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  • il y a 6 minutes
Ce lundi dans Punchline, Alexandre Jardin s'est exprimé sur la crise des carburants. L'écrivain a croisé un taxi avant l'émission, qui lui a raconté sa situation très compliquée avec la crise des carburants. «Il fait des journées de 16 heures parce qu'il n'a pas le choix. Il n'est pas loin du suicide et il ne le fait pas car il a des enfants», a-t-il relaté.

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Transcription
00:00Il y a un quart d'heure, juste avant de venir, j'ai un peu encore ébranlé parce que ce
00:04qui s'est passé,
00:06j'étais devant une pompe qui était à 2,90, le gaz.
00:102,90 ?
00:102,90.
00:11Alors, dans Paris, on va quand même le remplir.
00:13Oui, mais ça veut dire qu'on a un peu d'avance sur le reste du pays.
00:15Et tout à coup, il y a un taxi qui fait un demi-tour, qui baisse sa vie, qui me
00:20fait, vous êtes le monsieur des gueux ?
00:22Oui.
00:23Il me dit, et il lâche, il se met à parler.
00:26Et il me dit qu'il fait des journées non plus de 8 heures, mais de 16 heures, parce qu
00:31'il n'a pas le choix.
00:32Et qu'il n'est pas loin du suicide.
00:35Et qu'il ne le fait pas parce qu'il a des enfants.
00:37Il vous le dit comme ça ?
00:38Oui, comme ça.
00:40Et il y a un quart d'heure.
00:42Et tout à coup, si cet homme dit ça, vous vous rendez compte ?
00:47Oui, c'est ce que je dis, on est au-delà du désespoir.
00:48C'est-à-dire, quand un être humain passe à des journées de 16 heures, ça veut dire qu'il
00:53explose en route.
00:55Et tout ce qu'on entend dans le mouvement des gueux, en ce moment, ce sont beaucoup de maires qui
00:59disent que les gens ne peuvent plus venir.
01:02Et que donc, leurs services municipaux s'arrêtent.
01:04Parce que les gens ne peuvent pas travailler.
01:05Avec des équipes de cantines, tout à coup, il manque du monde pour faire tourner les cantines des enfants.
01:11Donc, là, en ce moment, il est en train de se passer quelque chose qui n'a plus rien à
01:15voir avec ce que nous connaissons.
01:16C'est-à-dire que les gens ne peuvent pas travailler.
01:22Donc, on ne fait même pas des émissions pour le dire.
01:25Nous, ce qu'on dit avec le mouvement des gueux, on dit deux choses.
01:28Vous téléchargez sur votre téléphone référendum citoyen.
01:31Vous dites si vous voulez devenir, avoir le pouvoir référendaire des citoyens d'initiative.
01:37Est-ce qu'on est des gueux ?
01:39Ou est-ce qu'on est encore des citoyens capables de se lever ?
01:42Donc, vous allez voter avec votre carte d'identité.
01:45On se met debout.
01:46Et le 17 octobre, puisqu'il va y avoir des mouvements,
01:49le mouvement des gueux demande quelque chose aux Français.
01:52On fait la grève de l'essence.
01:54Ah, mais il y a des gens qui n'ont peut-être pas le choix, mon ami.
01:56Ce jour-là, on fera avant.
01:59Mais marquons le coup.
02:00On ne doit plus coopérer avec un gouvernement qui ne voit pas.
02:05Et il y a deux possibilités pour baisser de 50 centimes.
02:08C'est très simple.
02:10Il y a 23 centimes qu'on peut aller chercher en coupant les certificats d'économie d'énergie.
02:15Ce n'est pas le moment de subventionner.
02:18Ce n'est pas l'urgence.
02:19Les gens sont en train de choisir entre le frigo et le plein.
02:23Entre le frigo et le plein.
02:24Donc, les 23 centimes, ils en ont besoin.
02:27Donc ça, on peut suspendre.
02:28Et on peut revenir sur les 7 milliards qui,
02:33et je cite un chiffre qui vient de la creux,
02:35c'est-à-dire de l'organisme officiel,
02:37les 7 milliards de subventions directes aux industries éoliennes.
02:41Pour l'instant, on a une électricité qui est déjà excédentaire de 20%.
02:44Ce n'est pas notre urgence.
02:46Les gens sont en train de crever.
02:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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