00:00qu'il y a des choses au cinéma que tu ne peux pas faire pour de faux.
00:02Couper la parole, tu coupes la parole.
00:03Crier, tu cries vraiment.
00:05Et ça, tu rentres avec le soir, c'est vrai.
00:07Donc pour Monia, parfois, je sais qu'il y a eu des week-ends,
00:10on tourne en Belgique principalement,
00:11il y a eu des week-ends où elle rentrait à Paris,
00:14où elle me disait que tout allait bien.
00:16Et puis j'avais Nils le soir, qui est évidemment un partenaire rêvé,
00:20puisqu'en plus d'être son partenaire de cinéma, il était son ami,
00:22qui parfois m'appelait le jour d'après en me disant
00:25« Écoute, ce week-end, c'était un peu plus dur pour Monia. »
00:27Parce que ce qu'on décrit dans le film,
00:32ce côté grignotage de la confiance,
00:36même quand tu dois le jouer,
00:38ton cerveau a du mal à faire la dichotomie.
00:43Quand on te crie dessus ou qu'on t'insulte,
00:45quand c'est toute la journée, même si « Allez, on la refait !
00:47Couper ! Allez, je me fais raccorder entre-temps ! »
00:49Tout ça, quand même.
00:51Le cerveau imprime quelque chose.
00:53Et ce n'est pas pour rien que les victimes te disent
00:56« Oui, je n'ai pas de traces physiques,
00:58mais j'ai l'impression que c'est dans mes os. »
01:00Ou que les victimes te disent aussi
01:02« J'ai mis quasiment autant de temps à en sortir
01:06que la durée de la relation elle-même. »
01:08C'est ça.
01:09Et c'est ça que ça raconte.
01:11C'est que...
01:14Ça vient grignoter à quelque chose de très sévère
01:18et de très pernicieux,
01:19qui te laisse une trace à un endroit qui est compliqué.
01:22Et...
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