00:00Je pense que c'est absolument une honte, ce qui est en train de se passer, parce que c'est
00:04invivable.
00:06C'est-à-dire que les gens qui nous écoutent savent très bien que, je veux dire, dans mon village,
00:11de l'Aude,
00:12vous avez des gens qui prennent un deuxième travail pour pouvoir payer le transport pour aller travailler.
00:17Ça se multiplie, ce genre de choses.
00:19Vous avez des situations qui sont invivables.
00:21Donc, on va vers une révolte.
00:23Est-ce qu'on est capable de faire les choses ?
00:25Vous croyez sincèrement qu'on va vers une révolte ?
00:27Je pense que le simple fait de se poser la question veut dire qu'on vit à Paris.
00:30Est-ce que si on allait vers une révolte, est-ce qu'elle n'aurait pas déjà éclaté ?
00:34Mais non, parce que c'est cumulatif.
00:35Est-ce que, finalement, il n'y a pas une certaine forme de résilience qui s'est installée aujourd'hui
00:39?
00:39Non, parce qu'il y a un moment où vous ne pouvez pas vivre certaines choses.
00:43Et des gens qui vivent à Paris comme nous ne le voient pas.
00:47La dernière fois que j'étais dans mon département dans l'Aude, sur les routes nationales, les gens roulaient lentement.
00:53Ils roulaient à 60.
00:54C'était très, très, très frappant.
00:56C'est plutôt un département où les gens bombaient.
00:58Pour économiser.
00:59Ils économisaient chaque goutte.
01:02Donc, à un moment, si...
01:03Mais c'est un constat qui est clair aujourd'hui.
01:06C'est-à-dire, même aujourd'hui, dans les stations essence, on a des Français qui ne font pas le
01:09plein.
01:10Donc, ce n'est pas vrai que c'est vivable.
01:11Et c'est une idée de Parisien.
01:14Ce n'est pas vivable.
01:16Et à un moment donné, on doit se conduire bien, moralement.
01:23Et se conduire bien, pour moi, c'est de faire des choix.
01:26Ce n'est pas vrai qu'on est obligé de...
01:29Les 17 centimes sur l'essence et les 21 centimes, avec les certificats d'économie d'énergie,
01:35on peut les faire sauter si on accepte de ne pas financer ce que ça finance.
01:39Les 9 milliards de subventions directes qui ont été décidées par décret,
01:44qui n'ont pas été votées par le Parlement.
01:47La PPE 3, la loi de programmation d'énergie, n'a jamais été votée de manière démocratique.
01:53Tout ça est un décret.
01:54Et quand je cite les 7 milliards, je prends les chiffres de Sébastien Lecornu.
01:59Si on ajoute à peu près les 7 milliards de raccordements qui sont prévus pour cette année,
02:06on est à peu près 14 milliards.
02:08Pas 150 millions, mais ça suppose de faire de la politique.
02:12C'est-à-dire, à un moment, est-ce qu'on veut, à marche forcée, développer des éoliennes,
02:17alors qu'on a une capacité de production qui est excédentaire de 20% par rapport à nos besoins ?
02:21Est-ce qu'on veut, à tout prix, que cette PPE,
02:24qui va enclencher à nouveau un cycle d'augmentation de vos factures d'électricité,
02:28est-ce qu'on la garde ?
02:30Nous, on est absolument opposés à ça.
02:37Merci.
02:38Merci.
02:38Merci.
02:38Merci.
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