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  • il y a 8 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur les violences qui ont fait 10 blessés à Saint-Pierre-des-Corps à la suite de rodéos moto.

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Transcription
00:00Réda, merci, on va parler de Saint-Pierre-des-Corps.
00:02Je voudrais qu'on voit cette photo immédiatement,
00:05parce que j'en ai tellement assez,
00:07de la manière dont vous êtes traité dans l'espace médiatique,
00:10les policiers, et j'aime dire souvent les flics.
00:13Voilà, à Saint-Pierre-des-Corps, c'est la réalité derrière ce chiffre.
00:18Alors, c'est flouté, là, c'est dommage que cette photo soit floutée,
00:22parce que c'est un de vos collègues,
00:25qui était donc, c'est l'homme qui a percuté, lui, le...
00:29C'est le collègue qui a pris un pavé lors de l'intervention sur les lieux.
00:33Donc, je pense que c'est des policiers qui, à la base, sont appelés.
00:38Donc, c'est un appel 17.
00:40Ce n'est pas une initiative policière en disant,
00:43on va faire une descente, on va s'occuper des pauvres petits jeunes
00:46qui font de la moto.
00:48Ce n'est pas comme ça que ça s'est passé.
00:49C'est un appel 17 où les gens qui en ont marre nous appellent
00:51et nous demandent de intervenir pour faire cesser les rodéos motos,
00:57qui sont un fléau aujourd'hui parmi tant d'autres dans notre société.
01:01Les collègues sont arrivés sur place.
01:04Il y a eu un accident, il y a eu une enquête en cours.
01:07Ce que je trouve de marge aujourd'hui, c'est que malgré,
01:10et je le regrette, les blessures importantes de l'individu
01:13qui a refusé d'obtempérer, je le rappelle,
01:16aux injonctions des policiers...
01:17On sait les circonstances, comment le policier a percuté précisément ce rodéos ?
01:23Non, on ne sait pas encore.
01:24Les magistrats, je pense qu'ils doivent sûrement le savoir
01:26puisqu'ils étaient en capacité de demander le placement en garde à vue du collègue.
01:31Ce qui est logique, qu'il soit en garde à vue,
01:34c'est la procédure habituelle ou pas ?
01:35Non, pas du tout.
01:36Moi, ça me choque.
01:37Ça me choque, je pense que ça choque beaucoup de Français d'ailleurs.
01:40Ça choque beaucoup de Français.
01:42Il est d'ailleurs toujours en garde à vue, votre collègue ?
01:43Non, il a été déféré, pour le coup.
01:46Donc, il a été déféré.
01:48C'est des mots importants, je pense.
01:51Et il est où en ce moment ?
01:52Il est libre.
01:54Il est placé en qualité de témoin assisté.
01:58Ce qui est un hybride, en fait.
02:00Il est entre le témoin, mais peut-être qu'il est mis en cause.
02:04Enfin, il est mis en cause, mais il est témoin,
02:05mais il est peut-être auteur des faits, on ne sait pas trop, en fait.
02:08Mais il y a des témoins, précisément, de ce qui s'est passé ?
02:11Il y aura les policiers.
02:12Donc, l'enquête, c'est ça.
02:13C'est-à-dire que la suite de l'enquête, c'est que vous allez faire l'audition
02:16de l'ensemble des fonctionnaires à titre judiciaire.
02:18Il va aussi y avoir une enquête administrative.
02:20Vous savez, nous, on a l'habitude.
02:21C'est à chaque fois qu'il y a ce type de fait, il y a deux enquêtes.
02:25Une enquête pour, normalement, le refus d'obtempérer, les violences urbaines.
02:30Mais il y a toujours cette fameuse enquête de nos services,
02:33notamment l'IGPN, pour savoir...
02:35Et le jeune homme qui est blessé, on sait l'état précisément dans lequel il est.
02:39Il est hospitalisé pour le moment ?
02:40Alors, normalement, il est toujours hospitalisé.
02:43En tout cas, il a été blessé, mais son pronostic vital n'était pas engagé.
02:50Donc, pronostic vital pas engagé.
02:53Sûrement qu'il s'est levé un matin, il s'est dit, je vais faire de la moto, même si
02:57c'est interdit.
02:57Il n'avait pas de casque.
02:58Il semblerait qu'il n'avait pas de casque non plus.
03:00On sait le profil de ce jeune homme ?
03:02On sait l'âge qu'il a ?
03:03On sait qui il est ?
03:04On a son âge.
03:06Je regarderai tout à l'heure, mais j'ai le profil à peu près.
03:10C'est un jeune de quartier.
03:12Et après, moi, ce qui me dérange, c'est qu'aujourd'hui, vous avez un individu qui commet un acte
03:22de délinquance
03:23et que les policiers, dans leur action, à raison ou à tort, selon ce que va donner l'enquête,
03:31ont mis leur vie et ont pris des risques pour pouvoir interpeller un individu.
03:37Ça s'est mal passé, puisqu'il y a un blessé.
03:39Ça arrive à tout le monde.
03:39Moi, je défie de trouver en France un policier de voie publique
03:43qui n'a jamais blessé quelqu'un lors d'une intervention.
03:46Je pense que ça n'existe pas.
03:48Et forcément, vu que vous êtes dans une société qui est de plus en plus violente,
03:54forcément, quand vous allez faire usage de la violence légitime,
03:58elle risque aussi d'être beaucoup plus violente.
04:01Les gens, ils sont tous là à nous juger, mais nous, notre boulot, il est hyper difficile.
04:05Réda Bellach, porte-parole du syndicat de police Unité Île-de-France.
04:08Et c'est vrai qu'on va le répéter sans cesse d'ici le mois d'avril
04:13et la campagne présidentielle.
04:14J'ai entendu Mathilde Panot, l'enquête n'a même pas commencé,
04:17qu'elle explique que c'est le policier qui est responsable
04:19et c'est la police qui est responsable.
04:21Et violence policière, hier soir, il y avait également,
04:25et c'est Elliot Deval qui remarquait cela, je crois que c'était sur France Info,
04:29violence policière, ce n'était même pas mis entre guillemets.
04:31C'est-à-dire que vous êtes dans un état, dans un espace médiatique
04:35où personne ne vous défend, et notamment pas les journalistes.
04:39Et c'est un scandale.
04:40Donc je ne peux pas vous dire autre chose.
04:41Mathilde Panot était assistée d'Assa Traoré.
04:43Bon, voilà, bien sûr.
04:44C'est vraiment scandaleux.
04:46On va être avec Alexandra Bischoff, qui est sur le terrain
04:49et qui hier a été remarquable en nous apportant beaucoup de témoignages.
04:53Je la salue, Alexandra.
04:54Mais je voudrais deux choses.
04:55D'abord qu'on voit le tweet de Marine Le Pen,
04:57il faut le dire avec force, à Saint-Pierre-des-Corps,
05:00comme partout ailleurs en France, la République n'a pas reculé
05:02face à ceux qui pourrissent la vie des habitants et imposent leurs lois.
05:05Et c'était le cas quand même avec, évidemment, ce rôdéo urbain.
05:11Et je voudrais qu'on voit le sujet de Sharon Camara,
05:16où vous allez voir cette violence.
05:17Alors c'est Saint-Pierre-des-Corps cette semaine,
05:19c'était Chambéry il y a dix jours,
05:22c'est Laval, c'est toutes les villes moyennes.
05:24Mais ce n'est que le début.
05:26Moi, je le dis en permanence, ce n'est que le début
05:29si on ne prend pas des solutions radicales.
05:33Et ces solutions-là, elles tardent manifestement à venir.
05:35Voyez le sujet de Sharon Camara.
05:38Les véhicules calcinés témoignent de l'ampleur des violences.
05:42Dans la nuit de samedi à dimanche,
05:44des affrontements ont éclaté dans un quartier de Saint-Pierre-des-Corps
05:47après qu'un motard a été blessé à la jambe
05:49dans une collision avec une voiture de police.
05:53Conséquence, une vingtaine de véhicules ont été incendiés,
05:56neuf policiers ainsi qu'un gendarme ont été blessés.
05:58Très compliqué et ça fait très peur.
06:01Ça fait très peur.
06:02On se demande dans quel monde on vit, on marche sur la tête.
06:05C'est désolant.
06:06Vous travaillez toute une vie,
06:07si vous avez besoin de votre voiture pour bosser
06:09ou des retraités pour bouger,
06:11vous allez vouloir payer votre voiture ?
06:13Peut-être pas.
06:14Des centaines de policiers et gendarmes,
06:16appuyés par un hélicoptère,
06:17ont été mobilisés sur le terrain,
06:19tandis que des barricades étaient dressées
06:21et plusieurs feux allumés.
06:23On a vu faire caillasser les voitures de police,
06:27mettre le feu, les insultes, les mortiers, le feu d'artifice.
06:34Je croyais me trouver dans un jeu GTA.
06:36C'était vraiment l'émeute.
06:38On a l'impression que c'était la révolution ici.
06:40Le policier impliqué dans la collision
06:41a été placé en garde à vue.
06:44Une enquête est en cours
06:45pour déterminer les circonstances de cet accident.
06:48Cinq jeunes, âgés de 15 à 20 ans,
06:50ont également été interpellés,
06:52notamment pour participation avec arme
06:54à un attroupement avec le visage dissimulé.
06:56Ce qui est sidérant,
06:58c'est que ce sont les personnes les plus faibles,
07:01les moins économiquement,
07:03les plus en économiquement en difficulté,
07:05qui sont les premières cibles.
07:07Ceux qui, je parlais des artistes,
07:10qui vivent dans les beaux quartiers,
07:11parfois, pas toujours bien sûr,
07:13mais les journalistes qui sont à l'écart de tout ça,
07:17comment dire,
07:18ne condamnent pas ce qui a pu se passer,
07:20mais ce n'est pas en bas de leurs immeubles.
07:23Ce n'est pas en bas de leurs immeubles.
07:24Et on entendra M. Dupond-Moretti,
07:25qui m'a encore ciblé ce week-end,
07:28en expliquant que la justice,
07:30parce que je dis que la justice est laxiste,
07:31je ne sais pas si la justice est laxiste,
07:33mais en tout cas, il y a des prises,
07:34des décisions qui sont laxistes.
07:36Qui le contesterait en France ?
07:39Qui le contesterait ?
07:40Mais lui, il est tranquille.
07:41Ce n'est pas en bas de chez lui.
07:43C'est pour ça que moi,
07:44je trouve cette hypocrisie
07:46et ce rapport au monde invraisemblable.
07:48On est avec Alexandra Bischoff,
07:49et je la salue,
07:50et je la félicite,
07:51et je lui dis de faire attention,
07:52parce que ce n'est pas facile de tirer le terrain.
07:53Je sais que nos confrères et consœurs de BFM
07:56ont été pris à partir
07:56dans une manifestation à Paris,
07:59et j'espère que pour eux,
08:01tout ira pour le mieux.
08:03Je vous ai appelé ce matin,
08:04Alexandra, à 7h,
08:06et je vous ai dit,
08:09essayez qu'une personne vienne face caméra,
08:12nous raconter ce qu'elle vit.
08:13Et c'est intéressant parce que personne ne veut,
08:16parce que tout le monde a peur.
08:17Donc vous avez pu interroger des gens,
08:19je dis en ce moment qu'on interroge des gens
08:20et on voit les pieds des gens.
08:21C'est ça la réalité, Alexandra.
08:23Les gens que vous avez rencontrés
08:24depuis ce matin et depuis hier,
08:26ils ne veulent pas parler
08:27parce qu'ils savent qu'il y aura des sanctions contre eux.
08:34Il y aura des représailles.
08:35Des représailles, exactement.
08:36Je cherchais le mot.
08:37Bonjour Alexandra Bischoff.
08:42Oui, bonjour Pascal.
08:43Alors vous l'avez rappelé,
08:44les gens ici, ils ont peur.
08:45Ils craignent effectivement
08:46de témoigner à visage découvert devant la caméra
08:49car ils craignent,
08:50comme vous l'avez dit également,
08:51au plateau des représailles.
08:53Alors cette nuit de violence
08:54survenue entre samedi et dimanche,
08:56elle a fortement marqué la population.
08:58Certains riverains nous ont confié
09:00avoir passé la nuit de samedi
09:02éveillés, angoissés par le bruit des mortiers.
09:05Nous avons également rencontré hier soir
09:07une jeune femme en larmes
09:09découvrant son véhicule complètement calciné.
09:12Alors la plus grande inquiétude de ses habitants,
09:14on va le rappeler aussi,
09:15c'est évidemment que ses émeutes reprennent.
09:18Je vous propose d'écouter leur témoignage.
09:21Je n'arrive pas à comprendre tout ça.
09:23Donc déjà, quand on prend des arrêts de bus,
09:27tout ça, les gens ont peur.
09:30Ils ont peur, ça peut arriver à leur maison
09:33ou n'importe quoi.
09:34On est inquiets, on est désolés aussi.
09:37On est en colère, bien sûr.
09:39Il faut l'être.
09:41Parce que tout ça, c'est quand même
09:43vachement malheureux.
09:45Ça fait du mal à tout le monde,
09:47y compris à ceux qui le font d'ailleurs,
09:49et peut-être même en premier à ceux qui le font.
09:51Parce qu'ils ne se rendent pas compte
09:52à quel point tout ça, ça va peser
09:54sur ce que va penser la population
09:56de eux ensuite.
09:58Donc effectivement, je pense que c'est des actes
10:00qui sont vraiment très peu réfléchis.
10:02Et ceux qui pilotent ça derrière,
10:04si certains pilotent ça derrière,
10:06ou encouragent, ou justifient,
10:08ne serait-ce que ça,
10:09ce genre d'actes se trompent.
10:15Je vous rappelle également
10:16qu'hier soir, un dispositif important
10:18a été mis en place.
10:20Une centaine de membres de force de l'ordre
10:23ont été mobilisés toute la nuit.
10:25Alors, ils ont été visés par un tir
10:27de mortier d'artifice,
10:28mais il n'y a pas eu de blessés supplémentaires.
10:30Je vous rappelle également que le policier
10:32qui avait été placé en garde à vue
10:34a été relâché et placé sous le statut
10:36de témoin assisté.
10:38Alexandra Bischoff, et évidemment,
10:40s'il se passe quelque chose à Saint-Pierre-des-Corps
10:41avant 11h, vous nous rappelez comment on va faire.
10:44Comment on va faire dans cette société,
10:48puisque ce n'est pas un fait divers,
10:50c'est un fait vraiment de société.
10:52Ça n'a pas d'intérêt de parler
10:53d'un fait divers pur.
10:55Mais là, on est sur des faits de société,
10:57c'est-à-dire rodéo, émeute, police.
11:02Donc comment on va faire ?
11:04Moi, je ne sais pas,
11:05je ne vois que des solutions radicales.
11:08C'est-à-dire qu'avoir des sanctions
11:11qui soient suffisamment fortes
11:14pour qu'elles soient dissuasives.
11:16Je ne vois pas d'autre solution.
11:18C'est-à-dire que tous ceux
11:19qui font un rodéo urbain,
11:21il faut prendre, évidemment,
11:23des peines de prison fermes immédiates.
11:26Je ne vois pas autrement.
11:27Ça se passe à Tours.
11:27Ça se passe à Tours.
11:29Une ville qui, avec Laval,
11:31que vous avez cité,
11:31ou Nantes, qui vous est chère,
11:33était...
11:34Éric Nolot.
11:35Un passé récent synonyme
11:36de douceur de vivre à la française,
11:38en réalité.
11:39On pensait que ce genre de choses
11:40n'appartenait qu'aux banlieues
11:41des grandes villes
11:42ou à des zones un peu interlopes.
11:44Là, c'est vraiment
11:45la France profonde,
11:46la France moyenne.
11:47Les gens, les rares
11:48qui témoignent un visage découvert,
11:50on voit bien,
11:51c'est les Français moyens, normaux,
11:52qui respectent la loi
11:53et qui sont pris en otage.
11:55Mais qui ne sont pas les plus riches.
11:57Qui ne sont pas.
11:57Parce que dans les beaux quartiers...
11:59Oui, dans les beaux quartiers,
12:01ça ne se passe pas.
12:02Oui, ça dépend.
12:04Après la semaine de l'élection,
12:05un peu, mais ça est un déni.
12:07Mais à grand trait,
12:08les plus touchés,
12:10ce sont les plus faibles économiquement.
12:12Je me suis intéressé à ce quartier
12:13pour donner une chronique ce matin.
12:15En fait, il n'y a pas besoin
12:16de faire de longues recherches.
12:17Vous voyez qu'il y a très régulièrement
12:18des violences lors des émeutes de 2023.
12:20La piscine municipale a été incendiée,
12:22le maire a été menacé.
12:22Bref, c'est un quartier
12:24qui est étiqueté
12:25reconquête républicaine.
12:26Voilà.
12:26Les reconquêtes républicaines,
12:27en fait, c'est un joli mot
12:28pour dire qu'on ne fait pas grand-chose.
12:29Moi, j'aurais aimé que ce matin,
12:30il y ait le ministre de l'Intérieur sur place.
12:32Pourquoi pas le Premier ministre ?
12:33Le Président de la République
12:34qui parle des menaces extérieures,
12:35aussi réelles soient-elles.
12:36On a des menaces intérieures,
12:38visiblement,
12:38qui sont très fortes aussi.
12:39C'est là où on les attend.
12:40Richard Millet.
12:41Est-ce que je peux demander à monsieur
12:43si cette délinquance
12:46des rodéos sauvages
12:47ne s'inscrit pas non plus
12:48dans une économie générale
12:49de la criminalité ?
12:52A savoir que, de toute façon,
12:53tous ces gens-là
12:54sont aussi des dealers,
12:55probablement.
12:56Vous voyez ce que je veux dire ?
12:57On ne va pas faire d'amalgame.
12:59On ne va pas commencer la semaine
13:02en modérant.
13:03On n'en sait rien.
13:04Je pose la question à monsieur.
13:06Oui.
13:06J'affirme rien.
13:07Il y a une jurisprudence ?
13:08Non, je pense...
13:09Enfin, je ne pense pas.
13:10J'en suis même certain.
13:11Ça n'a rien à voir
13:12avec le trafic de stupéciences.
13:14Là, c'est une histoire de...
13:15C'est des gens, en fait,
13:17qui vivent dans leur propre société
13:19parce qu'on les a laissés faire,
13:20en fait, tout simplement.
13:21Quand vous criez,
13:22tous les jours,
13:23la police tue,
13:24la police fait du contrôle au faciès.
13:26En fait, vous victimisez des gens
13:28au lieu de les rendre plus forts,
13:29vous les rendez plus faibles.
13:30C'est ma vision
13:30de fils d'immigrés
13:34et anciens jeunes de quartier,
13:35pour le coup,
13:35parce que je ne suis plus tout jeune.
13:37Et puis,
13:38le policier qui a travaillé dans les quartiers.
13:42Et vous-même,
13:44évidemment,
13:44ça se passait il y a 20 ans
13:45ou il y a 30 ans
13:45et ça ne...
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