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  • il y a 26 minutes
Moselle Info du mardi 22 septembre 2026

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News
Transcription
00:03Générique
00:10Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue sur Moselle TV.
00:13Ici, une partie de la réponse à la crise énergétique se trouvait en Moselle.
00:18La Française de l'énergie demande à Emmanuel Macron d'autoriser l'exploitation du gaz de couche à Folchvillers.
00:24Dans une lettre adressée au chef de l'État, l'entreprise assure qu'elle pourrait produire du gaz avant la
00:29fin de l'hiver si elle obtient le feu vert.
00:32L'énergie, c'est aussi une question de pouvoir d'achat. Les prix des carburants n'ont jamais été aussi
00:37élevés.
00:37Bonsoir Emma Facchetti.
00:38Bonsoir. Et oui, 2,37 euros, c'est le prix du gazole ce mardi.
00:42Alors face à cette flambée des prix, on fait le tour des solutions et des aides mises en place pour
00:47limiter la facture.
00:48C'est l'objet de votre chronique dans quelques instants.
00:50Ils auront le privilège de donner de la voix lundi prochain devant Léon XIV.
00:55Les chœurs et les instrumentistes de l'Opéra de Metz participeront donc à la venue du pape lundi prochain.
01:01Nous les avons suivis lors d'une répétition.
01:04Comment se portent nos forêts après un été marqué par la sécheresse et les épisodes caniculaires ?
01:10C'est le sujet qu'on abordera aujourd'hui avec notre invité Damien Galland,
01:14directeur de l'Agence territoriale de l'Office National des Forêts de Metz.
01:18Bonsoir.
01:19Bonsoir.
01:23Je vous le disais, en titre, la Française de l'énergie passe à l'offensive.
01:27Elle a écrit à Emmanuel Macron pour lui demander d'autoriser l'exploitation du gaz de couche en Moselle-Est.
01:32Cela couvrirait à terme 5% de notre consommation nationale.
01:36Les précisions de Mathieu Philippe.
01:39C'est une lettre qui pourrait relancer le droit d'extraire du gaz de couche dans la concession Bleu Lorraine,
01:45près de Folchvillers.
01:47Dans une situation de crise énergétique, la Française de l'énergie affirme directement au président de la République
01:54que des réserves seraient prêtes à être exploitées et pourraient, selon elles, commencer à approvisionner des consommateurs français avant la
02:04fin de l'hiver,
02:05sous réserve de l'obtention de l'autorisation d'exploitation.
02:09Aujourd'hui, en France, on importe 35% du gaz en provenance des Etats-Unis.
02:15On parle de gaz de schiste.
02:17C'est une catastrophe en termes d'écologie.
02:19Ce qu'on propose aujourd'hui, c'est un gaz local avec un impact carbone quasiment 10 fois moindre que
02:26le gaz de schiste importait.
02:27Donc on ne comprend vraiment pas la raison du blocage.
02:31Alors qu'on va dans le sens de l'économie, on va dans le sens de la souveraineté énergétique du
02:35pays.
02:35Des organismes habilités étaient venus certifier le volume de gaz en place, correspondant à près de 5% de la
02:43consommation nationale annuelle.
02:46Pourtant, il y a moins d'un an, le projet a été interdit par le Conseil d'Etat.
02:51Des opposants craignaient notamment une pollution des nappes phréatiques dans cette concession de 191 km².
02:59On sent très clairement que l'entreprise profite du contexte pour faire pression et tenter d'obtenir le permis.
03:06Sauf que ce qui est objectif, factuel, ce qui ne change pas, c'est que ça fait 20 ans que
03:11l'entreprise fait des recherches pour extraire le gaz
03:14et qu'elle n'a pas trouvé de technique pour extraire ce gaz en quantité commercialisable,
03:19que l'État a déterminé et a refusé le permis parce que le gisement n'est pas exploitable
03:24et que ça poserait de trop gros risques sur la ressource en eau dans la région.
03:30Depuis, la Française de l'énergie a lancé un appel en rectification pour erreur manifeste
03:36dans l'optique de récupérer l'autorisation d'exploitation.
03:41Et quand on parle d'énergie, on pense bien sûr aux carburants.
03:44Ça tombe bien leur prix.
03:45Et dans toutes les discussions depuis quelques semaines, on en parle nous aussi.
03:52– Et bien le prix des carburants bat des records depuis quelques semaines.
03:56– Oui, aujourd'hui, le lettre de Gazelle attend en moyenne 2,37 euros en France.
04:02Le sans-plomb 98 s'affiche lui à 2,22 euros et le sans-plomb 95,10 à 2,13
04:10euros,
04:10des prix qui ne cessent d'augmenter depuis le début de la guerre au Moyen-Orient en mars dernier.
04:15Dans le même temps, certaines stations-service sont confrontées à des ruptures de stock.
04:20C'est notamment le cas dans le Grand Est,
04:22l'une des régions les plus touchées en France avec entre 10 et 25% d'indisponibilité selon les secteurs.
04:29Résultat, lorsqu'il y a du carburant, il faut parfois s'armer un peu de patience.
04:33C'est notamment le cas ce matin à la station de Jouy-aux-Arches.
04:37Dès 9h, il n'y avait déjà plus de gazole et les particuliers étaient limités à 25 litres, pas plus.
04:43Selon une salariée de la station rencontrée ce matin,
04:46les particuliers sont bien plus nombreux qu'à l'accoutumée.
04:49Les professionnels n'ont donc plus grand-chose à avoir.
04:52– On le voit, nos journalistes aussi ont eu du mal à trouver du carburant aujourd'hui.
04:55Pour ceux qui parviennent à en trouver toutefois,
04:57justement comment faire pour limiter la facture ?
04:59Le gouvernement vient de faire des annonces.
05:01– Oui, il y a quelques minutes à peine,
05:03le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures pour les Français qui travaillent
05:07et qui sont particulièrement dépendants de leur voiture.
05:11parmi l'une des mesures phares annoncées, la revalorisation du dispositif gros rouleur.
05:17Initialement prévu le 30 septembre, l'aide va être reconduite au mois d'octobre et de novembre.
05:23Le nombre de Français pouvant en bénéficier sera également élargi.
05:26– Concrètement, pour ces bénéficiaires,
05:29cette aide représentera l'équivalent de 40 centimes par litre de carburant
05:35pour trois mois en moyenne, soit une indemnité totale versée de 100 euros.
05:42Au total, c'est donc 5,5 millions de Français, 5,5 millions de Français
05:48qui seront éligibles à cette nouvelle aide de 100 euros
05:52contre 3 millions de Français pour la précédente,
05:55soit 2,5 millions de nos concitoyens en plus.
06:00Nous l'élargissons ainsi à des catégories de revenus plus importantes.
06:05Jusqu'à 2 035 euros net par mois pour une personne seule,
06:10jusqu'à 6 104 euros net par mois pour un couple avec enfant,
06:14ce qu'on appelle techniquement les déciles 6 et 7.
06:17Ça s'explique bien, les Français le comprennent évidemment
06:21puisqu'ils le vivent au quotidien, cette crise dure,
06:24une usure réelle se fait sentir, un impact de plus en plus fort
06:28sur le pouvoir d'achat des Français, notamment Modeste,
06:31justifie cet élargissement et ce renouvellement, encore une fois,
06:35de cette aide de 100 euros.
06:37Et pour entrer dans cette catégorie, vous devez parcourir une distance
06:41d'au moins 15 km par trajet domicile-lieu-travail
06:44ou parcourir au moins 8 000 km par an dans le cadre de votre activité professionnelle.
06:49– Emma, certains n'ont pas attendu de ces annonces pour changer leurs habitudes
06:54et tenter de réduire la facture.
06:55– C'est notamment le cas de plusieurs Mosellans
06:58qui se sont désormais tournés vers le covoiturage.
07:01Le nombre de trajets quotidiens en covoiturage a bondi de 13%
07:06dans toute la France cet été
07:07et la tendance se confirme également ici en Moselle.
07:13– Ces deux amis se retrouvent 4 fois par semaine.
07:19Pour aller au foot, ils partagent une soixantaine de kilomètres.
07:23– Ça nous permet de passer du temps ensemble
07:25et aussi d'économiser de l'argent et de l'essence.
07:28– Le duo est loin d'être le seul sur le parking.
07:31Au moment de la hausse des prix des carburants,
07:33il y a 8 mois, Lucas aussi a opté pour le covoiturage entre collègues.
07:37– On a un planning, on roule plus ou moins
07:40de 3 à 2 fois par semaine chacun.
07:43– Un an, je crois que mon collègue a fait le calcul,
07:46en termes d'essence, je ne sais pas, mais en kilomètres,
07:49je crois qu'on économiserait à peu près un truc comme 8000 kilomètres.
07:54– En ce mois de septembre en Moselle,
07:55selon l'enseigne leader en France,
07:57le nombre de places proposées en covoiturage a bondi
08:00plus 18% par rapport à l'an passé.
08:03– On a effectivement une baisse de la durée moyenne
08:06des trajets d'environ 10%.
08:08Ça veut dire qu'on va poster plus de trajets,
08:10mais aussi des trajets plus courts,
08:12plutôt les 15, 20, 30 kilomètres pour rejoindre sa famille
08:15juste sur un week-end, voire même dans une journée.
08:19D'habitude, chez Le Bacar, la moitié des trajets
08:21sont réservés 24 heures avant.
08:24Là, il y a plus d'anticipation,
08:26aussi bien du côté des conducteurs que des passagers,
08:28et donc plus aussi de trajets qui sont postés.
08:31– Des changements induits par la hausse des prix des carburants,
08:34pour certains, en tout cas, l'habitude semble prise.
08:37– On s'est dit, même si un jour l'essence a réduit,
08:40on va continuer à le faire.
08:43– Une autre solution, sinon Emma, pour faire des économies,
08:45c'est de ne plus utiliser la voiture du tout.
08:47– Oui, c'est une solution plutôt radicale.
08:49Et justement, aujourd'hui, c'est la journée mondiale sans voiture.
08:53Vous avez peut-être laissé votre véhicule au garage
08:55pour circuler en vélo, en trottinette
08:57ou encore en transport en commun.
08:59Alors, quand on travaille à plusieurs kilomètres de son domicile
09:02et que les transports en commun ne permettent pas toujours
09:05de faire le trajet difficile de se passer complètement,
09:08forcément, de sa voiture.
09:09– Et c'est pour ça qu'existe le télétravail.
09:11– Eh oui, c'est une autre piste abordée.
09:13En mai dernier, justement, le gouvernement avait d'ailleurs demandé
09:16aux agents de la fonction publique
09:18de davantage recourir au télétravail
09:21face à la hausse du prix des carburants.
09:24Mais en Moselle, pour l'instant,
09:25pas d'explosion du télétravail depuis.
09:28C'est en tout cas ce qu'observe la Chambre de commerce
09:31et d'industrie de Moselle.
09:32– Alors, le télétravail, vous savez,
09:34c'est quelque chose qui s'organise.
09:37On n'improvise pas du télétravail
09:39et on ne peut pas faire tous les postes en télétravail.
09:41Donc, aujourd'hui, très clairement,
09:43et c'est une vraie inquiétude,
09:45ça pèse en fait sur les salaires finaux
09:47que perçoivent les uns les autres
09:49parce que c'est une dépense qui s'ajoute
09:52à des dépenses déjà existantes.
09:54– Voilà, et tous ces éléments,
09:56vous pourrez les retrouver sur notre site internet
09:57moselle.tv.
09:58Merci beaucoup, Emma, pour cette chronique.
10:01Dans l'actualité également,
10:02le succès du repas à 1 euro
10:04fait monter la pression dans les restaurants universitaires.
10:07Les personnels des CRU se sont mis en grève ce mardi
10:09pour dénoncer une surcharge de travail
10:11devenue, selon les syndicats, infernale.
10:14Une mobilisation s'est tenue devant les services centraux
10:16à Nancy ce matin.
10:18Ils estiment que la généralisation du dispositif
10:20à tous les étudiants s'est faite sans moyens suffisants.
10:23Les organisations syndicales réclament davantage du personnel,
10:26une revalorisation des salaires
10:27et l'ouverture de négociations.
10:30Sur le campus du Sol-Si, justement,
10:32c'est un nouvel équipement qui prend de la hauteur.
10:34L'Université de Lorraine a inauguré hier
10:37une structure entièrement dédiée à l'escalade.
10:39L'objectif, développer cette pratique sportive
10:41de plus en plus demandée.
10:43Reportage d'Emma Faketti.
10:48Au de plus de 16m50,
10:50ce mur d'escalade fait partie des nouveaux équipements
10:53du service universitaire des activités physiques et sportives
10:57de l'Université de Lorraine.
10:59On peut faire une nouvelle pratique,
11:00il y a la grimpe en tête,
11:01avec partir directement la corde du bas
11:03et clipper au fur et à mesure les dégaines
11:05tout au long du mur.
11:06Ça, c'est une nouvelle pratique qu'on n'avait pas avant.
11:07Ça permet de s'améliorer, de vraiment voir d'autres choses.
11:11Parce qu'avant, c'était toujours les mêmes blocs.
11:13C'est toujours la même chose.
11:14Et du coup, là, c'est beaucoup plus diversifié.
11:15L'objectif, c'était à la fois ça
11:18et aussi avoir tous les types de grimpes
11:21pour faire de la compétition.
11:22Puisqu'en FFSU, Fédération Française du Sport Universitaire,
11:25on a à la fois du bloc, de la vitesse et de la moulinette.
11:29Pan pédagogique, espace bloc, kilterboard,
11:33au total plus de 360 mètres carrés
11:35sont désormais consacrés à l'escalade.
11:37Situé sur l'île du Solcy,
11:39cet équipement a accueilli plus de 450 sportifs,
11:42étudiants, personnels de l'université et collégiens
11:45au cours de l'année 2025-2026.
11:48Une fréquentation que l'Université de Lorraine
11:50espère bien doubler cette année.
11:52Il fallait apporter des équipements
11:54qui soient à la hauteur des besoins des étudiants,
11:57à la hauteur de la pratique sportive du jour.
11:59C'est très important pour eux
12:00de pouvoir pratiquer leur sport dans un cadre collectif.
12:04Ça permet d'ouvrir d'autres horizons,
12:07de rompre parfois l'isolement social
12:09et puis tout simplement de se faire du bien.
12:11Coût de cette nouvelle structure artificielle d'escalade,
12:13environ 2 millions d'euros,
12:15dont 1,368,000,
12:17ont été financés par la contribution
12:19de vie étudiante et de campus,
12:21la CVEC et 650 000 euros
12:23par l'Université de Lorraine.
12:26Dans un tout autre registre à présent,
12:28à quelques jours de la venue du pape Léon XIV,
12:30les répétitions s'intensifient.
12:32Parmi ceux qui participeront
12:34à cet événement international,
12:35les chœurs et instrumentistes de l'Opéra de Metz.
12:38Depuis plusieurs semaines,
12:39ils travaillent un répertoire particulier
12:41qui mêle notamment latin, hébreu et arabe.
12:44Marie Chappaz les a suivis.
12:55Partition devant les yeux,
12:57Isabelle ajuste sa voix.
12:59Cette répétition n'a rien d'ordinaire pour elle.
13:01Dans quelques jours,
13:02cette membre des chœurs depuis 30 ans
13:04chantera devant le pape Léon XIV.
13:07J'avoue que c'est une grande joie
13:08de recevoir le Saint-Père
13:10et de pouvoir chanter devant lui.
13:14Cette rencontre interreligieuse
13:16a un caractère très important
13:17par ces temps, effectivement, troubles.
13:20Donc, c'est vraiment une joie
13:23et une fierté d'y participer.
13:25Pour ce rendez-vous exceptionnel,
13:28le répertoire sort lui aussi de l'ordinaire.
13:30Sous la direction de Laurent Couson
13:32et de Nathalie Marmeuse,
13:34les voix vont se mêler aux instruments
13:35pour faire entendre un message
13:37d'espoir et de fraternité.
13:39C'est un oratorio qui s'appelle
13:40le Livre de la Vie,
13:41le Book of Life.
13:43C'est plusieurs langues qui sont utilisées
13:45pour cet oratorio.
13:48Du français, de l'anglais, de l'hébreu.
13:51Il y a plein de langues différentes utilisées.
13:56Loin de l'opéra,
13:57mais à quelques mètres du pape,
13:59le chœur jouera le matin
14:00au centre des congrès Robert Schumann.
14:0624 voix qui viennent de Metz,
14:08mais aussi d'Ukraine ou du Liban.
14:10Une grande joie,
14:12en tant qu'Ukrainien aujourd'hui,
14:14de voir le pape
14:17qui vient dans la ville
14:18où j'ai juste commencé de travailler.
14:20Pour moi, ça représente
14:21quelque chose de très grand.
14:23Je suis très heureuse et émue
14:25de participer à un projet
14:27qui porte nos voix pour la paix.
14:30C'est évidemment un événement
14:32tout à fait exceptionnel,
14:33surtout dans la vie d'un chanteur.
14:35Je pense que ça n'arrivera qu'une fois,
14:36surtout dans la mienne.
14:37Vu l'âge que j'ai,
14:39je ne chanterai pas pour un deuxième pape,
14:41ça c'est sûr.
14:41Le chœur de l'opéra-théâtre
14:43s'apprête ainsi à jouer devant le pape,
14:45mais aussi devant des centaines de personnes
14:47et les caméras du monde entier.
14:56L'été 2026 a été l'été le plus chaud
14:59jamais enregistré en France depuis 1900
15:01avec une température moyenne de 24 degrés.
15:04Des températures qui ont mis
15:05les écosystèmes forestiers à rude épreuve.
15:07Damien Galland, vous êtes toujours avec nous.
15:10Quel diagnostic faites-vous de l'état
15:13de santé de nos forêts ?
15:15Mois-Elan, à quelques heures justement
15:16de la fin de l'été ?
15:18Effectivement, comme vous l'avez souligné,
15:20on a vécu un été particulièrement marqué
15:23par la chaleur et puis l'absence d'eau.
15:28Effectivement, le mois de juillet a été très chaud,
15:30un mois de juillet exceptionnel et la saison des chaleurs
15:35a vraiment duré du mois de mai jusqu'encore maintenant
15:38au mois de septembre.
15:39Donc on a eu des vagues de chaleur, par exemple en juin,
15:42juillet, qui ont été de l'intensité et de la sévérité
15:46des vagues de chaleur de 2003,
15:48qui ont beaucoup marqué les esprits.
15:51Il n'y a pas eu de pluie significative depuis la mi-mai
15:54et on n'annonce pas de nouvelles pluies
15:57avant le début du mois d'octobre.
15:59On a un niveau de déficit hydrique dans les sols
16:03qui est particulièrement marqué,
16:04à des niveaux quasiment jamais connus.
16:07Donc on a vraiment une situation particulière
16:09et les forêts, les arbres, en tant qu'êtres vivants,
16:13manifestent effectivement des caractéristiques de stress
16:17d'alerte physiologique.
16:19Et donc leur première réaction,
16:21c'est effectivement de ralentir leur fonctionnement,
16:24de ralentir la circulation de sèvres dans les vaisseaux.
16:30Et donc on constate plutôt une variation de couleur des feuilles.
16:34On constate un assèchement des feuilles.
16:36Donc on a des feuilles qui passent du jaune au rouge, au brun,
16:40voire qui tombent.
16:43Donc on constate depuis la fin du mois d'août
16:45beaucoup de chutes de feuilles.
16:46très tôt par rapport à un automne normal.
16:49– C'est des effets immédiats
16:50ou qui peuvent apparaître effectivement plusieurs semaines,
16:52voire moins plus tard ?
16:53– Alors ça, c'est un effet immédiat
16:54puisque l'arbre est dans une situation de stress très fort.
16:58Et c'est une mesure de sauvegarde en fait qui l'enclenche.
17:02Donc là, c'est vraiment immédiat.
17:04Par contre, le travail actuellement des forestiers,
17:07c'est de documenter un peu cette situation,
17:09de suivre l'évolution de la saison
17:11pour voir comment ces arbres vont pouvoir réagir.
17:16On a deux situations à distinguer.
17:19Il y a les petits arbres, ce qu'on appelle les semis, les plants,
17:23pour lesquels on va faire plutôt des diagnostics cet automne,
17:26pour vraiment vérifier leur vitalité,
17:28vérifier qu'ils sont toujours vivants
17:29et engager éventuellement des mesures
17:32ou des actions complémentaires les années suivantes
17:35pour les remplacer ou renforcer cette régénération
17:39qui doit constituer les forêts de demain.
17:41Et puis pour les arbres adultes,
17:43il s'agit effectivement plutôt d'attendre l'hiver
17:45et la reprise au printemps
17:47puisque ces arbres-là ont plus de réserves
17:49et donc ils sont censés pouvoir redémarrer au printemps.
17:52Donc on fera vraiment l'état des lieux définitifs,
17:55on va dire, à partir du mois d'avril 2027
17:57où là, on pourra vraiment constater la reprise de la végétation.
18:01– Est-ce que certaines parties de la Moselle
18:03sont davantage exposées que d'autres ?
18:06On voit des disparités sur le territoire ou pas vraiment ?
18:08– Alors effectivement, il y a toute la partie pleine
18:11qui est composée de forêts feuillues
18:13qui a été particulièrement en plus soumise à cette sécheresse.
18:17La partie montagne a été un petit peu moins concernée
18:21par des problématiques de déficit d'eau,
18:23a connu des températures un petit peu plus modérées
18:25et puis les résineux sont un petit peu plus en capacité de s'adapter.
18:30Donc effectivement, sur les forêts de pleine,
18:32on a des essences comme le hêtre, le frein,
18:35qui sont des essences qui étaient déjà fragilisées
18:38par rapport à des phénomènes de canicule et de sécheresse
18:41dans les années précédentes
18:42et qui là, montrent des signes d'une vraie alerte,
18:48d'une vraie difficulté à traverser cet épisode.
18:51– Quelle va être la réaction de l'ONF ?
18:54Comment vous allez vous adapter concrètement au changement climatique
18:57qui a beaucoup emprunté justement cet été ?
19:00– Oui, tout à fait. Alors nous, effectivement,
19:02ces phénomènes d'accélération des effets du changement climatique
19:07par le biais de phénomènes de sécheresse et de canicule
19:10n'est pas récent et inhérent à cette année 2026.
19:15On les a malheureusement déjà connus de façon répétée depuis 2018.
19:19Donc on a déjà réagi, réfléchi à la façon dont on pouvait agir
19:23et même si le climat est incertain, il faut absolument que l'action
19:26des forestiers soit bien organisée, bien orientée et bien structurée.
19:30On travaille sur le long terme et on prépare les forêts de 2100,
19:34voire de 2120.
19:36– Elles vont ressembler à quoi ces forêts ?
19:38– Eh bien c'est toute la question.
19:40On essaye de jouer dans cette incertitude des effets du climat.
19:45On essaye de se donner quand même quelques certitudes sur le fait
19:48qu'on ne met pas tous les œufs dans le même panier.
19:50On essaye de favoriser beaucoup plus le mélange des essences.
19:53On essaye de parier sur des essences réputées plus résistantes
19:57au changement climatique, de les mettre dans les meilleures conditions possibles
20:00en travaillant notre sylviculture.
20:03Et voilà, les mettre dans les meilleures conditions,
20:05ça veut dire leur donner l'accès à la ressource le plus facile possible.
20:08Et puis on essaye aussi d'apporter dans ces forêts, par petites touches,
20:14des essences nouvelles, plus méridionales,
20:17qui dans leur histoire ont déjà su s'adapter
20:21à des conditions de sécheresse et de chaleur.
20:23Et on se dit que cette diversité, à la fois dans les essences locales
20:28et dans les essences qu'on va apporter dans les massifs forestiers,
20:31nous permettra d'avoir plusieurs filets de sécurité
20:34et donc de se dire que si une essence faisait défaut à un moment donné,
20:39on pourrait s'appuyer sur les autres essences
20:41pour continuer à avoir des forêts en Moselle.
20:44– Pour évoquer rapidement un autre sujet,
20:46les forêts attirent de nombreux promeneurs.
20:48On le sait, quel comportement complique aujourd'hui
20:51votre travail et le travail des agents de l'ONF ?
20:54– Alors peut-être que dans le contexte que l'on a pu connaître
20:58cette année de fortes chaleurs et sécheresses,
21:01effectivement c'est plutôt le risque d'incendie
21:03qui est vraiment important.
21:06on sait que 9 feux sur 10 sont liés aux activités humaines.
21:11Donc à partir du moment où le public fréquente les forêts,
21:14il amène le risque.
21:16Donc il faut absolument informer le public et les usagers de la forêt
21:20des risques que la forêt traverse et encourt
21:24et absolument se préserver de ce risque.
21:28– Des gestes simples à adopter ?
21:31– Alors évidemment, c'est pas d'apprendre.
21:33– Éviter de jeter déjà, de salir nos forêts.
21:36– Bien sûr, il faut préserver cette nature qui est vraiment très précieuse.
21:40Les forêts, c'est notre garantie, je dirais,
21:45de lutter contre les effets du changement climatique justement
21:48parce que ce sont de formidables puits de carbone
21:50qui fixent le carbone dans l'atmosphère
21:52et limitent les effets du changement climatique.
21:55Mais effectivement, il faut les préserver.
21:56Donc ça veut dire qu'effectivement, il faut les fréquenter en les respectant,
21:59ne pas amener de déchets, respecter les sentiers balisés,
22:02respecter les chemins de promenade, ne pas jeter
22:05et ne pas surtout amener de feu.
22:08Là, pour le coup, dans le cas des risques d'incendie,
22:10il faut absolument que le public prenne conscience
22:13qu'il y a un vrai risque par rapport à ça.
22:16– Merci beaucoup, Damien Gallon, d'avoir répondu à nos questions,
22:19nous avoir aidé à mieux comprendre les défis auxquels sont confrontés
22:22les forêts mozélanes.
22:23– Merci encore.
22:25Un mot de sport à présent avec cet entretien réalisé par Mathéo Philippe
22:30avec Frédéric Arpinon, le directeur sportif.
22:32On n'a plus beaucoup de temps à perdre.
22:34Voilà ces mots, le message est clair.
22:36À la trêve internationale, il reste le bilan du mercato du FC Metz,
22:41satisfait de l'effectif construit, malgré un contexte économique difficile,
22:44et estime que les Grenats ont encore une large marge de progression.
22:48On l'écoute.
22:49– Dans la constitution de l'effectif, je dirais que je suis satisfait,
22:54qu'on est satisfait.
22:55Après, on pensait que plusieurs joueurs nous quittent et sont encore là,
23:01même si ce n'était pas voulu de notre part,
23:03parce qu'après on en parlera.
23:04Il y a des joueurs sur lesquels on voulait qu'ils sortent.
23:09Après, il y en a d'autres qui ont voulu partir,
23:11et d'autres c'était des opportunités.
23:13Ce n'étaient pas des joueurs qui voulaient se débarrasser.
23:18On a parlé d'Alpha Touré.
23:19Alpha Touré a été très sollicité.
23:21On a eu des offres,
23:25mais j'ai lu ou j'ai entendu,
23:27Alpha n'a jamais voulu quitter le club.
23:28Je dirais que sur les six matchs qu'on a joués,
23:32on aurait dû gagner les six matchs.
23:34Mais je ne dis pas qu'on méritait de les gagner.
23:36Mais on aurait dû les gagner.
23:38Ce qui prouve qu'on a encore de la marge.
23:40On a encore beaucoup de marge.
23:42On voit qu'il y a quand même une volonté de jouer.
23:46Ça, c'était important pour nous quand on est allé chercher les Lucols.
23:50Après, on a trois semaines de trêve.
23:54On va travailler pour, même si on a beaucoup d'internationaux.
23:56Mais c'est clair qu'aujourd'hui,
23:58on n'a plus beaucoup de temps à perdre.
24:03À les places désormais aux apps des territoires,
24:06on revient sur ce que vous avez manqué du reste de l'actualité.
24:09Aux commandes, Jonathan Vauchy.
24:16Le quartier de Metz-Bornier poursuit sa transformation
24:18avec la fin d'un important chantier
24:20mené par le bailleur Viveste
24:22dans le cadre du nouveau programme national de renouvellement urbain
24:25sur cinq ans, 255 logements ont été réhabilités
24:28avec notamment des travaux de performance énergétique,
24:31la création de balcons
24:32ou la rénovation des façades, toitures et parties communes.
24:3622 logements ont également été démolis
24:37pour créer une nouvelle perspective
24:39entre le boulevard d'Alsace et le parc de Gloucester.
24:42À terme, 16 pavillons en accession sociale à la propriété
24:45doivent également être construits.
24:49Envie de se jeter à l'eau ?
24:51La piscine de Sérémant-Gersange organise vendredi 25 septembre
24:54une soirée consacrée à trois activités aquatiques.
24:57Au programme, de la musculation dans l'eau,
25:00de l'aquagym et de l'aquamix
25:02qui combinent course à pieds immergés et aquagym.
25:04La séance débutera à 19h et coûte 4,50 euros.
25:07Les places sont limitées et la réservation est obligatoire.
25:12Avernillon se prépare à une soirée sous les étoiles
25:15dans le cadre du jour de la nuit.
25:16La commune proposera une conférence
25:18mais aussi une observation du ciel
25:20permettant notamment de découvrir la Lune, Vénus et Saturne
25:23ainsi que de nombreuses autres étoiles.
25:25Des animations sont également prévues
25:27avec une extinction de l'éclairage public
25:29pour profiter pleinement de la nuit.
25:31D'autres villes participent à cette 18e édition
25:33le samedi 10 octobre
25:35dont Metz, Plaqueville et Montenac.
25:40Agorames change d'échelle.
25:41Le projet de talk show citoyen du jeune mécin de 17 ans
25:44Yanis Ristagno
25:45prend une autre dimension
25:46avec la signature d'un mécénat de 10 000 euros
25:49par le Crédit Agricole de Lorraine
25:50pour une nouvelle saison.
25:52En moins d'un an,
25:53les trois premières éditions ont réuni
25:54plus de 500 personnes autour de l'environnement,
25:56de l'art et du sport
25:57et le prochain rendez-vous est déjà annoncé
25:59le 9 octobre à 19h
26:00autour du thème
26:02« L'argent dans le monde d'aujourd'hui »
26:03parmi les invités
26:04le vulgarisateur Asher,
26:06également youtubeur spécialisé dans la crypto-monnaie.
26:10On jette un coup d'œil
26:11à la suite de votre programme sur Moselle TV.
26:14Ce soir à 21h,
26:15le tour de la question.
26:17Patrick Weyten revient sur la venue du Pape en Moselle
26:20et sur son appel à la paix et à l'unité.
26:22Un message qui résonne particulièrement.
26:24Ici, terre d'annexion,
26:25devenu l'un des berceaux de la construction européenne
26:27avec Robert Schumann.
26:29Le président du département assume son engagement européen,
26:32défend les grands projets de mobilité transfrontalière.
26:35Il y alerte sur la montée de l'extrême droite en Europe.
26:38On l'écoute.
26:40Combien d'Italiens, de Marocains, d'Algériens
26:44sont venus alimenter le marché du travail
26:47pour développer l'économie et l'industrie Moselle
26:50et on continuait à y résider.
26:53Moi, quand j'étais jeune,
26:54mon père était sidérurgiste.
26:56Nous avions des amis marocains, tunisiens, algériens.
27:02Et c'était tout à fait naturel.
27:04Et lorsqu'on voit de quelle façon
27:05les choses se passent sur les territoires,
27:08la Moselle a toujours été une terre d'intégration.
27:10Et c'est là où moi, je vis très mal aujourd'hui
27:12ce qui se passe,
27:13ce discours du rejet de l'autre
27:15parce qu'il est différent.
27:16Et on a un message de pédagogie,
27:20une attitude de rassemblement
27:23qui nous incombe.
27:26Et puis à 21h30,
27:28le Mac de la rédaction donne la parole
27:29à deux auteurs lorrains spécialisés sur l'Europe
27:32et la vie de Robert Schumann.
27:34Un homme très engagé politiquement
27:36mais qui n'a jamais caché sa foi
27:38et sa spiritualité.
27:39L'occasion de faire un parallèle
27:41avec le pape Léon XIV
27:42qui évoquera à son tour l'avenir de l'Europe
27:44à l'occasion donc de sa venue à Metz
27:46le 28 septembre prochain.
27:48Deux hommes, deux destins
27:49et de nombreux points communs extraits.
27:52Et il y a un point qui me semble
27:54assez nouveau par rapport
27:56au prédécesseur de Léon XIV
27:58et qui est aussi en lien avec Robert Schumann.
28:00C'est l'opposition entre idéal et idéologie.
28:04Le pape Léon XIV dit qu'il faut avoir un idéal
28:07au sens d'une vision du bien commun
28:10concrète
28:10par opposition aux idéologies.
28:12Et aujourd'hui, les idéologies sont nombreuses en Europe
28:15qui sont des systèmes arbitraires
28:17qui s'imposent aux populations.
28:19Et en ce sens,
28:20il y a un rapprochement entre Léon XIV
28:22et Robert Schumann
28:24qui a été véritablement un homme très pragmatique.
28:27Quand il devient chef du gouvernement français,
28:29il dit que le rôle de ce gouvernement
28:31va être d'agir et de parler le moins possible.
28:33Et je pense qu'entre Léon XIV
28:36et Robert Schumann,
28:38il y a ce point commun aussi
28:39d'agir concrètement
28:41au service de la personne humaine.
28:42– Et pour faire un petit aparté avec le passé,
28:45Robert Schumann a été formé à la politique,
28:47en tout cas initié à la politique,
28:48par Monsignor Bensler,
28:49qui était l'évêque allemand au début du siècle,
28:51qui avait été nommé par Léon XIII,
28:53qui a inspiré Léon XIV.
28:55Et dans sa devise,
28:57à Monsignor Bensler,
28:58il y avait le mot « paxe »,
29:00ou « paix ».
29:01Donc on voit que la préoccupation de la paix,
29:03elle n'est pas nouvelle.
29:04On connaît des conflits depuis que l'homme existe.
29:07Mais là, on est à un tournant
29:09où le pape,
29:10alors qu'on est quasiment à l'approche
29:13de notre ennemi mondial,
29:14tire la sonne d'alarme.
29:15Et c'est à Metz, en Moselle,
29:17qu'il va interpeller les dirigeants opéens
29:19et finalement les dirigeants du monde.
29:21– Voilà, vous connaissez le programme.
29:23Moselle Info revient dans un court instant.
29:25Restez avec nous.
29:26– Sous-titrage FR 2021
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