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Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement national, était invité sur le plateau de BFMTV, ce mercredi 23 septembre.
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00:00Merci d'être avec nous, dernière partie de l'émission au programme
00:03Carburant, menaces russes, Poutine, budget et impossible l'Union des droites.
00:08Beaucoup de sujets à évoquer avec vous.
00:10Bonsoir Jean-Philippe Tanguy.
00:11Bonsoir Madame Mabrou.
00:12Merci d'être avec nous, vous êtes député RN de la Somme,
00:14vice-président délégué du groupe à l'Assemblée.
00:17Le président Emmanuel Macron va donc s'exprimer demain à la télévision
00:21en partie sur la menace russe et l'intensification, dit-il, de la guerre hybride
00:25comme il l'avait précisé au sortir de la réunion à l'Elysée.
00:28Réunion à laquelle Jordan Bardella avait participé
00:31et l'ERN depuis semble avoir opéré un véritable changement avec un communiqué
00:36ou en tout cas une mise au point sur sa manière d'appréhender le danger russe.
00:40Pourquoi était-il nécessaire ce communiqué ?
00:43Parce qu'il y a des éléments qui sont donnés aux Françaises et aux Français
00:46qui les inquiètent légitimement et il faut prendre conscience de ces éléments
00:51qui sont des éléments objectifs.
00:53Il est important de ne pas laisser toutes vos parties du paysage politique
00:59faire croire qu'il n'y aurait que le président de la République et le gouvernement
01:03qui seraient préoccupés par les menaces qui peuvent frapper nos alliés européens
01:07ou nos intérêts.
01:08Vous savez que j'avais présidé une commission d'enquête sur les ingérences étrangères
01:12et dans l'avant-propos du président que j'avais signé,
01:15j'avais été très clair sur les menaces sur le numérique, sur la cybersécurité,
01:19sur les infiltrations et les ingérences étrangères venant de l'essai d'ailleurs.
01:23Pourquoi un nouveau communiqué ?
01:24On dirait que vous vouliez corriger une position qu'au sortir de l'Elysée.
01:27Vous allez trop rapidement parler seulement des carburants et pas de l'ordre du jour.
01:31Parce que ce sont des choses qui ne sont pas contradictoires.
01:33Claudine Berdella, à juste titre, a signifié qu'il manquait,
01:36lors de cette réunion, un intérêt pour les conséquences directes
01:41sur les Françaises et les Français, sur l'économie,
01:42à travers le prix des carburants, mais aussi, ce qui est moins dit, le prix du fioul.
01:46Vous savez que là, nous avons nos compatriotes, notamment dans les zones rurales,
01:50qui peuvent remplir leur cuve de 1 000, 2 000 euros de fioul.
01:53On parle de factures qui ont littéralement doublé.
01:56Il faut sortir beaucoup d'argent sur une période très restreinte.
01:58C'est parfois un mois de salaire entier pour remplir la cuve de fioul, le gaz,
02:02avec des augmentations de 5...
02:04Oui, et donc, c'est ce qui manquait à la Réunion.
02:06C'est ce qui manquait à votre argumentaire ou exposé, sortir de la Réunion.
02:13Parce que quand un communiqué aussi important arrive juste après,
02:18n'aurait-il pas fallu le dire tout de suite, au sortir d'une réunion,
02:20sur une telle menace ?
02:22Eh bien, nous comprenons ce qui a été dit par le Président,
02:24par les différents chefs de services et renseignements.
02:27Nous actons d'une menace importante.
02:28Pourquoi ce deux temps, cette valse à deux temps ?
02:31Sincèrement, moi qui suis à direction,
02:34auprès de Jordan et de Jordan Bardella partout de Marine Le Pen,
02:36on n'a pas eu du tout sentiment de deux temps.
02:38C'est juste que dans l'urgence, le message politique
02:40que Jordan Bardella et d'ailleurs Éric Ciotti voulaient faire passer,
02:43c'est que le Rassemblement National, lors de cette réunion avec l'UDR,
02:46étaient les seules forces politiques qui s'étaient préoccupées
02:48quand même des conséquences concrètes, une fois plus,
02:50sur le prix de l'énergie ou l'inflation par ailleurs.
02:53Et ensuite, nous avons rappelé une position qui est un rappel.
02:57Non, jamais le communiqué n'a été de cette nature-là,
03:00juste avant Jean-Criptangui.
03:02Franchement, vous regardez toutes les auditions
03:05que j'ai faites pendant la commission sur les ingérences
03:06et vous lisez mon avant-propos au rapport sur les ingérences,
03:09les délibérations, pardon, les discussions parlementaires
03:13autour de la loi ingérence qu'il y a eu ensuite,
03:14où le Rassemblement National avait la position la plus dure,
03:17notamment pour créer un délit d'ingérence.
03:18Je maintiens jamais Marine Le Pen, Jordan Bardella,
03:20n'avait qu'a signé un communiqué aussi,
03:23avec des termes comme ceux-là, utilisés contre la Russie.
03:25Donc, qu'est-ce qui s'est passé ?
03:26Avez-vous pris conscience au sortir de la Réunion ?
03:29Et c'est peut-être l'objectif de la gravité de la menace.
03:32Écoutez, sans doute, Jordan Bardella et Marine Le Pen
03:34ont échangé aussi ensuite.
03:36Marine Le Pen était en déplacement auprès des sinistrés,
03:39d'abord de la Gironde, des feux en Gironde,
03:41et ensuite de cette terrible tornade
03:43qui a, comment dire, détruit un village dans l'Aude.
03:47Ils ont sans doute échangé et estimé qu'il fallait,
03:50comment dire, rappeler aux Françaises et aux Français
03:53ce que le Rassemblement National est un parti national patriote
03:55qui, évidemment, défend toujours l'intérêt national
03:59et nos alliés, et qu'il est inadmissible
04:01qu'un autre pays, en l'occurrence le régime russe,
04:04s'attaque à des intérêts, voire menace des vies.
04:06Parce que c'est vrai que la différence qu'il y a eu
04:08dans les événements qui ont été rendus publics,
04:11c'est des attaques attribuées peut-être au régime russe
04:14contre des civils, et la volonté de faire des morts
04:16sur des infrastructures.
04:19Peut-être ?
04:20Heureusement, grâce à Dieu, il n'y a pas eu de morts.
04:23Donc je ne vais pas faire, je ne suis pas en train de minimiser la menace.
04:26Il n'y a pas eu de morts.
04:27Il faut quand même se féliciter qu'il n'y ait pas eu de morts.
04:29Et tant mieux, parce qu'il y aurait eu un avant et un après.
04:31Mais êtes-vous tous sur la même longueur d'onde
04:33pour appréhender cette menace ?
04:35Vous avez cité tout à l'heure votre partenaire Éric Ciotti,
04:37interrogé ici même Jean-Philippe Tanguy sur BFM TV.
04:41Lorsque la question lui a été posée sur cette réunion,
04:43lui, il a parlé d'une forme de diversion du président.
04:48Il a affirmé que c'était une opération de diversion
04:50et qu'il n'y avait pas grand-chose de neuf sous le soleil.
04:52Il a tort ?
04:53Non, il n'a pas tort.
04:55C'est toujours un peu l'impression avec M. Macron depuis 2022
04:58qu'à partir de faits réels, de tragédies réelles,
05:01d'agressions réelles, de menaces réelles,
05:03il se donne un rôle ou veut, comment dire,
05:06inquiéter les Françaises et les Français
05:07dans des menaces qu'il ne contrôle pas lui-même.
05:10Mais la menace est grave ou elle ne l'est pas ?
05:11La menace est grave ou il y a une diversion ?
05:13Mais la diversion, c'est quoi, Mme Mabrouk ?
05:15C'est très simplement, prenez la cybersécurité,
05:17les cyber-rançonnages, les attaques
05:19sur un certain nombre de serveurs,
05:20sur un certain nombre de services publics.
05:22Certains sont attribués, certains ne le sont pas.
05:24Peut-être que les enquêtes montreront un certain nombre d'attaques
05:26qui, pour le moment, ne sont pas attribuées à la Russie
05:28ou à ses proxys,
05:30qui pourraient l'être, M. Macron, alerte depuis 2022,
05:33parce que les attaques ont commencé en marge
05:35de l'agression de l'Ukraine.
05:36Que n'ont-ils fait, Mme Mabrouk,
05:37pour protéger notre sécurité ?
05:40Ils m'ont menti, d'ailleurs, sur ce plateau,
05:41je vous avais révélé que un certain nombre de services de l'État
05:44avaient menti aux députés en disant
05:46que la sécurité est au maximum,
05:48et puis ça a été acquis.
05:48Je crois que vous pouvez reprocher beaucoup de choses
05:50au président français,
05:51mais pas d'alerter sur la situation
05:53et sur la menace russe
05:54et sur l'intensification de la guerre hybride
05:56depuis longtemps.
05:57Si je ne l'ai pas été clair,
05:58je vais clarifier mon propos.
05:59Je ne lui reproche pas d'alerter.
06:00Je lui reproche d'alerter de ne rien faire.
06:02Son rôle de président, ce n'est pas d'alerter.
06:04C'est-à-dire que les différents chefs de renseignement
06:06que Jordan Bardella a vus dans cette réunion
06:08avec les autres chefs de parti,
06:09et le chef d'État-major,
06:10parce que ce sont eux qui sont en commande,
06:12n'ont pas reçu les instructions
06:13pour protéger notre pays ?
06:15En tout cas, sur ce qui concerne la cybersécurité
06:17et la protection de nos hôpitaux,
06:19de nos services publics,
06:20du fisc et d'un certain nombre d'autres services,
06:23de personnalités politiques,
06:24je rappelle que le compte de Marine Le Pen,
06:26le compte Twitter de Marine Le Pen,
06:27pour le moment,
06:28c'est la seule personnalité politique majeure
06:29qui a été piratée
06:30avec un message qui s'apparentait
06:32quand même à un piratage
06:33venant d'intérêts étrangers.
06:35Je ne pense pas que vous soyez
06:36la première cible des Russes
06:37pour le dire ainsi.
06:38Je pense que vous avez tort.
06:39C'est-à-dire ?
06:40Vous avez peut-être des informations ?
06:41Oui, le Rassemblement National
06:43a été régulièrement victime
06:44d'un gérant étrangère.
06:46Je vous rappelle que pendant
06:48la campagne de 2022,
06:49mon compte et un certain nombre
06:50d'autres comptes avaient été piratés.
06:52Je l'avais signalé avec d'autres
06:53à l'époque au secrétaire général
06:56à la Défense Nationale.
06:57J'attends toujours un retour.
06:59Je l'avais interrogé
06:59lors de la commission d'enquête.
07:00Il ne m'a jamais répondu.
07:01On ne sait toujours pas
07:02ce qui s'est passé
07:02et qui avait piraté nos comptes
07:04pendant la campagne présidentielle.
07:05Le compte de Marine Le Pen
07:06a été piraté.
07:07Nous avons agi
07:09pour le signaler
07:09auprès des autorités.
07:10Sauf erreur de ma part,
07:11nous n'avons aucune...
07:12Mais vous n'êtes pas
07:13les premières victimes
07:14de l'ingérence russe en France.
07:15Nous sommes victimes
07:16d'ingérences étrangères.
07:17Étrangères, mais pas russes
07:18en l'occurrence.
07:18Mais pourquoi est-ce que
07:19nous n'avons pas de retour ?
07:20Bien sûr qu'il faut condamner
07:21toutes les formes d'ingérence russe.
07:22Mais qui l'a condamné ?
07:23Madame Mabrouk, excusez-moi.
07:25Vous n'êtes pas la première cible
07:26du Kremlin.
07:26En tout cas, dans les forces politiques
07:28aujourd'hui, je suis désolé,
07:29je ne vois pas
07:30quelle autre force politique
07:37Marine Le Pen, en tant que femme d'État,
07:39n'a pas voulu
07:39en faire une affaire politicienne.
07:41En pensant sans doute,
07:42elle a juste raison
07:43puisque c'est une femme honnête,
07:45que les oppositions
07:46et les services de l'État
07:47s'en emparaient.
07:48Le compte Twitter
07:49de la principale
07:51de la chef de l'opposition
07:52qui, aujourd'hui,
07:53dans tous les sondages,
07:53est en tête des élections,
07:54a été piraté.
07:55C'est la seule.
07:57Qui a réagi ?
07:58Personne.
07:59Qui nous a porté son soutien ?
08:00Personne.
08:01Est-ce que ça fait la lune
08:02des journaux et des antennes ?
08:03Non.
08:04M. Attal dit,
08:06et sans doute c'est vrai,
08:07je ne le remets pas en cause,
08:08a été victime
08:08d'ingérences d'origine russe
08:10que personne n'a vues,
08:12ça fait la lune des journaux.
08:13Donc vous avez d'un côté
08:14un compte qui a été piraté.
08:15C'est-à-dire que vous estimez
08:15que la manipulation
08:17n'a pas généré beaucoup de...
08:18Tant mieux, je m'en félicite.
08:19Voilà.
08:19Je m'en félicite.
08:20C'est mieux, dans ce cas-là,
08:21que la désinformation n'est pas réussie.
08:22Vous savez très bien,
08:22Mme Abreu,
08:23que c'est ma position
08:23puisque ma position,
08:24depuis que j'ai présidé
08:25la commission d'enquête
08:26sur les ingérences étrangères,
08:27est de saluer
08:29le travail notamment
08:30des journalistes.
08:30Oui, M. Tanguy,
08:31vous êtes sorti furibard
08:33de cette commission.
08:34Oui, mais furibard
08:35contre les macronistes...
08:36Contre ses conclusions.
08:36Contre les macronistes
08:37qui font de la politique politicienne,
08:39mais pas contre les services
08:39de l'État, en l'occurrence,
08:40qui protègent la démocratie
08:42et pas contre les journalistes
08:43puisque j'ai dit publiquement
08:44à nombreuses reprises,
08:46notamment avec votre collègue
08:46Apolline de Malherbe
08:48qui m'a interrogé
08:48à nombreuses reprises
08:49sur les risques
08:50d'ingérence politique.
08:51Je ne parle pas
08:51des cyber-ençonnages
08:52et des cyber-attaques politiques
08:53en disant que les journalistes
08:55protégeaient bien
08:56la démocratie française
08:57puisque notre système médiatique
09:00identifie très clairement
09:01les fausses informations,
09:03le signal aux Français
09:04et ça n'a pas d'emprise.
09:05On devrait s'en féliciter.
09:06Et je remarque
09:07que c'est le Rassemblement National
09:08qui, soit disant,
09:09est un parti contre la démocratie,
09:10contre les institutions,
09:11c'est n'importe quoi,
09:12qui est le seul à féliciter.
09:13Non, non, mais c'est bizarre
09:14que vous ne vouliez pas
09:15qu'on finisse là-dessus
09:16parce que c'est quand même important
09:17de dire que les journalistes
09:18en France font leur métier
09:19parce que toute la journée
09:19on vous touche dessus.
09:20Dieu sait que parfois
09:21on n'est pas d'accord,
09:22mais moi je tiens à dire
09:23qu'aujourd'hui,
09:23le système médiatique français
09:25protège notre démocratie
09:26contre les ingérences
09:27et l'intelligence
09:28des Françaises et des Français
09:29et leur éducation
09:29et leur culture générale.
09:30sur un communiqué
09:31qui est arrivé il y a quelques jours
09:32et certains de vos adversaires
09:34vous reprochent toujours
09:36une forme de bienveillance
09:39à l'égard du Kremlin et de Poutine.
09:41Est-ce que ce n'est pas aussi
09:42le fait de certains membres
09:43de votre parti,
09:44Jean-Philippe Tanguay,
09:45qui ne sont pas encore au clair
09:46sur ce sujet ?
09:47Non, je pense que c'est
09:48beaucoup de mauvaise foi,
09:49c'est beaucoup d'attaques
09:50au lieu de parler du fond,
09:51comme je le dis souvent,
09:52qui préfère les baffons
09:53et c'est très grave
09:54parce que quand vous attaquez
09:55le principal parti d'opposition
09:57en l'accusant d'être en fait
09:59un parti sous influence étrangère,
10:00soit vous avez des preuves concrètes
10:02de cette accusation
10:02et il doit y avoir
10:03des poursuites judiciaires,
10:04soit c'est du baratin.
10:05Or c'est du baratin,
10:06je vous rappelle que Marine Le Pen
10:07a témoigné sous serment
10:08lors de cette commission d'enquête
10:09et que je n'ai pas présidé,
10:10je me suis déporté
10:11de ma présidence à ce moment-là.
10:13Elle avait été accusée
10:14d'avoir menti
10:14soit disant qu'il va y avoir
10:15des poursuites,
10:15ça fait trois ans,
10:16il n'y a jamais eu de poursuites
10:17parce qu'elle n'a pas menti,
10:18elle a dit la vérité.
10:19Je ne parle pas cela,
10:20je parle de certains autres membres
10:21du Rassemblement National
10:22comme M. Thierry Mariani
10:23qui n'est absolument pas
10:24sur votre ligne.
10:25Il le dit, il l'écrit.
10:26Mais M. Mariani,
10:27ce qu'on lui reproche...
10:28Il est toujours membre
10:29du Rassemblement National.
10:29Les faits qui lui sont reprochés
10:30par rapport à un certain nombre
10:31de visites,
10:32c'est à 95%
10:33quand il était membre de l'UMP.
10:34Bon, là, bon,
10:35donc tout ça...
10:36Là, il écrit aujourd'hui,
10:37il n'est pas membre de l'UMP.
10:39Parce que moi,
10:39je ne vois pas ce qu'il écrit
10:40parce que je suis...
10:40Jamais vu une telle propagande
10:41pour nous persuader
10:42que la guerre est inévitable
10:43et que Macron est un vrai chef.
10:44Ainsi, on ne parle plus
10:45de la dette, du coût de la vie,
10:46de la situation de la France
10:47dont Macron est le vrai responsable.
10:49L'opération de diversion suicidaire.
10:50Ça, c'est compatible
10:51avec ce qu'a dit Eric Ciotti.
10:52Ce n'est pas orthogonal
10:53de la position
10:55qu'ont pris Marine Le Pen
10:57et Jordan Bardella.
10:58Il peut y avoir d'un côté
10:59des menaces réelles.
11:00Ce n'est pas pour ça
11:00qu'on est à l'aube d'une guerre
11:02et que la...
11:03Comment dire ?
11:04Heureusement, d'ailleurs,
11:05on peut tous l'espérer
11:05qu'on n'est pas à l'aube
11:06d'une guerre
11:06avec une puissance nucléaire.
11:08Mais ce sont des choses
11:09totalement différentes.
11:10En tous les cas,
11:11certains espéraient
11:12avec une telle gravité
11:13de la menace
11:13qu'il y aurait une forme
11:14d'unanimité,
11:14voire d'unité nationale.
11:15Ce n'est pas le cas.
11:17Et notamment sur l'aide à l'Ukraine.
11:19Avant-hier,
11:20il y a quelque chose
11:20sur ce même plateau,
11:21un candidat que vous connaissez bien
11:23pour l'avoir accompagné
11:24il y a quelque temps,
11:24Nicolas Dupont-Aignan,
11:26affirmait qu'il fallait
11:27totalement arrêter
11:28l'aide à l'Ukraine.
11:29Et aujourd'hui,
11:29quelle est votre position ?
11:30Faut-il cette aide
11:31la prolonger,
11:33la recalibrer,
11:34la diminuer,
11:35l'interroger ?
11:36Comme l'a dit Marine Le Pen,
11:37elle doit correspondre
11:37à des besoins
11:38et des intérêts
11:40qui sont l'intérêt
11:41de la France et des Français
11:42et l'aide qu'on va apporter
11:43concrètement à l'Ukraine
11:44par des moyens défensifs,
11:46par des moyens,
11:46le cas échéant,
11:47financiers,
11:47par des moyens humanitaires,
11:48par des moyens matériels,
11:49des formations,
11:50tout un tas de moyens,
11:51mais qui doivent rester
11:52sur le contrôle de la France.
11:53Là où il y a une ligne rouge,
11:55évidemment,
11:55du Rassemblement national,
11:56c'est quand,
11:57à travers la Commission européenne,
11:59un certain nombre d'intérêts
12:00veulent embarquer la France
12:01au nom du soutien à l'Ukraine
12:02qui, en l'occurrence,
12:02est un soutien dévoyé
12:03dans une nouvelle forme
12:05de fédéralisme
12:06et à travers la menace
12:09géopolitique,
12:09créer un État fédéral
12:11qui n'est pas la volonté
12:12des Français.
12:12Mais la France souveraine,
12:15quand elle décide
12:16de cette aide,
12:17si vous êtes au pouvoir,
12:18elle la recalibre,
12:19elle la diminue,
12:20elle la maintient,
12:20elle l'amplifie ?
12:21Elle la calibre
12:22à la position de la France,
12:24c'est-à-dire que
12:25c'est l'aide de la France.
12:25Non, mais c'est très simple.
12:26Vous savez,
12:27moi je suis un souverainiste
12:28vieille école,
12:28un gaulliste.
12:29Il faut que la France
12:31ait l'aide
12:31qu'on a souverainement décidée
12:32et pas une aide
12:34dans laquelle on est embarqué
12:35à travers Mme Vidal-Arienne.
12:36Donc j'interroge
12:36cette aide souverainement décidée,
12:38quelle serait-elle ?
12:39Si vous êtes au pouvoir,
12:40vous aurez à décider.
12:41Nous n'avons jamais,
12:42et Marine Le Pen l'a rappelé,
12:43demandé de diminution
12:44de l'aide actuelle,
12:45de l'enveloppe globale
12:47de l'aide.
12:47Elle sera maintenue ?
12:47Oui.
12:48Donc rien ne change en fait.
12:50Vous ou Emmanuel Macron,
12:50dans la préparation du programme,
12:52puisque vous savez
12:52qu'on prépare
12:52les arbitrages financiers,
12:54Marine Le Pen
12:55n'a passé à nos équipes
12:56aucune commande
12:56de diminution de cette aide.
13:00Ce qu'elle a été très claire
13:01sur une antenne concurrente
13:02l'autre soir,
13:03que le peuple ukrainien
13:05avait été courageux.
13:05C'est un peuple patriote.
13:06Donc en tant que patriote,
13:07évidemment,
13:07on soutient un effort patriotique
13:09pour défendre
13:09son propre territoire,
13:10pour défendre évidemment
13:11des familles qui ont été attaquées,
13:12des civils innocents
13:13qui ont perdu la vie
13:14dans des territoires
13:15de souveraineté de l'Ukraine.
13:17Donc nous sommes extrêmement clairs.
13:19Et Louis Aliot,
13:19le premier, vous savez,
13:20d'ailleurs à l'époque,
13:21a pris un risque personnel
13:22parce que personne ne savait
13:23comment ça allait évoluer à l'époque.
13:24Malgré tout,
13:25c'est lui-même qui avait dit
13:25qu'il fallait couper
13:26le robinet à l'Ukraine.
13:28Oui, vous êtes
13:29une excellente journaliste
13:30et vous avez posé
13:30une excellente question
13:31et M. Aliot l'a dit lui-même.
13:33Il est reparti sur la question
13:34que vous avez posée.
13:35Mais d'ailleurs,
13:36l'expression couper le robinet,
13:38c'est reprendre le contrôle.
13:39C'est en fait ne plus être embarqué
13:41dans des versements automatiques.
13:42Quand on apporte
13:43plusieurs milliards,
13:44chaque année 6 milliards
13:44selon le monde,
13:45en moyenne,
13:46à l'Ukraine,
13:46ça doit être sous contrôle français
13:47et je pense que tout le monde
13:48devrait être d'accord avec ça.
13:49La question qui doit être posée aussi,
13:51je me permettrai Mme Mabrouk
13:52quand même de le souligner,
13:53c'est que l'Ukraine
13:54ne peut pas être utilisée
13:55si on prend au sérieux
13:57et qu'on respecte
13:57le combat des Ukrainiens
13:58comme un motif politicien
14:00pour élargir l'Union européenne
14:02contre la volonté des Français.
14:03Qui le fait ?
14:04Notamment M. Attal, par exemple.
14:07Parfois M. Macron,
14:08pas toujours.
14:08Comme un motif politicien
14:10pour étendre l'OTAN
14:11à l'Ukraine
14:12contre sans doute
14:12la volonté des Français
14:14ou par exemple
14:15pour donner des avantages
14:17économiques ou agricoles
14:18à un certain nombre
14:19d'oligarques ukrainiens
14:20qui ne sont pas
14:21le peuple ukrainien.
14:22Je veux dire que
14:22si on associait
14:23le peuple français
14:24à un certain nombre d'oligarques
14:25et d'intérêts financiers
14:26d'oligarques français,
14:27je ne suis pas sûr
14:27que le peuple français
14:28s'identifierait à ces oligarques.
14:29Donc pour les Ukrainiens,
14:30c'est pareil.
14:31Et quand on voit
14:31que nos agriculteurs
14:32sur les œufs,
14:33sur la volaille,
14:33sur le blé,
14:34sur la betterave sucrière
14:35sont directement concurrencés
14:37par des productions injustes
14:39au nom, soit disant,
14:40d'une solidité
14:41dévoyée avec l'Ukraine,
14:42c'est très grave
14:43parce que nos agriculteurs
14:43et vous le savez
14:44puisque je sais à quel point
14:45sans ironie
14:46vous aimez notre pays
14:47et que vous êtes attentifs
14:48à la France du travail
14:49sont dans une très grande difficulté
14:52et envisagent
14:53cette concurrence déloyale
14:55de l'Ukraine
14:55comme un couteau dans le dos
14:56parce qu'on peut être soutien
14:58de l'Ukraine
14:59sans ruiner nos agriculteurs
15:00et si on ne peut même pas
15:01avoir ce débat
15:01avec des adversaires politiques,
15:03c'est grave.
15:04Parlons de cette France du travail
15:05justement
15:05et c'est cette France
15:06qui n'arrive pas
15:07tout simplement
15:08à aller travailler aujourd'hui
15:09parfois même
15:10elle s'auto-confine
15:12de manière
15:12sur le plan énergétique
15:14compte tenu
15:15de la flambée
15:16des carburants
15:17mais c'est aussi lié
15:17à la situation
15:18en partie
15:19je dis bien
15:20géopolitique
15:21c'est une question large
15:22mais on se demande aussi
15:23vous au pouvoir
15:25alors est-ce que
15:26comment vous faites
15:27pour peser davantage
15:28pour débloquer
15:29les fameux détroits
15:30d'Hormuz
15:30de Babel-Mandeb ?
15:32Est-ce que vous estimez
15:32aujourd'hui que la France
15:33qu'Emmanuel Macron
15:34que la diplomatie française
15:35fait son maximum pour cela ?
15:37Non
15:37parce que malheureusement
15:38Emmanuel Macron
15:39par les positions
15:40qu'il prend depuis 10 ans
15:42cet alignement
15:42quasi systématique
15:44sur les intérêts américains
15:45et sur l'Union Européenne
15:46fait que la voix de la France
15:47n'est plus écoutée
15:48comme elle l'était
15:48du temps que Jacques Chirac
15:49donc il faut renouer
15:50Il y a une affriction
15:51sur la ligne quand même
15:52avec Donald Trump
15:53Ça dépend
15:53il peut y avoir
15:54quelques fritures
15:55et puis à la fin
15:55Emmanuel Macron
15:55C'est quand même lui
15:56qui à la fin
15:57a la clé pour ouvrir
15:58pour le détroit
15:59Bien sûr
16:00Mais personne ne prétend
16:01que ce n'est pas lui
16:01qui a la clé
16:02mais fort est-ce qu'on tâtait
16:04que la voix de la France
16:04n'est plus attendue
16:05Du temps de Jacques Chirac
16:06l'Iran était attentif
16:07à ce que disait la France
16:08et les Etats-Unis
16:09étaient attentifs
16:09à ce que disait la France
16:10Aujourd'hui
16:11fort est-ce qu'on tâtait
16:12je le dis
16:12avec mon cœur saigne
16:14puisque moi j'aimerais
16:15que la voix de la France
16:15soit entendue
16:16d'une manière libre
16:17et différente
16:18elle est quasiment
16:19intégralement alignée
16:21sur les intérêts
16:22Vous au pouvoir
16:24qu'est-ce que vous faites
16:24face aux humeurs
16:25de M. Trump
16:26extrêmement changeantes
16:27et aux occasions
16:28de M. Poutine
16:28extrêmement brutales
16:29Il est évident
16:30qu'il faut reconstruire
16:31et ça prendra un certain temps
16:32une diplomatie française
16:33indépendante
16:34qui défend ses intérêts
16:34qui fait entendre sa voix
16:35et qui prouve
16:36que la France est fidèle
16:37à elle-même
16:38et pas fidèle
16:38à je ne sais quelle alliance
16:40qui devient une forme
16:41d'impérium
16:41sur nos propres intérêts
16:43Madame Vordelayen
16:43s'accapare de plus en plus
16:44il paraît
16:45j'ai entendu
16:46qu'elle aurait aussi le projet
16:47de se faire sa propre force
16:48de renseignement
16:49à quel moment
16:49les Françaises et les Français
16:50et les peuples européens
16:51ont délégué à Mme Vordelayen
16:53présidente de la Commission européenne
16:55la possibilité
16:56de se faire son propre
16:56service de renseignement
16:57c'est n'importe quoi
16:58et d'ailleurs vous savez très bien
16:59pour parler de ces sujets régulièrement
17:01que nombre
17:02au-delà de la France
17:03beaucoup de chefs de gouvernement
17:04sont mécontents
17:05de la latitude
17:06que s'est attribuée
17:07Mme Vordelayen
17:07pour se présenter
17:09comme une chef d'État
17:09qu'elle n'est pas
17:10Mme Vordelayen
17:11devrait être la secrétaire
17:12la porte-serviette
17:13et la grappe-papier
17:15des chefs d'État européens
17:16elle ne devrait pas
17:17Vous êtes le premier à savoir
17:18que tous les pouvoirs
17:19que vous attribuez
17:20à Mme Vordelayen
17:21ce sont autant de pouvoirs
17:22qui ont été transférés
17:23par différents pays
17:24différentes nations
17:25Non, non
17:25elle abuse beaucoup
17:26d'ailleurs
17:27c'était une vieille doctrine
17:29des années 90
17:30des fédéralistes
17:30c'était de ne pas assumer
17:32c'était la doctrine
17:34comment il s'appelait
17:35excusez-moi
17:35j'ai un trou de mémoire
17:36la vieille doctrine
17:38qui disait
17:38qu'il ne fallait pas
17:39assumer les transferts
17:40il fallait les faire
17:41dans le dos des gens
17:41et profiter des crises
17:42pour se transférer des pouvoirs
17:43que la Commission
17:44ne s'était pas donné
17:45Mais ce n'est pas de la faute
17:46de Mme Ursula
17:47van der Yen
17:48ce n'est pas de la faute
17:49uniquement en tous les cas
17:50de l'Union Européenne
17:52si nous nous trouvons
17:53dans cette situation
17:55y compris face
17:56à la flambée des carburants
17:57vous avez estimé
17:58que les annonces
17:58les mesures du gouvernement
17:59étaient insuffisantes
18:01là encore
18:01quand la caisse est cramée
18:03quand les marges de manœuvre
18:04sont réduites
18:04quand les poches sont vides
18:05quand pour le gâteau
18:06il ne reste plus que les miettes
18:07qu'est-ce qu'on se partage ?
18:08C'est très simple
18:09il y a 1600 milliards
18:10de dépenses publiques
18:11baisser les taxes
18:12et 1% des dépenses publiques
18:13donc si l'Etat
18:14au bout de 10 ans
18:14n'est pas capable
18:15de faire 1% d'économie
18:16effectivement on peut fermer
18:17la boutique
18:17il est évident que la France
18:18avec 56 à 57% du PIB
18:21dans la dépense publique
18:22peut faire un régime
18:24de dépenses
18:25des économies
18:26mais vous voyez
18:27ce qui est consternant
18:28avec ce qu'a annoncé
18:28M. Lecornu
18:29ce n'est pas la personne
18:30comment dire
18:31finalement
18:31il gère
18:34la queue de comète
18:35du macronisme
18:37il n'a plus de marge de manœuvre
18:38il annonce
18:3960 milliards d'économies
18:40et en fait
18:41quand la poussière
18:4150 milliards
18:4354 c'est déjà pas mal
18:45vous avez raison
18:46vous pouvez aller plus loin
18:46vous avez raison
18:4754 milliards d'économies
18:48excusez-moi
18:48je me suis un peu emballé
18:4954 milliards d'économies
18:50et quand la poussière
18:51de la com est à terre
18:53on découvre que c'est
18:54zéro économie
18:55et 9 milliards d'impôts
18:56donc si vous voulez
18:57le fait qu'en 3 jours
18:57on nous annonce
18:5854 milliards d'économies
18:59et que ça finisse
19:00sans zéro économie
19:00et 9 milliards d'impôts
19:01on se moque
19:02des françaises
19:03et des français
19:03et votre responsabilité
19:04Jean-Philippe Tanguy
19:05pardonnez-moi
19:05est-ce qu'on n'est pas
19:06en train de payer cash
19:07la facture du gel
19:08de la réforme des retraites
19:09mais pas du tout
19:09c'est 300 millions d'euros
19:10ah oui
19:11on n'en est plus là
19:12300 millions d'euros
19:13le gel de la réforme des retraites
19:14bien sûr
19:14vous pouvez vérifier
19:15c'est entre 300
19:15si je suis honnête
19:16entre 300 et 600 millions d'euros
19:18ils ne sont pas capables
19:18de la qualifier
19:19alors pourquoi
19:19tous les autres pays européens
19:20qui ont mené ces réformes
19:21on m'a dit
19:22oui
19:22on nous a expliqué
19:24oui vous vous rendez compte
19:24monsieur Tanguy
19:25les trois ministres
19:26qui se sont réunis
19:26pour m'expliquer
19:27que c'était scandaleux
19:28qu'à cause
19:29je le cite bien
19:29du vieillissement de la population
19:30il y avait un trou de 23 milliards
19:33dans la sécurité sociale
19:34et j'aurais dit
19:35mais la réforme borne
19:36au mieux
19:36si elle avait été appliquée
19:37depuis que vous êtes revenus
19:38en 2022
19:39elle aurait rapporté 3 milliards
19:40donc il manque 20
19:41donc il manque 20
19:42donc en fait
19:43même les macronistes
19:43reconnaissent que leur nullité
19:45les conduit au mieux
19:46à un trou de 20 milliards d'euros
19:47je ne sais pas ce qu'il s'était
19:47dans ce bureau
19:48mais enfin on peut comparer
19:49par rapport aux autres pays européens
19:50et s'étonner
19:51pourquoi l'Italie
19:52l'Espagne
19:52l'Allemagne
19:53pourquoi ont-ils des marges
19:54de manœuvre
19:54quand on n'en va pas
19:55quand on voit la différence
19:56on voit qu'ils ont fait
19:57des réformes structurelles
19:58notamment la réforme des retraites
20:00et pas nous
20:00mais chacun peut faire
20:01souverainement
20:02les réformes structurelles
20:02qu'ils veulent
20:03mais en France
20:04il y a des dizaines
20:05et des dizaines
20:05de réformes structurelles
20:06à faire
20:06sur le millefeuille territorial
20:07sur les normes
20:08sur les alliances
20:09sur la formation professionnelle
20:09vous savez bien
20:09qu'il y a la mer des réformes
20:10sur les arrêts maladies
20:11non c'est pas la mer des réformes
20:12ah bon la réforme des retraites
20:13n'est pas la mer des réformes
20:14dans notre pays
20:14pas du tout
20:15c'est la bouc émissaire
20:16des réformes peut-être
20:17c'est-à-dire qu'on ne parle
20:18que de la réforme des retraites
20:19matin, midi et soir
20:20donc je vous dis
20:20même si on avait fait
20:21la réforme borne
20:22on aurait 3 milliards
20:23en théorie
20:233 milliards de déficit
20:25en moins
20:25bon bah on en aurait
20:26encore combien de déficit
20:27on en aurait encore
20:27150 milliards
20:28dont 20 sur la sécurité sociale
20:30donc tout ça n'est pas sérieux
20:31tout ça sert à maquiller
20:34à cacher le fait
20:34qu'ils n'ont pas fait d'économie
20:35qu'ils sont incapables
20:36de faire des économies
20:37qu'un certain nombre
20:38de clientèles d'Emmanuel Macron
20:40d'anciens ministres
20:41d'anciens députés battus
20:42d'anciens machin chose
20:43sont tous recasés
20:44dans des agences
20:45grassement payées
20:46qu'on ne peut pas supprimer
20:47parce que ça
20:47touche pas au Grisby
20:49il faut garder les amis
20:50et tout ça est absolument
20:51lamentable et consternant
20:53et tout le monde doit faire
20:54des efforts
20:54sauf les macronistes
20:55donc on va commencer
20:56d'abord par les macronistes
20:57et moi je vous propose
20:58de commencer
20:59dans 8 mois
21:006 mois pardon maintenant
21:01par tous les virés
21:02ça soulagera
21:04et ça permettra
21:05la renaissance
21:05les élections
21:08il faut que ce soit
21:09un moment de clarification
21:09et que ceux qui ont ruiné
21:11la France
21:12dégagent
21:12Clarification
21:13on vous pose la question
21:14très souvent
21:15mais sur les retraites
21:16c'est une question
21:16très simple
21:17est-ce que vous diriez
21:18comme Jordan Bardella
21:19sur l'âge de départ
21:21que ça ne veut rien dire
21:22je vous propose
21:22d'écouter le président
21:23du Rassemblement National
21:24à ce sujet
21:26l'âge légal
21:27ne veut rien dire
21:27dans la mesure
21:28où le système français
21:30est basé sur deux critères
21:31l'âge légal
21:32qui est une sécurité
21:33qui ouvre vos droits
21:34à la retraite
21:34et une durée de cotisation
21:36tous les candidats
21:37à l'élection présidentielle
21:38qui viennent vous dire
21:39on va repousser
21:40l'âge de départ
21:40à la retraite
21:41souvent de manière
21:42très injuste
21:42d'un an ou deux
21:43non seulement
21:44beaucoup de français
21:45le vivent comme une injustice
21:46mais ça ne réglera pas
21:47le fond du problème
21:48le fond du problème
21:49c'est qu'il n'y a pas
21:49assez de cotisants
21:50il n'y a pas assez
21:51de gens qui travaillent
21:53en un mot
21:54l'âge légal de départ
21:55ne veut rien dire
21:56mais Jordan Bardella
21:57parle d'or
21:57c'est-à-dire qu'effectivement
21:58ce qui permet
21:59le financement du système
22:00c'est le nombre
22:00de trimestres cotisés
22:02or ce que
22:03ce n'est pas ma question
22:04mais si c'est ce qu'il dit
22:05il dit que l'âge légal
22:07quelle est votre question
22:08je suis désolé
22:09est-ce que l'âge de départ
22:10est quelque chose
22:11qui ne veut plus rien dire
22:12pour le financement
22:13de la réforme des retraites
22:14ça ne veut pas dire grand chose
22:14parce que si vous
22:15vous pouvez déplacer
22:17l'âge de départ
22:17à x ou y année
22:19si vous ne nous assurez pas
22:20que les gens cotisent
22:22le nombre de trimestres
22:22nécessaires au financement
22:23tout ça c'est du pipeau
22:24et c'est pour ça que
22:26depuis 20 ans
22:27les réformes des retraites
22:28n'ont jamais rétabli les comptes
22:29en fait
22:30on fait payer
22:31aux classes populaires
22:32par le décalage de l'âge
22:33toujours plus de trimestres
22:34à payer
22:35et un certain nombre
22:36de gens
22:37qui devraient peut-être
22:37travailler un peu plus
22:38ne le font pas
22:39et ne payent pas leur trimestre
22:40et la différence aujourd'hui
22:41entre les trimestres
22:43validés en théorie
22:44et se vraiment cotiser
22:45économiquement
22:46avec de l'argent
22:47qui a été versé
22:47est considérable
22:48et ça crée beaucoup
22:49d'injustice
22:50donc Jordan Bardella
22:51a raison
22:52le critère
22:54des trimestres cotisés
22:55pour l'équilibre
22:56du système des retraites
22:57est plus important que l'âge
22:58il n'a pas parfaitement raison
22:59je m'étonne
22:59depuis le début de cet entretien
23:00vous n'avez pas de mots
23:01assez durs pour les macronistes
23:03et pourtant vous allez
23:05sauver le soldat
23:05le cornu
23:06non mais c'est pas
23:07c'est pas le soldat
23:08le cornu
23:09il n'y aura pas de censure
23:10c'est acquis désormais
23:11non ce n'est pas du tout acquis
23:12ah non
23:13vous dites ce soir
23:14que ce n'est pas acquis
23:15qu'il n'y ait pas
23:16une censure
23:17pas du tout
23:17même pas le texte
23:18Marine Le Pen a dit
23:19qu'il vaut mieux
23:19un mauvais budget
23:20et donc ?
23:22mais c'est pas pour ça
23:23qu'on ne va pas être attentif
23:24à ce qu'on nous propose
23:25c'est pas un blanc
23:26le spectre de la censure
23:28elle plane toujours
23:29sur la tête de monsieur le cornu
23:30mais bien sûr
23:31ce qu'a dit Marine Le Pen
23:32c'est que déjà
23:33on refusait toujours
23:34les censures préalables
23:36quelles sont ses conditions ?
23:37Madame Mabouc
23:37première condition
23:38nous sommes au bord
23:39d'une crise obligataire
23:40à titre personnel
23:41je me demande
23:42si on n'est pas déjà dedans
23:44et que
23:45comment dire
23:45en fait
23:46la situation de la France
23:46est déjà très préoccupante
23:47on est au bord
23:48de ce qu'on appelle
23:48l'effet boule de neige
23:49qu'est-ce que c'est
23:49que l'effet boule de neige ?
23:50c'est quand les taux d'intérêt
23:52souvent s'emballent
23:53et que vous avez
23:53une forte dette
23:55vous devez vous endetter
23:56pour rembourser
23:57la hausse
23:57de la charge d'intérêt
23:59c'est-à-dire que
23:59le phénomène s'emballe
24:00et comme une boule de neige
24:01ça part complètement
24:02dans le décor
24:02donc
24:03s'il y a une censure
24:04je vais en dire
24:05gratuite
24:06qui ne serait pas justifiée
24:07par la raison
24:07parce que la situation
24:08est pire
24:08ça pourrait emballer
24:10cet effet boule de neige
24:11mais il peut y avoir
24:11une censure justifiée
24:12alors si je vous comprends bien
24:13si ça aggrave
24:14encore plus les comptes
24:15il y a quand même
24:15un fait important
24:16qui s'est déroulé
24:17vendredi dernier
24:17le lendemain de la présentation
24:19d'un certain nombre
24:19de pistes
24:20par monsieur Lecornu
24:21les fameux 54 milliards
24:22que dans mon enthousiaste
24:23j'avais appelé 60
24:25c'est
24:26que les marchés
24:27ont très mal réagi
24:27ils ont sanctionné
24:29la présentation
24:29par monsieur Lecornu
24:30de ce mauvais budget
24:31très mensonger
24:32et encore aujourd'hui
24:33les taux ont encore augmenté
24:35je crois qu'on est
24:35à plus de 4,6
24:38donc c'est dramatique
24:39donc vous voyez bien
24:40que le but
24:41comment dire
24:42d'une solution
24:43d'intérêt général
24:44ce serait de refroidir
24:45les marchés
24:45pourquoi ?
24:46quand les taux
24:48augmentent d'un point
24:48est-ce qu'une censure
24:50qui est une opération
24:50et une décision brûlante
24:52dans un chaudron politique
24:54qui est à son maximum
24:56est-ce que ça permet
24:57de refroidir
24:57la situation des marchés ?
24:59mais il faut que
25:00monsieur Lecornu
25:00nous présente un budget
25:01donc vous lui demandez
25:02de vous tendre la main
25:03parce qu'il tend surtout
25:04la main aux socialistes
25:04mais il tend la main
25:05aux françaises
25:05c'est l'intérêt général
25:06dans son courrier
25:08qu'il nous a envoyé
25:09à la fin du mois d'août
25:10monsieur Lecornu
25:11a appelé à l'intérêt général
25:12il ne vous a pas échappé
25:13qu'il a surtout envoyé
25:13un dernier courrier aux socialistes
25:15et qu'il tend la main
25:16surtout aux socialistes
25:16c'est sûr que s'il espère
25:17là vous avez raison
25:19c'est sûr que si dans son esprit
25:21il a tendu la main aux socialistes
25:22pour espérer faire des économies
25:23et pas augmenter les impôts
25:24il s'est trompé d'interlocuteur
25:25et Boris Vallaud
25:26il y a quelques minutes
25:27avant vous avait dit
25:28non non
25:28pour moi c'est une porte
25:29c'est une fin de non recevoir
25:31il n'y a rien dans ce budget
25:32tout va abîmer le pays
25:34donc si les socialistes
25:35peut-être que les socialistes
25:36ont vu le budget
25:37cette copie n'a pas été déposée
25:38nous ce qu'on vous dit
25:39c'est que les socialistes
25:40qui les dernières
25:41ont voté n'importe quoi
25:42pour s'en faire un bon coup
25:43et que les françaises
25:44et les français
25:44leur reconnaissent très ce bon coup
25:45n'ont pas progressé
25:46parce que les françaises
25:47et les français
25:47je le pense
25:48en tout cas c'est ce qu'on voit
25:48n'ont pas été dupes
25:50des petites manœuvres
25:51des socialistes
25:52qui ont juste conduit
25:52à augmenter les impôts
25:53et à pas du tout
25:53rétablir les comptes
25:54parce que je vous rappelle
25:55qu'on nous avait promis
25:56un déficit de 5
25:56on sait maintenant
25:57qu'il va être à 5-4
25:59donc c'est n'importe quoi
26:00et que si les socialistes
26:01sont pas capables de comprendre
26:02que s'il y a une crise obligataire
26:04c'est les françaises
26:05et les français qui vont payer
26:05c'est pas monsieur Lecornu
26:07c'est pas monsieur Vallaud
26:08et c'est pas monsieur Tanguy
26:08c'est les contribuables
26:09c'est les travailleurs
26:10c'est les retraités
26:11qui vont payer
26:11la crise obligataire
26:12si comment dire
26:14on n'a pas la capacité
26:15si les français font
26:16un autre choix
26:16que la Macronie
26:17l'année prochaine
26:17de pouvoir voter
26:18très rapidement
26:19le contre-budget
26:20du Rassemblement National
26:21s'ils nous font l'honneur
26:22de confier le pouvoir
26:23à Marine Le Pen
26:23et bien ce sera
26:24des mois de perdus
26:25et des mois qui coûtent très cher
26:26donc on verra
26:27mais en tout cas
26:28vous allez juger sur pièce
26:29et sur place
26:29mais bien sûr
26:29mais c'est essentiel
26:30vous parlez
26:31d'ailleurs
26:32d'une manière plus générale
26:33vous êtes un responsable
26:34politique aguerri
26:35aujourd'hui
26:36quand vous prononcez
26:37une phrase
26:37évidemment
26:39vous pensez à cette phrase
26:40quand c'est un discours
26:41il est écrit
26:42il est préparé
26:42ah non non
26:43je suis quelqu'un
26:44qui écrit très peu
26:45ces discours
26:45c'est ce qui explique
26:46peut-être plus que
26:47ce dérapage
26:47et cette polémique
26:48énorme qui vous entoure
26:50vous avez déjà réagi
26:52on va voir l'extrait
26:53pour ceux qui n'ont pas
26:54j'espère que c'est le vrai
26:55extrait pas le faux
26:56c'est l'extrait
26:57il est vrai de quelques secondes
26:58où vous dites
26:59cette fameuse phrase
27:00oui le travail rend libre
27:01c'est dommage
27:02parce qu'il y a un avant
27:02un après
27:03là vous allez prendre
27:05l'extrait des insoumis
27:06écoutons-le
27:07écoutons-le
27:09ils ont s'abordé
27:11ils ont saboté
27:13l'outil de travail
27:14des Français
27:14et pourquoi ?
27:15car oui
27:16le travail rend libre
27:18un salaire digne
27:19rend libre
27:20des droits sociaux
27:21durement acquis
27:22par le travail
27:23rend libre
27:24vous avez vu
27:25on a pris l'entièreté
27:26de la phrase
27:26donc il n'y a pas de problème
27:28la formule
27:29tout le monde a compris
27:30renvoie en allemand
27:31tout le monde n'a pas compris
27:31est-ce qu'il est inscrite
27:32d'inscrire l'entrée du temps d'Auschwitz ?
27:32non excusez-moi
27:33moi je vais vous dire
27:34ce qui s'est passé
27:34je le fais passer
27:35moi j'improvise un discours
27:36d'à peu près 30 minutes
27:37parce que je sens la salle
27:39je sens les militants
27:40et j'estime qu'il y a
27:41une grande demande
27:42sur la reconnaissance du travail
27:43la méritocratie
27:44la France des propriétaires
27:45c'est pas ce qui vous est reproché
27:46Jean-Philippe Tanguy
27:47bien sûr
27:47c'est comment vous pouvez prononcer
27:49cette phrase
27:49même consciemment
27:51quand vous la formulez
27:53je n'imagine pas
27:53que vous vous rendez pas compte
27:54vous imaginez mal
27:55parce qu'il n'y a aucun moment
27:56où j'ai pensé à mal
27:57la presse qui était dans cette salle
27:59il y avait au moins
28:00trois médias locaux
28:00ils ont fait des articles
28:01sur le discours
28:02personne n'a pensé à ça
28:03c'est un esprit tordu
28:05à savoir un insoumis
28:06qui cherchant le mal partout
28:08est allé resserrer cette phrase
28:10l'isolant de son contexte
28:11complètement
28:11c'est n'importe quoi
28:12monsieur Sarkozy
28:13avait fait campagne
28:14exactement en ayant
28:15la même phrase que moi
28:16dans les sujets de philo
28:17c'est un sujet de philo récurrent
28:19il n'a pas repris cette phrase là
28:21le travail rend libre
28:22oui
28:22ainsi
28:23donc on peut retrouver
28:24dans un des discours
28:25ça tourne sur les réseaux sociaux
28:26de Nicolas Sarkozy
28:27c'est repris
28:28dans des sujets de philo
28:29tout ça n'a aucun sens
28:30et vous voyez le sens
28:31je suis en train de parler
28:32de la France des propriétaires
28:33des bons salaires
28:34des acquis sociaux
28:35de la résistance
28:36et on vient
28:36me chercher à mal
28:38donc moi
28:38le seul regret que j'ai
28:40c'est que cette phrase
28:41étant isolée
28:42et mal utilisée
28:43a pu faire de la peine
28:44à des familles
28:45qui ont connu
28:46dans leur sang
28:47et dans leur histoire
28:48perse familiale
28:49la tragédie
28:50et la barbarie du nazisme
28:51évidemment ça peut toujours
28:52leur rappeler des choses
28:52épouvantables
28:53à eux je m'en excuse
28:54parce que ça peut rappeler
28:55évidemment cette histoire
28:56tragique
28:56par contre
28:57à tous ceux qui manipulent
28:59volontairement pour me salir
29:00font une gnomini
29:01alors qu'ils savent très bien
29:02qu'il n'a rien à voir avec ça
29:02et que le propos n'a rien à voir avec ça
29:15écoutez-moi
29:15pour dire
29:16pour me salir
29:16et me relier
29:17à la pire barbarie
29:18qui existait sur cette terre
29:19donc ça me met une cible
29:21sur le dos
29:21pour d'une manière générale
29:22et vous savez que c'est vrai
29:23parce qu'on se connaît
29:24pendant un certain nombre d'années
29:25je suis régulièrement victime
29:26de menaces de mort
29:28de menaces de viol
29:28de menaces de violence
29:29dans un certain nombre de groupes
29:31et qualifier quelqu'un
29:32publiquement
29:32lui mettre une cible de nazi
29:33dans ça il faut le condamner
29:34sans aucune ambiguïté
29:36ils le font sciemment
29:37voilà ils le font sciemment
29:38ils savent très bien ce qu'ils font
29:39ils n'en ont rien à faire
29:40de l'aide des conséquences
29:41c'est arrivé dans d'autres pays
29:43de mettre sur un certain nombre
29:44de responsables politiques
29:45de les nazifier
29:45une fois que vous nazifiez
29:47une personne
29:47vous lui mettez une cible
29:48sur la tête
29:49et potentiellement
29:50une victime de violences
29:51c'est scandaleux
29:52et je dois quand même noter
29:53que dans l'essentiel
29:54la quasi-totalité
29:56du personnel politique
29:57et je les salue
29:58je les remercie
29:58a été digne
29:59et ne m'a pas attaqué
30:00sous la ceinture
30:00parce qu'ils me connaissent
30:01que 90% des médias
30:03se sont bien comportés
30:04et que malheureusement
30:0510% des gens
30:06pour essayer
30:07de mettre le débat
30:10dans le caniveau
30:11ont essayé de me salir
30:13bon moi à titre personnel
30:14ça ne m'atteint pas
30:16mais je pense à ma famille
30:17je pense à des gens
30:17qui m'apprécient
30:18et qui se sentent
30:19effectivement
30:20qui trouvent ça inadmissible
30:22Jean-Philippe Tanguy
30:22la question
30:23avez-vous perdu vos nerfs
30:24parce que vous avez eu
30:24un échange
30:25que je n'ose même pas
30:27retranscrire à l'écran
30:28avec madame Nathalie Loiseau
30:30qui effectivement
30:31elle est allée
30:32sur le procès
30:32en nazification
30:34vous lui avez répondu
30:35il y a eu un échange
30:36voilà
30:38j'oserais qualifier
30:39comment vous le qualifiez
30:40cet échange
30:41est-ce qu'il est à la hauteur
30:42aujourd'hui
30:42de responsable politique
30:43et de personnes
30:44qui se projettent
30:45aujourd'hui
30:47comme Nathalie Loiseau
30:48qui sait très bien
30:48qu'elle ment
30:49et qu'elle raconte
30:50n'importe quoi
30:50parce qu'elle se sent
30:51très coupable
30:52parce que dans sa jeunesse
30:53elle a été membre
30:53d'une organisation
30:54d'extrême droite
30:55ce qui n'est pas mon cas
30:56n'a jamais été mon cas
30:57vient dire
30:58que je lui donne
30:59envie de vomir
31:00je ne lui tends pas
31:00l'autre joue
31:01je lui réponds
31:02sur le même ton
31:02et si Mme Loiseau
31:03n'est pas contente
31:04elle n'a qu'à retirer
31:05son tweet
31:05et si Mme Loiseau
31:08présente ses excuses
31:08évidemment à mon tour
31:09je crois que ce n'est pas
31:10la tonalité prise
31:11que répondez-vous
31:11plus largement
31:12à ceux qui aujourd'hui
31:14commencent à tirer
31:15la sonnette d'alarme
31:16compte tenu des sondages
31:17compte tenu de
31:18votre position aujourd'hui
31:19par rapport à l'élection
31:21présidentielle
31:22je pense notamment
31:23à Éric Dupond-Moretti
31:24et Roselyne Bachelot
31:25écoutez-les
31:25et vous allez réagir
31:26juste après
31:29est en réalité
31:30une entreprise
31:30de dissimulation
31:31je vais vous donner
31:32un exemple
31:33très précis
31:33allez-y
31:34après les législatives
31:36on a quelques
31:38affidés
31:39du Front National
31:40que l'on voit
31:42avec une casquette
31:44de la Wehrmacht
31:45alors là
31:47tout le monde
31:47s'émeut
31:47évidemment
31:48et puis
31:48ça fait les brebis galeuses
31:49oui
31:50et alors
31:51les autorités
31:52les autres autorités
31:53du Front National
31:54disent
31:54écoutez
31:54tout ça
31:55c'est accidentel
31:56c'est la faute
31:57d'Emmanuel Macron
31:58parce qu'on n'a pas eu
31:59le temps de se préparer
31:59alors évidemment
32:00il y a quelques brebis galeuses
32:01mais on va s'en séparer
32:03alors moi je suis allé voir
32:04après
32:05après les législatives
32:06il y a eu les municipales
32:08et j'ai trouvé
32:09120
32:11prétendants
32:12aux municipales
32:14certifiés
32:14conformes
32:15par le Front National
32:16qui tiennent
32:17des propos
32:18complotistes
32:19homophobes
32:20antisémites
32:23racistes
32:23enfin tout ce que vous voulez
32:24une horreur absolue
32:26que lui répondez-vous ?
32:28il raconte n'importe quoi
32:29il fait des généralités
32:30il ne donne pas d'exemples concrets
32:32tout ça est grotesque
32:33je n'ai pas de leçon à tirer
32:35de monsieur Dupond-Moretti
32:36qui se faisait payer en liquide
32:37par la mafia
32:39pour faire le procès
32:40vous pouvez valider
32:41c'est une sacrée accusation
32:42c'est pas une accusation
32:43c'est factuel
32:43il se faisait payer en liquide
32:44par ses clients
32:46du milieu
32:47pour les défendre
32:48dans les procès
32:48donc aucune leçon
32:50de morale à recevoir
32:51cet individu
32:52qui par ailleurs
32:52a une vulgarité
32:54avec les femmes
32:54absolument épouvantable
32:56et madame Bachelot
32:57je ne voulais pas donner
32:58d'extrait
32:58mais j'imagine
32:59que c'était du même ton
33:01qui a pour seul bilan
33:02le fait d'avoir ruiné
33:02l'hôpital public
33:03et commandé des vaccins
33:04qu'on finit à la poubelle
33:05et par contre
33:06c'est les français
33:06qui ont payé la facture
33:07donc d'ailleurs
33:08vous désinguez à tout va
33:10moi j'en ai ras-le-bol
33:11si vous voulez
33:12de leçon
33:12de monsieur Dupont
33:13je vous sens très énervé
33:14ce soir
33:15on est en pleine campagne
33:16il y a des oppositions politiques
33:18je ne suis pas énervé
33:19dans le sens où
33:20je ne maîtrise pas
33:20ce que je dis
33:21madame Mabrouk
33:21je réagis avec fermeté
33:23au fait
33:23qu'on m'a sali
33:25que je suis descendant
33:27de résistants
33:27qu'on me traite de nazi
33:29que tout le monde
33:29s'en fiche
33:31visiblement
33:32alors que tout le monde
33:33sait que c'est faux
33:33sauf si vous pensez
33:34que je suis un nazi
33:34madame Mabrouk
33:35mais si vous pensez
33:36que je suis un nazi
33:36vous m'invitez régulièrement
33:38depuis quelques années
33:39c'est un peu dommage
33:40donc le fait
33:40si vous voulez
33:41qu'on puisse partir
33:42comme quelque chose
33:44de probable
33:44de possible
33:45de me nazifier
33:46alors que c'est scandaleux
33:47et que c'est honteux
33:48et que moi
33:49je ne me suis jamais meulé
33:49à ce genre de comportement
33:50que quand des adversaires politiques
33:52sont salis
33:53je les défends par principe
33:54que quand des journalistes
33:56ou des personnalités politiques
33:57des personnalités publiques
33:58sont salies
33:58je les défends par principe
33:59et je constate
34:00que quand ça concerne
34:01le Rassemblement National
34:02tout le monde s'en fiche
34:03je suis régulièrement victime
34:05de menaces physiques
34:06je vais se faire quand même remarquer
34:07que je suis
34:08finalement
34:08tout le monde s'en fout aussi
34:09un des rares en politique
34:10avoir été agressé au couteau
34:12que j'ai déjà eu
34:12une lame dans l'aine
34:13et une lame dans la paupière
34:14que ça n'a jamais intéressé personne
34:16que la justice a classé cette affaire
34:18et vous vous êtes expliqué
34:19sur cet extrait
34:19non non je ne vais pas m'expliquer
34:20j'étais victime
34:21que je n'ai jamais reçu le soutien
34:22d'aucune personnalité politique
34:24sur l'agression que j'avais subie
34:25toutes ces violences sont à condamner
34:26non non non
34:27quand Marine Le Pen se fait insulter
34:28fuck Marine Le Pen
34:30tout le monde s'en fiche
34:31il n'y a aucune solidarité
34:32de personnes
34:36que quand ma collègue Elménaché
34:37de confession juive
34:38se fait injurier
34:39parce que les juifs
34:40tout le monde s'en fout
34:40il faut condamner
34:41toutes les formes de violence
34:42les insultes et les agressions
34:44Jean-Philippe Tanguy
34:44ça devrait l'être
34:45merci en tous les cas
34:46quand ça concerne le Rassemblement National
34:48toutes les salissures sont possibles
34:50mais ne vous inquiétez pas
34:51on ne baisse pas la tête
34:52mais on ne tend pas l'autre joue
34:53et je vous remercie
34:53de m'avoir laissé fin
34:54merci d'avoir répondu
34:55à nos questions
34:55Jean-Philippe Tanguy
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