00:00L'air des pros, Pascal Praud.
00:02Nous avions annoncé que la campagne éditorale serait très rude,
00:06et la campagne des médias, manifestement, le sera aussi.
00:09France Inter, Persénaire.
00:11France Inter, Persénaire et l'Arcom devrait intervenir.
00:13L'édito que vous allez entendre est d'une violence inouïe.
00:16C'est M. Cohen qui a consacré ce matin quelques lignes sur ma personne.
00:21Il a d'ailleurs cité des passages où je parlais de Teddy Riner et de Kylian Mbappé.
00:27Vous les entendrez, je pense qu'il n'y a rien à redire, d'ailleurs, sur ce que j'ai
00:30dit à ce moment-là.
00:31Et je signe des deux mains sur ce que j'ai pu dire.
00:35Et l'interprétation qu'il fait des propos est évidemment fausse,
00:38et témoigne de gens qui perdent leur nerf et qui ont basculé dans l'irrationnel et dans la violence.
00:44Je vous propose d'écouter Patrick Cohen ce matin.
00:46C'est une radio de service public, c'est payé par nos impôts.
00:49Et c'est ce que vous allez entendre, et à la fois scandaleux et honteux.
00:53Je remercie néanmoins Vincent Herouet qui était avec nous ce matin,
00:56n'a qu'à travailler longtemps sur le service public,
00:59à une époque où sans doute le service public était respectable,
01:03ce qui n'est plus le cas de France Inter aujourd'hui avec ce que j'ai entendu ce matin.
01:06Écoutez-moi, M. Cohen.
01:08Heureusement, la parole anti-RN est permise, mais l'exercice n'est plus sans risque.
01:13Quel que soit votre degré de notoriété, et encore plus, si vous êtes une star,
01:18vous deviendrez instantanément un sujet de plateau pour CNews et Europe 1.
01:22Pas pour débattre de vos craintes ou de vos arguments,
01:24non, vous serez invariablement moqué, dénigré, dévalué.
01:28Kylian Mbappé a été l'un des premiers à en faire les frais,
01:31il y a deux ans, quand il avait alerté sur la montée, selon lui, catastrophique, du Rassemblement National.
01:37Pour qui se prend Mbappé, est une interrogation que j'entends ici ou là.
01:41L'équipe de France ne peut pas être prise en otage par deux ou trois meneurs
01:45qui crachent sur leurs concitoyens.
01:47Pascal Praud sur CNews en juillet 2024,
01:50et Kylian Mbappé cible ces derniers jours d'un nouveau déferlement de haine
01:53pour son refus de porter entièrement un t-shirt de soutien aux habitants de Ceuta.
01:57De même qu'un autre de nos grands sportifs,
01:59le judoka Teddy Riner,
02:01qui a eu le malheur d'exprimer son angoisse face à la progression de l'extrême droite.
02:05Teddy Riner ne craint pas l'insécurité, la dette, l'islamisme, non.
02:09Ce qui fait le flipper, comme il dit,
02:11ce n'est pas non plus l'antisémitisme rampant de la France insoumise
02:15ou le bilan cataclysmique de son grand ami Emmanuel Macron, non.
02:19Ce qui le fait flipper, c'est l'extrême droite.
02:21Face à la charge, Teddy Riner n'a pas tremblé.
02:24Le droit de s'exprimer appartient à chaque citoyen,
02:26a-t-il répondu à la tête d'affiche de CNews.
02:29Mais Pascal Praud, depuis, a passé encore un cran
02:32en annonçant hier, après avoir épinglé l'actrice Adèle Exarchopoulos,
02:37l'humoriste Paul Birambel et le journaliste Jean-Michel Apathy,
02:40qu'il fera chaque matin désormais un point
02:42sur les personnalités publiques mobilisées contre le RN.
02:46Pour les dissuader ?
02:46Naturellement.
02:47Tout le monde n'a pas les épaules de Riner ou Mbappé.
02:49Voir son nom s'afficher parfois pendant des heures sur les bandeaux de CNews,
02:54c'est l'assurance ensuite de torrents d'insultes déversés sur les réseaux.
02:57Ces campagnes de dénigrement conduites par ces héros autoproclamés
03:01de la liberté d'expression n'ont effectivement qu'un but.
03:04Harceler, terroriser, réduire au silence.
03:06C'est à la fois ridicule, parce que chacun sait que ces appels anti-RN
03:09n'ont que peu d'effet sur les électeurs.
03:11Ridicule et terrifiant.
03:13Les médias Bollorais ne se contentent plus de promouvoir ouvertement
03:15les partis d'extrême droite, ils en sont le bras armés.
03:19Ils organisent l'intimidation de leurs contempteurs.
03:22Du jamais vu en France, y a-t-il encore une autorité de régulation dans la salle ?
03:26Enfin, autre révélation de cette séquence.
03:28Pascal Praud endosse la marotte historique de l'extrême droite.
03:31Il dresse des listes.
03:32Il façonne un ennemi commun en désignant les mauvais citoyens.
03:36Les listes ont toujours servi à polariser la société
03:38en opposant un vrai peuple, supposé à des minorités,
03:42des opposants politiques ou des journalistes,
03:43avant de déboucher sur des politiques d'épuration ou de répression.
03:47Dernière remarque, cette dérive alarmante nous rappelle
03:51pour quelles raisons la loi interdit, normalement,
03:54l'existence de médias d'opinion, opinion sans s à la fin,
03:57et pourquoi la loi est censée rendre impossible
04:00ce qui est en train de s'installer.
04:02Je les juge, évidemment, les autres.
04:05Après, c'est de diatribe.
04:07– Encore, il manque quelque chose, il manque le lancement.
04:10La question de lancement, c'est
04:11est-il encore possible de critiquer l'ERN ?
04:14Moi, ce que j'observe, c'est que quiconque veut obtenir
04:16le triple T dans Télérama doit critiquer l'ERN,
04:19c'est partie des figures obligées.
04:20Quiconque veut le ballon d'or doit critiquer l'ERN.
04:23Quiconque veut se faire accepter de ce petit milieu médiatico-culturel
04:27doit critiquer l'ERN, c'est le contraire.
04:29Et puis, l'épuration, les mots ont un sens, quand même.
04:33Le bras armé de l'extrême droite.
04:35Mais en effet, il dit, mais que fait l'ARCOM contre CNews à Europe 1 ?
04:39On a envie de lui retourner la question.
04:41Je trouve ça scandaleux.
04:43Je trouve que ça ne tombe même pas seulement sous la juridiction de l'ARCOM,
04:47mais sous la juridiction tout court.
04:48Il y a des propos infamants, diffamatoires,
04:51dont il devrait répondre devant la justice.
04:54– Maître, est-ce que ces propos sont susceptibles
04:58d'être condamnés par un tribunal ?
05:00Je ne crois pas, d'ailleurs.
05:01– Non, non, parce qu'on serait dans la liberté d'expression
05:03et dans l'information, l'intérêt général.
05:06Maintenant, ce qui est quand même particulièrement critiquable,
05:11voire honteux, c'est que vous disiez qu'on vous cible,
05:15on vous met une cible dans le dos, c'est la vérité, en fait.
05:18C'est que moi, je serais inquiet, quand même,
05:20parce que ça va de plus en plus loin.
05:22Je vous signale que l'Obs, vous avez fait une double page,
05:25plus une couverture, ça va de plus en plus loin.
05:28Qu'est-ce qu'ils veulent ?
05:30En sortant de chez vous ?
05:31– Oui, la réponse est oui, c'est ça qu'ils veulent.
05:34– Moi, quand même, surtout, venant de gens
05:37qui ne sont pas tout à fait propres, quand même.
05:40Par rapport à ce qui s'est passé dans un café, je le rappelle,
05:43par rapport à ce qui se passe, par rapport à M. Sapin,
05:46je trouve que quand on n'est pas très propre,
05:50quand même, on a l'humilité de se taire.
05:53– Mais c'est justement pour ça qu'ils le font,
05:55pour allumer ce qu'on appelle un contre-feu,
05:57après l'histoire, il y a besoin de passer à autre chose,
06:02et finalement…
06:02– La meilleure défense, c'est l'attaque, c'est assez classique.
06:06Mais ce qui est drôle, d'ailleurs, c'est que les deux passages
06:09tédirinaires, effectivement, j'ai souligné que, pour lui,
06:12le plus important n'est pas la France, etc.
06:16Quoi, n'est pas la France, les problèmes que rencontre la France, etc.
06:19Il n'y a rien à redire sur ce que dit,
06:21de la même manière qu'il y a Némbappé,
06:22et les capitaines de l'équipe de France,
06:23ce n'est pas lui de…
06:24D'ailleurs, il ne parlera plus.
06:26En fait, le président de la Fédération française de football
06:29est sur la même position que moi,
06:30puisqu'on a demandé aux joueurs de l'équipe de France
06:33de plus s'exprimer, en tant que capitaine.
06:37Donc, ce qu'il avait dit aujourd'hui,
06:39il ne pourrait plus le redire,
06:40parce qu'on ne lui permet plus à Kylian Némbappé de le redire.
06:43C'était ça, ma position.
06:45C'était de dire, attention, vous êtes capitaine de l'équipe de France,
06:47vous parlez au nom de tous les Français,
06:48vous n'avez pas à parler contre le RN.
06:50Donc, ce qu'il dit, il se trompe.
06:52– Paul Mirabel hier n'avait pas envie de répondre.
06:55– Comment ?
06:55– Paul Mirabel hier n'avait pas envie de répondre.
06:57– Mais c'est ce que vous disiez d'ailleurs.
06:59– Il est humoriste.
06:59– Parce qu'il vous reproche de ne pas aller sur le terrain des arguments.
07:02Encore faudrait-il qu'il y ait des arguments.
07:03– Dans les extraits qu'on a diffusés ces dernières heures,
07:05il n'y a pas d'argument.
07:06– Mais c'est tout ce qu'on a dit.
07:08– Non mais c'est tout ce qu'on a dit.
07:10Il dit torrent de haine, dénigré, tout ça est fou.
07:13– Mais d'ailleurs, il éructe l'anathème,
07:16mais il n'y a pas le début d'un argument.
07:18Mais je vous dis, France Inter perd ses nerfs.
07:22Ils sont très ennuyés.
07:23– Mais c'est avec notre âge.
07:24– Ce qu'ils viennent de vivre depuis,
07:27vous ne vous rendez pas compte de ce qu'ils ont vécu depuis un an,
07:29entre effectivement l'affaire Thomas Legrand,
07:31l'affaire Cohen,
07:32l'affaire Charles Aloncle
07:35qui a mis en évidence ce qui se passe à France Inter.
07:38– Et il y a l'affaire Aloncle qui va sortir.
07:39– Voilà, l'affaire Sapin qui arrive là.
07:42C'est quand même une antenne,
07:44tout le monde a compris,
07:45c'est la France Insoumise.
07:48France Inter, c'est la France Insoumise.
07:50– Ils sont sur Radio Nova.
07:51S'ils allaient sur Radio Nova,
07:53je n'y verrais pas d'inconvénients,
07:54je n'y verrais pas d'inconvénients sur le fond.
07:56Mais là, c'est avec l'argent public.
07:57– En tout cas, moi j'ai Benjamin Duhamel régulièrement au téléphone.
08:00Il m'invite tous les matins.
08:02Il m'a dit, si tu veux venir, tu passes, etc.
08:04Alors je ne sais pas si l'invitation est toujours valable,
08:06mais je vais y aller.
08:08Je vais y aller à France Inter.
08:10Je vais répondre, moi.
08:11Il n'y a pas de souci.
08:13S'ils m'invitent.
08:13– Mais vous devriez.
08:14– S'ils m'invitent, bien sûr.
08:16Enfin, peut-être qu'ils ne voudront plus,
08:18après ce qui a été dit ce matin, je ne sais pas.
08:21– Attention, il y a des grèves qui se déclenchent pour moi.
08:23– Ah ben il est possible qu'il y ait de la grève,
08:24mais je viendrai tout seul,
08:26je n'ai pas besoin de sécurité pour aller à France Inter.
08:29Bon, alors pour vous dire...
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