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  • il y a 6 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud revient sur la décision de France Inter de renoncer à l'édito de Charles Sapin face à la polémique.

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Transcription
00:00Sur France Inter, parce que là c'est terrible ce qui se passe à France Inter.
00:03Une reculade.
00:04Alors là je suis très déçu de Céline Pigat, je l'ai dit hier, vraiment je suis très très déçu
00:09parce qu'elle cède.
00:12On voit bien d'ailleurs que les directrices de rien du tout si elles cèdent.
00:17C'est-à-dire que c'est les syndicats qui imposent, comme toujours.
00:21C'est-à-dire que vous dites à Charles Sapin, tu n'auras plus d'édito et tu auras un
00:25débat.
00:25Ce n'est pas du tout la même chose. Donc Charles Sapin, j'espère qu'il ne tombera pas là
00:29-dedans.
00:30Et ça montre, effectivement, ça prouve tout ce qu'a fait Charles Aloncle.
00:36Que qui dirige à France Inter, c'est les syndicats.
00:39Que vous avez, on le répète tous les jours, deux minutes par semaine sur 168 heures d'antenne à 7h40
00:47le dimanche matin.
00:48Et c'est encore trop pour ces sectaires, ces intolérances et dogmatismes.
00:53C'est quand même, je l'assure, l'affaire France.
00:55Et vous avez donc la directrice de France Inter qui comprend qu'elle ne sert à rien.
01:02Et elle ne peut même pas imposer cela.
01:05Et elle leur a demandé, alors visiblement les syndicats d'ailleurs ont refusé.
01:09Parce que, comme toujours, elle est en situation de faiblesse, elle recule, les syndicats en profitent.
01:13Enfin, c'est quand même André Valigny, c'est inadmissible.
01:17Je ne peux pas vous dire autre chose, c'est inadmissible.
01:21Moi, j'ai dit à plusieurs reprises sur cette affaire que le fait que Sapin ait deux minutes d'antenne
01:26par semaine, ça ne me choquait pas outre mesure.
01:28Ce qui choque, c'est évidemment le journal dont il dirige maintenant la rédaction.
01:34Parce que quand il a été recruté par France Inter, il est encore au point.
01:37Et puis entre temps, il est passé à Valors Actuelles, qui est un journal de la droite très, très à
01:42droite, qui a été condamné par les tribunaux.
01:45– Mais Libé aussi a été condamné par les tribunaux.
01:49Gilles-William Golnadel a fait condamner Libération pour racisme et antisémitisme.
01:54– Non, mais je le répète…
01:55– C'est ce que disait Gilles-William, et je peux vous citer, effectivement, il a fait condamner Serge Julie.
02:00– Non, mais je répète que le fait de faire venir Charles Sapin pour éviter les procès en manque de
02:05pluralisme
02:05qu'avait affronté France Inter était plutôt une initiative que je ne condamnais pas a priori.
02:11– Maintenant, Céline Pigalle, elle est devant un problème majeur.
02:14Donc il ne faut pas que l'antenne reste comme ça en grève pendant trop longtemps.
02:17Le fait qu'elle propose un débat, c'est une sorte de compromis.
02:20– Mais non, mais non, non, non, il n'y a pas de compromis.
02:26En fait, M. Cohen, il fait son édito tous les matins qui est engagé.
02:31C'est un édito qui était programmé.
02:33D'ailleurs, il y avait un édito sur France Inter de Valeurs Actuelles il y a dix ans.
02:36C'était Guillaume Roquet qui le faisait, quand il était directeur.
02:38Et il y a une radicalisation, une prise de pouvoir aujourd'hui,
02:41ultra-gauche de la France Insoumise, pourquoi pas parfois à France Inter.
02:46Tu n'as pas à céder à ça, il n'y a pas de compromis, enfin.
02:50– Non, non, vous cédez, vous cédez devant les syndicats, André.
02:55– Il faut bien sortir de la grève et de la crise.
02:56– Mais alors, il faut céder.
02:58– Je vois, vous, on sort de la grève, ça fait 40 ans qu'on sort de la grève.
03:02– Ce qui est intéressant, c'est que c'est une préfiguration politique
03:06de ce qui attend le pays en cas d'alternance.
03:09En réalité, on peut imaginer que s'il y a une alternance de droite
03:12ou du rassemblement national, on se heurtrera à une forme d'État profond
03:16dans les médias, au fond de son public, et qu'ils tenteront de bloquer le pays.
03:21Et c'est pourquoi aussi certains sont pour la privatisation de la télé publique,
03:26parce qu'ils estiment que c'est irréformable.
03:28Et donc, je trouve que l'attitude des syndicats est irresponsable,
03:32même vis-à-vis de la télé publique, s'ils y sont attachés,
03:35puisque c'est un encouragement à la privatisation.
03:38– Restez évidemment avec nous.
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