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  • il y a 27 minutes
Invité ce matin sur Cnews, Eric Ciotti réclame la démission de Céline Pigalle, patronne de France Inter, après la suppression de la chronique de Charles Sapin de Valeurs Actuelles : "La direction de France Inter s'est humiliée ! Radio France est aux mains de LFI". Sur le plateau de la chaîne info, le Maire de Nice n'a pas caché sa colère face à la décision de la direction de la station de céder à la pression des syndicats et des journalistes de gauche.

Le journaliste Charles Sapin, directeur adjoint de Valeurs actuelles, ne poursuivra pas son éditorial politique du dimanche matin sur France Inter. Après seulement deux chroniques diffusées, la direction de la radio publique lui a proposé de transformer son intervention en débat.

Une proposition refusée par le journaliste, qui dénonce la suppression de son éditorial. Son arrivée avait provoqué une forte opposition des syndicats et d'une partie du personnel de Radio France. Deux journées de grève avaient notamment été organisées les 13 et 14 septembre pour protester contre sa présence à l'antenne.

Les opposants à son recrutement dénoncent notamment les positions éditoriales de Valeurs actuelles. Charles Sapin estime pour sa part que cette décision porte atteinte à la liberté d'expression et au pluralisme.

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Transcription
00:00Je réclame d'abord de l'indépendance et de la neutralité.
00:04Aujourd'hui, France Inter est aux mains de LFI.
00:07Ce qui s'est passé est une honte absolue, une tâche sur la République,
00:12qu'un service public, qui doit peut-être plus que d'autres,
00:16parce qu'il dépend de l'argent public, il est financé par le contribuable.
00:20Tout le monde finance France Inter.
00:22Et quand on écoute France Inter, on n'a droit qu'à LFI, qu'à la pression de LFI.
00:27Si Charles Sapin est un journaliste, je ne sais pas ce qu'il vote, Charles Sapin,
00:31c'est un journaliste où partout où il est passé, a fait preuve de compétence et d'indépendance.
00:37On le met en cause parce qu'il est supposé être droit.
00:41Mais vous vous rendez compte, l'abomination ?
00:42Si l'inverse s'était produit, si l'inverse s'était produit,
00:46si on avait par la force tenté d'exclure un journaliste de gauche.
00:51Bon, il y aurait eu beaucoup de travail à faire, mais quand même, on en est arrivé là.
00:56Donc moi, je suis choqué par l'absence de réaction de la ministre de la Culture.
01:02Où est-elle ? Il faut qu'elle parle aujourd'hui.
01:04Je lui demande de parler à Mme Pégard, qu'elle ait un peu de courage.
01:09Et puis, la direction de France Inter s'est humiliée.
01:14Mme Pégard doit démissionner aujourd'hui.
01:16Il faut le dire très clairement.
01:19Parce qu'elle a cédé à la pression des syndicats ?
01:21Ce n'est même pas les syndicats.
01:22C'est LFI qui dirige, qui a privatisé France Inter.
01:26Aujourd'hui, France Inter est aux mains de l'extrême gauche.
01:29C'est extrêmement grave.
01:31C'est pour cela que j'avais souhaité qu'il y ait la commission d'enquête à l'Assemblée nationale,
01:37dont le rapporteur a été Charles Lalonde, qui a fait un travail formidable.
01:42Et on a démontré que cette commission, elle a été attaquée.
01:45Charles Lalonde a été lui-même attaquée.
01:50La vérité, aujourd'hui, c'est l'extrême gauche qui a fait la démonstration
01:54que ce que nous disions était pertinent.
01:57Ce que nous voulons, il faut d'abord des économies.
02:00Vous savez, on parlait des économies tout à l'heure.
02:02Sur les carburants, 4 milliards d'euros pour l'audiovisuel public.
02:07Vous voulez couper les subventions ?
02:08Bien sûr, il faut qu'il y ait moins.
02:09Et puis, il faut qu'il y ait une privatisation d'une partie.
02:13Qu'il reste un service public, personnellement, j'y suis favorable.
02:19Mais on ne peut pas rester dans cette situation qui est à la fois une gabegie d'argent public et
02:27une dérive idéologique.
02:29Vous pensez qu'il y aurait des repreneurs s'il y avait une privatisation envisagée du service public ?
02:34Le débat sera ouvert.
02:36Mais en tout cas, beaucoup de Français sont choqués de financer par leur argent ces dérives idéologiques.
02:43Et ça, ça ne peut pas être.
02:45Merci.
02:45Merci.
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