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  • il y a 9 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Stéphane Rangouza, bonjour, vous êtes fondateur et PDG de Predilife.
00:04Qu'est-ce que c'est concrètement ?
00:05Et ensuite on va venir à Octoborose et au cancer du sein.
00:08Nous proposons des tests prédictifs de pathologie
00:11qui permettent de connaître vos risques de principales maladies,
00:14donc infarctus, cancer, pour anticiper,
00:17avec des examens de radiologie adaptés à vos niveaux de risque
00:20pour déterminer la pathologie plus tôt.
00:23Alors est-ce que c'est fiable ça, la prédiction sur la maladie ?
00:27Je vous dis ça parce que ce n'est pas très français tout ça.
00:31Non mais c'est vrai qu'on n'a pas tellement cette culture de la prévention
00:34et de se dire tiens on va faire un test pour savoir si on aura telle ou telle maladie.
00:38On ne peut pas savoir parfois.
00:39Comment ?
00:40On ne peut pas savoir mais c'est une erreur.
00:42Alors est-ce que c'est fiable ?
00:43Tout le monde sait ce qui se passe en cardiologie,
00:45vous avez un cholestérol, la tension, l'âge, le fait de fumer,
00:49avec ça on comprend bien qu'on arrive à anticiper la maladie,
00:52à la prédire, c'est une maladie mécanique,
00:54les vaisseaux s'encrassent et plus ils sont durs, plus ils s'encrassent,
00:57donc on comprend bien qu'on arrive à prédire comme ça l'infarctus,
01:00et ça donne une thérapeutique préventive utilisée depuis des décennies,
01:03on donne des hypocholestéréméants, des antihypertenseurs, etc.
01:06Donc ça marche.
01:07En matière de cancérologie, il faut savoir qu'au plan mathématique,
01:10on arrive à avoir la même capacité prédictive.
01:13Je ne veux pas de chiffres mais on prédit les principaux cancers,
01:16du sein, du côlon, du poumon, de la prostate, du mélanome,
01:19avec la même efficacité.
01:21Ce ne sont pas les mêmes facteurs, c'est plus opaque.
01:24On prend des facteurs génétiques, on prend d'autres paramètres,
01:28mais la prédiction marche de la même manière.
01:31Et on peut anticiper ensuite la maladie avec des examens de radiologie adaptés à différents cancers,
01:37mammographie par exemple pour le cancer du sein,
01:38et comme ça on détermine la maladie plus tôt.
01:41Donc ça marche.
01:41Stéphane Rangouza, fondateur et PDG de Prédilife dans le studio d'Europe 1,
01:46est-ce que ça marche ?
01:47Et oui, ça marche.
01:48À partir du moment où on prédit bien la maladie,
01:50on fait plus d'examens plus tôt chez les gens à risque,
01:53et comme ça on peut identifier les cancers en stade 1 plutôt qu'en stade 4 métastatique.
01:59Par exemple en matière de cancer du sein,
02:01les femmes qui sont à risque, donc à risque au-delà de 20-30% à vie,
02:06on propose des mammographies, échographies, voire IRM à partir de 40 ans, voire 30 ans,
02:11et comme ça on arrive à identifier les cancers au stade local.
02:15Comment faites-vous savoir si on est à risque ?
02:18Il y a trois types de paramètres pour le cancer du sein.
02:20Il y a un échantillon de salive qui permet de regarder votre génome,
02:24on analyse 700 000 points sur le génome,
02:27on regarde une mammographie,
02:29plus le sein est dense, donc blanc en fait est la mammographie,
02:31plus il est à risque, plus la tumeur arrive à s'accrocher au tissu fibreux,
02:35et puis quelques questions, âge, antécédents familiaux, etc.
02:38Avec ces trois types de paramètres qui contribuent de manière à peu près identique,
02:42on arrive à prédire correctement le risque de cancer du sein
02:45et les risques des principaux cancers.
02:47Stéphane Ragoza, fondateur et PDG de Predilife,
02:50est-ce que c'est remboursé ça, justement cette prédiction,
02:54par exemple le cancer du sein,
02:55si on veut faire cette prédiction, c'est remboursé ou pas par la sécurité sociale ?
02:59Non, aujourd'hui ce n'est pas encore remboursé, c'est en phase d'éclosé clinique.
03:01Et combien ça coûte ?
03:02Alors nous on propose quelques cliniques un peu haut de gamme,
03:05à 200 euros, après elles le revendent
03:08avec une marge supplémentaire,
03:09donc ça coûte quelques centaines d'euros,
03:11donc aujourd'hui ce n'est pas du tout adressable pour l'ensemble de la population,
03:14et de toute façon, même si c'était adressable,
03:17quand ce n'est pas remboursé, en France,
03:19les gens ne payent pas, même quand ils ont les moyens, c'est un principe.
03:21Donc il y a des études cliniques européennes, dites de phase 3,
03:24nous on est dans une étude clinique sur 50 000 femmes en Europe,
03:26avec deux groupes,
03:2725 000 femmes qui prennent le dépistage habituel,
03:31mammographie à partir de 50 ans,
03:3225 000 femmes avec notre test,
03:34et on attend les résultats l'année prochaine,
03:36et on escompte en gros un tiers de cancer du sein métastatique en moins,
03:41avec ces thérapeutiques personnalisées.
03:44Ce chiffre de un tiers a été montré aux Etats-Unis,
03:46et donc on attend à peu près ces résultats.
03:48– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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