du spot de pub.
00:47:50Nous travaillons beaucoup la création de contenus de marques, la couverture d'événements.
00:47:55Nous allons jusqu'à louer nos studios, faire du média training.
00:47:58Nous sommes en fait des PME de territoire, si vous voulez, à l'échelle de ce tissu de PME français
00:48:04qui fait la richesse de notre pays.
00:48:07Une télévision locale, c'est une PME de son territoire et qui agit dans l'intérêt général, par contre.
00:48:16Une information supplémentaire, on nous demandait, mais comment peut-on faire pour, face à des sites d'information faux, des
00:48:26sites d'information locaux faux,
00:48:29reliser par exemple l'article de France Info d'il y a quelques mois, où il y avait à peu
00:48:33près 120, 130 sites d'information locaux faux,
00:48:38générés généralement de l'étranger, qui répétaient les codes d'information locale.
00:48:43Ça s'appelle parfois Direct Normandie, spécial Ardennes.
00:48:47C'est tout à fait innocent.
00:48:50On est un rempart possible contre ces sites d'information locale, tout simplement parce que nos chaînes existent depuis un
00:48:57certain temps
00:48:58et que nous avons obtenu, je crois, la confiance de notre population.
00:49:05Et je ne parle pas de téléspectateurs parce qu'ils peuvent nous regarder sur les réseaux sociaux, ils peuvent nous
00:49:09regarder sur notre site Internet, etc.
00:49:11Canal 32, petite télé locale de Troyes et de l'Aube, a 91% de taux de notoriété.
00:49:17Quand vous avez 91% de taux de notoriété, tout le monde vous ouvre la porte.
00:49:21Et ce que vous diffusez sur votre antenne ou en ligne a déjà une certaine confiance.
00:49:29Nous sommes le meilleur rempart contre ces sites d'information locaux fake,
00:49:34qui sont en train de se multiplier dans notre territoire de manière assez fourbe.
00:49:42La solution, elle est en nous d'une certaine manière.
00:49:44Mais on a besoin de passer un cap en ayant plus de visibilité,
00:49:49pouvoir être qualifié service d'information générale via la plateforme Locale Plus
00:49:56qui permet de rassembler sous un même drapeau l'ensemble des télévisions locales,
00:50:00de simplifier à la fois pour le distributeur comme pour le législateur
00:50:07ce label de service d'information générale pour les télévisions locales.
00:50:12Et nous avons besoin de l'État et nous avons besoin de l'État
00:50:16pour pouvoir passer un cap financier dans la restructuration du modèle économique
00:50:22tel que vous l'a expliqué Aurélie.
00:50:28Sur la TNT, aujourd'hui en effet vous constatez que l'audience s'est transférée
00:50:36vers les autres modes de réception.
00:50:40Donc en effet, c'est la question de la TNT qui reste le moyen le plus accessible,
00:50:46gratuit, pour l'ensemble des Français.
00:50:48Nous y restons très attachés.
00:50:51Toutefois, il faut savoir que la TNT génère pour l'ensemble des éditeurs
00:50:56des coûts de diffusion qui vont assez vite devenir insupportables pour nos structures.
00:51:01Donc il faut prendre ça en compte.
00:51:03Nous sommes des chefs d'entreprise et il y a un coût aujourd'hui technique de diffusion de la TNT
00:51:10qui devient très compliqué à assumer dans un contexte où l'audience s'est déplacée.
00:51:15Donc il faut savoir que, évidemment, c'est un sujet qui, comme je le sais pour les éditeurs nationaux,
00:51:22est aussi largement discuté dans notre secteur.
00:51:26Et nous en discutons par ailleurs, évidemment, beaucoup avec l'ARCOM.
00:51:37Je vais compléter les propos d'Aurélie Rousseau sur la TNT et sur le financement.
00:51:43Sur la TNT, aujourd'hui, 14% de la population n'a que ce moyen-là pour recevoir la télévision.
00:51:54Pour autant, les coûts d'accessibilité pour le téléspectateur qui sont supportés par les éditeurs de chaînes locales
00:52:04comme de chaînes nationales n'ont cessé d'augmenter.
00:52:08Et on nous parle d'ailleurs de passer en ultra HD 4K et on va encore nous trouver une haute
00:52:16définition supplémentaire
00:52:18aux signaux qu'on diffuse, mais pour un périmètre de population qui est de plus en plus faible.
00:52:23Ce qui fait que le coût par téléspectateur de transport du signal dans ces foyers-là
00:52:31devient intenable à la fois pour les chaînes locales, mais aussi pour les chaînes nationales.
00:52:35On n'est pas un cas particulier dans la problématique qui est posée.
00:52:41Là où il y a un véritable enjeu et on est prêt à y travailler, c'est que la TNT
00:52:47a une vertu,
00:52:48c'est qu'elle est gratuite et qu'elle est solide.
00:52:51Et ça, ce n'est pas les chaînes locales seules qui peuvent y travailler,
00:52:56mais nous sommes prêts à nous inscrire dans une démarche commune
00:53:02pour trouver des solutions, pour garantir l'accès à la télévision.
00:53:07Et ça, nous y répondons en partie avec la plateforme Local Plus,
00:53:13puisqu'elle est gratuite et ne demande pas d'inscription préalable pour y avoir accès.
00:53:19C'est déjà une première réponse.
00:53:21Ça ne règle pas tout parce qu'il faut avoir un accès à Internet et ça, ça a un coût.
00:53:26Ça, c'est la première chose.
00:53:28La deuxième sur le financement.
00:53:30Je vous rappelle qu'à l'origine des télévisions locales,
00:53:35c'est le législateur qui a décidé de permettre leur financement par les collectivités.
00:53:42Parce qu'au moment où la décision a été prise,
00:53:45il y avait déjà une conscience qu'il fallait bien trouver un modèle de financement hybride,
00:53:51semi-public, semi-privé, pour permettre leur mise en place.
00:53:56Les chaînes locales ne réalisent pas les audiences de TF1.
00:54:00Et on n'y prétend pas, sauf peut-être dans les territoires ultramarins
00:54:04où les chaînes locales atteignent des audiences de 12, 13 ou 14 points.
00:54:09Mais pour le reste, nous sommes des chaînes d'appoints au périmètre global.
00:54:16Et on est confronté à une problématique qui est de comparer les deux.
00:54:20Le marché publicitaire compare.
00:54:22Et c'est pour ça qu'on est en difficulté en permanence.
00:54:25C'est qu'on dit, vous faites combien d'audience ?
00:54:27Nous, sur notre territoire, on fait une audience solide,
00:54:30mais ramenée au périmètre national, évidemment, qu'il est beaucoup moins cohérent.
00:54:36Pour autant, quand les équipes de TVR sont sur le terrain à Rennes,
00:54:39tout le monde les connaît.
00:54:40Quand les équipes de Canal 32 sont sur le terrain à Troyes,
00:54:43tout le monde les connaît.
00:54:44Et tout le monde leur ouvre la porte.
00:54:46Ce qui n'est pas toujours le cas des autres chaînes de télévision,
00:54:51parce que nous avons une relation pérenne, construite,
00:54:55avec nos téléspectateurs et les habitants de nos territoires.
00:54:59Donc sur le financement, bien sûr que les collectivités voient leurs moyens d'engagement auprès de nous baisser.
00:55:09Et il n'y a aucune raison, et Aurélie et Fabrice vous l'ont dit,
00:55:14que nous ne soyons pas partie prenante de cette nécessité d'économie.
00:55:21Il n'y a pas de souci là-dessus.
00:55:22Et c'est bien pour ça que nous avons mis en place et développé nous-mêmes,
00:55:29sur nos formes propres, sur la base de la volonté de l'Arcom
00:55:33de voir une plateforme de diffusion commune des chaînes de télévision,
00:55:38le projet Local Plus.
00:55:40Vous avez évoqué tout à l'heure comment porter la vérification de nos contenus.
00:55:49La vérification de nos contenus, elle sera portée à travers cette plateforme
00:55:54via un watermarking de nos vidéos,
00:55:57qui est une norme qui s'appelle C2PA,
00:56:01qui est déjà adoptée par le service public et par France Télévisions,
00:56:06qui permettra d'avoir une vraie traçabilité.
00:56:10Mais je vais aller plus loin.
00:56:14Il y a une étude qui est parue hier,
00:56:16donc je n'ai pas eu le temps de la travailler en profondeur,
00:56:19mais c'est une étude anglaise sur les résultats de recherche de Tchad GPT
00:56:25quand tu lui poses des questions locales.
00:56:28Qu'est-ce qu'on constate ?
00:56:29que les médias qui sont en position opt-out
00:56:37par rapport au moteur de recherche d'IA
00:56:42sont exclus des réponses.
00:56:45Donc là aussi, via Local Plus,
00:56:49nous entendons adopter une position opt-in
00:56:54en l'organisant, en fournissant la totalité des datas nécessaires
00:57:00à l'interprétation par les moteurs de recherche IA
00:57:02des données que nous allons leur mettre à disposition
00:57:06puisqu'on sera en position opt-in
00:57:07et permettre ainsi à l'IA de fournir des réponses
00:57:13basées sur des médias vérifiés.
00:57:17Parce que le danger de la position opt-out,
00:57:19c'est de laisser la porte ouverte
00:57:21à tous ceux qui fournissent des fake news
00:57:25en opt-in, évidemment.
00:57:28Donc c'est une réponse aussi, là,
00:57:31par rapport à l'une de vos questions.
00:57:33Ça s'accompagne aussi, évidemment,
00:57:36de la capacité, de l'obligation,
00:57:40voire de la contrainte pour les industriels de l'IA
00:57:45de rémunérer les contenus qu'on met à leur disposition.
00:57:50parce que depuis l'arrivée, je schématise,
00:57:55d'Internet, en gros,
00:57:58tous les opérateurs industriels qui se sont inscrits
00:58:01dans la démarche n'ont fait que se servir gratuitement,
00:58:05sans vergogne, sans nous demander l'autorisation
00:58:07dans nos contenus et sans jamais les rémunérer
00:58:10ou alors à la marge.
00:58:11Et à la fin, ils ont surtout travaillé à détruire la valeur
00:58:15de ce que nous portions,
00:58:17parce que quand on parle,
00:58:20Fabrice en parlait tout à l'heure,
00:58:22de Val-de-Loire TV
00:58:24qui fait plusieurs centaines de millions de vues
00:58:27sur les réseaux sociaux
00:58:28et qui en retire une rémunération de 2500 euros,
00:58:32c'est pas que les réseaux sociaux
00:58:34ne veulent pas les payer,
00:58:35c'est qu'ils ont eux-mêmes fixé le montant.
00:58:38Et Rodolphe Bellemare le disait
00:58:40il n'y a encore pas si longtemps,
00:58:41quand YouTube vend de la pub,
00:58:43il la vend à un tarif
00:58:45qui est incohérent avec le marché
00:58:48pour une raison simple,
00:58:49c'est que YouTube n'assume pas les coûts de production.
00:58:52Il ne fait que reprendre des contenus produits par un tiers
00:58:55à qui il reverse une faible partie des revenus
00:59:00et empoche le reste.
00:59:02Et nous, nous continuons à produire,
00:59:05financer, tout à l'heure,
00:59:08vous nous parliez des rédactions
00:59:10et des moyens de production.
00:59:12Les rédactions et les moyens de production,
00:59:15ce sont nos chaînes,
00:59:16et plus largement,
00:59:18je ne veux pas exclure personne,
00:59:20ce sont les médias locaux
00:59:22et les médias nationaux qui les financent.
00:59:25Et ce sont ensuite des gens
00:59:26comme YouTube, Google ou d'autres,
00:59:29il ne faut exclure personne du périmètre.
00:59:32Il n'y en a pas un qui doit être oublié.
00:59:35qui profitent de notre travail
00:59:39et qui se rémunèrent grâce à notre travail
00:59:42en nous reversant une très faible partie
00:59:44du revenu qu'ils récupèrent.
00:59:46Donc là-dessus,
00:59:47il n'y a que grâce à votre intervention parlementaire
00:59:53qu'on pourra en sortir.
01:00:03C'est tout bon,
01:00:05vous avez pu partager l'ensemble des réponses
01:00:07que vous souhaitiez apporter à nos collègues.
01:00:09Écoutez, il ne nous reste plus qu'à vous remercier.
01:00:13On voit que le sujet est quand même extrêmement transversal
01:00:15parce que finalement,
01:00:16il fait écho à d'autres échanges
01:00:17qu'on a pu avoir ces derniers mois.
01:00:18Je pense notamment sur la question des faux médias,
01:00:21des fausses plateformes,
01:00:23à la table ronde qu'on avait pu avoir,
01:00:26à la double audition qu'on avait pu avoir du SGDSN
01:00:28sur la question des ingérences étrangères.
01:00:30On a eu aussi, pour ce qui est de la visibilité,
01:00:33un débat sur la découvrabilité
01:00:34quand on avait reçu le ministre de la Culture du Québec.
01:00:37On voit vraiment que les transformations qu'on a là
01:00:39sont assez systémiques
01:00:40et que finalement,
01:00:41on ne peut pas les prendre par une seule porte seulement,
01:00:42mais qu'elles méritent au moins une vision d'ensemble
01:00:45dont je ne doute pas que nous puissions discuter
01:00:47dans les mois qui viennent.
01:00:48Avant que l'on ne se quitte,
01:00:50je voudrais simplement rappeler à mes collègues
01:00:52que nous nous retrouvons la semaine prochaine
01:00:54à 9h30
01:00:55pour d'abord une table ronde
01:00:56sur les résultats 2026 de l'enquête PISA
01:00:59et ensuite la présentation du rapport
01:01:02de la mission d'évaluation de la loi
01:01:03du 21 décembre 2021
01:01:05créant la fonction de directrice
01:01:06sous-directeur d'école,
01:01:08présentation qui nous sera faite
01:01:09par les rapporteurs Roger Chudot et Bertrand Sors.
01:01:11Merci à tous et bonne journée.
01:01:45Sous-titrage Société Radio-Canada
01:01:48Sous-titrage Société Radio-Canada
01:01:52Sous-titrage Société Radio-Canada
01:01:55Merci à tous et bonne journée.