- il y a 2 semaines
Jeudi 17 septembre, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez est auditionné par la commission spéciale créée à l'occasion de l'examen de la proposition de loi dite intégrale. Ce texte a pour objectif d'apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants qui constituent, selon son auteure Céline Thiébault-Martinez et les plus de 240 cosignataires du texte, "l'une des atteintes aux droits humains les plus massives et les plus tolérées en France".
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00:00:06...
00:00:07Lorsqu'une victime trouve la force de trouver la porte d'un commissariat ou d'une brigade,
00:00:12notre responsabilité collective est de faire en sorte que l'institution soit au rendez-vous.
00:00:15Bonjour à tous, bienvenue dans la séance est ouverte.
00:00:18Nous suivons les travaux de la commission spéciale chargée d'examiner la loi intégrale.
00:00:23C'est un texte transpartisan contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants.
00:00:28Dans ce numéro, nous retrouvons l'audition de Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur.
00:00:33Je pense que vous n'êtes pas sans savoir que les dispositions qui figurent dans ce texte
00:00:38sont pour une bonne partie d'entre elles issues des propositions des associations,
00:00:43des propositions que bien entendu nous avons retravaillées.
00:00:46Et il y a quelques chapitres qui vous concernent, qui concernent le ministère de l'Intérieur,
00:00:52des sujets qui je pense sont des sujets sensibles,
00:00:54mais qui portent l'idée fondamentale et nécessaire qui est dans ce texte,
00:01:02qui est celle de la protection des femmes victimes de violences,
00:01:06quel que soit le statut de ces femmes,
00:01:09quelle que soit leur situation sur notre territoire.
00:01:12Alors moi, j'aurais quelques questions précises,
00:01:13mais je serais aussi très attentive aux réponses que vous pourrez apporter
00:01:17sur le chapitre qui est consacré à l'accompagnement des femmes migrantes sur notre territoire
00:01:25lorsqu'elles sont victimes de violences,
00:01:26sur la création d'un titre de séjour pour violences conjugales.
00:01:32Et les questions plus précises que j'aimerais vous poser sont les suivantes.
00:01:37Est-ce qu'au sein de votre ministère, vous disposez de chiffres
00:01:42qui nous permettent de connaître, en tout cas de bien cerner les moyens
00:01:46que vous allouez à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes et intrafamiliales ?
00:01:51Quels sont ces chiffres ?
00:01:52Et puis, concernant les articles 21 et 29,
00:01:55qui sont plus spécifiquement tournés sur les cyber-violences,
00:02:00j'aimerais que vous reveniez plus précisément,
00:02:03parce qu'on a déjà fait quelques auditions sur cette partie-là,
00:02:07c'est assez complexe.
00:02:09J'aimerais que vous reveniez sur comment les violences sexuelles et sexistes
00:02:14qui sont commises en ligne sont appréhendées par votre ministère,
00:02:18notamment dans le cadre des enquêtes.
00:02:20Et puis, s'il existe des formations sur le sujet,
00:02:24sur la gravité de ces violences,
00:02:26y compris quand elles sont conduites dans un environnement
00:02:28numérique.
00:02:30Tout d'abord, je vous remercie vivement,
00:02:33je remercie vivement la commission pour l'organisation de cette audition,
00:02:37dans le cadre des travaux sur la proposition de loi dite intégrale.
00:02:41En effet, elle est l'occasion pour moi de vous dire que,
00:02:44moi-même, ou d'ailleurs comme tous les services placés sous mon autorité,
00:02:47sont à votre entière et totale disposition pour enrichir et affiner ce texte,
00:02:51en maximiser l'efficacité opérationnelle et la solidité juridique
00:02:56dans le prolongement de la saisine du Conseil d'État.
00:02:59De la même manière que cette proposition de loi transpartisane
00:03:04rassemble un grand nombre de députés derrière elle,
00:03:07soyez assurés que cette PPL rassemble unanimement les membres du gouvernement
00:03:11qui en partagent non seulement l'objectif, mais aussi la nécessité.
00:03:15Le Premier ministre, comme l'ensemble des ministres compétents,
00:03:18dans lesquels je m'inclus évidemment,
00:03:20ont déjà eu l'occasion d'apporter leur soutien très clair à cette PPL,
00:03:23ce que manifeste le choix de l'examen prioritaire sur tout autre texte.
00:03:28En effet, la lutte contre les violences sexuelles et sexistes sur les publics vulnérables,
00:03:32singulièrement les mineurs, est une priorité absolue du ministère de l'Intérieur,
00:03:36que j'ai eu d'ailleurs depuis ma nomination l'occasion de rappeler par diverses circulaires,
00:03:40encore ce mois-ci, par un télégramme du 3 septembre 2026,
00:03:45et puis précédemment par un télégramme du 8 juin 2026.
00:03:50Cette priorité d'ailleurs n'est pas nouvelle.
00:03:52La priorité n'est pas nouvelle.
00:03:53Sur les dix dernières années, nous avons démultiplié nos dispositifs
00:03:57au sein des commissariats et des gendarmeries
00:03:59pour mieux accueillir ces victimes et traiter ces procédures
00:04:02avec un effort tout particulier réalisé dans le cadre de la LOPMI 2023-2027.
00:04:09Juste quelques exemples.
00:04:11Ah, pardon. Vous m'entendez mieux là ?
00:04:16Vous m'entendez mieux ?
00:04:19Ah, c'est le micro peut-être pas assez proche.
00:04:21Oui, oui. Là, vous m'entendez mieux ?
00:04:25Bon, je vais essayer de...
00:04:27Alors, je disais, cette priorité n'est pas nouvelle.
00:04:29Sur les dix dernières années, nous avons démultiplié nos dispositifs
00:04:33au sein des commissariats et des gendarmeries
00:04:35pour mieux accueillir les victimes
00:04:37et traiter ces procédures avec un effort tout particulier
00:04:41réalisé dans le cadre de la LOPMI.
00:04:43Quelques exemples parmi d'autres.
00:04:45Des efforts conséquents ont été faits pour la formation
00:04:47et l'accueil des victimes de violences intrafamiliales,
00:04:51de la lutte contre les violences conjugales
00:04:54ou encore l'audition des mineurs
00:04:56et notamment le protocole NICHT.
00:04:58Notamment, des dispositifs rénovés
00:05:01d'évaluation du danger,
00:05:02le recrutement d'intervenants sociaux.
00:05:04Nous avons 478 intervenants côté PN, 195 côté gendarmerie,
00:05:10dont 85 sont mixtes.
00:05:13Et puis des psychologues, 101 en commissariat.
00:05:15La création d'une plateforme nationale d'accompagnement des victimes.
00:05:19Le déploiement de la prise de plainte en milieu hospitalier.
00:05:24Évidemment, tous les établissements ne sont pas encore dotés,
00:05:28mais les conventions sont signées.
00:05:29Ce nombre ne cesse de croître.
00:05:31Le déploiement de maisons de protection de la famille
00:05:34dans chaque département,
00:05:36pour chaque gendarmerie nationale.
00:05:38Et la création de 131 groupements de protection des familles
00:05:42en police nationale.
00:05:44La multiplication des salles Mélanie.
00:05:46Nous sommes à 378 à ce jour,
00:05:49contre seulement 21 fin 2021.
00:05:51Et bien sûr, les unités d'accueil pédiatrique
00:05:56pour enfance en danger, UAPED.
00:05:57La création de l'œuf mine en 2023.
00:06:01En un mot, nous avons réellement et concrètement priorisé ces affaires.
00:06:05Parallèlement, notre droit et notre procédure pénale
00:06:07ont évolué dans le sens d'une meilleure prise en compte
00:06:09de ces victimes de violences sexuelles et sexistes.
00:06:13La prescription a été portée à 30 ans en 2018.
00:06:16Le point de départ du délai étant fixé à la majorité de la victime,
00:06:19ce délai peut être prolongé depuis 2021
00:06:22si les faits ont été réitérés à un autre mineur.
00:06:25Les peines ont été aggravées,
00:06:27notamment par la loi du 21 avril 2021,
00:06:30visant à protéger les mineurs des crimes et délits sexuels
00:06:35et de l'inceste adoptés à l'initiative
00:06:38de la sénatrice Annick Billon.
00:06:40Dans cette droite continuité,
00:06:42le ministère de l'Intérieur accueille donc avec grand intérêt
00:06:45les dispositions nouvelles introduites par la proposition de loi
00:06:48qui permettront de mobiliser l'ensemble de la société
00:06:52dans une chaîne de prévention et de détection rénovée.
00:06:55Nous le savons, les enquêtes des services de police judiciaire
00:06:58dépendent de la réactivité avec laquelle les alertes sont portées
00:07:01à leur connaissance pour leur permettre de réagir promptement,
00:07:05notamment pour préserver les preuves et indices.
00:07:07En ce sens, nous accueillons par exemple très favorablement
00:07:10les dispositions de cette proposition de loi permettant
00:07:13de créer de nouvelles exceptions aux secrets professionnels
00:07:16des professionnels de santé
00:07:17afin de faciliter la dénonciation de violences physiques ou sexuelles,
00:07:22en particulier au cas de vulnérabilité de la victime,
00:07:25de favoriser la détection de certaines formes de violences
00:07:29au sein des établissements scolaires.
00:07:30De même, mes services ne peuvent qu'adhérer pleinement
00:07:33aux nouvelles dispositions prévues pour faire adapter notre droit
00:07:36au développement de ce type d'atteinte dans la sphère numérique.
00:07:39C'est le cas des mesures permettant de mieux qualifier
00:07:42et donc mieux réprimer les atteintes qui ont recours
00:07:45aux nouvelles technologies, notamment la diffusion d'hypertrucages
00:07:50utilisés à des fins sexuelles sans consentement de la personne concernée.
00:07:54L'incrimination par ailleurs de la diffusion de modèles
00:07:57de traitement algorithmique spécialement adaptés
00:07:59pour créer des contenus à caractère sexuel représentant un mineur.
00:08:03Et bien sûr, le renforcement de la répression
00:08:06de l'infraction de sexe-torsion.
00:08:08Il me semble essentiel de rappeler à votre commission
00:08:11que les forces de sécurité intérieure ont fait face
00:08:14ces dernières années également à une augmentation
00:08:16des infractions liées aux violences sexuelles et sexistes,
00:08:19en particulier celles concernant les mineurs.
00:08:22Leur volume a triplé entre 2016 et 2025.
00:08:26Depuis la révélation du drame de l'affaire Liana,
00:08:29ce contentieux a encore explosé entre les mois de mai
00:08:31et les mois de juin derniers.
00:08:33Face à cette très forte augmentation du nombre
00:08:36des affaires de violences sexuelles et sexistes,
00:08:38enregistré par les services de police et de gendarmerie,
00:08:41la question du nombre d'enquêteurs dédiés à ces affaires
00:08:44est évidemment centrale.
00:08:46Du reste, le ministère de l'Intérieur ne le découvre pas.
00:08:49Pour preuve, les moyens humains dédiés sont en constante augmentation
00:08:53depuis 2017 et évidemment que ces efforts se poursuivent.
00:08:57Le plan investigation judiciaire, lancé en février dernier,
00:09:01prévoyait déjà un renfort de 700 ZTP pour cette année,
00:09:04dont 400 dédiés au traitement des violences intrafamiliales,
00:09:07des violences sexuelles et sexistes,
00:09:09qui viendront renforcer les brigades traitant de ces affaires
00:09:13et poursuivre le déploiement du réseau de l'off mine.
00:09:17Pour autant, le gouvernement ne considère pas que tout est optimal,
00:09:21loin sans feu, loin sans faux.
00:09:23Pour preuve, là aussi, il entend poursuivre encore les efforts engagés,
00:09:27puisque dans le cadre des réflexions en cours sur la préparation
00:09:30du projet de loi de finances pour 2027,
00:09:33il est prévu la création à nouveau de 700 emplois
00:09:36pour la filière d'investigation judiciaire,
00:09:38dédiée à ces missions à date.
00:09:41L'EPM, comme vous le savez, évidemment,
00:09:43le Premier ministre vient d'annoncer 1,5 milliard dans le budget 2027
00:09:47pour les violences sexuelles et sexistes
00:09:49et 2,6 milliards pour la protection de l'enfance.
00:09:53Néanmoins, j'insiste sur un point.
00:09:56Augmenter le nombre d'enquêteurs ne suffit pas.
00:09:58Il faut aussi renforcer la formation
00:09:59pour leur permettre de mieux évaluer le danger,
00:10:02maîtriser les différentes étapes de la procédure,
00:10:05identifier les diligences à accomplir
00:10:07et d'assurer une prise en charge adaptée des victimes.
00:10:11A cet égard, nous partageons totalement
00:10:13l'objectif poursuivi par l'article 3 de la PPL intégrale
00:10:17qui prévoit une formation obligatoire
00:10:19à la prise en charge des victimes
00:10:21de violences sexuelles et sexistes
00:10:23et de violences intrafamiliales.
00:10:25J'ai d'ailleurs, dès cet été,
00:10:26lancé un choc de formation avec des objectifs clairs
00:10:29parvenir à terme à ce que 100% des OPJ et des APJ,
00:10:33donc officiers et agents de police judiciaire,
00:10:35soient formés à la prise en charge
00:10:37des victimes de violences sexuelles et intrafamiliales.
00:10:40100% des effectifs chargés de ces enquêtes
00:10:43doivent également recevoir une formation approfondie.
00:10:45Ce choc de formation viendra amplifier
00:10:47les efforts qui ont déjà été engagés ces dernières années.
00:10:50Je veux rappeler que 75 000 personnels de la gendarmerie
00:10:53sont formés depuis 2019
00:10:54à l'accueil et à la prise en compte des violences intrafamiliales.
00:10:5864 000 policiers ont été formés à la lutte contre la violence.
00:11:01Les violences conjugales en formation continuent.
00:11:0322 000 policiers et gendarmes ont été formés spécifiquement
00:11:08sur les violences sexuelles aux mineurs
00:11:11et donc à l'audition des mineurs,
00:11:13parmi lesquels près de 3 200 ont suivi
00:11:16un perfectionnement à l'utilisation du protocole NICHT.
00:11:19L'ambition de votre proposition de loi
00:11:22visant à mieux prendre en charge
00:11:24les victimes de violences sexuelles et sexistes
00:11:27pourrait être mise à mal par toute disposition.
00:11:29En revanche, et j'attire évidemment l'attention là-dessus,
00:11:32qui aurait pour effet collatéral
00:11:35de rigidifier une procédure pénale
00:11:37qui est déjà extrêmement complexe pour les enquêteurs.
00:11:41Pour cette raison, en lien étroit avec le garde des Sceaux,
00:11:44je serai évidemment particulièrement attentif
00:11:46aux discussions sur l'article 4
00:11:49qui prévoit une liste d'actes d'enquête obligatoires
00:11:53ou l'article 11 qui prévoit des actes d'enquête prohibés.
00:11:57Encore une fois, il ne s'agit pas de s'opposer
00:11:59par principe à ce qui est prévu,
00:12:01à ce qui est écrit dans ces textes,
00:12:03mais à bien veiller que ce ne soit pas
00:12:05un élément de rigidification
00:12:06et donc d'entrave aux capacités opérationnelles
00:12:09des services, qui je crois,
00:12:11l'efficacité opérationnelle des services,
00:12:13et je crois que c'est là le but
00:12:14que nous partageons toutes et tous.
00:12:18Je serai également attentif aux effets induits
00:12:20par certaines dispositions
00:12:21qui imposerait par exemple la présence d'un avocat,
00:12:24d'un mineur victime,
00:12:25à toutes les étapes de l'enquête.
00:12:27Je pense notamment à l'artisme 31,
00:12:30y compris lors du recueil sensible
00:12:33de la parole de très jeunes mineurs.
00:12:36Donc évidemment, je suis prêt à en débattre,
00:12:37à en discuter avec vous là-dessus,
00:12:39mais sachez que cela peut être vu
00:12:41comme un élément qui peut perturber
00:12:44pour certains mineurs l'audition
00:12:46et le fait de pouvoir libérer la parole.
00:12:49Donc tout ça, ça mérite que nous échangeons,
00:12:51que nous discutions,
00:12:52et je parle comme ministre de l'Intérieur,
00:12:54mais aussi comme ancien patron
00:12:55de service de police.
00:12:56Et donc ce sont des sujets
00:12:57que je crois connaître un peu aussi
00:12:59par le côté pratique des choses.
00:13:02J'invite ainsi la Commission
00:13:04à concilier au mieux
00:13:06l'indispensable souplesse
00:13:08que requièrent des enquêtes pénales complexes,
00:13:10parfois sur des faits anciens,
00:13:12les droits de la défense,
00:13:13la prise en charge de qualité des victimes,
00:13:16et l'indispensable réactivité
00:13:17que requièrent la manifestation de la vérité.
00:13:21Il est nécessaire de ne pas remettre en cause
00:13:23la stratégie d'enquête
00:13:25et le pouvoir d'appréciation des enquêteurs,
00:13:27toujours sous la direction
00:13:28et le contrôle de l'autorité judiciaire.
00:13:31L'objectif du choc de formation
00:13:33dont je parlais il y a quelques instants
00:13:36est in fine de permettre aux victimes
00:13:38de pouvoir, dans n'importe quel commissariat
00:13:40ou brigade de gendarmerie,
00:13:42y trouver un policier ou un gendarme formé,
00:13:44capable de l'écouter,
00:13:45de recueillir sa parole
00:13:46et de déclencher immédiatement
00:13:48les mesures de protection nécessaires
00:13:49et d'enclencher la réponse judiciaire adaptée.
00:13:52C'est la condition même
00:13:53d'un service public de qualité
00:13:54et de son égal excès par tous.
00:13:57La qualité de prise en charge de la victime
00:13:59ne doit jamais dépendre
00:14:00du lieu où elle a été agressée.
00:14:02C'est la logique du guichet universel
00:14:04que nous avons construit depuis près de 10 ans,
00:14:06pour ne pas ajouter de nouvelles épreuves
00:14:08au parcours déjà éprouvant des victimes.
00:14:10Or, en l'état de sa rédaction,
00:14:13l'article 3 de la PPL
00:14:14s'inscrit dans une autre logique.
00:14:16Il prévoit une compétence exclusive,
00:14:17sans possibilité d'y déroger.
00:14:19Les victimes ne pourront porter plainte
00:14:21qu'auprès de ces unités spécialisées
00:14:23et les procureurs et juges d'instruction
00:14:25ne pourront saisir que ces unités spécialisées
00:14:27pour conduire les investigations.
00:14:29A défaut de moyens massifs à mobiliser,
00:14:32un tel modèle conduira à renoncer
00:14:34aux principes essentiels de la proximité,
00:14:36dans la mesure où il ne sera pas possible
00:14:38de disposer d'unités spécialisées
00:14:39dans chacun des commissariats et casernes.
00:14:42Il en résulterait également une dissociation
00:14:44entre le lieu de dépôt de plainte
00:14:45et les lieux de l'enquête
00:14:46et la nécessité pour les victimes
00:14:48de devoir expliquer plusieurs fois
00:14:50les mêmes faits.
00:14:51Encore une fois, je ne rejette pas en soi
00:14:53le principe des unités spécialisées,
00:14:55puisque ces unités existent déjà
00:14:58en police nationale et en gendarmerie nationale.
00:15:00Mais il est sans doute nécessaire
00:15:02de préserver la conciliation
00:15:03entre spécialisation et proximité.
00:15:06DGPN et DGGN disposent au niveau national
00:15:09et territorial de structures spécialisées
00:15:11dans la lutte contre les violences intrafamiliales,
00:15:14les violences sexuelles et sexistes,
00:15:16les violences faites aux mineurs
00:15:17et la sérialité.
00:15:18Dans la gendarmerie, le principe de subsidiarité
00:15:21permet en réalité à chacune des 3 000 brigades
00:15:23réparties sur le territoire
00:15:25de bénéficier du concours d'unités
00:15:27ou de moyens spécialisés
00:15:28qui leur sont rattachés
00:15:30aux laissons hiérarchiques supérieurs.
00:15:32L'article 10 de l'APPL prévoit de mettre en oeuvre
00:15:35le dispositif de retrait,
00:15:37je voudrais en dire un mot de cet article également,
00:15:39de retrait des contenus portant une atteinte manifeste
00:15:41à la dignité, à la vie privée
00:15:43ou à l'intégrité d'une personne
00:15:45qui n'aurait pas consenti à leur diffusion en ligne.
00:15:49Il faut faire attention car cette formulation
00:15:52peut apparaître sans doute trop large
00:15:54et trop imprécise.
00:15:55Ce champ infractionnel ne peut pas relever
00:15:57de la police administrative
00:15:59telle que cela est prévu dans le texte
00:16:00car il ne relève pas de l'évidence.
00:16:03Ces contenus nécessitent une analyse poussée
00:16:06dans laquelle l'identification et l'audition
00:16:08de la personne qui se déclare victime
00:16:11constitueraient des éléments indispensables
00:16:13à la qualification des faits.
00:16:15On aura l'occasion d'en discuter
00:16:17lors des questions, du débat,
00:16:20mais le dispositif FAROS est un dispositif
00:16:22qui permet de retirer des contenus
00:16:24dont l'analyse ne suppose pas
00:16:28des investigations poussées.
00:16:30Qu'il s'agisse de contenus terroristes,
00:16:32de contenus péto-criminels,
00:16:33très vite, la réalité de l'infraction
00:16:36se fait jour et le contenu peut être retiré.
00:16:38Au cas d'espèce, c'est plus subtil.
00:16:41Il y a une analyse à laquelle il faut se livrer,
00:16:42des investigations à laquelle il faut se livrer
00:16:45qui peuvent laisser à penser
00:16:47que la mise en œuvre de cette police administrative
00:16:49serait compliquée.
00:16:50C'est pourquoi, c'est une suggestion,
00:16:53c'est une observation,
00:16:55il nous semble que le retrait
00:16:57pourrait plutôt relever de l'autorité judiciaire,
00:17:00comme le prévoient d'ailleurs
00:17:01les autres dispositions de l'article 10,
00:17:04en s'appuyant sur la compétence
00:17:05dont dispose déjà le président du tribunal judiciaire
00:17:08pour ordonner le retrait d'un contenu.
00:17:11Encore une fois, cette question est ouverte au débat,
00:17:13mais il me semble de ma responsabilité,
00:17:18en tant qu'aussi, quelque part,
00:17:20patron du dispositif FAROS,
00:17:21qui relève de l'ADNPJ
00:17:23sous le contrôle de l'office anticriminalité,
00:17:28mais qui est un prérogatif de police administrative,
00:17:31il me semblait indispensable d'évoquer cela
00:17:34et peut-être de réfléchir à une écriture,
00:17:36une réécriture,
00:17:37qui permettrait de protéger les victimes
00:17:39sans remettre en cause la lutte
00:17:41que FAROS mène par ailleurs
00:17:43contre les contenus de haut de spectre.
00:17:44A l'inverse des autres dispositions du texte,
00:17:48je veux dire, un mot,
00:17:50vous l'avez évoqué, madame la rapporteure,
00:17:52des articles 62 et 66,
00:17:56j'attirais l'attention sur le fait
00:17:57qu'il est absolument indispensable, évidemment,
00:17:59que ces dispositions visent à permettre
00:18:01de lutter contre les violences sexuelles et sexistes.
00:18:04Ces articles, je le rappelle,
00:18:06introduisent des dispositifs dérogatoires
00:18:09en matière de droit au séjour
00:18:10et de conditions d'accueil
00:18:11qui présentent aussi, il faut le dire,
00:18:14un risque fort d'instrumentalisation
00:18:16et de détournement des procédures
00:18:17qu'on ne peut pas ignorer,
00:18:19que les professionnels,
00:18:22notamment de la DGF,
00:18:24du ministère de l'Intérieur,
00:18:25n'ignorent pas,
00:18:26en plus, évidemment,
00:18:27des difficultés juridiques
00:18:29qui ont parfois été relevées
00:18:30par le Conseil d'État
00:18:30en termes d'inconventionnalité,
00:18:32voire d'inconstitutionnalité.
00:18:35Je tiens simplement à rappeler
00:18:39qu'il existe déjà des dispositifs
00:18:41de protection en droit positif,
00:18:43un titre de séjour temporaire
00:18:44peut être délivré aux personnes
00:18:45qui ont été victimes
00:18:46de traite d'êtres humains
00:18:47ou de proxénétisme.
00:18:48En matière d'asile,
00:18:50les conditions matérielles d'accueil
00:18:51prennent en compte
00:18:51la vulnérabilité du demandeur
00:18:54et c'est d'ailleurs obligatoire
00:18:55dans le cadre du nouveau pacte.
00:18:59Des places spécialisées
00:19:01pour l'accueil de victimes
00:19:02de violences
00:19:03et ou de traite d'êtres humains
00:19:04existent dans le dispositif national
00:19:06d'accueil
00:19:07et dans le parc généraliste.
00:19:09Je veux juste un mot également
00:19:11pour signaler
00:19:12que le dépôt de plaintes
00:19:14pour violences sexuelles
00:19:15risque de devenir
00:19:16une voie de contournement facile
00:19:17pour éviter l'addiction
00:19:18d'une mesure d'évoignement
00:19:19ou pour accéder
00:19:20à un titre de séjour.
00:19:22L'avis du Conseil d'État
00:19:23est d'ailleurs formel,
00:19:24conseillant de ne pas retenir
00:19:25cette disposition.
00:19:27Donc je me devais
00:19:29de vous le préciser,
00:19:30mais nous aurons l'occasion
00:19:31évidemment d'en discuter.
00:19:37Deux éléments
00:19:38sur ce sujet
00:19:38que je voulais vous livrer
00:19:40sur le retrait
00:19:41des conditions
00:19:42matérielles
00:19:43d'accueil
00:19:44qui ne serait pas possible
00:19:46dès lors qu'une personne
00:19:47a déposé plainte.
00:19:48Je veux quand même rappeler
00:19:49qu'il faut être prudent
00:19:50car il ne faudrait pas
00:19:51que cela empêche
00:19:52le retrait
00:19:53alors même
00:19:53qu'il y ait pu avoir
00:19:54par ailleurs
00:19:55des comportements violents
00:19:56ou menaçants
00:19:57au sein d'un centre
00:19:58d'hébergement
00:19:58qui est aussi
00:19:59un des cas
00:20:00qui permet
00:20:00le retrait
00:20:01des conditions
00:20:01matérielles d'accueil.
00:20:03Enfin,
00:20:03concernant l'article 63
00:20:05et la possibilité
00:20:08donc pour les demandeurs
00:20:10d'asile
00:20:10d'avoir une autorisation
00:20:12de travail immédiatement
00:20:12et non sans attendre
00:20:13l'expiration
00:20:14du délai de 6 mois,
00:20:16vous dire et rappeler
00:20:17que cette disposition
00:20:18avait été évoquée
00:20:19en 2024
00:20:19au moment
00:20:20de la discussion
00:20:23sur la loi
00:20:25visant à contrôler
00:20:27l'immigration
00:20:28pardon,
00:20:29à améliorer l'intégration.
00:20:30Il avait été question
00:20:31notamment de favoriser
00:20:32l'accès au marché
00:20:32du travail
00:20:32des demandeurs d'asile
00:20:33ressortissant de pays
00:20:34qui bénéficiaient
00:20:35d'un très haut niveau
00:20:36de protection
00:20:36et cette mesure
00:20:38n'avait pas fait consensus
00:20:39et avait dû être retirée.
00:20:40Voilà les quelques remarques
00:20:42que je voulais vous faire
00:20:43en vous disant
00:20:44plusieurs choses
00:20:44pour conclure.
00:20:45D'abord,
00:20:46évidemment,
00:20:47vous confirmez
00:20:47ma totale disponibilité
00:20:48pour contribuer
00:20:50à l'amélioration
00:20:51de cette proposition
00:20:54en veillant
00:20:55à cet équilibre
00:20:56entre l'efficacité
00:20:58qui est recherchée
00:20:59et le fait
00:21:00et ça peut paraître paradoxal
00:21:02que cette efficacité
00:21:03elle ne peut être garantie
00:21:04que si les services
00:21:04de police
00:21:05et de gendarmerie
00:21:06ne sont pas entravés
00:21:07par des procédures
00:21:08trop longues
00:21:09ou trop balambiquées
00:21:10où les actes d'enquête
00:21:11sont contraints
00:21:11où ils perdent
00:21:13toute initiative
00:21:13et toute capacité
00:21:15d'appréciation
00:21:16d'une situation
00:21:16qui est absolument
00:21:18fondamentale.
00:21:19Mais donc évidemment,
00:21:19je vous redis
00:21:21que le gouvernement
00:21:22partage pleinement
00:21:23l'ambition de ce texte
00:21:23et que je suis à votre disposition
00:21:24évidemment pour y travailler
00:21:25que je serai personnellement
00:21:27présent au banc
00:21:28du gouvernement
00:21:29pour les articles
00:21:30que vous avez cités
00:21:31monsieur le président
00:21:31madame la rapporteure
00:21:32et qui concernent
00:21:33le champ de compétence
00:21:34de mon ministère
00:21:35et je ne peux conclure
00:21:37sans avoir un mot
00:21:38évidemment
00:21:39pour l'ensemble
00:21:40des victimes
00:21:41évidemment
00:21:41et puis pour l'ensemble
00:21:43des agents
00:21:43d'investigation
00:21:45des services
00:21:46de la police nationale
00:21:46de la gendarmerie nationale
00:21:48qui font un travail
00:21:49remarquable
00:21:50sur ces sujets
00:21:51depuis de nombreuses années
00:21:52qui sont confrontés
00:21:54en permanence
00:21:55au drame humain
00:21:56et qui le font
00:21:58avec beaucoup de tact
00:21:59beaucoup d'engagement
00:22:02loin de ce qu'on a pu entendre
00:22:03il y a encore quelques semaines
00:22:05quant à ce qui est
00:22:07de leur engagement
00:22:08pour mener
00:22:09ces investigations
00:22:10en lien très étroit
00:22:11avec les parquets
00:22:12dans une très grande solidarité
00:22:15avec un engagement
00:22:16total par ailleurs
00:22:17de la hiérarchie
00:22:18sur ces sujets
00:22:19qui sont
00:22:20je le redis
00:22:20pour nous
00:22:21des sujets
00:22:22absolument prioritaires
00:22:25Merci monsieur le ministre
00:22:26pour ces propos liminaires
00:22:27maintenant c'est le passage
00:22:29des rapporteurs
00:22:29en commençant par
00:22:30Marie-Charlotte Garin
00:22:32Merci monsieur le président
00:22:33monsieur le ministre
00:22:33madame la rapporteure générale
00:22:35chers collègues rapporteurs
00:22:36et chers collègues
00:22:38je suis ravi de voir
00:22:39qu'on tombe d'accord
00:22:40sur le fait
00:22:40qu'il y a
00:22:41une marge
00:22:42de progression
00:22:43certaine
00:22:44qu'on a encore nous
00:22:44beaucoup de témoignages
00:22:45sur le territoire
00:22:47de procédures
00:22:48qui ne se passent
00:22:49pas de manière idéale
00:22:51surtout pour
00:22:52les victimes
00:22:53moi je suis rapporteure
00:22:54pour le titre 2
00:22:54donc il y a un certain
00:22:55nombre d'articles
00:22:56qui vous concernent
00:22:57vous les avez déjà évoqués
00:22:59le premier
00:23:00c'est évidemment
00:23:00l'article 3
00:23:01avec la spécialisation
00:23:02des services d'enquête
00:23:04la croyance de la coalition
00:23:05et des parlementaires
00:23:06qui travaillent sur cette loi
00:23:07c'est que les violences
00:23:08sexuelles, sexistes
00:23:09et intrafamiliales
00:23:10ce sont des violences
00:23:11très spécifiques
00:23:12et donc elles impliquent
00:23:12une prise en charge
00:23:14adaptée des victimes
00:23:15avec cet article
00:23:16peut-être pour préciser
00:23:17pour nous
00:23:18il ne s'agit pas
00:23:18de créer une filière
00:23:19judiciaire unifiée
00:23:20pour les violences
00:23:21sexuelles et les violences
00:23:22intrafamiliales
00:23:23il y a beaucoup
00:23:24de services spécialisés
00:23:24qui existent déjà
00:23:25dans la police
00:23:26et la gendarmerie
00:23:26au niveau central
00:23:27comme au niveau local
00:23:28nous on veut les préserver
00:23:29en particulier
00:23:30ceux qui sont dédiés
00:23:31aux mineurs
00:23:32et là avec l'article 3
00:23:33on veut plutôt étendre
00:23:34cette spécialisation
00:23:35aux violences sexuelles
00:23:35et intrafamiliales
00:23:36qui sont commises
00:23:37sur les majeurs
00:23:37donc est-ce que
00:23:38vous pouvez peut-être
00:23:39nous préciser votre avis
00:23:40une fois qu'on pose
00:23:41cette précision
00:23:42sur l'article 3
00:23:44et on entend
00:23:45qu'il y a un équilibre
00:23:46à trouver
00:23:46entre les spécialisations
00:23:47des unités
00:23:48et la proximité
00:23:49des victimes
00:23:50mais pour nous
00:23:51la manière dont
00:23:51c'est rédigé à ce stade
00:23:53ce n'est pas un obstacle
00:23:53pour pouvoir maintenir cela
00:23:55l'article 3
00:23:56il renvoie aussi
00:23:57un décret
00:23:58sur les principes
00:24:00de formation obligatoires
00:24:01que devront recevoir
00:24:01les officiers
00:24:02agents de police judiciaire
00:24:03avec les modalités
00:24:04de désignation
00:24:05d'un agent
00:24:05qui sera formé
00:24:06à l'accueil des victimes
00:24:08VSS et VIF
00:24:09dans chaque service
00:24:10et unité de police judiciaire
00:24:11la question de la formation
00:24:12vous en avez pas mal parlé
00:24:13nous c'est des questions
00:24:14qu'on pose systématiquement
00:24:15dès lors qu'on auditionne
00:24:16les services
00:24:17du ministère de l'intérieur
00:24:18et vos prédécesseurs
00:24:20vous parlez d'un choc de formation
00:24:22j'ai envie de vous dire
00:24:22qu'il était temps
00:24:23donc la question ensuite
00:24:24ça va être la question
00:24:25du contenu
00:24:26et du déploiement
00:24:27aussi pour l'ensemble
00:24:28des agents
00:24:29et avec cette disposition
00:24:31on pense qu'on pourra
00:24:32vraiment transformer
00:24:32la manière dont les victimes
00:24:34sont accueillies
00:24:34et je le disais tout à l'heure
00:24:35en introduction
00:24:36on a encore trop de témoignages
00:24:38d'accueil
00:24:38qui sont
00:24:40la manière polie de le dire
00:24:41c'est défaillant
00:24:42il y a plein d'agents
00:24:43qui font très bien leur travail
00:24:44mais on a encore des témoignages
00:24:46d'accueil
00:24:47où ça se passe pas bien
00:24:48les enquêteurs spécialisés
00:24:50ils devront
00:24:50avec l'article 4
00:24:51mettre en oeuvre
00:24:52un socle d'acte
00:24:53d'enquête obligatoire
00:24:53pour essayer d'éviter
00:24:54au maximum
00:24:55les classements sans suite
00:24:56des procédures
00:24:57faute de preuve
00:24:58pour nous
00:24:59c'est un des piliers
00:24:59de ce texte
00:25:00face à la faiblesse
00:25:01de la réponse pénale
00:25:02aux violences sexistes
00:25:03sexuelles
00:25:03et intrafamiliales
00:25:05je veux bien
00:25:06que vous précisiez
00:25:07votre avis
00:25:07justement
00:25:08sur cette rédaction
00:25:09et sur comment
00:25:10est-ce qu'on pourrait
00:25:10peut-être bouger
00:25:11un petit peu
00:25:11pour avoir un dispositif
00:25:13qui soit pleinement opérationnel
00:25:15vous évoquez
00:25:16l'article 10
00:25:17avec le nouveau dispositif
00:25:18qui peut garantir
00:25:19aux victimes
00:25:19le retrait de contenu
00:25:20diffusé en ligne
00:25:21sans leur consentement
00:25:21alors on l'a dit
00:25:22ça permet de solliciter
00:25:23Faros
00:25:24pour le faire
00:25:25pour que Faros
00:25:26puisse mettre en oeuvre
00:25:26une injonction de retrait
00:25:27ou une demande
00:25:28de blocage des contenus
00:25:29on sait que cette proposition
00:25:32elle suscite des rédicences
00:25:33on a auditionné Faros
00:25:34on travaille à faire évoluer
00:25:36l'écriture de ce dispositif
00:25:38notamment pour pouvoir le baser
00:25:39sur une sollicitation
00:25:41de la personne
00:25:41non consentante
00:25:43à la diffusion
00:25:43de ce contenu
00:25:44donc c'est un fonctionnement
00:25:45qui serait différent
00:25:46de ce que fait Faros
00:25:47aujourd'hui
00:25:48mais qui permettrait
00:25:49de s'éloigner justement
00:25:50de cette obligation
00:25:51du caractère manifeste
00:25:52que doit justifier Faros
00:25:54pour pouvoir demander
00:25:55un retrait
00:25:56et là on se baserait
00:25:58sur en gros
00:25:59le consentement
00:26:00qui n'a pas été respecté
00:26:01de la victime
00:26:01en articulation
00:26:02avec l'article 26
00:26:03de la proposition de loi
00:26:05que suit la rapporteure
00:26:07madame Bonivard
00:26:07mais pour nous aujourd'hui
00:26:09dans cette loi intégrale
00:26:09on ne peut pas faire l'impasse
00:26:10sur cette réalité
00:26:11qui est la diffusion
00:26:12de contenus
00:26:13sans le consentement
00:26:14des personnes
00:26:14et aujourd'hui
00:26:15on sait qu'il y a
00:26:15un fort préjudice
00:26:16le plus longtemps
00:26:17ces contenus restent en ligne
00:26:18pour la victime
00:26:19et donc on a besoin
00:26:20d'avoir un mode
00:26:22de sollicitation efficace
00:26:24en passant par
00:26:25l'autorité administrative
00:26:25plutôt que par la voie
00:26:26judiciaire
00:26:26parce qu'en fait
00:26:27les victimes
00:26:27ne veulent pas toujours
00:26:28porter plainte
00:26:28quand elles ont un contenu
00:26:29qui est diffusé
00:26:30sans leur consentement
00:26:31donc là on permettrait
00:26:32de créer une nouvelle voie
00:26:33qui serait plus efficace
00:26:34et qui permettrait
00:26:35d'éviter une forme
00:26:36d'impunité aujourd'hui
00:26:37qu'il y a en ligne
00:26:38avec cette infraction
00:26:40donc est-ce qu'avec
00:26:42cette modalité
00:26:42et cette proposition
00:26:43vous seriez prêts
00:26:43à travailler aussi
00:26:45au renforcement
00:26:45des moyens de Faros
00:26:46parce qu'on sait très bien
00:26:47que ça va leur demander
00:26:47plus de travail
00:26:48de ce point de vue là
00:26:49et dans la même logique
00:26:51l'article 11
00:26:51qui encadre fortement
00:26:52les investigations
00:26:53qui peuvent être menées
00:26:54sur les antécédents sexuels
00:26:55d'une victime
00:26:56pour nous il est essentiel
00:26:57parce qu'on voit
00:26:59trop de victimisation secondaire
00:27:00liée notamment
00:27:01à cet aspect-là
00:27:02dans les procédures
00:27:03là il s'agit pour nous
00:27:04de nous mettre en conformité
00:27:05avec la convention d'Istanbul
00:27:06et avec la jurisprudence
00:27:07de la Cour européenne
00:27:08des droits de l'homme
00:27:09cet article il interdit
00:27:10aussi les confrontations
00:27:12entre un auteur présumé
00:27:13et une victime mineure
00:27:15il faut que vous sachiez
00:27:16qu'évidemment pour nous
00:27:16la question se pose
00:27:17pour les victimes majeures
00:27:19parce qu'on sait
00:27:19que la confrontation
00:27:20est un vecteur
00:27:21de victimisation secondaire
00:27:22extrêmement élevé
00:27:23on a auditionné les experts
00:27:25en psychotrauma
00:27:26notamment
00:27:27et donc nous on réfléchit
00:27:28à ces dispositions-là
00:27:29donc on serait aussi
00:27:31preneuses de votre avis
00:27:33là-dessus
00:27:34modulo en forme de cadre
00:27:36derrière cette disposition
00:27:37et enfin on a l'article 12
00:27:39qui impose l'enregistrement
00:27:41des auditions
00:27:41de victimes majeures
00:27:42pour nous c'est aussi
00:27:44une mesure importante
00:27:45pour protéger les victimes
00:27:46c'est déjà le cas
00:27:47avec les victimes mineures
00:27:48aujourd'hui
00:27:48et il nous semble
00:27:51que cette mesure
00:27:51si elle devait être
00:27:52mise en place
00:27:53va demander beaucoup
00:27:54de moyens
00:27:54de la part de votre ministère
00:27:56pour être mise en place
00:27:56de manière effective
00:27:57donc j'aimerais vous entendre
00:27:59sur la question des moyens
00:28:00pour pouvoir renforcer
00:28:01la manière dont se passent
00:28:03les procédures
00:28:04je vous remercie
00:28:04donc moi je suis en charge
00:28:06des articles 22 à 25
00:28:1026 c'est Émilie qui les reprend
00:28:13et donc moi j'aurais
00:28:16quelques questions à vous poser
00:28:18notamment sur l'article 22
00:28:20qui crée un délit réprimant
00:28:21l'envoi non consenti
00:28:22par un moyen électronique
00:28:24d'un contenu visuel
00:28:25à caractère sexuel
00:28:26donc qu'on peut appeler régulièrement
00:28:28sous le terme de cyber flashing
00:28:30et ces faits échappent aujourd'hui
00:28:34en termes de qualification
00:28:36à la fois à l'exhibition sexuelle
00:28:38puisque ça suppose un lieu public
00:28:39ou horcèlement
00:28:40qui suppose une répétition
00:28:42donc moi je voulais savoir
00:28:43monsieur le ministre
00:28:44si ce nouveau délit
00:28:45comment s'accompagnera-t-il
00:28:49dans vos services
00:28:50est-ce qu'il s'accompagnera
00:28:51d'une doctrine
00:28:52pardon d'une doctrine
00:28:53de traitement dédié
00:28:54au sein de Pharos
00:28:56où ces signalements
00:28:57seront-ils traités
00:28:58dans le flux général
00:28:59avec le risque de dilution
00:29:00que cela implique
00:29:02pour l'article 23
00:29:04qui crée une circonstance
00:29:05aggravante
00:29:06à l'outrage sexiste
00:29:06et sexuel commis en ligne
00:29:08et donc modifie
00:29:09la définition
00:29:09de harcèlement moral
00:29:10il ne sera plus nécessaire
00:29:12d'attendre
00:29:12que la santé de la victime
00:29:13soit effectivement altérée
00:29:15il suffira
00:29:15que la dégradation
00:29:16des conditions de vie
00:29:17soit susceptible
00:29:18d'y conduire
00:29:18et donc je voulais savoir
00:29:20si les services de police
00:29:22disposent-ils aujourd'hui
00:29:23des moyens nécessaires
00:29:24pour identifier
00:29:25et poursuivre efficacement
00:29:26les auteurs d'outrages
00:29:27et de harcèlement
00:29:27commis en ligne
00:29:28et est-ce que cette nouvelle
00:29:30circonstance aggravante
00:29:31appelle-t-elle selon vous
00:29:32des outils de verbalisation
00:29:33numérique spécifiques
00:29:34et je ferai la comparaison
00:29:36avec les unités
00:29:37déjà déployées
00:29:37dans les transports
00:29:38de l'espace public
00:29:40L'article 24
00:29:41qui crée le délit
00:29:43de traque furtive en ligne
00:29:45donc ça permet
00:29:47de transposer
00:29:48par anticipation
00:29:49la directive européenne
00:29:50du 14 mai 2024
00:29:51sur la lutte
00:29:53contre les violences
00:29:53à l'égard des femmes
00:29:54je rappelle que nous devons
00:29:56la transposer
00:29:56avant le 14 juin 2027
00:29:58donc là il s'agit
00:30:00de viser des comportements
00:30:01de surveillance
00:30:01ou de géolocalisation répétée
00:30:03qui sans relever
00:30:04du harcèlement
00:30:05placent la victime
00:30:06dans une situation
00:30:07d'angoisse durable
00:30:07et donc je voulais savoir
00:30:09si vos services disposent
00:30:10de la capacité technique
00:30:11et de la formation
00:30:12nécessaire
00:30:13et vous allez insister
00:30:14sur la formation
00:30:15pour caractériser
00:30:16l'usage détourné
00:30:17d'outils de géolocalisation
00:30:18tels que des traceurs
00:30:20ou des logiciels
00:30:21dits stalkerware
00:30:23et enfin pensez-vous
00:30:24que la rédaction
00:30:25de l'infraction
00:30:26de traque furtive
00:30:27permet de protéger
00:30:28les activités légitimes
00:30:29des forces de sécurité
00:30:31pour l'article 25
00:30:33qui suscite quand même
00:30:36un certain nombre
00:30:36de débats
00:30:37puisqu'il étend
00:30:38notre droit
00:30:39du proxénétisme
00:30:39aux actes
00:30:40de prostitution
00:30:41réalisés à distance
00:30:42et pénalise
00:30:43le client
00:30:43qui obtient
00:30:44contre rémunération
00:30:45un acte sexuel
00:30:46en ligne
00:30:47donc que pensez-vous
00:30:48de l'extension
00:30:49de la pénalisation
00:30:50du proxénétisme
00:30:51à la prostitution
00:30:52en ligne
00:30:52et à la pénalisation
00:30:53de l'achat
00:30:54d'actes sexuels
00:30:55en ligne
00:30:55et anticipez-vous
00:30:57monsieur le ministre
00:30:57un report
00:30:58de l'activité
00:30:59vers des plateformes
00:30:59moins coopératives
00:31:00ou davantage situées
00:31:02hors du champ d'action
00:31:03des autorités françaises
00:31:04à la suite
00:31:05de l'entrée en vigueur
00:31:05de cet article
00:31:06et maintenant
00:31:08je passerai
00:31:08aux demandes
00:31:09de la rapporteure
00:31:10Émilie Bonivard
00:31:11donc notamment
00:31:13sur l'article 26
00:31:14et vous y avez
00:31:15en partie répondu
00:31:16mais pour bien
00:31:18répondre
00:31:19à cette question
00:31:20précisément
00:31:20sur cet article
00:31:21en pratique
00:31:22quelle difficulté
00:31:23les enquêteurs
00:31:24rencontrent-ils
00:31:25pour établir
00:31:25l'absence
00:31:26ou le retrait
00:31:26du consentement
00:31:27à la diffusion
00:31:27du contenu sexuel
00:31:30et la deuxième question
00:31:33qu'elle pose
00:31:34et c'est en lien
00:31:35avec la question
00:31:36de Marie-Charlotte Garin
00:31:39sur la création
00:31:41d'un nouvel article
00:31:43qui pourrait permettre
00:31:44à Faros
00:31:45de retirer
00:31:45des contenus diffusés
00:31:46de manière non consentie
00:31:48dès lors que la victime
00:31:49leur a signalé
00:31:50ou le signal
00:31:51à un signaleur
00:31:52de confiance
00:31:52ce qui existe déjà
00:31:54pour point de contact
00:31:55par exemple
00:31:55donc cela serait
00:31:58en prenant appui
00:31:59sur l'article 26
00:32:00et la caractérisation
00:32:02du consentement
00:32:03spécifique
00:32:03à la diffusion
00:32:04et sur son caractère
00:32:05révocable
00:32:06bien évidemment
00:32:07si cette mission
00:32:08est attribuée à Faros
00:32:09sur la base
00:32:09de la déclaration
00:32:10de la victime
00:32:10ce qui est un nouvel
00:32:11axe de travail
00:32:12cela implique
00:32:12de renforcer largement
00:32:13les moyens de Faros
00:32:14voire de créer
00:32:15une section spécifique
00:32:16sur le retrait
00:32:17de contenu sexuel
00:32:18dont la diffusion
00:32:18est non consentie
00:32:19donc qu'en pensez-vous
00:32:20mais cela rejoint
00:32:21à la question
00:32:22de ma collègue
00:32:23et les dernières questions
00:32:27c'est sur les articles
00:32:2827 à 29
00:32:29ces articles
00:32:30visent à renforcer
00:32:31la lutte
00:32:31contre la création
00:32:32et la diffusion
00:32:33de contenus sexuels
00:32:34réalisés
00:32:34sans le consentement
00:32:36de la personne concernée
00:32:38lorsque le mal est fait
00:32:39lorsque ces contenus
00:32:40sont diffusés
00:32:40sur internet
00:32:41à la vue de tous
00:32:42il faut que nous agissions
00:32:43vite
00:32:44et que nous garantissions
00:32:45aux victimes
00:32:45le retrait rapide
00:32:46de ces contenus
00:32:47idem dans cette perspective
00:32:48il me semble nécessaire
00:32:50que soient renforcés
00:32:51les moyens humains
00:32:51de Faros
00:32:52quelles sont vos intentions
00:32:53à la matière
00:32:54je vous remercie
00:32:55premier point déjà
00:32:56et c'est un témoignage
00:32:59par rapport à la vie
00:33:00des forces de l'ordre
00:33:01sur ma circonscription
00:33:04je crois qu'il faut
00:33:06il reste beaucoup de choses
00:33:07à faire
00:33:07mais je crois qu'il faut aussi
00:33:08dire que beaucoup de progrès
00:33:10ont été faits
00:33:11sur la prise en compte
00:33:12des victimes
00:33:13et sur l'accueil
00:33:13moi j'ai des associations
00:33:16qui comme dans tous
00:33:17les territoires
00:33:18des associations
00:33:19qui viennent en aide
00:33:19aux personnes victimes
00:33:21qui accompagnent
00:33:22les femmes victimes
00:33:23de violences
00:33:24et on sent
00:33:25et on nous le dit
00:33:25qu'il y a des progrès
00:33:26qui ont été faits
00:33:27et je crois qu'il faut le dire
00:33:28parce que quand il y a
00:33:29des progrès de fait
00:33:30c'est bien de le reconnaître
00:33:32parce que ça permet
00:33:32souvent de continuer
00:33:35à avancer
00:33:35mais il reste encore
00:33:36énormément de choses
00:33:38à faire
00:33:38et je crois que ça a été dit
00:33:39et c'est aussi pour ça
00:33:40qu'on est là
00:33:41et il y a tout un tas
00:33:42de procédures
00:33:43et à améliorer
00:33:45et la question
00:33:46de la formation
00:33:47de l'ensemble
00:33:47des officiers
00:33:50de police judiciaire
00:33:51des agents
00:33:51du ministère
00:33:52de l'intérieur
00:33:53est évidemment
00:33:53un enjeu primordial
00:33:56un deuxième point
00:33:58d'ordre général
00:33:59c'est sur la question
00:34:00du numérique
00:34:01on le voit
00:34:02le numérique
00:34:03transforme particulièrement
00:34:05nos vies
00:34:05et transforme aussi
00:34:07pour beaucoup
00:34:09de femmes
00:34:10d'enfants
00:34:10et parfois d'hommes
00:34:13créent des situations
00:34:14extrêmement compliquées
00:34:16extrêmement
00:34:17malaisantes
00:34:18et on voit bien
00:34:19qu'il y a
00:34:20quelque chose
00:34:20qui est différent
00:34:22entre le numérique
00:34:23et la vie réelle
00:34:25la vie
00:34:26de l'espace public
00:34:27réel
00:34:28on voit que ça ne fonctionne
00:34:29pas de la même façon
00:34:30et il faut tendre
00:34:31à ce que tout
00:34:32soit identique
00:34:33c'est à dire que
00:34:34nos règles
00:34:34de la vie
00:34:35de l'espace public
00:34:37soient exactement
00:34:37les mêmes
00:34:38que dans la vie
00:34:38numérique
00:34:39et il y a un sujet
00:34:41qui me semble être
00:34:42un point
00:34:43qui n'est pas suffisamment
00:34:44abordé
00:34:45vous le savez
00:34:45aujourd'hui
00:34:46les réseaux sociaux
00:34:47ne sont pas considérés
00:34:48comme des éditeurs
00:34:49de contenu
00:34:50et donc
00:34:51ils n'ont aucune
00:34:52responsabilité
00:34:53et tout notre système
00:34:55médiatique
00:34:56tout notre système
00:34:57même culturel
00:35:00repose sur un système
00:35:01sur un principe
00:35:03la liberté d'expression
00:35:05est complète
00:35:06mais elle impose
00:35:07la responsabilité
00:35:09des propos
00:35:09que l'on tient
00:35:10et je crois
00:35:11qu'il est temps
00:35:11de se poser
00:35:12la question
00:35:13de la responsabilité
00:35:14éditoriale
00:35:15des plateformes
00:35:16et des outils
00:35:19numériques
00:35:19d'autant plus
00:35:20qu'à l'ère de l'IA
00:35:21ils génèrent du contenu
00:35:23donc ils ne peuvent pas
00:35:24nous dire
00:35:24qu'ils ne sont pas
00:35:24éditeurs de contenu
00:35:25c'était un point
00:35:26je voulais le dire
00:35:28parce que je crois
00:35:28que ça devra
00:35:29guider
00:35:32nos débats
00:35:34sur le titre 4
00:35:36vous savez
00:35:36on est nombreux
00:35:38ici à être
00:35:38extrêmement attachés
00:35:39à la mise en place
00:35:41d'un dispositif
00:35:42de contrôle
00:35:43d'honorabilité
00:35:43nous avons décidé
00:35:45de ne pas
00:35:47l'étudier
00:35:48dans ce texte
00:35:49parce qu'il est déjà
00:35:50dans différents textes
00:35:51en avette
00:35:52et ça va nous faire
00:35:53perdre beaucoup de temps
00:35:54parce que les débats
00:35:55sont riches
00:35:55autour de ce sujet
00:35:56mais j'aimerais bien
00:35:57quand même avoir
00:35:57votre avis
00:35:58sur la question
00:36:02du contrôle
00:36:03d'honorabilité
00:36:04aujourd'hui
00:36:04tous les dispositifs
00:36:05qu'on est en train
00:36:07d'essayer de mettre
00:36:07en place
00:36:08sont des dispositifs
00:36:10qui sont
00:36:11qui fonctionnent
00:36:12dans le cadre
00:36:13évidemment
00:36:13de notre état de droit
00:36:14sur un contrôle
00:36:15d'honorabilité
00:36:16de gens qui ont été
00:36:18condamnés
00:36:18qui sont sur différents
00:36:20fichiers
00:36:20et la plupart du temps
00:36:22on le sait
00:36:23les prédateurs sexuels
00:36:25ont une habileté
00:36:26énorme
00:36:27pour ne pas être
00:36:28condamnés
00:36:28et pour être
00:36:29non pas des
00:36:31multirédicidivistes
00:36:31mais des
00:36:33alors ce n'est pas
00:36:34des prédateurs
00:36:34parfois je n'ai pas
00:36:35tout à fait le vocabulaire
00:36:36des féministes
00:36:36j'essaye
00:36:38elle m'indique
00:36:41souvent
00:36:42voilà
00:36:42bon
00:36:43je vais continuer
00:36:44à essayer de progresser
00:36:46et à me déconstruire
00:36:50la question est donc
00:36:52comment on fait
00:36:53quand des personnes
00:36:54n'ont pas été condamnées
00:36:55il y a deux solutions
00:36:56il y a des solutions
00:36:57qui sont des solutions
00:36:59d'enquête
00:37:00à chaque fois
00:37:00que quelqu'un
00:37:02postule à un poste
00:37:03et les services
00:37:04de la préfecture
00:37:05le font par exemple
00:37:06je le sais
00:37:06parce que moi
00:37:07mes services de préfecture
00:37:08m'ont dit
00:37:08pour les moniteurs
00:37:09de colonies
00:37:09qui dépendent
00:37:11du ministère de l'intérieur
00:37:11il y a une étude
00:37:12de fait
00:37:13en sorte de criblage
00:37:14voilà
00:37:15c'est la première solution
00:37:16mais qui pourrait faire
00:37:17ce contrôle d'honorabilité
00:37:19en regardant par exemple
00:37:20les profils Facebook
00:37:21en essayant de faire
00:37:22une mini enquête
00:37:23tout en restant évidemment
00:37:24dans le cadre
00:37:25de notre état de droit
00:37:27la deuxième solution
00:37:28ce serait d'avoir
00:37:29je ne suis pas sûr
00:37:31de le souhaiter vraiment
00:37:32mais je crois que
00:37:32ce serait pourtant
00:37:33extrêmement efficace
00:37:34c'est d'avoir
00:37:35comme d'ailleurs
00:37:37je crois que
00:37:37oui
00:37:37le ministre
00:37:39le garde des Sceaux
00:37:40l'a évoqué hier
00:37:41d'avoir un fichier
00:37:43un fichier des gens
00:37:44qui sont en cours
00:37:46de procédure
00:37:47un fichier des gens
00:37:49qui ont été signalés
00:37:50que pensez-vous
00:37:52de la faisabilité
00:37:53d'un tel fichier
00:37:54tout en gardant
00:37:56évidemment
00:37:57tous les garanties
00:38:00autour de notre
00:38:01état de droit
00:38:02et du contradictoire
00:38:03évidemment
00:38:05j'ai fait
00:38:07pas mal d'auditions
00:38:08un certain nombre
00:38:09d'auditions
00:38:10et il en ressort
00:38:10que dans cette proposition
00:38:12de loi
00:38:13toutes les femmes
00:38:14ne sont pas
00:38:15suffisamment protégées
00:38:16il y a des angles morts
00:38:18et je vais vous faire
00:38:20part de quelques remarques
00:38:21lors des auditions
00:38:23que j'ai conduite
00:38:24l'association
00:38:26du réseau
00:38:27de femmes
00:38:27des quartiers
00:38:28populaires
00:38:28a attiré
00:38:29mon attention
00:38:30sur des situations
00:38:31qui sont
00:38:33particulièrement
00:38:35préoccupantes
00:38:35certaines femmes
00:38:37de nationalité
00:38:38étrangère
00:38:38qui sont installées
00:38:39en France
00:38:40rencontrent des difficultés
00:38:42pour faire venir
00:38:42leurs filles
00:38:44en France
00:38:45dans le cadre
00:38:46d'une procédure
00:38:47de regroupement familial
00:38:48alors même
00:38:48que ces filles
00:38:49peuvent être exposées
00:38:52on a un certain nombre
00:38:54de cas
00:38:55qu'on connaît
00:38:56en France
00:38:57et elles sont exposées
00:38:58mais dans leur pays
00:38:59d'origine
00:39:00avec des risques
00:39:01de mutilation sexuelle
00:39:03ou de mariage forcé
00:39:05et or à ce jour
00:39:07le droit
00:39:08ne prévoit pas
00:39:09que ce risque
00:39:10puisse constituer
00:39:11un motif permettant
00:39:12de faciliter
00:39:13ou d'accélérer
00:39:14une procédure
00:39:15de regroupement familial
00:39:18donc ma question
00:39:19elle est
00:39:19est-ce que
00:39:21vous pouvez répondre
00:39:22à cette question
00:39:23et est-ce que vous êtes prêts
00:39:24à ouvrir
00:39:26à en discuter
00:39:27la possibilité
00:39:29à ces femmes
00:39:30qui souhaitent
00:39:30faire venir
00:39:31leur enfant en France
00:39:32pour les protéger
00:39:33de ces violences
00:39:34sur l'article 61
00:39:36qui concerne
00:39:37le mariage forcé
00:39:39je souhaiterais savoir
00:39:40si la rédaction
00:39:42telle qu'elle est
00:39:44dans cette proposition
00:39:45de loi
00:39:45permet également
00:39:47de pénaliser
00:39:48les auteurs
00:39:48qui contraignent
00:39:49une victime
00:39:50à se marier
00:39:50dans le cadre
00:39:52d'une union
00:39:53qui n'est pas
00:39:53légalement reconnue
00:39:54mais qui relève
00:39:56du mariage religieux
00:39:57mais ça peut être aussi
00:39:58du mariage
00:39:59coutumier
00:40:01ou traditionnel
00:40:02parce que
00:40:03voilà
00:40:04c'est souvent
00:40:04plutôt le cas
00:40:06en tout cas
00:40:06c'est ce qui ressort
00:40:08des auditions
00:40:09que j'ai faites
00:40:11depuis un certain temps
00:40:13et j'en viens
00:40:14un dernier sujet
00:40:15qui concerne
00:40:16cette fois
00:40:16la protection
00:40:18qui est accordée
00:40:19aux femmes victimes
00:40:20de violences
00:40:20qui sont fondées
00:40:21sur le genre
00:40:23de nombreuses voies
00:40:25parmi lesquelles
00:40:25celle des associations
00:40:27et du conseil économique
00:40:29social
00:40:29et environnemental
00:40:31qui demandent
00:40:32à la France
00:40:32de mettre
00:40:33pleinement en oeuvre
00:40:34l'article 60
00:40:36de la convention
00:40:37d'Istanbul
00:40:37cet article
00:40:39elle prévoit
00:40:40notamment
00:40:40que les violences
00:40:42faites aux femmes
00:40:43qui sont fondées
00:40:44sur le genre
00:40:44puissent être reconnues
00:40:46comme une forme
00:40:46de persécution
00:40:47au sens de la convention
00:40:49de Genève
00:40:50de 1951
00:40:52et comme
00:40:52un préjudice grave
00:40:54qui pouvant justifier
00:40:57l'octroi
00:40:58d'une protection
00:40:59subsidiaire
00:41:00et dans ce contexte
00:41:01pouvons-nous compter
00:41:02sur votre soutien
00:41:04pour intégrer
00:41:04dans ce texte
00:41:05que les femmes
00:41:06qui subissent des persécutions
00:41:07en raison de leur genre
00:41:08et je pense
00:41:09notamment
00:41:10aux femmes afghanes
00:41:12qui souhaitent
00:41:13demander l'asile
00:41:13en France
00:41:14puissent voir
00:41:15cette dimension
00:41:16qui soit pleinement
00:41:17prise en compte
00:41:18dans l'examen
00:41:18de leur demande
00:41:19et puis généralement
00:41:20j'aimerais vous entendre
00:41:22sur tous les sujets
00:41:23qui concernent
00:41:24l'article 61
00:41:25à 67
00:41:26qui ont un certain
00:41:28ongle d'angle mort
00:41:29comme je viens de le dire
00:41:30et qui ne protègent pas
00:41:30toutes les femmes
00:41:31je vous remercie
00:41:32je me permets
00:41:33de rajouter
00:41:34quelque chose
00:41:35à la suite
00:41:36de votre propos
00:41:37liminaire
00:41:38quand vous avez évoqué
00:41:39l'article 31
00:41:40sur votre inquiétude
00:41:42sur les conséquences
00:41:44que pourrait avoir
00:41:44le fait
00:41:45d'imposer
00:41:46un avocat
00:41:47aux côtés
00:41:48de la victime
00:41:49lorsqu'elle dépose plainte
00:41:55quand une personne
00:41:56est convoquée
00:41:56au commissariat
00:41:57elle a la possibilité
00:41:57de se faire assister
00:41:58par un avocat
00:41:59quand une personne
00:41:59est mise en examen
00:42:00elle a la possibilité
00:42:01de se faire assister
00:42:01par un avocat
00:42:03donc on peut considérer
00:42:04et c'est aussi
00:42:05le sens de cet article
00:42:06qu'on rétablit
00:42:11un déséquilibre
00:42:11qui existe aujourd'hui
00:42:12c'est à dire
00:42:12qu'on prévoit
00:42:13systématiquement
00:42:14une défense
00:42:14pour ceux
00:42:15qui sont mis en cause
00:42:15par contre
00:42:16je comprends
00:42:17dans votre propos
00:42:17qu'on ne pourrait pas
00:42:18prévoir
00:42:19systématiquement
00:42:19une défense
00:42:20ou un accompagnement
00:42:21pour une personne
00:42:21qui est victime
00:42:22donc j'aimerais
00:42:23vraiment comprendre
00:42:24comment vous justifiez
00:42:26cette différence
00:42:26de traitement
00:42:27entre les victimes
00:42:28et les auteurs présumés
00:42:30je vais commencer
00:42:31par la dernière question
00:42:32qui n'est pas de méprise
00:42:34l'avocat tout le temps
00:42:35c'est une crainte
00:42:36notamment pour le recueil
00:42:37de la parole
00:42:38des enfants
00:42:39voilà c'est une alerte
00:42:41moi que je fais
00:42:41je dis attention
00:42:43par exemple
00:42:43quand vous avez
00:42:44des auditions
00:42:46je ne sais pas
00:42:47si la commission
00:42:47a pu visiter
00:42:48un certain nombre
00:42:48de services
00:42:49mais si vous visitez
00:42:50la brigade de protection
00:42:51des mineurs
00:42:52par exemple
00:42:52qui se situe
00:42:54notamment la préfecture
00:42:55de police
00:42:55qui est un service
00:42:56une des unités spécialisées
00:42:58les enquêteurs
00:42:59vous diront tous
00:42:59qu'au moment
00:43:00où ils sont
00:43:01dans une audition
00:43:01d'un mineur
00:43:02pour libérer la parole
00:43:03d'un tout jeune
00:43:04ils pensent
00:43:05que la présence
00:43:06d'un avocat
00:43:07dès cet instant
00:43:08peut être un frein
00:43:10à la libération
00:43:11de la parole
00:43:12de l'enfant
00:43:13et notamment
00:43:13dans le cadre
00:43:13du protocole
00:43:14où il y a
00:43:15toute une montée
00:43:17en puissance
00:43:18pour parvenir
00:43:19à cette libération
00:43:20pour parvenir
00:43:21à ce que l'enfant
00:43:22s'exprime
00:43:22et relate
00:43:23ce qu'il a vécu
00:43:25concernant
00:43:26je vais répondre
00:43:28à madame
00:43:29la rapporteure
00:43:30générale
00:43:31Garin
00:43:31sur
00:43:35les conséquences
00:43:36j'ai bien compris
00:43:37le fait
00:43:37que vous ne remettez
00:43:38pas en cause
00:43:42le principe
00:43:43de l'existence
00:43:44des unités spécialisées
00:43:45et que le but
00:43:46c'est donc
00:43:46de les étendre
00:43:47parce qu'on en est
00:43:49partout
00:43:49évidemment
00:43:50on a regardé
00:43:51cette hypothèse
00:43:52au ministère
00:43:53de l'intérieur
00:43:53on a regardé
00:43:54cette hypothèse
00:43:55et en gendarmerie
00:43:56et en police nationale
00:43:57donc actuellement
00:43:58je le redis
00:43:59on a des maisons
00:44:00de protection
00:44:01des familles
00:44:01dans tous les départements
00:44:02pour la gendarmerie
00:44:03on a des groupes
00:44:04de protection
00:44:04de la famille
00:44:08en police
00:44:09on a l'off mine
00:44:10on a
00:44:11pour le périmètre
00:44:12de la préfecture
00:44:12de police
00:44:13je laisse citer
00:44:13à l'instant
00:44:13la brigade
00:44:14de protection
00:44:14des mineurs
00:44:15donc créer
00:44:16ce type
00:44:17ce type
00:44:18d'unité spécialisée
00:44:19partout
00:44:20sur le territoire
00:44:21national
00:44:21on a nous
00:44:22évalué
00:44:23les conséquences
00:44:25que cela aurait
00:44:26en termes
00:44:27d'emploi
00:44:28d'effectifs
00:44:29qu'il faudrait
00:44:29mettre en place
00:44:30et ce serait
00:44:31ça représenterait
00:44:32de l'ordre
00:44:33de 12 500
00:44:34enquêteurs supplémentaires
00:44:35pour armer
00:44:37l'ensemble
00:44:37de ces unités
00:44:39ce qui évidemment
00:44:40nous poserait
00:44:41des problèmes
00:44:42organisationnels
00:44:43structurels
00:44:43majeurs
00:44:45mais qui ne serait
00:44:45surmontable
00:44:46que dans la durée
00:44:48que dans le temps
00:44:48pour pouvoir
00:44:50généraliser
00:44:50ces unités
00:44:53évidemment
00:44:53moi je tiens
00:44:54à la disposition
00:44:54de la commission
00:44:55l'ensemble
00:44:56des chiffrages
00:44:59auxquels
00:44:59nous avons procédé
00:45:00pour parvenir
00:45:01à ces 12 500
00:45:02enquêteurs supplémentaires
00:45:04avec un coût
00:45:05évidemment
00:45:06qui est assez élevé
00:45:07il faudrait également
00:45:08intégrer le volet
00:45:09immobilier
00:45:10le volet immobilier
00:45:11pour vous donner
00:45:13un exemple
00:45:13pour ce qui concerne
00:45:16pour ce qui concerne
00:45:17la gendarmerie nationale
00:45:19il pourrait être créé
00:45:20une de ces unités
00:45:22par département
00:45:23une de ces unités
00:45:23par département
00:45:24qui devrait être
00:45:24à ce moment là
00:45:25renforcée
00:45:25d'au moins 20
00:45:26effectifs
00:45:27systématiquement
00:45:27et il faudrait
00:45:29évidemment
00:45:29les loger
00:45:30voilà
00:45:31donc
00:45:34je comprends
00:45:35votre
00:45:35je comprends
00:45:36la rédaction
00:45:37du texte
00:45:37l'extension
00:45:38de l'ensemble
00:45:39des services spécialisés
00:45:40mais bien avoir
00:45:41à l'esprit
00:45:41que cela mettra
00:45:42forcément du temps
00:45:43cela ne peut s'inscrire
00:45:44que dans une dimension
00:45:45pluriannuelle
00:45:46et avec une programmation
00:45:47budgétaire
00:45:48en termes de moyens
00:45:49mobilier
00:45:50immobilier
00:45:50et humain
00:45:51qui serait absolument
00:45:53conséquente
00:45:54sur le socle
00:45:54d'enquête
00:45:55sur le socle
00:45:57d'enquête
00:45:59là-dessus
00:46:01plusieurs choses
00:46:02c'est-à-dire
00:46:03sur le fait
00:46:03d'avoir
00:46:04des actes
00:46:04d'enquête
00:46:05obligatoires
00:46:07là-dessus
00:46:08il y a
00:46:09il y a
00:46:11il faut veiller
00:46:12à ne pas donner
00:46:13l'impression
00:46:14qu'on est en défiance
00:46:16avec les services
00:46:17de police
00:46:18et de gendarmerie
00:46:18voire avec les parquets
00:46:19sur les actes
00:46:21à mener
00:46:21pour parvenir
00:46:22à la réalité
00:46:23là on a
00:46:24tout un tas
00:46:25d'investigations
00:46:26qui sont demandées
00:46:27dont certaines
00:46:28d'ailleurs impliquent
00:46:29une autorisation
00:46:30d'un magistrat
00:46:31je pense à tout ce qui touche
00:46:33aux techniques d'investigation
00:46:34aux perquisitions
00:46:35et autres
00:46:35qui vont demander
00:46:36de toute façon
00:46:37qu'on sollicite
00:46:38l'autorisation
00:46:38d'un magistrat
00:46:39je crois que
00:46:41les services
00:46:42les forces de sécurité intérieure
00:46:43sont plus tournées
00:46:44vers la souplesse
00:46:45et qu'on leur laisse
00:46:46les possibilités
00:46:47de mener les investigations
00:46:48comme ils l'entendent
00:46:49bon voilà
00:46:50pardon mais je me dois
00:46:51de vous faire cette remarque
00:46:52parce que je l'ai vécu
00:46:53je la vis
00:46:54je comprends
00:46:55l'objectif
00:46:56qui est recherché
00:46:58mais
00:46:59voilà
00:47:00listé
00:47:00tout un tas
00:47:01d'investigation
00:47:02à mener
00:47:03je pense par exemple
00:47:04aux réquisitions téléphoniques
00:47:05à la réalisation
00:47:06de perquisition
00:47:08les réquisitions téléphoniques
00:47:09par exemple
00:47:09c'est fait quasiment
00:47:10systématiquement
00:47:11enfin je fais mon connaissance
00:47:12c'est fait quasiment
00:47:13c'est le premier
00:47:15premier élément
00:47:15qu'on fait
00:47:16c'est ça
00:47:17est-ce que
00:47:18dans le téléphone
00:47:19il y a des éléments
00:47:19qui laissent à penser
00:47:20que l'individu
00:47:21a une tendance
00:47:23une attirance particulière
00:47:25pour les enfants
00:47:25en parlant
00:47:26de se dire aussi crûment
00:47:26mais c'est un peu ça
00:47:27bon
00:47:28mais en tout cas
00:47:28voilà
00:47:29nous nous pensons
00:47:30qu'il est quand même important
00:47:31de laisser un peu
00:47:32de souplesse
00:47:33dans les investigations
00:47:37là-dessus
00:47:37là-dessus
00:47:40je pense que
00:47:41dans le cadre
00:47:42de la discussion
00:47:43on proposera sans doute
00:47:44des rédactions
00:47:46une rédaction
00:47:46qui viendra préciser
00:47:48la rédaction
00:47:49de l'article
00:47:50tel qu'elle est
00:47:50tel qu'elle
00:47:51nous est proposée
00:47:53actuellement
00:47:53donc on n'est pas
00:47:54sur une opposition
00:47:54de principe
00:47:55j'insiste là-dessus
00:47:56mais cette idée
00:47:58de pouvoir conserver
00:47:59de garder un peu
00:47:59de souplesse
00:48:01il y a un certain nombre
00:48:02d'enquêtes
00:48:02d'actes d'enquête
00:48:03qui sont prohibées
00:48:04vous avez aussi interrogé
00:48:06là-dessus
00:48:08ce que je voulais
00:48:10vous dire
00:48:10à cet égard
00:48:11je pense notamment
00:48:13à l'interdiction
00:48:14de recueillir
00:48:15des preuves
00:48:16sur les antécédents
00:48:18sexuels
00:48:18de la victime
00:48:19sa crédibilité
00:48:20sa moralité
00:48:22l'interdiction
00:48:23de la confrontation
00:48:24également
00:48:25donc entre
00:48:26le mineur
00:48:27et la victime
00:48:27de violences sexuelles
00:48:29ou intrafamiliales
00:48:29avec la personne
00:48:30mise en cause
00:48:31sauf bien sûr
00:48:32si la victime
00:48:33le demande
00:48:35là-dessus
00:48:36même chose
00:48:37attention
00:48:38c'est plus
00:48:40une mise en garde
00:48:42il ne faut pas
00:48:42que cette contrainte
00:48:43vienne affaiblir
00:48:45la capacité probatoire
00:48:46c'est vraiment ça
00:48:47le sujet
00:48:49attention également
00:48:50à cela
00:48:50en tout cas
00:48:51c'est des remarques
00:48:52que j'ai recueillies
00:48:52auprès d'enquêteurs
00:48:54et ça me paraît
00:48:55extrêmement important
00:48:56de vous le signaler
00:48:59à ce sujet
00:49:00voilà
00:49:01donc je pense que
00:49:02dans le cadre
00:49:02de la discussion
00:49:03nous ferons
00:49:05un certain nombre
00:49:05de propositions
00:49:08rédactionnelles
00:49:09sur ces sujets
00:49:09qui j'insiste
00:49:11ne remettent pas
00:49:11en cause
00:49:13le principe
00:49:16énoncé
00:49:16par chacun
00:49:18de ces articles
00:49:19concernant
00:49:20la demande
00:49:21de retrait
00:49:24et notamment
00:49:25donc
00:49:25pour ce qui est
00:49:26de
00:49:27Faros
00:49:29juste un élément
00:49:31là-dessus
00:49:31bien comprendre
00:49:32que Faros
00:49:32on est sur
00:49:33de la police
00:49:33administrative
00:49:34en fait
00:49:34donc c'est
00:49:35un service
00:49:37qui est placé
00:49:38auprès de l'OFAC
00:49:39et qui a
00:49:40pour mission
00:49:41pour un certain
00:49:42nombre de contenus
00:49:43alors c'est vrai
00:49:44que les contenus
00:49:44n'ont cessé
00:49:45de s'élargir
00:49:46on est passé
00:49:46des contenus terroristes
00:49:48au contenu
00:49:49pédocriminel
00:49:50la loi
00:49:51narcotrafic
00:49:51a prévu
00:49:52également
00:49:52de retirer
00:49:53un certain
00:49:53nombre de contenus
00:49:54dans le texte
00:49:55que je vous ai présenté
00:49:57qui a été adopté
00:49:58la loi Riposte
00:49:58on a élargi
00:49:59au protoxyde
00:50:00d'azote
00:50:00c'est vrai
00:50:01qu'on a
00:50:02on avait aussi
00:50:03pardon
00:50:03j'oublie
00:50:04c'est extrêmement important
00:50:05tout ce qui touche
00:50:06ce gimage de torture
00:50:07les actes de barbarie
00:50:08et autres
00:50:08on avait un certain
00:50:09nombre d'actes
00:50:10qui ont été
00:50:11qui sont prévus
00:50:13comme pouvant
00:50:13être traités
00:50:14par Faros
00:50:19à droit constant
00:50:20à droit constant
00:50:22le fait de retirer
00:50:23un contenu
00:50:24repose sur une qualification
00:50:25qui peut s'effectuer
00:50:26j'ouvre des guillemets
00:50:27assez facilement
00:50:28il n'y a pas d'interprétation
00:50:30à avoir
00:50:30c'est assez basique
00:50:31bon
00:50:32on a un contenu
00:50:33qui est publié
00:50:34qui manifestement
00:50:35rentre dans le champ
00:50:36du texte
00:50:36donc on peut demander
00:50:37le retrait
00:50:38on peut demander
00:50:39le blocage du site
00:50:40s'il n'y a pas retrait
00:50:41il peut y avoir
00:50:41des sanctions pénales
00:50:42il y a tout le dispositif
00:50:43qui se met en place
00:50:44ici au cas d'espèce
00:50:45on a une
00:50:47on a une
00:50:48une rédaction
00:50:50qui prévoit
00:50:51le retrait des contenus
00:50:52qui porte une atteinte
00:50:53manifeste
00:50:53à la dignité
00:50:54à la vie privée
00:50:55ou à l'intégrité
00:50:56d'une personne
00:50:56qui n'aurait pas
00:50:58consenti à leur diffusion
00:50:59en ligne
00:50:59donc ce qui ne se voit pas
00:51:01en l'état
00:51:02c'est pas quelque chose
00:51:03qu'on constate
00:51:03immédiatement
00:51:05et pour les opérateurs
00:51:06de Faros
00:51:08ça suppose évidemment
00:51:09des actes
00:51:10d'investigation
00:51:11par ailleurs
00:51:13par ailleurs
00:51:14le retrait d'un contenu
00:51:16il y a toujours
00:51:16un équilibre
00:51:17entre la liberté
00:51:18d'expression
00:51:18évidemment
00:51:19la liberté
00:51:20de publication
00:51:21la liberté
00:51:21et la protection
00:51:22des personnes
00:51:23donc il faut vraiment
00:51:24que ce soit
00:51:25un acte grave
00:51:26les cas qui sont
00:51:28actuellement possibles
00:51:29à droit constant
00:51:30rentrent dans ces catégories
00:51:31d'actes graves
00:51:32de trop valoir public
00:51:33manifeste
00:51:33bon
00:51:34là c'est plus délicat
00:51:36à établir
00:51:37et donc voilà
00:51:37l'inquiétude pour Faros
00:51:39elle repose là dessus
00:51:39c'est pour cela
00:51:41et donc encore une fois
00:51:42ça supposerait
00:51:43une analyse poussée
00:51:44une identification
00:51:44de la personne
00:51:45voire son audition
00:51:47donc c'est pour cela
00:51:48que nous nous préconisions
00:51:49plutôt le fait
00:51:50de renvoyer
00:51:51sur le juge judiciaire
00:51:52qui demande à ce moment là
00:51:53le retrait du contenu
00:51:54bon je note
00:51:55la nuance
00:51:56que vous introduisez
00:51:58qui est de prévoir
00:51:59le cas échéant
00:51:59que ce soit la demande
00:52:01de la personne
00:52:03qui pourrait s'adresser
00:52:04à Faros
00:52:04pour demander
00:52:05le retrait
00:52:06du contenu
00:52:08il n'en demeure pas moins
00:52:09qu'il y aurait quand même
00:52:10un certain nombre
00:52:11d'actes d'investigation
00:52:11me semble-t-il à mener
00:52:12il ne faut pas que Faros
00:52:15explose sous
00:52:16les demandes
00:52:17actuellement
00:52:18les demandes
00:52:19elles sont déjà
00:52:20extrêmement importantes
00:52:22voilà
00:52:22donc
00:52:24là dessus
00:52:24voilà ce que je peux vous dire
00:52:26mais je voulais
00:52:27dérouler un peu
00:52:27la logique
00:52:28de la position
00:52:30qui est la nôtre
00:52:31sur ce sujet
00:52:33et l'idée
00:52:34de passer par
00:52:35le juge judiciaire
00:52:35c'est le juge garant
00:52:36des libertés
00:52:37c'est lui
00:52:38qui peut
00:52:38décider finalement
00:52:40qu'un contenu
00:52:40pose problème
00:52:41ou pas
00:52:43voilà
00:52:44encore une fois
00:52:45je crois
00:52:46qu'on s'est engagé
00:52:47dans le cadre
00:52:48des séances de travail
00:52:48à réfléchir
00:52:50avec vous
00:52:51et on va le faire
00:52:53bien évidemment
00:52:53à une écriture
00:52:55qui puisse
00:52:57qui puisse
00:52:58recentrer
00:52:58le dispositif
00:53:02voilà
00:53:03moi je reste ouvert
00:53:04sur cette question
00:53:05il me paraissait
00:53:06important quand même
00:53:07de vous dire
00:53:07pourquoi
00:53:08en l'état
00:53:09de la rédaction
00:53:10il semble
00:53:11qu'il y ait
00:53:11un certain nombre
00:53:12de difficultés
00:53:13sur les articles
00:53:1422 à 25
00:53:18donc
00:53:18la création
00:53:19de nouveaux délits
00:53:22une pénalisation
00:53:23renforcée
00:53:25moi je n'ai pas
00:53:26de
00:53:26là dessus
00:53:27on n'a pas
00:53:27de
00:53:27voilà
00:53:27je n'ai pas
00:53:28d'opposition
00:53:29majeure
00:53:29sur ces sujets
00:53:31qui ne concernent
00:53:32pas forcément
00:53:33le ministère
00:53:33de l'intérieur
00:53:33mais tout ce qui va
00:53:34dans le champ
00:53:34dans l'aggravation
00:53:35des sanctions
00:53:36ne me pose pas
00:53:38de difficultés
00:53:39particulières
00:53:40sur les questions
00:53:41que posait
00:53:42madame
00:53:43madame
00:53:44émilie bonivard
00:53:45que vous avez
00:53:45relayé
00:53:46que vous avez
00:53:46relayé
00:53:48madame roche
00:53:49donc sur
00:53:50les pharos
00:53:51donc je
00:53:52j'ai répondu
00:53:53on va regarder
00:53:55on va regarder
00:53:56sur le volet
00:53:58à la demande
00:53:58de la victime
00:54:00si j'ai bien compris
00:54:00que c'était
00:54:01la proposition
00:54:03qui était
00:54:03la vôtre
00:54:04sur la section
00:54:06à créer
00:54:06à pharos
00:54:06oui évidemment
00:54:07évidemment
00:54:08actuellement
00:54:09pharos
00:54:09on est sur
00:54:11un petit
00:54:13un service
00:54:15dont les effectifs
00:54:16ont augmenté
00:54:16significativement
00:54:17ces dernières années
00:54:18mais évidemment
00:54:19il faudra
00:54:20de nouveau
00:54:21recruter
00:54:21sans doute
00:54:22créer une section
00:54:23dédiée
00:54:24car on peut
00:54:25penser que
00:54:25ce type
00:54:26d'acte
00:54:27sera extrêmement
00:54:28ce type
00:54:29de signalement
00:54:30sera extrêmement
00:54:31important
00:54:31sera extrêmement
00:54:32important
00:54:32donc oui
00:54:33évidemment
00:54:33il faudra
00:54:34augmenter
00:54:35les moyens
00:54:36de pharos
00:54:37et c'est ce
00:54:38que nous ferons
00:54:39quand le texte
00:54:40sera adopté
00:54:42je suis bien
00:54:43d'accord
00:54:43sur la responsabilité
00:54:46éditoriale
00:54:46des plateformes
00:54:48bien évidemment
00:54:50sur
00:54:51tout ce qui
00:54:52touche
00:54:52autour
00:54:53des fichiers
00:54:57et du contrôle
00:54:58d'honorabilité
00:54:59on va dire
00:54:59donc oui
00:55:00évidemment
00:55:00nous sommes favorables
00:55:01il y a un dispositif
00:55:02qui est en cours
00:55:02de travail
00:55:02notamment
00:55:03par l'éducation nationale
00:55:05le ministère de la santé
00:55:06le ministère de l'intérieur
00:55:07est très favorable
00:55:08et accompagne fortement
00:55:09tout ceci
00:55:10tout en ayant à l'esprit
00:55:11évidemment
00:55:11qu'en revanche
00:55:12la création
00:55:13le contrôle
00:55:13d'honorabilité
00:55:14oui
00:55:14la création
00:55:15d'un fichier
00:55:15ce serait vraiment
00:55:17un nombre de cas
00:55:18extrêmement important
00:55:19extrêmement important
00:55:23voilà
00:55:24donc je pense
00:55:24qu'il faut
00:55:25il faut mesurer
00:55:26tout ça
00:55:27avec beaucoup
00:55:27de précautions
00:55:30sur la création
00:55:31de ce fichier
00:55:33sur les
00:55:35sur la question
00:55:36du
00:55:37des mariages
00:55:39c'est madame bouroua
00:55:41qui donc
00:55:42m'a interrogé
00:55:42sur des articles
00:55:43qui ne relèvent pas
00:55:44du champ de compétences
00:55:45du ministère
00:55:47de l'intérieur
00:55:48sur la question
00:55:49notamment
00:55:50du fait
00:55:51il y avait plusieurs questions
00:55:52pardon
00:55:52le fait de faire venir
00:55:53en France
00:55:55des enfants
00:55:56qui sont victimes
00:55:57victimes de violences
00:56:00dans le pays d'origine
00:56:01donc la possibilité
00:56:02de les faire venir
00:56:03pour éviter
00:56:04un certain nombre
00:56:05de violences sexuelles
00:56:06nous on reste
00:56:07dans le cadre
00:56:07du droit commun
00:56:09donc du droit au séjour
00:56:11où ce cas spécifique
00:56:12n'est pas prévu
00:56:13n'est pas prévu
00:56:15concernant le fait
00:56:16de pénaliser
00:56:17les mariages
00:56:18l'union forcée
00:56:22il y aurait
00:56:25c'est l'article 21
00:56:27je crois
00:56:28non
00:56:31non
00:56:32vous m'avez interrogé
00:56:33sur le fait
00:56:34de savoir
00:56:34ce que je pensais
00:56:35sur le fait
00:56:36qu'on puisse pénaliser
00:56:37les personnes
00:56:37qui
00:56:40imposaient
00:56:40des mariages forcés
00:56:4361
00:56:43pardon
00:56:43avec une pénalisation
00:56:48voilà
00:56:48pardon
00:56:49j'ai peut-être
00:56:50oublié des questions
00:56:50on aura l'occasion
00:56:51dans l'échange
00:56:51d'y revenir
00:56:54voilà
00:56:54donc vous avez bien compris
00:56:55l'état d'esprit
00:56:56qui est le mien
00:56:56c'est vraiment
00:56:57les remarques que je fais
00:56:58ne remettent pas en cause
00:57:00les principes
00:57:00qui sont énoncés
00:57:01dans la proposition
00:57:01mais il s'agit surtout
00:57:03de faire en sorte
00:57:04que tout ceci
00:57:04reste un dispositif
00:57:06opérationnel
00:57:08merci monsieur le ministre
00:57:09et maintenant c'est le temps
00:57:09des orateurs de groupe
00:57:10on va commencer
00:57:11avec Marie-France Leroux
00:57:13oui merci monsieur le président
00:57:15monsieur le ministre
00:57:16mesdames
00:57:17et que mesdames
00:57:18les rapporteurs
00:57:20chers collègues
00:57:20plusieurs articles
00:57:21de la proposition de loi
00:57:22que nous examinons
00:57:23comportent des difficultés
00:57:24pour les personnels
00:57:25de la police judiciaire
00:57:26il existe en premier lieu
00:57:27une difficulté matérielle
00:57:28à la bonne application
00:57:29de l'article 3
00:57:30qui dispose en son alinéa 9
00:57:32que pour les territoires
00:57:33d'outre-mer
00:57:34et la Nouvelle-Calédonie
00:57:35la formation reçue
00:57:36par les personnels
00:57:36doit intégrer
00:57:37les spécificités linguistiques
00:57:39culturelles
00:57:40coutumières
00:57:40et géographiques
00:57:41propres
00:57:41à chaque territoire
00:57:42ainsi que les contraintes
00:57:43liées à l'éloignement
00:57:44et le cas échéant
00:57:45à l'insularité
00:57:45en regard de l'importance
00:57:47des fumigatoires
00:57:48notamment à Mayotte
00:57:49les officiers de police judiciaire
00:57:50pourraient rencontrer
00:57:51des difficultés
00:57:52à tenir compte
00:57:54de la diversité culturelle
00:57:55et linguistique
00:57:55des populations
00:57:56qu'ils reçoivent
00:57:57comment monsieur le ministre
00:57:58comptez-vous rendre
00:57:59cette mesure applicable
00:58:00par ailleurs
00:58:01l'article 4
00:58:02engendre l'obligation
00:58:03d'auditionner sans délai
00:58:04la victime de violences sexuelles
00:58:06sexistes et intrafamiliales
00:58:07or
00:58:07comme le soulignait en audition
00:58:09le 14 septembre
00:58:10madame Charlotte Belluet
00:58:11haute fonctionnaire
00:58:12à l'égalité entre les femmes
00:58:13et les hommes
00:58:13et à la diversité
00:58:14au ministère de la justice
00:58:15on peine à entendre
00:58:17si l'audition sans délai
00:58:18concernera aussi
00:58:19les victimes d'exhibition
00:58:20ou d'outrage
00:58:21ce qui pourrait porter préjudice
00:58:22à la bonne audition
00:58:23de victimes reçues
00:58:24pour des actes
00:58:25de plus grande gravité
00:58:25comme les violences sexuelles
00:58:27par ailleurs
00:58:28comment les officiers de police
00:58:29pourront-ils mettre en oeuvre
00:58:30une telle obligation
00:58:31si la victime
00:58:32ne veut pas être entendue
00:58:33ou s'il y a une impossibilité
00:58:35matérielle
00:58:35à son audition
00:58:36comme par exemple
00:58:37s'il s'agit d'un enfant
00:58:38en très bas âge
00:58:39comme un nourrisson
00:58:40monsieur le ministre
00:58:41je m'inquiète
00:58:42de nos policiers
00:58:42soient confrontés
00:58:43à des obligations
00:58:43qu'ils ne puissent
00:58:44décemment respecter
00:58:45pour des raisons
00:58:46proprement matérielles
00:58:47comment comptez-vous
00:58:48les prévenir
00:58:48de ces différentes impossibilités
00:58:50je vous remercie
00:58:51merci
00:58:52la parole est à madame
00:58:53caroline yadon
00:58:55je vous remercie
00:58:56monsieur le président
00:58:57monsieur le ministre
00:58:58en 2021
00:59:0073% des plaintes
00:59:02pour violences sexistes
00:59:03et sexuelles
00:59:04ont été classées
00:59:05sans suite
00:59:05pour les affaires de viol
00:59:07cette proportion
00:59:08atteint 94%
00:59:09bien entendu
00:59:11les motifs de classement
00:59:12sont multiples
00:59:12et un classement sans suite
00:59:13ne signifie pas
00:59:14à lui seul
00:59:15qu'une enquête
00:59:15aurait été insuffisamment conduite
00:59:17loin sans faux
00:59:18mais de tels chiffres
00:59:19ne peuvent nous laisser
00:59:20indifférents
00:59:21ils doivent nous conduire
00:59:22à nous interroger
00:59:23sur notre capacité collective
00:59:24à mener
00:59:25dans ces affaires
00:59:26particulièrement complexes
00:59:27l'ensemble des investigations
00:59:28nécessaires à la manifestation
00:59:30de la vérité
00:59:31c'est précisément
00:59:32l'ambition de l'article 4
00:59:33de la loi dite intégrale
00:59:35que nous allons examiner
00:59:36il prévoit
00:59:38pour toute procédure
00:59:39portant sur les violences
00:59:40sexuelles sexistes
00:59:40ou intrafamiliales
00:59:41la réalisation
00:59:42d'un socle minimal d'actes
00:59:44audition sans délai
00:59:45de la victime
00:59:46audition du mis en cause
00:59:47lorsqu'il est identifié
00:59:48préservation des preuves
00:59:49parquisition
00:59:50consultation des fichiers
00:59:51mais aussi mise en oeuvre
00:59:52de toute démarche
00:59:53utile à la recherche
00:59:54et à l'identification
00:59:55d'éventuelles autres victimes
00:59:57vous avez indiqué
00:59:59que vous souteniez
01:00:00pleinement
01:00:00les dispositions
01:00:03du texte
01:00:04avec en relevant
01:00:05évidemment
01:00:05qu'il fallait se pencher
01:00:06éventuellement
01:00:07sur une évolution
01:00:08rédactionnelle
01:00:09de cet article
01:00:10notamment
01:00:10afin de préserver
01:00:12l'efficacité
01:00:13et le caractère opérationnel
01:00:14mais pour que cela
01:00:17produise concrètement
01:00:18ces effets
01:00:18encore faut-il
01:00:19que nos services
01:00:19disposent des ressources
01:00:21nécessaires
01:00:21pour accomplir
01:00:23ces actes
01:00:24nécessaires
01:00:25et systématiquement
01:00:26ces actes
01:00:27Monsieur le ministre
01:00:27ma question est simple
01:00:29quel moyen
01:00:30humain
01:00:31technique
01:00:31et numérique
01:00:32entendez-vous mobiliser
01:00:34pour permettre
01:00:35aux services
01:00:35d'y répondre
01:00:36effectivement
01:00:36et cette question
01:00:38se pose aussi
01:00:39s'agissant des technologies
01:00:40dont disposent
01:00:41les enquêteurs
01:00:42pour exploiter
01:00:42les volumes considérables
01:00:43de données numériques
01:00:45téléphone, messagerie
01:00:46photographie, vidéo
01:00:46encore données de connexion
01:00:48dans ce contexte
01:00:49l'intelligence artificielle
01:00:50peut constituer
01:00:51un appui particulièrement
01:00:52utile pour le tri
01:00:53le rapprochement
01:00:54l'analyse de ces données
01:00:55et d'ailleurs
01:00:56plusieurs pays
01:00:57se sont déjà engagés
01:00:59dans cette voie
01:00:59que ce soit le Royaume-Uni
01:01:00Singapour
01:01:01ou autre
01:01:02est-ce qu'il y a
01:01:03des solutions
01:01:03Monsieur le ministre
01:01:04qui sont déjà conçues
01:01:05ou expérimentées
01:01:06en France
01:01:06afin d'accélérer
01:01:08de renforcer
01:01:08les capacités
01:01:09d'investigation
01:01:10dans un cadre souverain
01:01:11sécurisé
01:01:12et pleinement respectué
01:01:13des garanties
01:01:13de la procédure pénale
01:01:14je vous remercie
01:01:16Merci Madame la députée
01:01:17la parole est à Madame Legrain
01:01:19Merci Monsieur le Président
01:01:20Monsieur le ministre
01:01:21de l'Intérieur
01:01:21en cette ouverture
01:01:22de l'examen
01:01:23de la loi dite intégrale
01:01:24je voulais vous interroger
01:01:24sur la possibilité
01:01:25qu'ont les victimes
01:01:26de violences sexistes
01:01:27et sexuelles
01:01:27de faire confiance
01:01:28à la police
01:01:29et sur les possibilités
01:01:30de vous faire confiance
01:01:31à vous
01:01:32comment s'étonner
01:01:33que les victimes
01:01:34de violences sexistes
01:01:35et sexuelles
01:01:35en particulier
01:01:36les plus vulnérables
01:01:36les femmes minorisées
01:01:37les femmes précaires
01:01:38les femmes étrangères
01:01:40de traite n'osent pas
01:01:41aller porter plainte
01:01:42quand nous avons
01:01:42toutes les semaines
01:01:43les exemples d'une police
01:01:44qui commet des violences
01:01:45racistes, LGBTphobes
01:01:46sexistes, sexuelles
01:01:47des exemples de préfectures
01:01:49qui assument impunément
01:01:50des violences administratives
01:01:51et ce souvent
01:01:52sans la moindre réaction
01:01:54de votre part
01:01:54ou alors pour évoquer
01:01:55des brebis galeuses
01:01:56au mépris même
01:01:57de la statistique
01:01:58j'en viens à la question
01:01:59de la confiance
01:02:00que nous pouvons vous faire
01:02:01à vous
01:02:01ministre de l'Intérieur
01:02:02peut-on encore croire
01:02:03que vous faites respecter
01:02:04la déontologie
01:02:05et en parlant de déontologie
01:02:07comment ne pas évoquer
01:02:09les éléments gravissimes
01:02:10portés à notre connaissance
01:02:11par l'émission
01:02:12complément d'enquête
01:02:12hier soir
01:02:13plusieurs journalistes
01:02:15témoignent avoir échangé
01:02:16avec vous au sujet
01:02:16de la garde à vue
01:02:17de l'eurodéputé
01:02:18Rima Hassan
01:02:19alors qu'elle était
01:02:20encore en cours
01:02:21selon eux
01:02:22vous avez évoqué
01:02:23des éléments couverts
01:02:23par le secret de l'enquête
01:02:24notamment concernant
01:02:26la prétendue présence
01:02:27de stupéfiants
01:02:27dans son sac à main
01:02:28finalement démenti
01:02:29après plusieurs jours
01:02:30d'emballements médiatiques
01:02:31calomnieux
01:02:32je rappelle qu'à l'époque
01:02:33vous aviez vous-même
01:02:34déclaré
01:02:35regretter les fuites
01:02:36dans la presse
01:02:37ma question est simple
01:02:38oui ou non
01:02:40avez-vous transmis
01:02:41ou confirmé
01:02:42auprès de journalistes
01:02:44des informations
01:02:44couvertes par le secret
01:02:45de l'enquête
01:02:46avez-vous utilisé
01:02:47votre fonction
01:02:48de ministre de l'intérieur
01:02:49pour bafouer le secret
01:02:51de l'enquête
01:02:51bafouer la déontologie
01:02:53et vous en prendre
01:02:55à une femme
01:02:55arabe
01:02:56palestinienne
01:02:57opposante politique
01:02:59si oui
01:03:00qu'attendez-vous
01:03:01pour démissionner
01:03:02puisque décidément
01:03:03nul ne peut plus
01:03:04vous faire confiance
01:03:08la parole
01:03:10la parole
01:03:11est à madame
01:03:11Capdevieille
01:03:17excusez-moi
01:03:17juste une chose
01:03:18je suis le président
01:03:19je veux juste
01:03:19que les débats
01:03:20soient normaux
01:03:22d'accord
01:03:23mais juste
01:03:24deux secondes
01:03:24je donne la parole
01:03:25à madame Capdevieille
01:03:25en fait
01:03:26donc elle a le droit
01:03:26aussi d'exprimer
01:03:27ces deux minutes
01:03:28juste ça
01:03:28et après le ministre
01:03:29vous répondra
01:03:30madame Capdevieille
01:03:31merci monsieur le président
01:03:33merci monsieur le ministre
01:03:34de l'intérieur
01:03:34pour les précisions
01:03:35et votre volonté
01:03:37de renforcer
01:03:40la protection
01:03:40des victimes
01:03:41moi j'ai trois questions
01:03:42trois points
01:03:42à avoir avec vous
01:03:43le premier concerne
01:03:45l'office des mineurs
01:03:46que j'ai eu
01:03:47l'occasion
01:03:48et l'honneur
01:03:48de pouvoir visiter
01:03:49récemment
01:03:50leur travail d'enquête
01:03:52a véritablement
01:03:52changé d'échelle
01:03:53et nécessite désormais
01:03:55des compétences
01:03:55informatiques
01:03:56pointues
01:03:57avec des moyens
01:03:58effectifs importants
01:03:59pour lutter
01:04:01efficacement
01:04:01et concrètement
01:04:02contre la pédocriminalité
01:04:03en ligne
01:04:03je vais proposer
01:04:04pour les infractions
01:04:05sexuelles commises
01:04:06en bain
01:04:06d'organiser
01:04:07sur les mineurs
01:04:08un allongement
01:04:08de la durée
01:04:09de garde à vue
01:04:10pour tenir compte
01:04:11de la complexité
01:04:12et de la masse
01:04:12des preuves numériques
01:04:14à analyser
01:04:14par les policiers
01:04:15je voulais savoir
01:04:16si vous étiez
01:04:17favorables
01:04:17c'est mon premier point
01:04:18le deuxième
01:04:19concerne l'article 4
01:04:20dont on a beaucoup débattu
01:04:22pour nous c'est important
01:04:23c'est important pourquoi
01:04:23parce qu'en fait
01:04:25madame Yadon vient de le dire
01:04:27tant de plaintes
01:04:28sont classées
01:04:29au terme
01:04:31d'enquête brève
01:04:32il faut quand même
01:04:33bien le dire
01:04:34on le constate
01:04:35indigente
01:04:36or
01:04:37sur le socle
01:04:38d'enquête
01:04:39est-ce que vous allez
01:04:40proposer une autre écriture
01:04:41et ma question est
01:04:42vraiment très directe
01:04:43y êtes-vous
01:04:43favorable
01:04:44ou alors pensez-vous
01:04:46sans les énumérer
01:04:47qu'il faille
01:04:48encadrer
01:04:49ces actes
01:04:50quels qu'ils soient
01:04:51en laissant la liberté
01:04:52à l'enquêteur
01:04:52de les faire
01:04:53dans un délai précis
01:04:556 mois
01:04:561 an
01:04:56je souhaiterais
01:04:58donc avoir
01:04:59votre réponse
01:05:00à ce sujet
01:05:01et enfin
01:05:02sur l'article 31
01:05:03vous avez dit
01:05:05que la présence
01:05:06de l'avocat
01:05:06pouvait perturber
01:05:08l'enquête
01:05:09quand il s'agit
01:05:11des mises en cause
01:05:11il ne perturbe pas
01:05:12l'enquête
01:05:13la loi prévoit
01:05:15qu'ils sont présents
01:05:16pour assister
01:05:17une personne mise en cause
01:05:18tout au long
01:05:18de la procédure
01:05:19et des auditions
01:05:20et les victimes
01:05:21sont souvent choquées
01:05:22de ne pouvoir être assistées
01:05:23par un tiers
01:05:24digne de confiance
01:05:25ou d'ailleurs
01:05:26par un avocat
01:05:26quand l'avocat est formé
01:05:28et c'est quasiment
01:05:29toujours le cas
01:05:29s'agissant
01:05:31de mineurs
01:05:31c'est quand même
01:05:32un auxiliaire
01:05:33de justice utile
01:05:34on les interrogera
01:05:35d'ailleurs
01:05:35tout à l'heure
01:05:37à ce sujet
01:05:38l'avocat est le gardien
01:05:39du respect
01:05:40des procédures
01:05:41et aussi le gardien
01:05:42d'une éventuelle
01:05:44victimisation
01:05:46secondaire
01:05:47donc j'aimerais bien
01:05:49pouvoir rediscuter
01:05:50ce point
01:05:50avec vous
01:05:51tellement il est important
01:05:52pour les victimes
01:05:54merci madame la députée
01:05:55la parole est à monsieur Gosselin
01:05:57oui merci monsieur le président
01:05:58on est bien sûr
01:05:58sur un sujet complexe
01:06:00douloureux
01:06:00que l'actualité
01:06:02nous a malheureusement
01:06:03rattrapé
01:06:04et de façon
01:06:05trop importante
01:06:05on a une opinion
01:06:06qui est à juste titre
01:06:07en émoi
01:06:08et ça vient d'être rappelé
01:06:09et tout le monde
01:06:10l'a bien en tête
01:06:10trop de plaintes
01:06:11aujourd'hui sont classées
01:06:13sans suite
01:06:13trop de victimes
01:06:14ne sont pas
01:06:15prises en compte
01:06:16et il faut effectivement
01:06:17qu'on puisse avancer
01:06:19c'est une façon
01:06:20de rappeler
01:06:20que nous partageons
01:06:21au groupe
01:06:22les objectifs
01:06:23de la proposition
01:06:24de loi
01:06:25bien évidemment
01:06:26mais pour autant
01:06:26ça ne veut pas dire
01:06:28qu'on approuve
01:06:29tous les moyens proposés
01:06:31et tous les dispositifs
01:06:32qui sont mis en avant
01:06:33c'est vrai sur l'article 3
01:06:34l'article 10
01:06:35en quelques mots
01:06:36sur l'article 3
01:06:37il faut s'assurer
01:06:38que la spécialisation
01:06:39soit réellement opérationnelle
01:06:41qu'elle ne crée pas
01:06:41non plus de difficultés
01:06:42dans l'organisation
01:06:44des services
01:06:44et que les moyens
01:06:45humains et budgétaires
01:06:46suivent les obligations nouvelles
01:06:48vous avez en partie répondu
01:06:49monsieur le ministre
01:06:49mais c'est un vrai sujet
01:06:52arrêtons de donner
01:06:54des éléments juridiques
01:06:55qui sembleraient majeurs
01:06:56mais qui ne seraient pas
01:06:57suivis d'effet
01:06:57je crois que ça serait
01:06:58un effet pire
01:06:59sur le 10
01:07:00il faut être particulièrement
01:07:01attentif
01:07:02je pense aussi
01:07:03à l'articulation
01:07:03entre la rapidité
01:07:05qui est nécessaire
01:07:06pour protéger
01:07:06les victimes
01:07:08les pouvoirs du juge
01:07:09du procureur
01:07:10et les garanties procédurales
01:07:11qui sont applicables
01:07:12aux plateformes
01:07:13aux personnes concernées
01:07:14je crois que c'est important
01:07:15de rappeler tout ça
01:07:16et l'écriture aujourd'hui
01:07:17n'est pas totalement satisfaisante
01:07:20je voudrais maintenant
01:07:21développer un peu
01:07:22les articles 62
01:07:2363
01:07:2464
01:07:2565
01:07:2566
01:07:26qui pour nous
01:07:27posent problème
01:07:29ils introduisent
01:07:30des mécanismes automatiques
01:07:32des exceptions
01:07:33successives au droit commun
01:07:34et pour plusieurs
01:07:35entre eux
01:07:36il faut le dire
01:07:36des dispositions
01:07:37qui existent déjà
01:07:38dans notre droit
01:07:40sur le 62
01:07:41nous pensons
01:07:43qu'une plainte
01:07:43ne peut pas
01:07:44à elle seule
01:07:45devenir un droit
01:07:46automatique
01:07:47au maintien
01:07:47sur le territoire
01:07:48il faut protéger
01:07:50les victimes
01:07:50il ne faut pas créer
01:07:51mais non plus
01:07:51c'est sur le 62
01:07:52une nouvelle filière
01:07:54automatique
01:07:54d'accès au séjour
01:07:55je le dis
01:07:56avec force
01:07:57nous voulons bien sûr
01:07:58modifier
01:07:59les règles
01:08:00mais l'employeur
01:08:01doit rester aussi
01:08:02maître d'un certain
01:08:03nombre de choses
01:08:04comptable
01:08:05d'un certain
01:08:05nombre de choses
01:08:06et le droit actuel
01:08:08s'il ne permet pas tout
01:08:10ne semble pas
01:08:11totalement
01:08:12insatisfaisant
01:08:13de ce point de vue
01:08:14je n'aurai pas le temps
01:08:15de passer tout en revue
01:08:16mais en résumé
01:08:17notre position
01:08:18elle est évidemment
01:08:20sur l'ensemble
01:08:20des articles 62
01:08:2166
01:08:22cohérente
01:08:23nous sommes favorables
01:08:24à la protection
01:08:25des victimes
01:08:26de façon effective
01:08:27mais nous ne voulons pas
01:08:28des dispositifs ciblés
01:08:30contrôlables
01:08:31et individualisés
01:08:32ça ne peut pas faire
01:08:34donc il faut se méfier
01:08:37du mieux
01:08:38qui serait l'ennemi du bien
01:08:39je conclue
01:08:40attention aussi
01:08:41à ne pas trop rigidifier
01:08:42la procédure pénale
01:08:43tout cela
01:08:44son déni
01:08:45à nullité
01:08:46et c'est la question
01:08:47des moyens
01:08:47que je voulais aussi rappeler
01:08:49merci monsieur le président
01:08:50la parole est à madame
01:08:51la parole est à madame
01:08:52haute
01:08:55on m'a demandé au comptoir
01:08:57pourquoi je venais porter plainte
01:08:58j'ai dit pour viol
01:08:59le policier m'a répondu
01:09:00c'est à dire
01:09:01j'ai dû commencer
01:09:02à expliquer mon viol
01:09:03au comptoir
01:09:03avec des gens
01:09:04à un mètre derrière moi
01:09:05dans un autre commissariat
01:09:07pourquoi vous n'avez pas crié
01:09:08est-ce que vous avez éprouvé
01:09:09du plaisir
01:09:10à Alençon
01:09:11un policier demande
01:09:12pourquoi je porte une jupe
01:09:13quand je porte plainte
01:09:14ailleurs
01:09:15êtes-vous sûr
01:09:16de vouloir porter plainte
01:09:17vous pourriez gâcher
01:09:18la vie de cet homme
01:09:19à Blois
01:09:20Coé vient déposer plainte
01:09:22pour violence conjugale
01:09:23l'agent de police
01:09:23débordé lui demande
01:09:24de revenir le lendemain
01:09:25elle n'a pas eu l'occasion
01:09:27de revenir
01:09:27Chloé a été tabassée
01:09:29en rentrant chez elle
01:09:30plusieurs mois de coma
01:09:31avec des séquelles
01:09:32irréversibles
01:09:33confidence d'un policier
01:09:34il y a quelques mois
01:09:35on avait 25 000 procédures
01:09:37en cours sur notre commissariat
01:09:38mais il a fallu faire le ménage
01:09:39et classer sans suite
01:09:41sur incitation du parquet
01:09:42conformément à une note
01:09:43du gouvernement envoyée
01:09:44au procureur
01:09:45le 31 mai 2021
01:09:46visant à apurer
01:09:48les stocks de procédures
01:09:49manière de faire baisser
01:09:50les chiffres
01:09:51une policière
01:09:52exerçant dans une commune
01:09:53de 60 000 habitants témoigne
01:09:55on est 5 pour enquêter
01:09:56sur 1300 dossiers
01:09:57de violence intrafamiliale
01:09:58donc c'est triste à dire
01:10:00mais pour les personnes
01:10:01qui n'ont pas d'avocat
01:10:01pour nous relancer
01:10:02c'est sous la pile
01:10:03ces témoignages
01:10:04sont massifs
01:10:05et ceux-ci
01:10:06sont extraits
01:10:07vous le trouverez
01:10:08dans un livre
01:10:09que je vous recommande
01:10:09classé sans suite
01:10:10de Violaine de Philippe Abbatt
01:10:11l'opération
01:10:13prend ma plainte
01:10:13de nous toutes
01:10:14a recueilli
01:10:15plus de 3500 témoignages
01:10:17conclusion
01:10:1766% d'entre elles
01:10:19se sont senties
01:10:20mal accueillies
01:10:21on est loin
01:10:21du chiffre de 90%
01:10:23d'accueil satisfait
01:10:24dont se targue le ministère
01:10:26le hashtag
01:10:27double peine
01:10:27lancé par Anne Toumazoff
01:10:29a reçu en 24 heures
01:10:30plus de 1000 témoignages
01:10:32préoccupants
01:10:32c'est pourquoi
01:10:33monsieur le ministre
01:10:34de l'intérieur
01:10:34j'ai plusieurs questions
01:10:36pour vous
01:10:36vous parlez de choc
01:10:37de formation
01:10:38pour tous les agents
01:10:39est-ce que cela
01:10:39comprend les personnels
01:10:40des guichets d'accueil
01:10:41des commissariats
01:10:42avez-vous chiffré
01:10:43le budget nécessaire
01:10:44pour ces formations
01:10:45avez-vous une idée
01:10:47du délai de réalisation
01:10:48de cette formation
01:10:49pour tous les personnels
01:10:50en février
01:10:51vous avez annoncé
01:10:52400 emplois
01:10:53temps plein
01:10:54consacrés aux violences
01:10:56intrafamiliales
01:10:57où en est-on
01:10:57il y a aussi
01:10:59des violences sexuelles
01:11:01et sexistes
01:11:01au sein de la police
01:11:02l'inspection
01:11:03liga
01:11:04appelait à créer
01:11:05une véritable doctrine
01:11:06disciplinaire
01:11:07et cohérente
01:11:07où en est-on
01:11:08dernière question
01:11:09pourquoi les manquements
01:11:10manifestent à une prise
01:11:11en charge respectueuse
01:11:13des victimes
01:11:13suscite-t-il
01:11:14si marginalement
01:11:16des blâmes
01:11:16ou des sanctions
01:11:17avez-vous d'ailleurs
01:11:18des chiffres
01:11:19à nous communiquer
01:11:19sur le nombre
01:11:20de ces rappels à l'ordre
01:11:23Merci madame la députée
01:11:24la parole est à Bertrand Bouix
01:11:30Merci monsieur le président
01:11:32monsieur le ministre
01:11:33la lutte contre les violences
01:11:35sexistes et sexuelles
01:11:36et contre les violences
01:11:37intrafamiliales
01:11:38ne relève pas
01:11:39d'un seul ministère
01:11:41elle exige
01:11:42l'action coordonnée
01:11:43des administrations
01:11:44des institutions
01:11:45concernées
01:11:46et du monde associatif
01:11:47c'est précisément
01:11:48cette exigence
01:11:50de coordination
01:11:50que propose
01:11:51la loi intégrale
01:11:53dont nous avons
01:11:53commencé l'examen
01:11:55hier
01:11:55et dont votre ministère
01:11:57est l'un des principaux acteurs
01:11:58le groupe
01:11:59horizon et indépendant
01:12:01souhaite vous questionner
01:12:02sur l'article 62
01:12:04dont les dispositions
01:12:05visent notamment
01:12:06à interdire
01:12:06le prononcé
01:12:07d'un OQTF
01:12:08à l'encontre
01:12:09d'un étranger
01:12:09ayant déposé plainte
01:12:10pour des faits
01:12:11de violence sexuelle
01:12:13tant qu'il n'a pas été
01:12:14définitivement statué
01:12:15sur sa demande
01:12:16de titre de séjour
01:12:17et pendant toute la durée
01:12:19de la procédure pénale
01:12:20en l'état
01:12:21la dérogation
01:12:22à la notification
01:12:23des OQTF
01:12:24prévue par cet article
01:12:26ne vise
01:12:26que les ressortissants
01:12:27d'un pays tiers
01:12:29et n'inclut pas
01:12:30les ressortissants
01:12:31d'un état membre
01:12:31de l'Union européenne
01:12:32ce qui interroge
01:12:34au regard
01:12:35du principe
01:12:35d'égalité
01:12:36devant la loi
01:12:36de même
01:12:38le garde des Sceaux
01:12:39nous a indiqué
01:12:40hier
01:12:40que cet article
01:12:41était satisfait
01:12:42par la loi
01:12:43dite séparatisme
01:12:44du 24 août 2021
01:12:46ainsi que par
01:12:47une instruction
01:12:48relative
01:12:48à la délivrance
01:12:49des titres
01:12:50pour les victimes
01:12:51de violences conjugales
01:12:52et familiales
01:12:53du 23 décembre 2021
01:12:55aussi
01:12:56pourriez-vous
01:12:57monsieur le ministre
01:12:58nous indiquer
01:12:59quel risque
01:13:00constitutionnel
01:13:01et conventionnel
01:13:02comporte
01:13:02selon vous
01:13:03cet article
01:13:04et s'il est
01:13:05effectivement
01:13:05déjà satisfait
01:13:07merci
01:13:07merci monsieur le député
01:13:09la parole est à Elsa Fossil
01:13:11merci monsieur le président
01:13:12monsieur le ministre
01:13:13je vais revenir
01:13:14comme ma collègue
01:13:15Soumya Bouroua
01:13:16sur le titre 8
01:13:17le haut commissariat
01:13:19des Nations Unies
01:13:20estime que
01:13:2190%
01:13:22des femmes
01:13:23des jeunes filles
01:13:24et des petites filles
01:13:25empruntant les routes
01:13:26qui traversent
01:13:27la Méditerranée
01:13:27ont été violées
01:13:28et je vous assure
01:13:30monsieur le ministre
01:13:30que malheureusement
01:13:31les viols ont bien eu lieu
01:13:32les petites filles
01:13:34ne racontent pas cela
01:13:34pour obtenir des papiers
01:13:36elles s'en seraient bien passées
01:13:38à l'image des femmes
01:13:39les femmes étrangères
01:13:40sont exposées
01:13:40à un continuum
01:13:41de violences
01:13:42sexistes et sexuelles
01:13:43mais leur situation
01:13:44est aggravée
01:13:44par une imbrication
01:13:45avec d'autres formes
01:13:46de discrimination
01:13:47liées à leur statut
01:13:49administratif
01:13:49qui les surexposent
01:13:50à la victimisation
01:13:52secondaire
01:13:52dans leur démarche
01:13:53d'accès au droit
01:13:53et à la justice
01:13:55et le moins que l'on puisse dire
01:13:56c'est que les politiques
01:13:57migratoires
01:13:58que vous menez
01:13:58les placent en situation
01:14:00de vulnérabilité aggravée
01:14:02alors évidemment
01:14:02moi je me réjouis
01:14:03que dans ce texte
01:14:04il y ait un volet
01:14:05qui est consacré
01:14:06à la protection
01:14:07des personnes vulnérables
01:14:08mais le champ
01:14:09de cette protection
01:14:09reste à mes yeux
01:14:10insuffisant
01:14:11et de nombreuses femmes
01:14:12étrangères
01:14:12confrontées à des violences
01:14:13sexuelles
01:14:14ne sont pas protégées
01:14:15par ces dispositions
01:14:16je vais donc concentrer
01:14:17mon propos
01:14:17sur l'article 62
01:14:18qui conditionne la protection
01:14:22contre l'OQTF
01:14:23au seul déploie de plainte
01:14:24ainsi que l'octroi
01:14:25d'une carte de séjour
01:14:26temporaire
01:14:27qui porte la mention
01:14:27vie privée et familiale
01:14:29d'une durée de deux ans
01:14:30il y a un rapport
01:14:31que vous devez connaître
01:14:32celui de la défenseur
01:14:33des droits
01:14:33celui de 2025
01:14:34sur l'accueil
01:14:35des populations
01:14:36en commissariat
01:14:36et en gendarmerie
01:14:37qui constate
01:14:38une tendance
01:14:39en augmentation
01:14:39particulièrement inquiétante
01:14:41des personnes étrangères
01:14:42venues signaler
01:14:43des faits de violence
01:14:44se sont retrouvées
01:14:45mises en cause
01:14:46interpellées
01:14:46placées en garde à vue
01:14:48puis en centre
01:14:48de rétention administrative
01:14:50en vue d'être expulsées
01:14:51du territoire français
01:14:52et forcément
01:14:53quand je vous entends
01:14:54venir dire que
01:14:54si on met ça en place
01:14:56en gros
01:14:56les femmes vont venir
01:14:58porter plainte
01:14:58pour violences
01:14:59pour obtenir des papiers
01:15:00je ne suis pas étonnée
01:15:02que dans les commissariats
01:15:03il se passe
01:15:03ce genre de choses
01:15:05et donc
01:15:06avec la rapporteure
01:15:07Soumya Boura
01:15:08nous demandons
01:15:08que le droit au séjour
01:15:09soit accordé
01:15:10dès que des indices
01:15:11sérieux de violences
01:15:12sont établis
01:15:12par tout moyen
01:15:13certificat médical
01:15:14témoignage
01:15:15pour protéger
01:15:16toutes les femmes étrangères
01:15:18victimes de violences
01:15:19ce qui empêcherait
01:15:20justement cette situation
01:15:22d'aller porter plainte
01:15:23où elles sont en crainte
01:15:24et bien
01:15:25qu'on les questionne
01:15:26sur leur statut administratif
01:15:27et pas sur les violences
01:15:28qu'elles ont subies
01:15:29je pense que c'est essentiel
01:15:31mais irez-vous finalement
01:15:33à rebours
01:15:33des politiques
01:15:34que vous avez menées
01:15:35jusque là
01:15:35en soutenant cette mesure
01:15:37puis toute dernière question
01:15:38sur les mineurs
01:15:39non accompagnés
01:15:39victimes de traite
01:15:40franchement
01:15:41qu'a-t-on fait
01:15:42depuis le procès
01:15:43du Trocadéro
01:15:44pour mieux détecter
01:15:45mieux prévenir
01:15:46la traite
01:15:47et quels moyens
01:15:48accorder
01:15:49allez-vous accorder
01:15:50à la suite
01:15:51de ce texte
01:15:52à la MIPROF
01:15:53mais aussi
01:15:54à des associations
01:15:54à des collectifs
01:15:56comme celui de Goucha
01:15:57qui mènent des travaux
01:15:59essentiels
01:15:59pour les victimes
01:16:01de traite
01:16:01mais qui manquent
01:16:02partout sur le territoire
01:16:03Monsieur le ministre
01:16:04est-ce que vous pouvez répondre
01:16:04aux questions
01:16:05s'il vous plaît
01:16:05Oui merci
01:16:06je vais répondre
01:16:07à toutes ces questions
01:16:08y compris en interpellation
01:16:09qui m'a été faite
01:16:09sur les propos
01:16:11qui me sont prêtés
01:16:12et effectivement
01:16:14Madame Catala
01:16:15vous avez raison
01:16:15je vais répondre
01:16:16à la représentation nationale
01:16:17je réponds
01:16:18aux journalistes
01:16:19j'ai le droit
01:16:19de choisir
01:16:19dans quel cadre
01:16:20je veux m'exprimer
01:16:21et devant la représentation nationale
01:16:23je m'exprimerai
01:16:24voilà
01:16:24sur les difficultés opérationnelles
01:16:26dont vous faites état
01:16:27Madame la députée
01:16:28sur le socle
01:16:30d'actes obligatoires
01:16:31oui
01:16:31je partage
01:16:33évidemment
01:16:33cette remarque
01:16:34et nous allons veiller
01:16:35pendant les débats
01:16:36à essayer de trouver
01:16:36les écritures
01:16:37qui fassent qu'à la fois
01:16:38on puisse répondre
01:16:39à l'objectif
01:16:40qui est souhaité
01:16:41par les auteurs
01:16:43de cette proposition
01:16:44de loi transpartisane
01:16:45et en même temps
01:16:46essayer de faire en sorte
01:16:47que ça reste très opérationnel
01:16:49pour les services
01:16:51que ça reste
01:16:52voilà
01:16:53très opérationnel
01:16:53pour les services
01:16:54et ce qui nous ennuie le plus
01:16:56c'est les actes obligatoires
01:16:58sans possibilité de dérogation
01:16:59en fait
01:16:59c'est ça qui pose
01:17:01véritablement un problème
01:17:02et nous voulons
01:17:03qu'il y ait de la confiance
01:17:05et de la souplesse
01:17:05qui puissent être apportées
01:17:08et qu'on fasse confiance
01:17:09à la capacité aussi
01:17:10d'appréciation
01:17:10des enquêteurs
01:17:11qui est toujours
01:17:12sous le contrôle
01:17:13d'un magistrat
01:17:13en tout état de cause
01:17:14en tout état de cause
01:17:16alors pardon
01:17:17je vais y reprendre
01:17:17un peu dans le désordre
01:17:18pour la remarque
01:17:20qu'a formulée
01:17:20monsieur Bouix
01:17:23pour le
01:17:24du groupe
01:17:24Horizon
01:17:25sur les
01:17:26les OQTF
01:17:28oui je partage
01:17:29ce qui a été dit
01:17:30il y a une partie
01:17:30de ce qui est
01:17:32du contenu
01:17:32d'ailleurs
01:17:33vous avez cité le 62
01:17:34mais on pourrait citer
01:17:35l'ensemble des articles
01:17:35qui sont déjà
01:17:38satisfaites
01:17:39et
01:17:40comme cela d'ailleurs
01:17:41a été dit
01:17:42par le garde des Sceaux
01:17:43et
01:17:44il y a certaines dispositions
01:17:45qui peuvent être
01:17:46attention
01:17:47inconstitutionnelles
01:17:47ou inconventionnelles
01:17:48c'est à dire contraire
01:17:49au droit européen
01:17:50et notamment le pacte
01:17:52ne prévoit pas
01:17:53de possibilités
01:17:54l'existence
01:17:56d'un OQTF
01:17:56n'est pas un motif
01:17:57qui fait qu'on ne pourrait pas
01:17:58reconduire quelqu'un
01:17:59et qu'on doit forcément
01:18:00délivrer un titre
01:18:01donc voilà
01:18:01il y a un risque
01:18:02de ce point de vue là
01:18:03mais on va regarder ça
01:18:04de très près
01:18:04on va évidemment
01:18:05creuser tout cela
01:18:08pour les questions
01:18:09que m'a posées
01:18:10madame Autin
01:18:11pardon je le prends
01:18:12dans le désordre
01:18:13mais je gagne du temps
01:18:14l'accueil
01:18:15la formation à l'accueil
01:18:16madame la députée
01:18:17est déjà en place
01:18:18systématiquement
01:18:19donc on a plusieurs
01:18:20dizaines de milliers
01:18:21de personnes
01:18:21qui ont été formées
01:18:22et en gendarmerie
01:18:23et en police nationale
01:18:25quand je parlais
01:18:26du choc de formation
01:18:27c'était pour
01:18:27les enquêteurs
01:18:28spécialisés
01:18:29sur ces thématiques
01:18:30la formation à l'accueil
01:18:31elle elle existe
01:18:32elle existe déjà
01:18:33partout
01:18:34le déploiement
01:18:35des agents supplémentaires
01:18:36pour la filière judiciaire
01:18:38il est en cours
01:18:39donc à la fois
01:18:40pour les 400 emplois
01:18:42pour cette année
01:18:43et puis évidemment
01:18:44il y aura ceux
01:18:44pour l'année prochaine
01:18:45puisque nous renforçons
01:18:46également la filière
01:18:47d'investigation judiciaire
01:18:49il y a bien
01:18:50une doctrine
01:18:51au sein de la police nationale
01:18:52pour l'accueil
01:18:53je vous le confirme
01:18:55les cas
01:18:55vous avez cité
01:18:56de nombreux cas
01:18:57un pourcentage
01:18:58d'un recensement
01:18:59qui avait été fait
01:19:01par une association
01:19:03moi je vous redis
01:19:05le chiffre qui est le nôtre
01:19:06qui est de 90%
01:19:07de satisfaction
01:19:07oui il y a sans doute
01:19:09des situations
01:19:09des cas dans lesquels
01:19:10l'accueil n'est pas
01:19:11à la hauteur
01:19:12et systématiquement
01:19:13évidemment
01:19:13il y a des rappels
01:19:15à l'ordre
01:19:15quant au nombre
01:19:16de plaintes
01:19:18et de rappels à l'ordre
01:19:19surtout qui ont été effectués
01:19:20je ne l'ai pas ici
01:19:22mais je me tiens évidemment
01:19:23à votre disposition
01:19:24pour vous le fournir
01:19:26bien évidemment
01:19:26le nombre de
01:19:28sur la question
01:19:30plus précise
01:19:31des violences intrafamiliales
01:19:32le nombre de gendarmes
01:19:34et de policiers
01:19:35formés au total
01:19:36est de 75 000 gendarmes
01:19:37et de 74 000 policiers
01:19:41pour répondre
01:19:42à la question
01:19:44de madame
01:19:45Faucillon
01:19:46sur
01:19:47d'abord
01:19:48la question
01:19:48des MNA
01:19:50victimes de traite
01:19:51évidemment
01:19:51en continu de travailler
01:19:52en judiciaire
01:19:52et à démanteler
01:19:53ces réseaux
01:19:53et on a d'excellents résultats
01:19:55sur le démantèlement
01:19:55des filières
01:19:56qui exploitent
01:19:57évidemment la détresse
01:19:58des MNA
01:19:58et ils existent
01:19:59ça je ne le conteste pas
01:20:02et sur l'article 62
01:20:06ce qui interroge
01:20:08c'est pas l'existence
01:20:09de cet article
01:20:10c'est-à-dire le fait
01:20:11qu'un dépôt de plainte
01:20:12puisse soit éviter
01:20:14une AQTF
01:20:15soit donner lieu
01:20:16à l'attribution
01:20:17d'un titre
01:20:17qui est d'ailleurs
01:20:18un titre de 2 ans
01:20:19qui est pris les familles
01:20:19à l'habitude c'est un an
01:20:20là ce sera un titre
01:20:21de 2 ans
01:20:21ce qui interroge
01:20:23c'est le caractère
01:20:24systématique
01:20:25et c'est en ce sens
01:20:26que je dis
01:20:27attention
01:20:28il y a quand même
01:20:29un risque
01:20:29d'organiser
01:20:30une espèce
01:20:31de systématicité
01:20:32de le fait
01:20:33qu'on évite
01:20:34l'OQTF
01:20:35qu'on délivre
01:20:35un titre
01:20:36mais dans le cas
01:20:37que vous avez cité
01:20:38lorsque la personne
01:20:39se présente
01:20:40avec des documents
01:20:42des plaintes
01:20:43des examens médicaux
01:20:46qui sont très précis
01:20:46circonstanciés
01:20:47évidemment
01:20:48qu'il y a
01:20:48une capacité
01:20:49d'appréciation
01:20:50de l'autorité
01:20:51administrative
01:20:51qui permet
01:20:52évidemment
01:20:52de délivrer
01:20:53le titre en question
01:20:54dans ces cas-là
01:20:58sur la question
01:21:01sur la question
01:21:02posée
01:21:02après la liste
01:21:05de Mme Rousseau
01:21:06un peu excessive
01:21:07quand même
01:21:07sur le comportement
01:21:08des membres du gouvernement
01:21:09un peu excessif
01:21:10quand même
01:21:10un peu excessif
01:21:12je vous réponds
01:21:13néanmoins
01:21:13je vous rassure
01:21:14toutes les personnes
01:21:15qui rentrent
01:21:15dans un commissariat
01:21:16ou qui vont voir
01:21:17une brigade de gendarmerie
01:21:18et ont fait tout
01:21:19pour conserver les preuves
01:21:20matérialiser les faits
01:21:21et confondre les auteurs
01:21:22c'est la fierté
01:21:23et l'honneur
01:21:23des policiers
01:21:24des gendarmes
01:21:24dans ce pays
01:21:26il m'a semblé
01:21:27que vous pouviez
01:21:28avoir eu des propos
01:21:28qui laissaient à penser
01:21:29que vous pensiez
01:21:29le contraire
01:21:30voilà
01:21:31je vais vous répondre
01:21:32là-dessus
01:21:32je vais vous répondre
01:21:33M. Gosselin
01:21:35donc sur ce qui a été dit
01:21:36par M. Gosselin
01:21:37voilà
01:21:37sur la
01:21:39sur le
01:21:39les difficultés
01:21:40les difficultés opérationnelles
01:22:35au sein des articles
01:22:36il faut comprendre
01:22:36il faut comprendre
01:22:36quand un maire
01:22:37fait un signalement
01:22:38on peut comprendre
01:22:39effectivement
01:22:40qu'il puisse
01:22:41notamment sur les violences
01:22:42intrafamiliales
01:22:42qui concernent particulièrement
01:22:43votre département
01:22:45on peut
01:22:46il semblerait logique
01:22:47évidemment
01:22:48qu'il y ait un retour
01:22:49tout ça c'est à la main
01:22:50du procureur
01:22:50je crois que Gérald Darmin
01:22:51il est assez sensible
01:22:52dans certaines conditions
01:22:54c'est possible
01:22:54et moi en tout cas
01:22:55à titre personnel
01:22:55je suis très favorable
01:22:56ça me paraît tout à fait
01:22:58normal que les maires
01:22:59aient des retours
01:23:00sur un certain nombre
01:23:00de signalements
01:23:01qu'ils aient pu faire
01:23:04Mme la députée
01:23:05Yadant
01:23:06sur le
01:23:07sur le
01:23:08le recours
01:23:09au numérique
01:23:10à l'IA
01:23:11pour traiter ces dossiers
01:23:12oui ça devient évidemment
01:23:13de plus en plus important
01:23:15et ce sont des
01:23:16ce sont des voies
01:23:17dans lesquelles on s'engage
01:23:18il y a à la fois
01:23:19la procédure numérique
01:23:20c'est extrêmement important
01:23:21qu'on puisse tracer
01:23:22suivre les procédures
01:23:23très vite
01:23:23assurer ce continuum
01:23:24entre les forces
01:23:25de sécurité intérieure
01:23:26et la justice
01:23:27c'est extrêmement important
01:23:28et puis par ailleurs
01:23:30il y a évidemment
01:23:31l'IA qui peut être
01:23:32aussi utilisé
01:23:33dans l'exploitation
01:23:34des auditions
01:23:34pour gagner du temps
01:23:35pour la retranscription
01:23:36et qui sait peut-être
01:23:37qui sait peut-être demain
01:23:38pour analyser
01:23:40la gestuelle
01:23:41d'une victime
01:23:42notamment pour les enfants
01:23:43quand il s'agit
01:23:44de faire en sorte
01:23:45qu'on puisse
01:23:46qu'on puisse arriver
01:23:47à libérer
01:23:48la parole
01:23:49ou en tout cas
01:23:49quand la parole
01:23:50n'est pas libérée
01:23:51de savoir traduire
01:23:53une attitude
01:23:53savoir traduire
01:23:54une attitude
01:23:56voilà ce que je voulais
01:23:57vous dire
01:23:58sur le
01:23:59sur le
01:24:01les questions
01:24:02que m'a posées
01:24:05je crois que c'était
01:24:06madame Legrain
01:24:07sur le
01:24:08ce que je
01:24:09non pardon
01:24:09sur l'off mine
01:24:10l'allongement
01:24:12comment pardon
01:24:16oui mais je vous ai
01:24:17pas oublié
01:24:18je vous rassure
01:24:18je vous ai pas oublié
01:24:20sur
01:24:20c'est Colette
01:24:21Capdeviel
01:24:22pardon
01:24:22pardon
01:24:23je vous confondrai
01:24:24madame Capdeviel
01:24:25vous avez posé
01:24:26trois questions précises
01:24:27l'allongement
01:24:28de la garde à vue
01:24:28oui
01:24:28on y est évidemment
01:24:29favorable
01:24:30bon voilà je crois
01:24:31que
01:24:32il y a des sujets
01:24:33pour lesquels
01:24:35cette mesure
01:24:36provisoire
01:24:36de privation
01:24:37de liberté
01:24:37a tout son intérêt
01:24:38là évidemment
01:24:38ça ne fait pas
01:24:39pas de doute
01:24:40sur le socle
01:24:42d'enquête
01:24:42à préciser
01:24:42oui le principe
01:24:44ne pose pas de problème
01:24:45il faut qu'on trouve
01:24:45les rédactions
01:24:46qui vont dans le sens
01:24:47de la précision
01:24:48et sur l'avocat
01:24:50oui c'est un droit
01:24:51mais il ne faut pas
01:24:52que ce soit obligatoire
01:24:53systématiquement
01:24:54moi ce qui attire
01:24:55mon attention
01:24:55c'est les enquêteurs
01:24:56qui m'ont dit
01:24:57que pour la parole
01:24:58pour libérer la parole
01:24:59des enfants
01:25:00notamment les enfants
01:25:01les plus jeunes
01:25:01c'est extrêmement important
01:25:03que
01:25:04voilà l'enquêteur
01:25:05est souvent seul
01:25:06avec
01:25:07d'ailleurs c'est filmé
01:25:08tout est filmé
01:25:09enregistré
01:25:10et donc c'est ça
01:25:10qui est extrêmement
01:25:11important
01:25:12pour finir
01:25:14je réponds donc
01:25:15aux questions
01:25:15qui m'ont été posées
01:25:16par
01:25:18madame Catala
01:25:19madame Legrin
01:25:20madame Rousseau
01:25:25donc
01:25:26je
01:25:29le jour
01:25:29où je vais à Bordeaux
01:25:31avec le premier ministre
01:25:32donc je pars
01:25:33toute la journée
01:25:34à Bordeaux
01:25:36pour rencontrer
01:25:37le maire de Bordeaux
01:25:38des élus locaux
01:25:38pour discuter
01:25:39de la loi
01:25:40sur les polices
01:25:41municipales
01:25:43je rencontre
01:25:45des journalistes
01:25:45dans un train
01:25:46au retour
01:25:48de manière totalement informelle
01:25:50et ils sont au courant
01:25:51de tout
01:25:51ils ont toutes
01:25:53les informations
01:25:54concernant la garde à vue
01:25:55de madame
01:25:56Rima Hassan
01:25:57concernant
01:25:58les imputations
01:26:00qui lui sont prêtées
01:26:01d'être en position
01:26:02de drogue
01:26:03et ils m'interrogent
01:26:05c'est pas le ministre
01:26:06de l'intérieur
01:26:07qui prend la parole
01:26:08et qui dit
01:26:09voilà je vais vous dire
01:26:10madame Rima Hassan
01:26:11est en garde à vue
01:26:12elle a des substances toxiques
01:26:14c'est pas
01:26:15on m'interroge
01:26:16on m'interroge
01:26:18c'est tout
01:26:19sur des informations
01:26:20qui sont déjà
01:26:21dans la presse
01:26:22depuis le milieu
01:26:23de la journée
01:26:24on est en fin
01:26:24d'après-midi
01:26:25et moi j'ai passé
01:26:26la journée à Bordeaux
01:26:27avec le premier ministre
01:26:28de la France
01:26:28à rencontrer des élus
01:26:29alors si vous essayez
01:26:31de faire croire
01:26:31à travers cette émission
01:26:33que le ministre
01:26:34de l'intérieur
01:26:35a organisé
01:26:37des fuites
01:26:38pour nuire
01:26:39à madame Rima Hassan
01:26:40mais c'est vraiment
01:26:41n'importe quoi
01:26:42c'est n'importe quoi
01:26:44voilà
01:26:44je suis interrogé
01:26:45en off par des journalistes
01:26:47qui ont toutes
01:26:47les informations
01:26:48ce que je regrette
01:26:50et je l'ai dit
01:26:50et je le redis
01:26:51ça n'est pas normal
01:26:52que des journalistes
01:26:53aient ce niveau
01:26:53d'information
01:26:54mais ça s'arrête
01:26:56là
01:26:56voilà
01:26:57je n'ai organisé
01:26:58aucune fuite
01:26:59je n'ai organisé
01:27:00aucune fuite
01:27:01voilà pour ce numéro
01:27:03de la séance est ouverte
01:27:04à très vite
01:27:05sur LCP