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Tous les jours dans la matinale d’Europe 1, Olivier de Lagarde scrute et analyse la presse du jour.

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00:00Place à la revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, ce matin un secteur d'activité dont on parle
00:04généralement assez peu.
00:05C'est vrai, et pourtant il nous tient à cœur Dimitri, c'est la radio, médias formidables s'il en
00:11est.
00:11Mais c'est vrai que force est de constater que l'actualité de la bande FM ne fait pas les
00:15gros titres.
00:16Parfois un petit papier en fin de journal pour signaler ici un programme, un podcast,
00:21mais évidemment rien à voir avec le battage médiatique que suscite la télévision.
00:24Vivons heureux, vivons cachés, se dit-on, pour se consoler.
00:28Et d'ailleurs peut-être que chez nos confrères de France Inter ce matin, on préférait être moins dans la
00:33lumière.
00:34Parce que la radio publique est à la une de la presse, et pas qu'un peu.
00:37Photos de la maison de la radio à la une du Figaro, plus l'édito, plus les deux pages événements
00:42du journal.
00:44Ajoutez l'édito à la une de l'opinion.
00:46Quant à la presse de gauche, elle est moins prolixe, sans doute un peu gênée aux entournures.
00:50Oui, il s'agit bien de l'éviction de Charles Sapin de France Inter dont on parlait à l'instant.
00:54Absolument, on virait, non par la direction, mais par les syndicats de la maison ronde.
00:58Et pour quel crime être de droite ?
01:01Bon, les journalistes réunis en soviète, qui ont eu sa peau, assurent que ce n'est pas lui le problème,
01:06explique Vincent Trémolet de Villers.
01:08C'est son journal, Valeurs Actuelles, qui a été condamné pour racisme.
01:11Mais l'éditorialiste du Figaro de s'interroger.
01:13Les journalistes du Monde ou de Libération, deux quotidiens qui ont fait dans leur colonne l'apologie de la pédophilie
01:20dans les années 70,
01:21seront-ils à leur tour interdits d'antenne ?
01:24On voit bien où mène cette logique folle à la surveillance, à la délation, à la loi des suspects.
01:30Et on voit bien qui dans cette histoire mène la danse.
01:33Jean-Luc Mélenchon, à la fête de l'Humanité, journal qui soit dit en passant,
01:38de l'éloge du pacte germano-soviétique au panégyrique de Staline, n'a rien à se reprocher.
01:43À la fête de l'Huma, écrit-il.
01:58La gauche qui se proclame modérée, rase les murs et baisse les yeux, poursuit-il.
02:04Même Télérama, qui n'a jamais ménagé son soutien indéfectible à France Inter,
02:08même Télérama a écrit sur son site que l'épisode qui agite la station
02:12pourrait laisser des traces au-delà de cette rentrée gâchée.
02:16Fermez les guillemets.
02:18Eh oui, parce que France Inter se montre plus sectaire encore que la caricature qu'André Sécharle Aloncle.
02:24Du grand art, yrodise Rémi Gaudot, la une de l'opinion,
02:27qui parle même de l'autodestruction de la chaîne publique,
02:30qui pratique un pluralisme de pacotilles.
02:33À cette poids de l'élection présidentielle, conclut-il,
02:35les frondeurs de France Inter ont réussi à faire de leur victoire une déroute ?
02:41Quoi d'autre dans les journaux ce matin ?
02:43Des promesses gouvernementales qui n'engagent que ceux qui y croient.
02:47Vous vous souvenez que vendredi dernier, Sébastien Lecornu promettait la stabilité fiscale dans le Figaro.
02:52Nous n'augmenterons pas les impôts, déclara-t-il solennellement.
02:55Eh bien, poisson d'avril, ce sont les échos qui ont découvert le potorose.
03:00Les impôts vont bien augmenter, écrivent Sébastien Dumoulin et Stéphane Loignon.
03:04Les chiffres envoyés par Bercy au Haut Conseil des Finances Publiques samedi
03:07indiquent que les prélèvements obligatoires, comme on appelle publiquement les impôts,
03:12augmenteront de 9 milliards d'euros.
03:15Et le pire, c'est que cela ne va pas suffire.
03:17Et si vous n'êtes pas tout à fait à l'aise avec ce dossier de la dette publique,
03:21si c'est un peu flou, lisez dans ce même numéro des Échos
03:24la chronique lumineuse de Jean-Père Levade.
03:27Cet ancien banquier de gauche, esprit libre s'il en est, lui, ne fait pas de poker menteur.
03:32Lui, il joue carte sur table et il a fait les comptes.
03:35Pour nous sortir de la nasse, il faudrait faire une correction de plus de 120 milliards par an, explique-t
03:42-il.
03:42Mais quel homme politique osera expliquer cela aux Français ?
03:45S'interroge Père Levade.
03:46À mon sens, personne.
03:48Donc, conclut-il, nous nous rapprochons de plus en plus d'une crise majeure.
03:52Mais ce matin, il n'y a pas que le gouvernement à se faire prendre la main dans le sac.
03:55Non, il y a aussi Myla Cyrus, la chanteuse américaine, est accusée par notre Amanda Lyre nationale de plagiat.
04:04L'histoire est racontée par le Parisien aujourd'hui en France, en cause la ressemblance entre la chanson Red Light,
04:10que vient de sortir la pop star américaine, et The Sphinx, titre qu'Amanda Lyre a enregistré en 1978.
04:18À l'écoute de deux morceaux, difficile de ne pas comprendre ce qui agace la chanteuse, écrit Sandrine Bajos.
04:24Et là, gros intérêt de la radio par rapport à la presse écrite, Dimitri, on peut les écouter.
04:30Alors, écoutez d'abord Amanda Lyre.
04:42Bon, voilà pour Amanda Lyre.
04:44Maintenant, Myla Cyrus.
04:55Bon, alors, vous en pensez quoi ?
04:56Il y a quelque chose.
04:57Il y a une petite base commune, oui.
04:58Moi, c'est la même chose.
04:59Après...
05:00Je dirais que ce n'est pas Manu Di Bongo, Michael Jackson.
05:03Non, ce n'est pas identique.
05:03C'était un pillage évident.
05:05Mais là, on s'en influence quand même.
05:06Il y a une base, voilà, il y a une base.
05:08Amanda Lyre dit que Myla Cyrus a Amanda Lyre dans sa playlist sur Spotify qu'elle suit.
05:13Donc, ce serait la preuve définitive de l'intention.
05:17Et Amanda Lyre déclare aux Parisiens souhaiter un règlement à l'amiable.
05:21Ça veut dire des piquetons.
05:22Des sous, des sous, des sous, bien sûr.
05:24Merci beaucoup, Olivier Delaguerre, votre vue de presse sur...
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