- il y a 8 minutes
Marine Tondelier, candidate Les Écologistes à l’élection présidentielle, était l’invitée du Face-à-face sur BFMTV et RMC ce vendredi 18 septembre.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Bonjour Marine Tondelier, merci de répondre à mes questions ce matin.
00:03Vous êtes candidate à l'élection présidentielle, vous êtes secrétaire nationale des écologistes,
00:07vous serez à l'Elysée dans deux heures, convoquée par Emmanuel Macron ainsi que les autres chefs de parti,
00:13avec un objectif, dit-il, parler de la situation internationale et de ses conséquences nationales.
00:19On est au cœur de tous les sujets, le budget, l'essence, la vie chère, une colère qui gronde.
00:25Je voudrais d'abord vous interroger sur ce litre de gasoil qui a battu un nouveau record
00:30et l'essence qui bat également des records.
00:34À très court terme, on fait quoi, Marine Tondelier ?
00:36Sachant que les prévisionnistes nous annoncent que ça pourrait être 3 euros le litre d'ici Noël.
00:40Alors, en fait, on a devant nous pas mal de solutions qui sont brandies par les partis les uns et
00:45les autres.
00:46Celles et ceux qui vous disent qu'il y en a une qui est facile et magique vous mentent.
00:49Moi, je le dis très sincèrement, on s'est mis dans une situation de vulnérabilité
00:52parce que depuis le rapport du Club de Rome en 1972, on sait que la dépendance au pétrole crée des
00:59vulnérabilités.
01:00Et avec des décennies d'inactions pour essayer de trouver un autre chemin énergétique,
01:05en fait, on s'est mis en situation de surendettement climatique.
01:07On vit à crédit sur la planète et les ménages, les entreprises, les collectivités se surendettent
01:12parce qu'ils doivent payer du gaz de plus en plus cher, du pétrole de plus en plus cher et
01:15qu'ils ne s'en sortent pas.
01:16Donc ça, c'est le fait de ne pas avoir écouté des écologistes pendant des années.
01:20Ça, c'est poser le décor, en effet, et le contexte.
01:22Et je trouve important de le faire parce que c'est aussi une question de sécurité nationale
01:25et on le voit aujourd'hui, d'où l'objet de la réunion tout à l'heure.
01:28Ensuite, sur les mesures qui sont proposées, il y a eu une aide d'urgence pour les gros rouleurs,
01:33donc pour les 3 millions de Français qui étaient ciblés, c'était 100 euros une fois,
01:37si vous apportiez des bons justificatifs.
01:39Ça devait viser 3 millions de Français.
01:41Aujourd'hui, il n'y en a que 1 million qui l'ont effectivement reçu.
01:44Et je ne pense pas...
01:45C'est-à-dire qu'en fait, il y a beaucoup de Français qui ne savent même pas
01:48ou qui n'ont même pas le courage de se lancer dans le processus.
01:51Et je ne pense pas qu'il n'y a qu'un million de Français qui sont en difficulté sur
01:54l'essence.
01:54Il y a un chiffre qui est sorti hier.
01:56Il y a 30% des Français qui sont en précarité, mobilité.
01:5917 millions de Français.
02:01Donc, on voit bien que ça rate.
02:03Moi, ce que je dis, c'est que si je regarde les chiffres,
02:06un plein de diesel, ça va vous coûter 83 euros en février.
02:09Aujourd'hui, c'est 116.
02:10Ça veut dire qu'entre 30 et 35 euros, ça bouge tous les jours, de plus par plein.
02:14Entre 30 et 35 euros de plus.
02:15L'aide de 100 euros que vous touchez une fois,
02:17elle vous couvre le surplus de 3 pleins.
02:20Et donc, si vous êtes infirmier libéral et que vous faites 100 kilomètres par jour,
02:23donc 6 litres en moyenne,
02:25en fait, ça vous aura pas emmené bien loin.
02:27Sur cet aide, gros rouleur, le ministre du Commerce, me semble-t-il,
02:31a annoncé ce matin, en tout cas l'un des ministres de Bercy,
02:34a annoncé ce matin que cet aide, gros rouleur,
02:36elle sera bel et bien prolongée,
02:38qu'elle sera prolongée jusqu'au-delà du 30 septembre, dit-il.
02:44Et effectivement, on a l'impression qu'à chaque fois,
02:46ils attendent la dernière minute pour dire que ce sera prolongée.
02:49Mais attention, prolongée, ça veut pas dire qu'ils la remettent.
02:51C'est-à-dire que celui qui l'a déjà eu, qui a déjà eu ses 100 euros,
02:54donc il y a eu ses 30 euros.
02:54Est-ce qu'il va la toucher à nouveau ?
02:55Non, c'est prolongation de l'aide.
02:58Mais enfin, au moins, ça permettra peut-être aux plus de 2 millions,
03:01semble-t-il, qui y auraient droit et qui pourraient y prétendre,
03:04de la demander.
03:04Ils annoncent avec certitude que ça ne va pas suffire pour beaucoup de Français
03:07qui sont en situation de précarité énergétique, de précarité mobilité.
03:10Il y a quand même un Français sur 6 aujourd'hui qui ne mange pas à sa faim.
03:13C'est là qu'on en est.
03:14Attendez, ça veut dire que non seulement ça ne va pas suffire,
03:16c'est ce que vous dites,
03:17mais au fond, jusqu'à présent, cette aide,
03:20elle n'a en effet pas touché ce qu'elle devait toucher.
03:22Est-ce qu'elle est mal fagotée ?
03:25Mais est-ce qu'elle ne répond pas de toute façon à la demande ?
03:28Mais c'est ce qui se passe quand vous désossez les services publics.
03:30Les gens, ils n'ont même plus de guichet à côté de chez eux.
03:33On leur demande de tout faire par Internet pour des personnes
03:35qui, des fois, ne sont pas à l'aise aussi sur ces procédures,
03:38avec des sites qui bug la moitié du temps,
03:40avec des procédures qui sont longues,
03:41avec des pièces à apporter,
03:42avec une forme de stigmatisation.
03:44La manière dont fonctionnent les services publics,
03:45et moi, je dis ça, je n'attaque pas les fonctionnaires,
03:48ils disent la même chose que moi,
03:49ne fonctionnent pas non plus.
03:51Donc, en fait, on est en train de perdre les gens.
03:52C'est ça qui est en train de se passer.
03:54Et je le dis, c'est une question de pouvoir d'achat,
03:55c'est fondamental,
03:56mais c'est aussi une question, à la fin, de rétrécissement social.
03:59C'est-à-dire que c'est des gens qui ont refusé,
04:00enfin, renoncé à quelques jours de vacances cet été,
04:03qui renoncent à un emploi,
04:04qui renoncent à une activité sportive pour leur enfant
04:06parce que c'est trop loin,
04:07qu'ils ne pourront pas payer,
04:08ou qu'ils renoncent même à des repas de famille
04:10en disant, voilà, ce week-end,
04:114 heures de route pour un repas,
04:12j'aurais beaucoup aimé vous voir,
04:13mais là, on n'a pas les moyens.
04:14C'est ça qui est en train de se passer,
04:16c'est le délitement social aussi de notre pays derrière.
04:18Il y a une autre solution immédiate
04:20et qui permettrait de faire l'économie
04:21de 20 centimes par litre,
04:23c'est la suspension des certificats d'énergie.
04:27Les certificats d'énergie,
04:29ce n'est pas seulement la proposition de M. Retailleau,
04:31c'est la proposition de Michel-Edouard Leclerc
04:34qui estime que ce serait le plus efficace,
04:36le plus immédiat
04:37pour le pouvoir d'achat de français.
04:38C'est sûr, c'est qu'il ne va pas prendre sur ses marges,
04:39il va les prendre sur les crédits environnementaux.
04:41Non, mais il n'y a plus de marges.
04:42On peut en rire autant qu'on veut.
04:43Non, non, mais je ne rigole pas du tout.
04:45Honnêtement, je crois,
04:46franchement, on peut le dire,
04:47on l'a fait le calcul dans tout le sens.
04:48Sur les marges de la grande redistribution,
04:49on en reparlera quand vous voulez.
04:51Il y a des marges ailleurs,
04:51mais en tout cas, sur l'essence, il n'y en a pas.
04:52M. Leclerc a des marges, je vous l'annonce.
04:54Oui, oui.
04:54Vous pourrez me poursuivre
04:55aux mensonges en politique.
04:56Vous verrez que j'ai raison.
04:57Deuxièmement, sur les crédits...
05:01Ces CE, ils servent à quoi ?
05:02Ces CE, ils servent à 1 million d'opérations par an
05:06qui vont changer le plus gros four électrique
05:09de notre pays, à Dunkerque.
05:11C'est une opération à 1 milliard d'euros
05:13dont la moitié est payée par les CE,
05:15à mettre une pompe à chaleur sur vous
05:17qui divisera votre facture par 3.
05:19Et ces politiques-là,
05:21isoler les logements,
05:22changer votre poêle à fuel, etc.
05:25Ça fait, à la fin,
05:26qu'on sera plus ou moins dépendant de la Russie
05:29et de ce qui se passe au Moyen-Orient.
05:30Donc, si on supprime la transformation
05:33de notre société qui a pris 30 retards
05:34pour financer les aides d'urgence,
05:36alors on est mort.
05:37Parce que des chèques de 100 euros
05:38pour compenser la hausse,
05:39il va falloir en donner beaucoup
05:40dans les 20 prochaines années.
05:41Est-ce que la manière de financer
05:42cette transition,
05:44en demandant 20 centimes de plus
05:46qui s'ajoutent à toutes les taxes
05:47qui sont déjà sur le carburant,
05:49dans un moment où, en effet,
05:50comme vous le disiez,
05:51chaque centime compte sur le litre d'essence,
05:54est-ce qu'il ne serait pas possible
05:55de la suspendre pendant quelques mois
05:57en disant, écoutez,
05:58dans le contexte actuel,
05:59on ne peut pas faire payer
06:01ceux que vous citiez tout à l'heure,
06:03c'est-à-dire, en effet,
06:04ces parents qui renoncent
06:06à des activités pour leurs enfants,
06:07qui renoncent à...
06:08si vous...
06:09Immédiatement, ça pourrait être
06:10en état dès lundi.
06:11Dès lundi,
06:12parce qu'il ne suffit que d'un décret.
06:1420 centimes de moins par litre.
06:16On regarde toujours
06:16vers ce qui va toucher
06:18les plus vulnérables des Français,
06:19ceux qui ont besoin de cette aide
06:20pour isoler leur logement,
06:22changer de voiture,
06:23leasing social.
06:24Pourquoi...
06:25Attendez...
06:25Non, non, non,
06:25Madame de l'Herve,
06:26parce que vous venez de parler
06:27de la difficulté de ceux
06:27qui n'ont pas le moins de faire le plein.
06:29Pourquoi aujourd'hui,
06:30en France,
06:30il n'y a que 38%
06:31des achats de nouveaux véhicules
06:32qui sont électriques,
06:33alors qu'en Envège,
06:34c'est 95%.
06:36Si demain,
06:36vous donnez
06:38aux travailleurs de Picardie
06:39qui a 100 km par jour
06:40pour aller travailler
06:41en infirmier libéral
06:42un véhicule électrique,
06:43vous le sauvez tout de suite.
06:44Oui, mais je viens de vous dire,
06:45si vous lui dites demain
06:45qu'il a 20 centimes de moins
06:46sur son litre,
06:47il va être quand même très content.
06:48Il paiera quand même
06:48les autres centimes
06:49et ce sera beaucoup plus cher
06:50qu'une charge électrique.
06:51Ce sera toujours ça,
06:5220 centimes par exemple.
06:52Ce que je vous dis,
06:52Madame de l'Herve,
06:53c'est que comme on regarde
06:54toujours du côté,
06:54on va le voir sur le budget,
06:55des précaires,
06:56des malades,
06:56des retraités,
06:57des travailleurs,
06:58mais on ne regarde jamais
06:59du côté de ceux qui
07:01s'engraissent,
07:02qui font de cette crise énergique
07:03un tiroir caisse.
07:04Je ne comprends pas.
07:04Total, je vous en ai compris.
07:05Non, non, je ne comprends pas.
07:06Je vous explique,
07:07Madame de l'Herve.
07:07Madame de l'Herve,
07:08vous avez bien raison.
07:09Laissez-moi terminer,
07:09vous comprendrez.
07:10Il était très dur.
07:10Et là, vous me dites...
07:11Mais laissez-moi terminer,
07:12vous comprendrez.
07:13Là où il faut aller chercher l'argent,
07:14c'est chez les ultra-riches.
07:15Pourquoi on ne le fait pas
07:16sur cette crise totale ?
07:18Ils ont des bénéfices
07:20en ce moment records.
07:21Ils s'engraissent
07:22comme s'ils avaient
07:23un tiroir caisse
07:24à partir de cette crise.
07:26Pourquoi on ne va pas chercher là ?
07:27Pourquoi l'Italie l'a fait ?
07:28Pourquoi l'Espagne l'a fait ?
07:29Pourquoi nous,
07:30on ne le fait pas ?
07:30Nous, M. Pouyanné,
07:31PDG de Total,
07:32on lui donne la légion d'honneur.
07:33Moi, je préférerais
07:34qu'on le mette à contribution.
07:36Non pas...
07:37Enfin, c'est quand même évident.
07:39Nous, notre mesure,
07:40c'est de regarder la moyenne
07:42des profits
07:42qu'il faisait les années d'avant.
07:43Donc, on prend les profits
07:44qu'il fait en plus
07:45et on les taxe à 66%.
07:48Ça nous fait de l'argent
07:49pour payer ces mesures d'urgence.
07:50Ce que je voulais simplement dire,
07:52Marine Tandellier,
07:52et ce qui me frappe,
07:53c'est que votre exemple
07:57de la personne modeste
07:58qui renonce
07:59à aller déjeuner en famille
08:01le dimanche
08:02parce que le plein est trop cher,
08:04vous l'opposez ensuite
08:05alors que la problématique
08:07est la même.
08:07Parce que, madame de Malherbe,
08:08on ne peut pas dire d'un côté...
08:09Vous avez regardé
08:10le budget environnement de l'État
08:11sur MaPrimeRénov',
08:12sur le leasing social,
08:13des mesures
08:13qui auraient des Français
08:14tout de suite
08:15sur leur pouvoir d'achat.
08:16Tout a été dégradé.
08:17Le fond vert
08:17divisé par 4 en 2 ans.
08:19Et donc, aujourd'hui,
08:19on en est là.
08:20Et on dit que la solution,
08:21c'est qu'on va encore couper
08:22ce qui peut financer
08:24des mesures
08:25pour aider les Français.
08:26Et donc, du coup,
08:27on ne fait pas
08:28les mesures de moyen
08:29et de long terme.
08:29Et ça peut durer longtemps.
08:30En 2022,
08:31début de la crise en Ukraine,
08:32on va tout changer,
08:33on va y sélever les gens,
08:34on a compris,
08:35c'est définitif.
08:35Et on se refait surprendre
08:37tous les 6 mois
08:37sans avoir rien avancé
08:39sur les mesures
08:39de transition effectives.
08:40Donc, nous,
08:41on veut aussi financer
08:43une grande transition énergétique
08:44sur la grande transmission,
08:46c'est-à-dire
08:46les 9 000 milliards d'euros
08:47qui, d'ici 2040,
08:49vont changer de génération
08:50par les héritages
08:50parce que la pyramide des âges
08:51fait qu'il y aura
08:52des flux successoraux immenses,
08:549 000 milliards d'euros
08:55d'ici 2040.
08:55C'est-à-dire quoi ?
08:56Vous voulez augmenter
08:56les prêts de succession ?
08:57Je ne touche pas
08:58à 99% des héritages
09:00parce que les Français
09:00qui ont travaillé
09:01veulent pouvoir donner ça
09:02à leurs enfants.
09:03Je touche aux 1%
09:04des héritages les plus élevés,
09:05des héritages de plus
09:06de 3 millions d'euros
09:07et que je taxe
09:08à 10% de plus.
09:09Et sur les 0,1%
09:10des héritages les plus élevés,
09:11plus de 13 millions d'euros,
09:13je les taxe à 10%
09:15encore de plus,
09:1520% en plus.
09:20J'ai 10 milliards en 2027
09:25et 15 milliards par an
09:26à partir de 2028
09:28jusqu'à 2040
09:29pour financer
09:29la grande transition.
09:30Et ça a du sens
09:31parce que c'est aussi
09:31de l'héritage de dire
09:32moi je m'occupe
09:33des générations futures.
09:34Ça on sait le faire,
09:35on le propose depuis des semaines
09:36que fait le gouvernement.
09:37Gèle du point d'indice,
09:39notamment baisse des APL
09:40parmi les pistes
09:42évoquées par le gouvernement
09:43pour faire les 54 milliards d'euros
09:45d'économies
09:46qui disent-ils
09:47permettraient simplement
09:48au moins d'essayer
09:49d'être à peu près
09:52dans les clous
09:52d'un 5% de déficit
09:54de l'État.
09:55Comment vous réagissez ?
09:56Jusqu'au bout,
09:56ils n'auront pas reculé.
09:58Jusqu'au bout.
09:58Ils nous auront vendu
09:59une politique de l'offre
10:00qui favorise
10:00soi-disant les entreprises
10:01des ultra-riches
10:02et qui devait ruisseller
10:03sur tout le monde.
10:04Il n'y a jamais autant
10:04de pauvres dans ce pays.
10:06Et donc là,
10:06leur solution magique,
10:07c'est de faire des économies.
10:08Je rappelle qu'ils veulent
10:09faire 54 milliards d'économies
10:10parce que vraiment,
10:11ils n'en ont pas le choix.
10:12Vous savez que tous les ans,
10:13on a 63 milliards de recettes
10:14en moins dans le budget de l'État
10:16à cause des cadeaux fiscaux
10:17qu'ils ont faits.
10:17C'est la Cour des comptes
10:18qui le dit.
10:19Donc déjà,
10:19je voulais mettre en parallèle
10:20ces deux chiffres.
10:21S'il n'y avait pas eu
10:21les cadeaux fiscaux,
10:22on n'aurait pas besoin
10:23de faire ces efforts.
10:24Et donc,
10:24il faut faire des efforts.
10:26Ok,
10:26je peux l'entendre.
10:28Mais du coup,
10:29qui doit faire les efforts ?
10:30Les ultra-riches
10:31qui n'ont jamais été
10:31aussi peu taxés
10:32ces dernières années,
10:33qui n'ont fait aucun effort
10:34de plus du mandat
10:35ou celles et ceux
10:36qui ont trinqué
10:36dans chaque budget,
10:37c'est-à-dire
10:37les gens qui ont l'APL,
10:38les aides-logements,
10:39donc les précaires
10:39et les jeunes,
10:40les malades,
10:41là,
10:41on aura fait
10:42les franchises médicales
10:43et on va ajouter
10:44maintenant une taxation
10:45sur les arrêts maladie.
10:46Enfin,
10:47on va désavantager
10:48par rapport
10:48à la situation actuelle
10:49les arrêts maladie.
10:50Les 2 milliards
10:50sur les arrêts maladie,
10:50voilà ce qu'a dit le Premier ministre.
10:51Les retraités,
10:52de mieux en mieux.
10:53Les fonctionnaires,
10:54évidemment,
10:54c'est tous les ans.
10:55L'allocation de rentrée scolaire
10:57aussi qui est ciblée.
10:59Les étrangers,
10:59ça évidemment,
11:00c'est tous les ans.
11:02Et même maintenant,
11:03les cibles et rendent
11:03des énergies renouvelables
11:04qui, comme chacun sait,
11:05sont le vrai problème.
11:06Dans ce pays,
11:07on fait trop d'énergie renouvelable.
11:07Mais Marine Tondelier ?
11:08Ça n'a aucun sens.
11:09C'est injuste
11:10et ça ne pourra pas
11:11bien se terminer.
11:12Vous savez,
11:12moi,
11:13je vais accoucher dans 7 jours
11:13et je me rappelle
11:14avoir accouché en décembre 2018
11:16en pleine marche climat
11:17et en pleine crise
11:17des gilets jaunes.
11:18Et les ronds-points,
11:19dans quelques jours,
11:20vous verrez,
11:20seront réoccupés.
11:21Et ce rond-point,
11:22c'est une belle métaphore
11:23du mandat de Macron,
11:24en fait,
11:24parce que la France,
11:25elle a tourné en rond.
11:25Ils seront réoccupés.
11:27Il y a une faille spatio-temporelle
11:29dans cette affaire.
11:30Marine Tondelier,
11:31on tourne en rond.
11:31Est-ce que vous le constatez
11:33ou est-ce que vous l'espérez ?
11:34C'est-à-dire,
11:34par exemple,
11:35Fabien Roussel,
11:35qui était mon invité cette semaine,
11:37disait,
11:37il faut se mobiliser,
11:38il faut descendre sur les ronds-points,
11:39il faut même faire une révolution.
11:40J'étais avec ma poussette
11:41sur un rond-point
11:43quelques jours après mon accouchement
11:44en décembre 2018.
11:45Et vous le serez à nouveau,
11:46si le faut,
11:47dans quelques semaines ?
11:47Je ne pourrais pas faire
11:47des déplacements
11:55c'est une question de dignité
11:56et ça ne peut plus tenir
11:57ces inégalités.
11:58Il y a deux mobilisations.
12:00Il y a effectivement
12:00cette mobilisation
12:01qui commence à se faire sentir
12:03qui pourrait être
12:04une mobilisation en effet
12:05sur les ronds-points.
12:06On va parler aussi
12:06des pêcheurs dans un instant.
12:08Et puis,
12:08il y a un appel
12:08à une journée,
12:09une grande journée noire,
12:10une grande journée d'action
12:11par les syndicats
12:12le 29 octobre prochain.
12:13Vous allez me parler
12:14de la journée
12:14de la marche climat
12:15du 26 septembre
12:16à laquelle j'appelle
12:16tout le monde à aller aussi.
12:17Et si je n'ai pas encore accouché,
12:19ce qui devrait être le cas normalement,
12:20j'y serai à Arras.
12:21Le 29 octobre,
12:24un appel à la mobilisation,
12:25à la grève.
12:26Est-ce que ça aussi,
12:27il faut le faire,
12:28une vraie journée noire ?
12:30Écoutez, moi,
12:30je soutiens la grève des pompiers,
12:32je soutiens les mouvements
12:32des agriculteurs,
12:33je soutiens les mouvements
12:34des pêcheurs
12:34avec qui j'étais à Boulogne
12:35lundi matin,
12:36je soutiens les gilets jaunes,
12:37je soutiens évidemment
12:39la marche climat
12:40à laquelle j'aimerais être
12:40le 26 septembre,
12:41mais c'est vraiment le jour
12:42où je suis censée accoucher.
12:43Je serai de tous ces mouvements
12:44parce qu'il faut qu'en haut
12:45ils entendent
12:46qu'ils nous en aient
12:46dans une impasse
12:47et que quand on est
12:47dans une impasse,
12:48soit on dit
12:49je continue à avancer
12:49mais on va continuer
12:50à se taper le mur,
12:51soit on fait demi-tour
12:52et on retourne vers la lumière.
12:53Ce pays a besoin de justice,
12:54ce pacte ne tient plus.
12:56Vous savez, on peut dire
12:56ah mais moi j'ai la liberté
12:57de prendre mon jet privé
12:58comme donne prenne le métro,
12:59moi j'ai la liberté
13:00de baisser les impôts
13:01pour les plus riches.
13:02Oui, tout le monde est libre,
13:02mais quand votre liberté,
13:04elle contraint les conditions
13:05d'existence de tous les autres,
13:06ce n'est plus une liberté,
13:07c'est un privilège
13:07et moi je suis pour l'abolition
13:09des privilèges climatiques.
13:10Vous dites que vous soutenez
13:11la colère des pêcheurs,
13:12vous l'avez vu,
13:13plusieurs jours d'action
13:14avec des blocages
13:15de dépôts de carburant,
13:17avec des blocages
13:18d'un certain nombre
13:19de ports à Sète,
13:21à Nice, à Toulon.
13:23Le carburant,
13:24ils disent que ce n'est que
13:26la goutte d'eau
13:27qui fait déborder le vase
13:28et en réalité,
13:29leur grief,
13:29lorsque vous les écoutez,
13:31c'est notamment
13:32à l'encontre de Westmed.
13:33Westmed, c'est quoi ?
13:34C'est une réglementation
13:36environnementale
13:36qui vise à restaurer
13:38le stock de poissons
13:39et à imposer
13:40une pêche durable.
13:40Mais pour ce faire,
13:42ils reçoivent
13:43des instructions régulièrement
13:44de Bruxelles
13:45sur les quotas de pêche,
13:46sur le nombre de jours en mer,
13:48sur quelles zones
13:49ils peuvent aller pêcher
13:49et avec quel maillage.
13:51Leur véritable grief,
13:53c'est ça.
13:53Ce n'est pas
13:55exactement que ça.
13:56Moi, je vous savais,
13:57j'ai passé une nuit
13:58sur un chalut,
13:59sur un langoustinier
14:00pour faire une marée.
14:01C'était où ?
14:02C'était à Lorient
14:02il y a quelques mois
14:03avec Damien Gérard.
14:04C'est pas à Lorient.
14:04Moi, je vous parle de Westmed,
14:05c'est la métier de l'année.
14:06Ils ont d'autres problèmes
14:06sur d'autres quotas.
14:08Je suis allée
14:09au sommet des océans
14:11à Nice
14:11il y a quelques mois.
14:12J'étais à Boulogne
14:13parce qu'on a sorti
14:14notre livret sur le littoral
14:14et la pêche
14:15lundi matin à Boulogne
14:16qu'on préparait depuis longtemps.
14:18Et en fait,
14:18il y a aussi un sujet
14:19de concurrence éloyale
14:20parce que ceux
14:20qui sont vraiment
14:21en difficulté aujourd'hui,
14:22ce n'est pas les très gros.
14:23C'est les artisanaux,
14:24ceux qui pêchent
14:25le long des côtes
14:25et qui sont concurrencés
14:27par des énormes bateaux.
14:29J'avais un pêcheur
14:30du Pas-de-Calais
14:30à la Follinaire
14:31en pleurs au téléphone
14:32qui avait entendu
14:33sur la radio
14:37qui a pris ce que lui
14:38prenait en un an.
14:39En fait,
14:39c'est toujours pour vous
14:40le problème des gros.
14:42Mais là,
14:42j'ai une solidarité
14:43quand même des pêcheurs
14:44sur cette question-là
14:45et moi,
14:45je vous interroge
14:46sur Westmed.
14:47Moi, je veux bien
14:47que vous me parliez
14:47d'autre chose.
14:48On peut se dire
14:49tout ce qu'on veut.
14:50La ressource halieutique
14:51dans la mer du Nord,
14:52c'est 90% des grands poissons
14:53qui ont disparu.
14:54Donc, on peut dire
14:55enlever les cotards,
14:56on peut tout pêcher,
14:56on peut faire
14:57qu'il y ait 100%
14:59de disparition,
15:00la pêche n'ira pas mieux.
15:01Moi, ce que je veux dire,
15:02c'est que tant qu'on n'empêche
15:02pas ces énormes bateaux
15:03qui ne sont pas français
15:05de pêcher le long
15:06de nos côtes,
15:06nous, on veut interdire
15:07dans la limite
15:07des 12 000 marins
15:09ces bateaux
15:10de plus de 12,
15:10de plus de 25 mètres
15:11de pêcher
15:12parce qu'ils prennent
15:12les ressources des petits
15:13et que c'est une concurrence
15:15totalement déloyale.
15:16Mais Marine,
15:16vous m'avez dit,
15:16j'ai un peu
15:17que c'est un dialogue
15:17de sauf.
15:18Vous les avez écoutés
15:19les pêcheurs
15:20de trois derniers jours.
15:20Le quota vient de bouger.
15:21Parce qu'en fait,
15:22la ressource de ton rouge
15:23avec les perturbations
15:24climatiques
15:25et les régénérations parfois,
15:26elle est en train de bouger.
15:27Ces quotas,
15:27ils sont amenés
15:28à bouger tout le temps.
15:29Mais il y a un effet retard
15:29dans l'administration
15:30souvent.
15:31Je vous laisse dérouler
15:32mais en fait,
15:32vous ne parlez pas
15:33de la même chose.
15:34Si, je vous parle des quotas.
15:35Vous me parlez des quotas,
15:35je vous parle des quotas.
15:36Je vous parle de la colère
15:37des pêcheurs depuis trois jours.
15:38En fait,
15:38Madame de Malherbe,
15:39ce que vous voulez que je dise,
15:40c'est très concentré sur Westmed.
15:41Non, je voudrais savoir
15:41ce que vous voulez dire,
15:42c'est que c'est de la faute
15:42des écologistes.
15:43Si vous estimez,
15:44eux estiment que en partie,
15:46c'est la faute,
15:47en partie,
15:48mais la difficulté
15:49à laquelle ils font face,
15:51c'est en partie due
15:52aux normes
15:53qui leur sont imposées
15:54pour des raisons écologiques.
15:56Oui, mais en fait,
15:57vous mélangez les problèmes.
15:58C'est-à-dire que moi,
15:58je peux vous dire en ce matin,
15:59la sécheresse,
16:00c'est de ma faute,
16:00la canicule,
16:01c'est de ma faute,
16:01le prix de la caverne,
16:02Ils ne vous disent pas
16:03que la pêcheur,
16:04du stock de poissons,
16:05c'est de votre faute.
16:06Ce n'est pas ça la réalité.
16:06Vous le savez très bien
16:07au fond de vous.
16:08Ils disent,
16:09vous les avez écoutés ?
16:10On peut dire que l'écologie
16:10est le bouc émissaire
16:12de tous les problèmes
16:12de ce monde.
16:13Ce n'est pas vrai.
16:14Si on nous avait écoutés
16:15depuis des décennies,
16:16on n'en serait pas là.
16:17Vous le savez,
16:18je le sais,
16:18et tout le monde le sait.
16:19Mais ce n'est pas moi
16:19qu'il faut le dire.
16:20Ce que je veux dire,
16:20c'est que moi,
16:21j'ai entendu les pêcheurs
16:22depuis trois jours
16:23et c'est exactement
16:23ce qu'ils expriment.
16:25Et donc,
16:26sur le fait de les accompagner,
16:28on le fait tous les jours.
16:29Est-ce que Westmed,
16:30est-ce que les normes environnementales
16:31qui pèsent sur les pêcheurs
16:32ne sont pas excessives ?
16:34Aujourd'hui,
16:35ils disent,
16:35moi,
16:35je voudrais juste sortir en mer.
16:37Je ne sais pas si vous avez
16:38une idée de ce que c'est.
16:39Avant Westmed,
16:40ils pouvaient théoriquement
16:40travailler jusqu'à 230 jours par an.
16:43Depuis 2026,
16:44le plafond qui leur est imposé,
16:45c'est 104 jours par an.
16:46Madame Malherbe,
16:46écoutez moins bien.
16:47L'écologie populaire
16:49que je porte,
16:51c'est pas elle
16:52qui écrit ses normes,
16:53c'est pas elle
16:53qui gère l'Europe
16:54et c'est pas elle
16:54qui gère ce pays.
16:55Ce n'est pas nous
16:56toutes ces mesures-là,
16:57ce n'est pas nous
16:57qui les avons prises.
16:58L'écologie populaire
16:59que je porte
17:00dans cette campagne présidentielle
17:01a un principe fondamental.
17:02On ne demande pas
17:03les mêmes efforts,
17:04on n'impose pas
17:05des mêmes contraintes
17:06à des personnes
17:07qui n'ont ni les mêmes ressources,
17:09ni les mêmes alternatives,
17:10ni la même responsabilité
17:12dans le problème.
17:13Et c'est pour ça
17:13que je vous dis
17:14depuis tout à l'heure
17:14les plus gros,
17:17différencions les dispositifs
17:18selon qu'on est
17:19un pêcheur artisanal
17:20ou un très très gros
17:21qui trouvera toujours
17:22des alternatives,
17:22qui a déjà diversifié
17:23des activités
17:24et qui n'est pas en danger
17:25de disparaître
17:25dans les semaines qui viennent.
17:26Si c'est dur à comprendre
17:28pour vous,
17:28alors je peux le répéter,
17:29mais vraiment,
17:31l'écologie n'est valable
17:32que si elle est juste.
17:33Et vous me parlez
17:33de dispositifs
17:34que je n'ai pas mis en place,
17:35que les écologistes
17:35n'ont pas mis en place
17:36et qu'on n'aurait pas fait
17:37comme ça parce qu'il n'y a rien
17:38de pire que l'écologiste
17:42quand elle n'est pas faite
17:43par des écologistes.
17:44Parce que l'écologie
17:45qui n'est pas faite
17:46avec de la justice sociale
17:47n'est pas acceptable.
17:48Je l'ai toujours portée,
17:49mon mouvement aussi,
17:49donc ça suffit
17:50d'expliquer que c'est
17:51de la faute des écologistes.
17:52Je pense qu'il faut
17:53une convergence des luttes
17:54entre les écologistes,
17:55les agriculteurs,
17:55les pêcheurs
17:56que j'ai toujours prôné
17:57et que je mets en oeuvre
17:58sur le thème.
17:58N'hésitez pas,
17:59Marine Tondelier,
18:00à aller le leur dire.
18:00Ils sont effectivement
18:01dans les ports
18:02de Méditerranée.
18:04Marine Tondelier,
18:05Edouard Philippe,
18:05hier annonce
18:06une sécurité climatique.
18:08Ça sera une grande ambition
18:09s'il est président.
18:11Ça ne vous a pas rassuré ?
18:13Déjà parce que
18:14je vous ai dit
18:14que l'écologie,
18:15quand elle n'était pas mise
18:16en place par des écologistes,
18:17c'était quand même dangereuse
18:18parce que des fois
18:19elle est faite.
18:19Ça veut dire que vous ne voulez pas
18:21que les autres soient écolos ?
18:22Non, ça veut dire que...
18:23Vous êtes la seule
18:24à avoir le droit d'être écolos ?
18:24Madame de Malherbe,
18:25si je peux terminer ma phrase.
18:27Premièrement,
18:27j'ai remarqué
18:28que tout le monde était écologiste
18:28depuis cet été.
18:29C'est le concours
18:30de celui qui l'est le plus,
18:31surtout entre ceux
18:32qui l'étaient le moins,
18:33trois mois avant
18:33et qui ont fait des mesures
18:34délétères pendant des années.
18:36C'est tant mieux,
18:36notre sujet est devenu central,
18:37il était temps.
18:38Mais vous savez,
18:39c'est par vague.
18:40C'est-à-dire que je sais très bien
18:41que dans six mois,
18:42comme il y a six mois,
18:42on dirait à Mme Tournelier
18:43« parlez-moi d'environnement,
18:44vous perdez des voix à chaque fois,
18:45ce n'est pas un sujet,
18:46franchement,
18:47pédale douce,
18:48parlez des autres sujets. »
18:50Deuxièmement,
18:51on parle de Jean
18:52qui est arrivé en septembre
18:53avec un plan d'adaptation,
18:54nous, nous l'avons sorti en juin,
18:56un plan d'adaptation
18:56de 7 milliards en juin,
18:58un plan d'adaptation
18:59de 2 milliards en septembre.
18:59Vous connaissez Jean-Marc Jeancovici ?
19:01Vous allez me faire à chaque fois,
19:03donc on va parler
19:04du nucléaire, de tout ça.
19:05Ce n'est pas ça,
19:06c'est que Jean-Marc Jeancovici lui-même,
19:12laissez comprendre
19:13qu'il ne voterait pas pour vous,
19:14qu'il ne voterait pas pour les écologistes.
19:15Parce qu'il estimait parfaitement,
19:17et il estimait justement
19:18que l'écologie
19:21pâtissait de l'écologie politique.
19:24Mais peut-être que sur l'Europe,
19:25on peut se dire aussi
19:26que l'écologie,
19:26elle n'a pas été bien portée
19:28par Ursula von der Reyen,
19:29qui a fait les mesures écologiques
19:31sans les mesures d'accompagnement,
19:32je vous l'ai déjà dit,
19:33et qu'il a décricoté de tout.
19:34Est-ce que Jean-Marc Jeancovici est écologique ?
19:35Je ne vais pas me faire une interview
19:36sur Jean-Marc Jeancovici,
19:37mais moi je vous pose
19:38sur Edouard Philippe.
19:38Edouard Philippe,
19:39vous me demandez son plan.
19:40Il fait un plan de 2 milliards d'euros
19:41qui sera insuffisant,
19:43avec un plan baignade,
19:44un plan montagne,
19:45un plan c'est plein de plans,
19:46on ne sait même pas ce qu'il y a dedans,
19:47et une journée de conscience écologiste,
19:50de prévention dans le pays.
19:51Ça ne servira à rien.
19:53Il faut des mesures justes
19:54qu'il ne portera pas
19:55parce qu'il est de droite
19:56et que sa politique était injuste
19:58et des mesures fortes, rapides,
19:59dont je n'ai toujours pas compris
20:00comment il est financé.
20:01Je vous repose la question,
20:02est-ce que Jean-Marc Jeancovici
20:03est écologiste ?
20:04Je l'ai déjà rencontré,
20:05on a des points d'accord,
20:05des points de désaccord.
20:06Est-ce qu'il est écologiste ?
20:07Vous savez,
20:07je n'utiliserai jamais mon temps de parole
20:08pour dire du mal
20:09d'une autre personne qui porte écologiste.
20:10Je vous demande juste
20:10de savoir si,
20:11par vos yeux,
20:11il est écologiste.
20:12Je ne vous répondrai pas
20:13à cette question de m'intéresse pas,
20:14on en parle en privé,
20:15on travaille ensemble sur des choses,
20:16on n'est pas d'accord sur le reste.
20:17Vous ne dites pas
20:18Jean-Marc Jeancovici
20:19est écologiste.
20:20Vous ne lui donnez pas
20:23cette appellation écologiste ?
20:25Mais tant mieux
20:26si tout le monde est écologiste.
20:27Les chasseurs disent
20:27qu'ils sont premiers écologistes de France,
20:29les agriculteurs sont
20:29les premiers écologistes de France.
20:30Vous comparez Jean-Marc Jeancovici
20:30avec ma soeur ?
20:31Jean-Marc Jeancovici
20:31a fait la BD
20:32La Mieux Vendue de l'Écologie de France.
20:34Tout le monde écologiste
20:35c'est parfait,
20:35Madame de Malaire,
20:36tout va très bien.
20:37Et Edouard Philippe est écologiste
20:38puisque j'ai bien compris
20:39que c'est ce que vous vouliez
20:39que je dise aussi
20:40avec son super plan d'adaptation
20:42qui ne nous emmènera pas très loin.
20:43Non mais attendez,
20:43vous mélangez tout.
20:45Non, non,
20:45moi je ne peux pas laisser se dire ça.
20:46Vous mélangez tout.
20:47Je vous demande une question,
20:48c'est une figure de l'écologisme
20:49et vous n'êtes pas capable
20:50de prononcer cette phrase
20:51sans ironie,
20:52vous n'avez qu'avec ironie,
20:54Jean-Marc Jeancovici
20:55est écologiste.
20:55Je vous ai dit
20:56que je ne dirai jamais du mal
20:57d'un autre écologiste
20:58à votre antenne.
20:59Vous ne voulez pas dire du mal
21:00mais vous n'avez pas dit
21:01parce que ce n'est pas vous
21:01qui écrivez mes phrases
21:02sinon Jean-Marc Jeancovici
21:03est écologiste.
21:03Vous savez,
21:04Madame de Malaire,
21:04la prochaine fois vous mettez
21:05un prompteur,
21:06comme ça je lirai ce que vous voulez
21:07que je dise
21:07et puis il n'y aura pas de problème.
21:09Vous m'écrivez les phrases
21:11que vous voulez que je dise ?
21:12Votre mauvaise foi est inouïe.
21:13Jean-Marc Jeancovici
21:14est écologiste,
21:15ce n'est pas très compliqué
21:15à dire non ?
21:16Jean-Marc Jeancovici
21:17est écologiste.
21:17Oh bah dis donc,
21:18vous le dites tout bas.
21:19Et avec beaucoup d'ironie,
21:21il l'appréciera.
21:22Il est 8h50,
21:24votre choix de dire
21:25que Jean-Marc Jeancovici
21:26n'est pas,
21:26enfin de ne pas vouloir dire
21:27qu'il est écologiste.
21:28Il est 8h50.
21:31Madame de Malaire
21:31est écologiste,
21:32je l'ai réussi à le lire.
21:33Je ne vous avais pas posé la question
21:34mais si vous voulez le dire,
21:35je suis ravie de le prendre.
21:36Il est 8h50,
21:37c'est écologiste et BFM TV.
Commentaires