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  • il y a 8 minutes
Le parti d'extrême droite AfD est en forte progression dans des régions d'Allemagne, selon des sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote, ce dimanche. Le chancelier évoque un "désastre" pour son parti, la CDU.

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Transcription
00:00L'extrême droite allemande réalise une nouvelle percée électorale dans l'est de l'Allemagne
00:05après la Saxe-Hanalt il y a 15 jours, c'est dans le land du Mecklenburg.
00:11François Clémenceau, c'est votre édito international ce matin.
00:14Malgré cette nouvelle défaite, le chancelier allemand Merz continue de maintenir le cap sur ces réformes ?
00:20Oui, parce qu'il faut bien comprendre que ces élections régionales, elles ne sont que locales.
00:26Vous le voyez ici, vous avez l'ex-RDA avec ses cinq lenders.
00:31On a vu effectivement celui de Saxe-Hanalt tomber aux mains de l'extrême droite il y a 15 jours
00:35et désormais c'est celui de Mecklenburg-Pomeranie occidentale.
00:40Encore une fois, ça n'est pas le pouvoir fédéral de Berlin, ce sont des élections locales
00:44mais chacun de ces lenders a beaucoup de pouvoir, que ce soit sur les questions de police,
00:49que ce soit sur les questions d'immigration, de programmes éducatifs, de finances publiques.
00:52Donc, ça veut dire que quand l'extrême droite progresse dans ces régions-là,
00:57oui, le pouvoir central s'affaiblit d'autant, surtout lorsqu'il est incarné par un chancelier qui est très affaibli.
01:03Regardez la progression de l'AFD en Saxe-Hanalt, on les avait rappelés à ce moment-là,
01:10pratiquement 23 points d'augmentation en cinq ans.
01:13Et maintenant, si vous regardez les résultats de ce week-end, Mecklenburg-Pomeranie occidentale,
01:19regardez, l'AFD était à 16,7, elle passe à 38, c'est un gain absolument considérable.
01:25Et même si la gauche, le SPD, résiste plutôt bien, la CDU en revanche continue de s'affaiblir de façon
01:34absolument dramatique,
01:35au point qu'avec 4,9, elle ne peut pas même pas rentrer dans ce parlement local de Mecklenburg.
01:41– Et pourtant, le chancelier dit qu'il n'est pas question pour lui de démissionner, François.
01:46– Ça devient effectivement très difficile pour lui, parce que vous le voyez,
01:49il est à la fois contesté par l'extrême droite, l'AFD, quel que soit d'ailleurs l'Inde,
01:56puisque là on voit bien que son parti perd, mais il est contesté également par l'extrême gauche,
02:02la gauche radicale allemande, dit Linke, qui parvient à s'emparer de la mairie de Berlin,
02:08qui était jusqu'auparavant détenu par la CDU, et le chancelier Mertz est contesté au sein même de son propre
02:15parti,
02:15la CDU, le parti des démocrates chrétiens, parce qu'on le juge effectivement trop cassant,
02:21trop rapide, trop fonceur, trop solitaire, notamment sur ces grandes réformes
02:26qu'il entend mener à bien, les réformes essentiellement économiques et sociales,
02:29et là-dessus c'est peut-être là qu'il va devoir probablement soit diminuer sa voilure,
02:34ou alors laisser quelqu'un d'autre prendre sa place.
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