00:00Stéphane Rangouza, bonjour, vous êtes fondateur et PDG de Predilife.
00:04Qu'est-ce que c'est concrètement ?
00:05Et ensuite on va venir à Octoborose et au cancer du sein.
00:08Nous proposons des tests prédictifs de pathologie
00:11qui permettent de connaître vos risques de principales maladies,
00:14donc infarctus, cancer, pour anticiper,
00:17avec des examens de radiologie adaptés à vos niveaux de risque
00:20pour déterminer la pathologie plus tôt.
00:23Alors est-ce que c'est fiable ça, la prédiction sur la maladie ?
00:27Je vous dis ça parce que ce n'est pas très français tout ça.
00:31Non mais c'est vrai qu'on n'a pas tellement cette culture de la prévention
00:34et de se dire tiens on va faire un test pour savoir si on aura telle ou telle maladie.
00:38On ne peut pas savoir parfois.
00:39Comment ?
00:40On ne peut pas savoir mais c'est une erreur.
00:42Alors est-ce que c'est fiable ?
00:43Tout le monde sait ce qui se passe en cardiologie,
00:45vous avez un cholestérol, la tension, l'âge, le fait de fumer,
00:49avec ça on comprend bien qu'on arrive à anticiper la maladie,
00:52à la prédire, c'est une maladie mécanique,
00:54les vaisseaux s'encrassent et plus ils sont durs, plus ils s'encrassent,
00:57donc on comprend bien qu'on arrive à prédire comme ça l'infarctus,
01:00et ça donne une thérapeutique préventive utilisée depuis des décennies,
01:03on donne des hypocholestéréméants, des antihypertenseurs, etc.
01:06Donc ça marche.
01:07En matière de cancérologie, il faut savoir qu'au plan mathématique,
01:10on arrive à avoir la même capacité prédictive.
01:13Je ne veux pas de chiffres mais on prédit les principaux cancers,
01:16du sein, du côlon, du poumon, de la prostate, du mélanome,
01:19avec la même efficacité.
01:21Ce ne sont pas les mêmes facteurs, c'est plus opaque.
01:24On prend des facteurs génétiques, on prend d'autres paramètres,
01:28mais la prédiction marche de la même manière.
01:31Et on peut anticiper ensuite la maladie avec des examens de radiologie adaptés à différents cancers,
01:37mammographie par exemple pour le cancer du sein,
01:38et comme ça on détermine la maladie plus tôt.
01:41Donc ça marche.
01:41Stéphane Rangouza, fondateur et PDG de Prédilife dans le studio d'Europe 1,
01:46est-ce que ça marche ?
01:47Et oui, ça marche.
01:48À partir du moment où on prédit bien la maladie,
01:50on fait plus d'examens plus tôt chez les gens à risque,
01:53et comme ça on peut identifier les cancers en stade 1 plutôt qu'en stade 4 métastatique.
01:59Par exemple en matière de cancer du sein,
02:01les femmes qui sont à risque, donc à risque au-delà de 20-30% à vie,
02:06on propose des mammographies, échographies, voire IRM à partir de 40 ans, voire 30 ans,
02:11et comme ça on arrive à identifier les cancers au stade local.
02:15Comment faites-vous savoir si on est à risque ?
02:18Il y a trois types de paramètres pour le cancer du sein.
02:20Il y a un échantillon de salive qui permet de regarder votre génome,
02:24on analyse 700 000 points sur le génome,
02:27on regarde une mammographie,
02:29plus le sein est dense, donc blanc en fait est la mammographie,
02:31plus il est à risque, plus la tumeur arrive à s'accrocher au tissu fibreux,
02:35et puis quelques questions, âge, antécédents familiaux, etc.
02:38Avec ces trois types de paramètres qui contribuent de manière à peu près identique,
02:42on arrive à prédire correctement le risque de cancer du sein
02:45et les risques des principaux cancers.
02:47Stéphane Ragoza, fondateur et PDG de Predilife,
02:50est-ce que c'est remboursé ça, justement cette prédiction,
02:54par exemple le cancer du sein,
02:55si on veut faire cette prédiction, c'est remboursé ou pas par la sécurité sociale ?
02:59Non, aujourd'hui ce n'est pas encore remboursé, c'est en phase d'éclosé clinique.
03:01Et combien ça coûte ?
03:02Alors nous on propose quelques cliniques un peu haut de gamme,
03:05à 200 euros, après elles le revendent
03:08avec une marge supplémentaire,
03:09donc ça coûte quelques centaines d'euros,
03:11donc aujourd'hui ce n'est pas du tout adressable pour l'ensemble de la population,
03:14et de toute façon, même si c'était adressable,
03:17quand ce n'est pas remboursé, en France,
03:19les gens ne payent pas, même quand ils ont les moyens, c'est un principe.
03:21Donc il y a des études cliniques européennes, dites de phase 3,
03:24nous on est dans une étude clinique sur 50 000 femmes en Europe,
03:26avec deux groupes,
03:2725 000 femmes qui prennent le dépistage habituel,
03:31mammographie à partir de 50 ans,
03:3225 000 femmes avec notre test,
03:34et on attend les résultats l'année prochaine,
03:36et on escompte en gros un tiers de cancer du sein métastatique en moins,
03:41avec ces thérapeutiques personnalisées.
03:44Ce chiffre de un tiers a été montré aux Etats-Unis,
03:46et donc on attend à peu près ces résultats.
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